Juifs russes
14 ARTICLE 73. — Les inspecteurs indigènes ne donnant pas { satisfaction seront réintégrés dans les cadres auxquels ils appartenaient précédemment, dans les conditions prévues à l’article 37 du présent arrêté.
ARTICLE 94. — Ils reçoivent en tournée une indemnité quotidienne de 3 francs pour frais de déplacement et de transport; il leur est fourni, en outre, deux porteurs de
- ARTICLE 75. — Les écoles privées sont fondées et entretenues par des particuliers ou des associations.
ARTICLE 76. — Sont reconnues comme écoles privées, les
1° Les établissements privés dirigés par des instituteurs indigènes brevetés et satisfaisant aux prescriptions oflicielles relatives à l’organisation des écoles primaires (voir articles 45, 46 et 47 du présent arrêté, ainsi que les programmes généraux d’enseignement); » Les établissements dirigés par des maîtres européens et dans lesquels est appliqué soit le programme des écoles régionales d’apprentissage industriel et agricole, soit le programme de l’une ou de l’autre section de ces écoles;
3 Les écoles normales (ou les cours normaux) à raison de une par association et par circonscription scolaire;
4° Les écoles de filles dirigées par des institutrices européennes.
ARTICLE 77. — Les écoles privées ne peuvent être créées qu’en vertu d’une autorisation spéciale du Gouverneur Général, après avis du chef du service de l’enseignement et ! du chef de la province, auquel les demandes doivent être
I1 pourra être fait opposition à l’ouverture d’une école dans l’intérêt de l’hygiène et de la moralité. Le choix du local devra être approuvé par le chef de la province.
Elles sont placées sous l’inspection des autorités scolaires et administratives.
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jo ARTICLE 78. — Les établissements d’enseignement privé JE ou les sections d’écoles privées ne remplissant pas ces con- [le ditions ne peuvent pas recevoir d’enfants âgés de plus de l * 13 ans, sauf si ces établissements sont des séminaires ou ON des collèges d’évangélistes, autorisés par décision spéciale pe du Gouverneur Général. il ARTICLE 79. — Les établissements visés à l’article précé- At dent ne relèvent pas du service de l’enseignement, mais Ki exclusivement des autorités administratives. Celles-ci s’asqu surent que l’enseignement donné dans ces écoles n’est ni ie séditieux, ni contraire aux lois et à la morale. ï {A ARTICLE 80. — Le maître de chaque école, y compris ceux H |É des écoles visées à l’article 56, tient un registre, sur lequel j 1 sont inscrits les noms des élèves, la date de leur naissance, fikt l’époque de leur entrée à l’école, le nom et le domicile de 1 leurs parents. Il tient aussi un registre d’appel. fn ARTICLE 81. — L’enseignement privé ne peut recevoir Lx aucune subvention d’aucune sorte, à compter du premier il ARTICLE 82. — MM. le Secrétaire Général, le chef. du serft! vice de l’enseignement, les administrateurs chefs de projs vince et commandants de cerele sont chargés, chacun en NET ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté. î ! Fait à Tananarive, le 25 janvier 1904. (H Le Directeur du contrôle financier, jl Par le Gouverneur Général : f L’Administrateur en chef faisant fonclions de Secrétaire Général,
(Journal Officiel de Madagascar et dépendances,
Notre catalogue analytique sommaire… … .. IE des indigènes à Madagascar … . .. I Une lettre de M. Étienne, vice-président de la Chambre des députés, à propos de l’amendement Leygues; les noviciats destinés à recruter des instituteurs congréganistes pour les colonies et pour l’étranger; un passage de cette lettre; citation; affirmation fausse pour Madagascar; M. Leygues; devant la Chambre des députés beaucoup plus explicite; inexactitude:; incident préparé; discussion à la Chambre le 22 mars; insinuation dès février; le contrat passé avec les Frères de la Doctrine chrétienne, résilié; une lettre du Journal des Débats, d’une extraordinaire fantaisie; cette lettre; autres feuilles; hommes politiques; tribune; identification fausse du protestantisme avec l’étranger; formule odieuse; effort inouï des protestants français à Madagascar; commencement de cet effort ; la conquête; les jésuites; rudes commencements; importance de l’œuvre protestante
