Deuxième série au Provincial
comptes rendus des séances tenues par le singulier comité général que nos lecteurs n’ont pas oublié. Cependant que nous réunirons et que nous publierons
les documents et les renseignements que nous pensons
que l’historien doit avoir de la précédente période, la
présente période marchera. Et ici nous serions fort
embarrassés, forcés que nous serions de vivre à la fois
dans deux périodes, comme historien de la précédente
et comme citoyen de la contemporaine, si dès le com-
mencement de l’année dernière Hubert Lagardelle
n’avait fondé le Mouvement Socialiste à seule fin de
Le produire au lecteur Ics renseignements qu’il peut de-
mander sur l’action socialiste pendant qu’elle se fait,
pendant qu’elle se meut. Laissant donc à nos camarades
et à nos amis le soin de produire au mieux ces rensei-
gnements d’action pour ainsi dire contemporains, nous
serons d’autant plus libres pour publier nos documents
et nos renseignements d’histoire sur l’action faite un
peu après qu’elle est faite.
Quand nous aurons publié les documents et les renseignements qui nous conduiront par les voies de l’histoire du premier congrès au deuxième, alors, mais
alors seulement, à son heure historique et seulement cette heure, sans souci de la réclame et sans aucun zèle de la concurrence, nous publierons ce compte rendu sténographique du congrès socialiste international que seuls nous avons, que seuls nous pouvons publier. Il m’est particulièrement pénible de le déclarer, mais il est indispensable que je le déclare : tout compte
ë rendu analytique ou synthétique, officiel ou officieux,
quand même un nouveau comité général, et quand
ee même un nouveau congrès l’investirait et le sanction-
douzième et dernier cahier de la première série ‘4 nérait, — aucun nouveau compte rendu ne peut fournir 4 F du congrès international un texte historique. Si puis he
sants que soient les comités et les congrès ils ne peu- F: vent pas décréter ou voter qu’un texte fabriqué sera SR 74 désormais le texte historique. Cette impuissance leur est commune avec les conseils de guerre. Et de même < que nous aurons fait le pont du premier congrès national , Ne. au deuxième, ainsi nous ferons un plan d’accès au congrès international. Sous ce titre courant : la préparation du congrès international, nous publierons en introduction le recensement des documents prépara-
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toires, depuis le congrès de Londres. - ETS CE Quand le printemps sera venu, il est probable queles
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organisations socialistes nationalement constituées et les fédérations départementales et régionales tiendront y leur troisième congrès. Que ce congrès soit, comme l’es pèrent Jaurès et plusieurs citoyens, un congrès consti- Fun tuant, ou qu’il soit, comme les deux premiers, un con- ; 4 C
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grès parlementaire, il marquera sans doute la fin d’une :°4 période encore dans l’histoire de l’action socialiste. Sous ce titre courant : du deuxième congrès au troi- jè sième ces cahiers publieront aussitôt après les doc. N « ments et les renseignements de la période ainsi déter- M minée. En particulier, de même que nous avons publié les réponses données par les militants socialistes à la consultation internationale ouverte à la Petite Répu-. A À blique sur l’affaire Dreyfus et le cas Millerand, ainsi Ë ï nous publierons les réponses utilement sérieuses données FN de “8 par les militants socialistes à la consultation nationale ouverte aux Congrès sur les meilleurs moyens de con- Mes i stituer le parti socialiste français. Enfin sous ce titre le ministère de Millerand nouspu
4e blierons autant que nous le pourrons le recensement textuel des arrêtés ministériels signés, des décrets pré- sidentiels contresignés, et des lois votées dans les questions ouvrières par M. Millerand ou sur sa proposition ou avec sa collaboration. Nous nous réservons de publier tous documents et: renseignements qu’il y aurait lieu sur les sujets particuliers qui n’entreraient pas en ces grandes rubriques. Des commentaires distincts et libres accompagneront cette année encore nos documents et nos renseignements. Parmi les documents contemporains, c’est-à-dire parmi ceux de la période où nous paraissons, nous ne publierons que ceux qui sont à la fois d’un usage évidemment immédiat et utiles à conserver. En particulier nous continuerons impartialement à publier tous les renseignements que l’on nous demandera sur les formes accessibles d’action bonne évidemment, que ces formes soient officiellement ou ne soient pas classées parmi les formes reconnues de l’action socialiste. ets Par un arrangement nouveau et pour faciliter le travail de nos abonnés, toutes les fois que les documents et les renseignements formeront corps, au lieu de les al éparpiller en plusieurs cahiers, nous les laisserons d’ensemble, et au besoin nous les garderons isolés de Les toute contamination. Et alors le cahier sera pour le trart . vail un recueil et un véritable volume indépendant. Et à il ne sera plus en ce sens un cahier que pour l’adminisLe tration. Nous pouvons par exemple espérer que nous
