Maxime Vuillaume
1844 — 1925
In English
Maxime Vuillaume was a French engineer, journalist, and Communard whose late-life memoirs became one of the indispensable eyewitness records of the Paris Commune of 1871. A polytechnicien by training, he was one of the founders, with Eugène Vermersch and Alphonse Humbert, of the revived Le Père Duchêne during the Commune, a paper whose vehement red columns landed all three on the firing-squad lists after Bloody Week. Vuillaume escaped to Switzerland, lived for years under amnesty in exile, and only returned to a public role in France after 1880. He devoted the rest of his life to gathering the testimony of survivors, the names of the dead, and the small concrete details — addresses, timetables, gestures — that official histories had let slip. The result was Mes cahiers rouges au temps de la Commune, which Péguy began publishing in 1908 and continued until the eve of the war: ten cahiers in all, scattered across series X through XV. Péguy, who had a deep loyalty to the defeated of the nineteenth century, treated Vuillaume’s red notebooks as an act of justice, and the two men became friends.
En français
Maxime Vuillaume, ingénieur, journaliste et communard, est l’un des grands témoins de la Commune de Paris de 1871. Polytechnicien de formation, il fonde avec Eugène Vermersch et Alphonse Humbert la seconde série du Père Duchêne pendant la Commune, journal dont les colonnes incendiaires leur vaudront à tous trois d’être inscrits sur les listes des conseils de guerre après la Semaine sanglante. Vuillaume se réfugie en Suisse, vit de longues années d’exil sous l’amnistie, et ne reprend une vie publique en France qu’après 1880. Il consacre ensuite l’essentiel de son existence à recueillir les souvenirs des survivants, les noms des morts et les détails matériels — adresses, horaires, gestes — que l’histoire officielle avait laissés tomber. De ce travail naissent Mes cahiers rouges au temps de la Commune, que Péguy commence à publier en 1908 et poursuit jusqu’à la veille de la guerre : dix cahiers en tout, répartis entre les séries X et XV. Péguy, fidèle aux vaincus du XIXe siècle, voit dans les cahiers rouges de Vuillaume un acte de justice, et une amitié réelle lie les deux hommes.
Dans les Cahiers
10 textes par ordre de publication.
-
Mes cahiers rouges. I
IX-10 · Dixième cahier de la neuvième série · 1908-02-20
-
Mes cahiers rouges
IX-11 · Onzième cahier de la neuvième série · 1908-03-05
-
Mes cahiers rouges
IX-12 · Douzième cahier de la neuvième série · 1908-03-20
-
Mes cahiers rouges
X-7 · Septième cahier de la dixième série · 1909-01-05
-
Mes cahiers rouges. V
X-8 · Huitième cahier de la dixième série · 1909-01-20
-
Mes cahiers rouges
X-11 · Onzième cahier de la dixième série · 1909-03-05
-
Mes cahiers rouges
XI-9 · Neuvième cahier de la onzième série · 1910-02-05
-
Mes cahiers rouges. VIII. Deux drames
XIII-11 · Onzième cahier de la treizième série · 1912-03-05
-
Mes cahiers rouges. IX — Lettres et témoignages
-
Mes cahiers rouges. X. Proscrits
XV-9 · Neuvième cahier de la quinzième série · 1914-02-05