| française; la statistique; grandes écoles; écoles | rurales; population scolaire; personnel ensei- | gnant; indigène ; français; budget scolaire ; it valeur de cet enseignement; examens; écoles | mixtes ; en 1901, une tournée du général Gallieni; | | une série de rapports; ancienne École du Palais ; (A éloges; une école de district; l’école normale | de Mahazoarivo; la mission protestante fran- çaise à l’Exposition de Hanoï; question de À Discussion à la Chambre le 21 mars 1904, projet de loi relatif à la suppression de l’enseignement ,; nelle; sauvegardant les noviciats « destinés à former le personnel des écoles françaises à l’étranger, dans les colonies et les pays de proj tectorat »; Madagascar mis en cause; les derniers arrêtés scolaires du général Gallieni; ù sérier les problèmes; les contrats conclus, en 1897, avec les Frères de la Doctrine chrétienne Ù et les sœurs de Saint-Joseph de Cluny; laïcisation des écoles officielles; en exemple, texte du contrat passé entre le gouvernement de la République française et la Société des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny; teneur du contrat analogue passé avec les Frères de la Doctrine chrétienne; la Société des missions évangé- liques refuse de conclure un accord semblable; une subvention globale; application du contrat conclu avec les Frères et avec les Sœurs; abus qui en résultaient; une arme admirable de prosélytisme donnée à la mission catholique; système en vigueur, traditionnel, dans toutes nos colonies; le général Gallieni, vers le milieu de 1903, prend l’initiative de demander au F ministre des colonies la dénonciation des
E\ contrats passés avec Les Frères de la Doctrine
chrétienne et les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny; rupture de ces conventions; neutralité de l’enseignement officiel;
Annulation de ces anciens contrats ; comment annulation des contrats ne valait nullement expulsion; à quel titre, comment, et combien de Frères sont restés; regarder l’anglophobie en face; à la Chambre, une déclaration de M. François Deloncle ; la Bible est en malgache; Société des Missions de Londres le malgache dans ses centaines d’écoles élémentaires; dans ses trois ou quatre écoles supérieures de Tananarive, depuis l’annexion cours d’anglais disparus; personnel appris français; personnel français adjoint; en mars 1897, toutes les écoles primaires qui étaient antérieurement entre les mains de la Société de Londres passèrent sous la direction de la Mission protestante française, qui, pendant plus de deux ans, en eut toute la responsabilité morale et, presque en entier, la : responsabilité financière; puis une partie des écoles rendues à leurs anciens directeurs ; le loyalisme des étrangers, en actes; éloges publics du général Gallieni; inauguration de l’école secrétaire du gouvernement, M. Lepreux, parlant des rapports de la France et de l’Angleterre, s’exprime ainsi, au nom du général Gallieni ; question de méthode; IV. — Une originale tentative. — 8 juin… . 27
Le contrat passé avec les Frères de la Doctrine
4 chrétienne et les Sœurs de Saint-Joseph de
Cluny en vigueur du premier janvier 1898 au premier janvier 1904; un autre régime d’enseignement, à partir de 1899, lui a été superposé;
- supprimé par l’arrêté du 25 janvier 1904; encourager toute école qui s’appliquait, sous des formes bien précisées, à travailler dans le même è sens que le gouvernement; deux conditions; avoir des maîtres brevetés; avantages accordés à ces maîtres; une large place à l’instruction h révocable; résultats; remboursement ou compensation ; retouche à cette organisation; arrêté | du 15 juin 1903; articles essentiels; intentions du et professionnel; besoins matériels; exemple école privée de Mahéréza ; on récompensait des services rendus; situation financière de Madagascar ; maximum derésultats avec un minimum de dépenses; budget de l’enseignement officiel à Madagascar; budget de la Mission de Londres; budget scolaire des Quakers; arrêté du 25 janvier 1904 clôt ce régime ; k Régime des subventions conditionnelles en vigueur du milieu de 1899 à 1904; pouvait disparaître par décisions d’espèces et non par mesures vexatoires; pouvait disparaître franchement, avec transitions nécessaires; suppression compliquée autres mesures qui violent notre droit public; et qui sont radicalement contraires à l’esprit de notre démocratie; principe de la laïcité; raisons plus discutables; rapport du général Gallieni, lu à la tribune de la Chambre, le 21 mars dernier, par le ministre des colonies; enthousiasme, puis élusion; un