douzième et dernier cahier de la première série aurons un cahier qui sera tout entier de la consultation nationale, des cahiers qui seront tout entiers du congrès Pareïllement toutes les fois que des collaborateurs F ‘ libres nous feront l’amitié de nous apporter des cahiers, nous ferons tout ce que nous pourrons pour que l’auteur soit vraiment libre dans son cahier libre. Tout le cahier, 114 texte et couverture, lui appartiendra. Le :, La liberté typographique de l’écrivain représentera la liberté morale de l’auteur. Et le cahier sera pour le tra vail et pour l’action vraiment un livre indépendant et libre. Et en ce sens il ne sera plus un cahier que pour # É l’administration. Il n’y aura jamais parmi nous aucune « 1 aucune subordination, mais corrélation d’homme libre … ‘14 à homme libre, d’auteur à gérant sans intermission com- sa ss merciale d’autorité bourgeoise. L’auteur écrira sous sa 2° responsabilité personnelle sincèrement et librement, AE vraiment. Il n’engagera pas le prochain. Leprochainne l’engagera pas. Il n’engagera pas l’administration des \ ::10 cahiers. L’administration des cahiers ne l’engagera pas. à de. C’est dans ces conditions que nous avons demandé au citoyen Francis de Pressensé des cahiers de politique et d’action internationale. Non seulement il nous a promis que dans le courant de l’année il nous en donnerait “ deux ou trois, mais il nous a promis qu’il aurait prêt pour cet automne un cahier d’ensemble sur la politique … 105 internationale du socialisme, sujet auquel il pensait lui: re C’est aussi à ces conditions que nous avons demandé
ee _ à Hubert Lagardelle des cahiers de théorie et d’action socialiste. Il nous donnera dans un mois tout un cahier es _ intitulé : Les intellectuels devant le socialisme. — le problème de la petite bourgeoisie. Deux mois plus tard il nr. nous donnera tout un cahier au moins sur Le socialisme F2 ._ municipal en France. Les cahiers de Lagardelle entre-
ront en brochures en série dans la bibliothèque du Mou-
ne 44 vement Socialiste. de _ Aux mêmes conditions nous demanderons, quand ily aura lieu, des cahiers à plusieurs citoyens.
: Pareillement enfin quand nous donnerons des travaux es, HiË- te de science ou des œuvres d’art — inclassables ou clas-
Ca . Ssées drames, romans ou poèmes — le cahier sera vraiFe wi ae ment pour le travail et pour la beauté une œuvre indépen-
Me _ dante, pure et libre. Libre de nous. Et en ce sens il ne Sera plus un cahier que pour l’administration. Carétant _. assurés que nous devons commencer la révolution soD’ERREUR A : x , .
DES … ciale par la révolution de nous-mêmes, par larévolution sociale morale de nous-mêmes, c’est pour nos cahiers d’abord que nous avons remplacé le gouvernement des auteurs par l’administration, la saine et libre et vrai-
Hire 1 ment socialiste administration de leurs œuvres. Si donc on j’avais encore à publier {a lumière de Jérôme et Jean
<<. “ . Tharaud, au lieu de la couper en trois morceaux comme
re le fis, je la donnerais toute pareille à l”admirable ti- x
ET _ rage à part que nous en avons fait. Quand au printemps nous publierons des mêmes Tharaud Orphée en Frioul “4 è _ nous en ferons un très beau livre entièrement libre aux mains des auteurs. : di n”A ces conditions nous publierons avant le premier ser cahier de Lagardelle un roman, si nous pouvons lenom5 EN ER S’RANX
douzième et dernier cahier de la première série id 1” mer ainsi, la première œuvre publiée de René Salomé: vers l’action sera le deuxième cahier de la deuxième ces conditions nous publierons bientôt un drame Re. satyrique : le Bacchus de notre ami Lionel Landry. Note ami est récemment parti pour la Chine. Il a obtenu a dans le corps expéditionnaire français un poste vi . demment inoffensif. Par son métier même il est qualifié …—. pour nous envoyer des courriers. Il nous enverra des Fr courriers de Chine. Un court billet qu’il m’envoie du bateau me promet un courrier sur le transport des Nate troupes expéditionnaires. Ce premier courrier pourra Notre ami Henri Genevray, heureusement retourné 5 0 1 parmi nous après deux ans de voyage intercontinental, ‘4 nous donnera des cahiers de voyage. Il commencera par M 4 Ÿ nous donner un cahier d’ensemble sur l’expansion colo. niale devant le socialisme. F AE Léon Deshairs nous donnera cette année au moins F3 Fes Fe un cahier d’art. Rs Enfin et surtout je dois annoncer mystérieusement qu’une excellente compagnie formée d’aînés que nous ayons — pour dire le très beau mot une équipe de bons ouvriers littéraires — se prépare à entrer en corps dans … PA. ces cahiers. LA NAS Mais l’œuvre que nous publierons avec une singulière cordialité sera de M. Antonin Lavergne un longroman: SCIE
- Jean Coste, ou l’instituteur de village. L’auteur est lui- fi me s même un ancien.instituteur, un primaire de culture et de métier. Il est devenu professeur d’école primaire. Il pouvait comme tout le monde faire sa sa petite cosmosociographie. Mais cet honnête hommeafait le roman, l’histoire de ce qu’il sait. Jean Coste passera sans doute en trois cahiers.
Nous envoyons ferme ces cahiers à tous nos anciens abonnés. Leur abonnement, ayant commencé du premier janvier dernier, est valable jusqu’au 31 décembre
prochain. Nous prions seulement ceux d’entre eux qui ne nous ont pas encore acquitté leur abonnement de vouloir bien considérer que depuis le commencement nous payons nos imprimeurs ordinaires. Ce serait une erreur de s’imaginer que l’on ne doit pas nous payer parce que nous sommes socialistes. Nous sommes assurés que la plupart de nos camarades les ouvriers compositeurs, les correcteurs et les imprimeurs sont socialistes aussi. Mais c’est justement parce qu’ils sont socialistes que l’imprimerie de Suresnes les paie comp- ‘ tant au tarif syndical. Pour aujourd’hui nous prions ceux de nos anciens abonnés qui n’ont pas pensé encore à le faire de vouloir bien nous apporter ou nous envoyer en un mandat le montant de leur abonnement. — Nous prions instamment ceux de nos anciens abonnés qui auraient déménagé pendant les vacances de vouloir bien nous donner sans aucun retard leur nouvelle adresse, pour que nos fiches et le répertoire soient rectifiés avant le commencement de la deuxième série. FE Nos anciens abonnés savent que nous avons réguliè- rement envoyé les cahiers de la première série à plus de trois cents abonnés gratuits, pour la plupart insti- tuteurs, dont les noms et adresses nous avaient été communiqués par l’administration des Journaux pour tous, 17, rue Cujas, Paris. Huit mois d’exercice patient douzième-et dernier cahier de la première série et de correspondance active ont permis à cette admi- nistration de nous communiquer plus de cinq cents nou- veaux noms. Nous les avons acceptés. Si lourd que soit financièrement pour nous un tel service, nous enverrons donc régulièrement les cahiers de la deuxième série plus de huit cents abonnés gratuits, pour la plupart Nous prions instamment nos amis non seulement de vouloir bien eux-mêmes s’abonner, mais de vouloir bien aussi nous présenter et honnêtement nous procurer le plus d’abonnés qu’ils pourront. Nous savons de cer- Lain que beaucoup de personnes s’imaginent innocem- ri ment qu’elles ont assez fait pour ces cahiers quand elles les ont lus par communication. Nous nous permettons t ‘ d’attirer leur attention sur ce qu’il y auraït de parasitaire à user indirectement de cette publication sans participer aux frais de son établissement. Nous envoyons éventuellement ces cahiers à plus de 3 ë sies parmi celles qui peuvent s’y intéresser. Nous les envoyons d’abord éventuellement aux abonnés du Mouvement Socialiste. La direction de cette Rs: revue amie a bien voulu nous faire communiquer la s k liste administrative de ses abonnés. Nous espérons ee - qu’ayant par le Mouvement connaissance pragmatique de l’action socialiste internationale pendant qu’elle se meut ils demanderont à nos cahiers cette indispensable con- i naissance historique de l’action que l’on ne peut donner qu’un peu après que se sont dessinés les temps de eue
e ; Vas Nous envoyons éventuellement nos cahiers à tous les ._ abonnés du bulletin del’ Union pour l’action morale. L’ad- ministration de cette revue a bien voulu nous communi- à FRE quer la liste de ses abonnés. Nous leur envoyons évenes tuellement nos cahiers. Nous sommes en effet de ceux “Lee qui ne peuvent nullement distinguer la révolution Nas sociale de la révolution morale, en ce double sens que Ne: d’un côté nous ne croyons pas que l’on puisse opérer