« bientôt » imprécis; arrêtés des 16 avril et d 26 juillet 1899; deux ans après satisfaction du général Gallieni; exemples; les établissements Scolaires de la London Missionary Society, à Soavina, très bien tenus par M. le pasteur et madame Peake ; la Mission norvégienne; l’école
- d’Andohalo, tenue par les Frères de la Doctrine chrétienne; les Frères de Tananarive à l’Exposition Universelle de 1900; au concours d’Amdrohibe; dans le Journal Officiel de Madagascar, à la date du 27 avril 1901, un discours prononcé par M. Lepreux, secrétaire général, à propos d’un concours de couture; les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, la London Missionary Society, la Mission protestante française ; l’atelier à l’établissement libre de Mahazoarivo; et celui de l’École Le-Myre-de-Vilers; arrêté de 1899, brevet, une épreuve de menuiserie; numéro du 11 mai 1901, en résumé; un article de la Nouvelle Revue; en 1903, selon le général Gallieni, progrès insuffisants; appréciation du général sur l’enseignement libre dans son introduction à l’arrêté du 15juin 1903, texte emprunté au Journal Officiel de Madagascar du 20 juin ; le classement actuel des écoles des missions dans les différentes catégories; l’utilisation industrielle des élèves; quelques rappels à l’ordre ; le personnel des missions; la collaboration du gouvernement et des missions; arrêté du 15 juin 1903; programme de l’instruction professionnelle précisé; « instructions » qui accompagnent cet arrêté; l’utilisation industrielle des élèves; par l’État; collaboration conditionnelle; arrêté du 25 janvier 1904 supprime radicalement le régime des subventions conditionnelles ; un article officieux de La Nouvelle Revue, du premier juin; un rapport du général Gallieni, dont un fragment lu, à la Chambre des députés, le 21 mars dernier, par
k M. le ministre des colonies; ce qui est arrivé à la mission protestante française; répercussion des événements de France; principe de l’absolue | laïcité de l’État; pourquoi n’avoir pas dit; questions de principes; Le 925 janvier 1904, un arrêté du général Gallieni réorganise l’enseignement à Madagascar ; à un article dans la Nouvelle Revue du premier ‘ juin ; dans les premiers jours de mars 1904 une PE dépêche officieuse de Tananarive communiquée 1 à la presse ; conformément à l’orientation donnée par le gouvernement de la Métropole ; une idée synthétique après coup ; La Nouvelle Revue “ un jour un peu différent ; une coïncidence plutôt qu’une relation de cause à effet; comme en | tout le reste une élévation progressive, situa- è tion générale, besoins sans cesse croissants du pays, nécessité capitale d’affermir dans la Grande Ile l’influence et les idées françaises ; Le ne rien supprimer sans le remplacer; thèse officielle ; que l’enseignement officiel, parti de k rien, forme aujourd’hui le groupe scolaire le plus nombreux ; examiner d’un peu près les statistiques produites; les efforts du gouvernement ; de toutes les qualités; aux instituteurs un bel uniforme, magnifiquement galonné; histoire de l’oflicier commandant le cercle de Manjakandriana ; résumé des statistiques ; une dé- finition du mot « école »; réservé aux établissements ayant un maître breveté; écoles classées; certificat d’aptitude à l’enseignement établi par l’administration au milieu de l’année 1899; arrêtés des 16 avril et 26 juillet de cette annéelà; instituteurs brevetés de la seule mission protestante française; simple artifice de compta-
bilité; en outre les étudiants attribués à l’enseignement officiel; exemple, histoire d’une école oflicielle créée il y a quelques mois à Tananarive, dans le quartier de Faravohitra; aurait enlevé aux écoles libres de ce quartier plus
. de deux cents élèves; histoire véritable ; une
des écoles enlevées aux Frères le premier jan-
vier 1904; aménagée avec un luxe magnifique ; petit collège pour les blancs ; inauguration le 2 avril; confirmation officielle; véritable
école pour enfants malgaches non ouverte au