- profondément, sincèrement, sérieusement la révolution Rs morale de l’humanité sans opérer toute la révolution de de. x . son habitat social, et qu’inversement nous croyons que …_ toute révolution formelle serait vaine si elle ne compor_ ait pas le labourage éi la profonde éversion des con- ÿ Nous envoyons éventuellement nos cahiers à tous les sa correspondants de la Ligue française pour la défense “… des droits de l’homme et du citoyen. L’administration re de cette ligue a bien voulu nous communiquer son der- à _ nicr bulletin. Nous y avons trouvé imprimés les noms des républicains actifs qui ont constitué à Paris et surNe _ tout en province des sections de la ligue. Nous ne pensons que nous avons obtenu ainsi une liste sérieuse ne __ d’anciens dreyfusards. Or il n’échappera pas à nos lecLÉ a teurs que nous sommes les seuls dans une certaine région qui ayons exactement gardé la juste rigueur Me méthodique de l’ancienne action dreyfusiste. Alors que les différents Etats Majors dreyfusistes, comme la plumie _ part des États Majors, délaissaient la considération Fe _ des droits pour la contemplation des avantages, nous F3 ie avons seuls dans une certaine région, — et nous n’en 15 _ sommes aucunement heureux, — continué nous-mêmes LE _ à respecter rigoureusement la méthode que nous avions
douzième et dernier cahier de la première série « 1 demandé que l’on respectât. Nous pensons aussi que s nous réussirons à démontrer à ces nouveaux abonnés 3” que la révolution sociale, au sens où nous la préparons, 23 peut seule donner à tous les hommes le véritable exer- à cice de tous leurs droits humains, peut seule instituer une cité humaine où tous les hommes soient accueillis comme des citoyens véritables. Le Nous envoyons éventuellement nos cahiers à beau- F coup d’universitaires, professeurs de l’enseignement supérieur et de l’enseignement secondaire, instituteurs et professeurs de l’enseignement primaire et de l’enseignement primaire supérieur, soit qu’ils fussent abonnés déjà au bulletin de l’Union pour l’action morale, soit 4 “4 que nous ayons demandé leur nom à l’annuaire. Nous a espérons que leur enseignement pourra se nourrir des documents et des renseignements, des commentaires, D des travaux et des œuvres qu’ils auront dans ces 3° cahiers. Nous espérons qu’ils n’hésiteront pas à nous . Le avouer pour un des leurs, à voir dans ces cahiers le travail d’enseignement que nous y mettons avant tout. Nous envoyons éventuellement nos cahiers aux secré- j ee taires et aux délégués des groupes socialistes qui aux : “4 récents congrès constituaient à peu près un parti opposé : At ‘3 au parti de la domination autoritaire. Nous regrettons De que le secrétariat du Parti Ouvrier Socialiste Révo-_ | « lutionnaire nous ait refusé communication de ses listes. Nous régretterons toujours tout ce qui sera du huis clos ! Nous n’avons pu avoir une liste sérieuse des principaux syndicalistes. Nous envoyons éventuellement nos cahiers aux citoyens secrétaires et délégués des groupes adhérents à la Fédération Socialiste Révo- ca lutionnaire, et aux Fédérations départementales et. fs régionales. Nous les envoyons éventuellement aux Autant que nous l’avons,pu nous envoyons éventuel- lement nos cahiers aux universités populaires, aux sociétés sérieuses d’enseignement laïque et de culture postscolaire. A ces institutions surtout conviennent les se principaux éléments dont nos cahiers sont formés. Si la libre pensée n’impliquait pas une audience impartiale et attentive infatigablement accordée à l’impartiale proposition des documents et des renseignements, des commentaires, des travaux et des œuvres, elle ne serait plus qu’une lamentable contrefaçon de la pensée dogA matique, de la serve pensée. ‘ Nous envoyons éventuellement nos cahiers à plusieurs visiteurs des pauvres. Nous savons qu’une charité intelligente et constante ne tarde pas à s’apercevoir que la société présente est mécaniquement organisée pour faire des pauvres et de la pauvreté. Quand nous aurons fini de publier la deuxième série de nos cahiers, nous publierons un index, devenu indisHN pensable, de ces deux séries.
Notre ami Charles Amey, professeur d’anglais au collège de Bonneville, est mort le mardi 11 septembre, dans sa vingt-sixième année. De famille protestante, il aimait sentimentalement, fidèlement et profondément ce que nous voulons faire. De travail modeste et solide il faisait sans ambition per— sonnelle et sans tumulte sa part de la révolution morale. Aimant surtout le travail d’enseignement, éloigné en province, il attendait beaucoup de l’enseignement populaire. Il pensait avec beaucoup de nos amis que ces cahiers ne sont pas assez commodément composés pour un en Mais sachant pour l’avoir éprouvé comme il est difficile de faire quoi que ce soit il me présentait ses critiques mêmes comme un encouragement, une aide, et vraiment comme. une indispensable collaboration. Il vint me voir au commencement des vacances, comme ilen avait l’habitude. Rien dans son robuste aspect ne fai- sait pressentir le malheur qui déjà le menaçait. Il était seulement resté accablé d’un épouvantable deuil de Il vint me voir. Il m’exposa très fortement et minu- s tieusement ses critiques. Je lui présentai ma défense. Puis nous discutâmes nos raisons. Il finit par me donner cette preuve : Moi-méme, dit-il, qui te connais pourtant bien, et qui sais lire ce que tu écris, moi-même je ne lis pas commodément tes cahiers. Ils me forcent travailler. — Puis s’apercevant soudain que cette cri-. tique redoutable était si l’on voulait un élog’e incompa- Ur rable il retrouva pour un instant son large sourire Je ne le revis pas. Une angine de poitrine le ter- LEO rassa en une demi-heure. Il en avait déjà subi les pre- mières atteintes en Savoie, maïs il se croyait rhumati sant et n’y prenait pas autrement garde. { = TRE Nos anciens abonnés savent qu’outre les abonnements gratuits annoncés ci dessus nous servons: ï des abonnements de souscription à cent francs des abonnements ordinaires à vingt francs ; et des abonnements de propagande à huit francs. d a Il va sans dire qu’il n’y a pas une seule différence de service entre ces différents abonnements. Nous voulons
- seulement que nos cahiers soient accessibles à tout le monde également. L’abonnement ordinaire est à peu e rès égal au prix de revient; l’abonnement de propaPoe prop
- gande est donc sensiblement inférieur au prix de re- mx Nous prions instamment nos nouveaux abonnés de Ke _ vouloir bien nous dire sans aucun retard dans quelle en _ catégorie nous devons les compter. Il nous importe en effet que nos prévisions budgétaires soient établies ee _ solidement au commencement de cette nouvelle série. Nous prions instamment nos nouveaux abonnés de vou- è Ge. loir bien nous envoyer par le même courrier, s’il y a
- lieu, la rectification de leur adresse. IL nous importe Fa | que nos fiches et que le répertoire soient exactement ae _ jour avant le commencement de la deuxième série. AE La même liberté que nous laissons entière à tous nos Not (5 collaborateurs, nous la laissons non moins entière au De a premier de tous, à l’administrateur : mon vieil ami André Bourgeois, employé de banque, sans intervenir douzième et dernier cahier de la première série aucunement dans la rédaction de ces cahiers, donnera ca cette année à leur administration tout l’effort de sa 2 4 patience efficace et de sa laborieuse ténacité. — Comme l’année dernière nos abonnés auront à la deuxième, à la Sea troisième et à la quatrième page de la couverture les ren- 5 seignements nécessaires au détail de l’administration. \ à Sans aliéner du tout la même liberté, sans commu- TERRE niquer à personne la responsabilité de ce que nous + 510 voulons faire, nous avons avec béaucoup de plaisir ; É choisi une résidence nouvelle. Au 16 de la rue de la . Sorbonne, où réside l’École des Hautes études sociales — école de morale — école sociale — école de journa. lisme, nous aurons le bonheur de demeurer porte porte avec le secrétariat de la société des universités Ÿ É Usant de la même liberté, agissant, moi aussi, comme un collaborateur libre, je me permettrai, au seuil de la deuxième série, de donner quelques rensei=. gnements sur l’institution même de ces cahiers. Pendant, “4 n. plus de dix mois j’ai laissé dire et médire. Je pensais 13 F. que l’ouvrier doit produire d’abord, et ne présenter que plus tard la défense du travail qu’il aura produit. Mais a au commencement de cette importante série je mahquerais aux braves gens qui m’ont donné en dépôt Leur temps, leur travail, leur avoir, leur amitié, si jenecom-. F” j Me mençais pas par présenter la défense de l’institution Mr € commune, Je suis comptable envers ces honnêtes gens … ce etenversle public. Il est inévitable qu’au début du prochain cahier je parle un peu pour ma maison. « Ki ; j : La 137 6 TINMOENNER