premier mai dernier ; quelques centaines d’enfants à la rue; articles tendancieux inutiles;
Arrêté du 25 janvier 1904 qui réorganise l’enseignement dans la colonie; mesure extraordi-
naire, limite à quatorze ans l’âge d’admission
dans une école primaire ; à moins d’avoir obtenu, du chef de sa province et du chef du service de l’enseignement, une autorisation absolument personnelle ; trois cas d’enseignement
post-scolaire ; préparer le brevet d’instituteur
dans une école normale; se former au ministère ecclésiastique, soit dans un séminaire, soit
dans un collège d’évangélistes ; entrer dans un
établissement d’apprentissage industriel et agri- i
cole; hors ces trois cas, nombre très restreint
procurer ; motifs très divers; un louable; ne
point peupler l’île de déclassés ; préoccupation
commune tous les hommes et toutes les sociétés
qui sont à l’œuvre à Madagascar ; mais ne devienne pas un prétexte ; un certain esprit colonial ; une petite élite; la foule ; la campagne:
vers treize et quatorze ans une éclosion de l’esprit; une ville comme Tananarive; certaines
écoles privées; adultes; encouragement à la pa159
| resse; informateur officieux de La Nouvelle Revue; | exagération évidente; quelques fautes passées; 1 abus supprimé dès maintenant; une société qui { ne l’a jamais admis ; plus d’un millier d’enfants | à la rue; leurs mœurs; leurs vices ; leur inac- ! | tivité jusqu’à seize ans ; augmentation presque | forcée du vagabondage ; | VIIT — Contre l’élite! = 25 juin SMART | Une idée fort juste; « instructions » qui accom- | pagnaient l’arrêté du 15 juin 1903; une part lar- | à gement prépondérante à l’enseignement pratique 2 et professionnel ; état social encore primitif de (l l’île, principalement dans les campagnes ; besoins ‘ matériels encore très grands des colons euro18 péens, des indigènes, de la colonie; contre- Î maîtres et ouvriers habiles ; développement éco- | d’un missionnaire norvégien; passage essentiel; À tort, de considérer le peuple ou la race malgache comme une unité et de vouloir « spé- culer » pour ce peuple tout entier ; individus ; un passage des « instructions »; pratique des | métiers, arts, lettres, sciences; de la métaphysique, et de la mauvaise métaphysique; partiis culièrement à Madagascar; la race malgache n’est pas une; chef-d’œuvre de complexité; entre les individus différences intellectuelles colossales; sans doute pratique des arts la der- ) nière ; il y a une élite, peu nombreuse, mais très | réelle; n’admet pas pour cette petite élite un enseignement un peu général; seule continuation des études primaires ; par pure grâce arbi- | traire; tolérance révocable, dans les « écoles ! une classe un enseignement un peu général; vingt-sept heures d’instruction technique par te semaine, six heures d’instruction plus théo160
rique; information à confirmer; il faudrait tenter une pédagogie spéciale; dans un établissement où ces enfants réunis ensemble, et en nombre très minime; un projet de la mission es lettres de l’Université de Paris; un établissement pour une élite peu nombreuse; méthodes toutes différentes de celles qui sont employées par les jésuites dans leur collège Saint-Michel d’Amparibé, à Tananarive; projet ancien; fondation interdite ; collège Saint-Michel une autre è destination; une petite brochure de M. André Chazel; insuflisance d’une classe; nécessité d’une petite école spéciale ; un passage de cette brochure; interdit; une concession peut-être inconsciente, mais assurément fàcheuse, à un certain esprit colonial; voir les journaux; le premier août 1903, M. le pasteur Jean Bianquis inaugurait, à Tananarive, le temple d”Andohalo consacré aux services religieux français; son discours ; un passage; discussion critique de son texte; polémiques soulevées; comme en France ; à Madagascar ce que c’est que faire de la politique; contre ce certain esprit colonial attitude courageuse du général Gallieni; mais ; conception utilitaire de l’instruction publique;
Dans un bureau de l’administration, à Tananarive, an chef de service fait la philosophie de la race malgache; philosophie officielle; d’où France l’École alsacienne ; si bons résultats, l’Université en profite ; un beau sentiment d’infaillibilité personnelle; suppression des initiatives; un droit essentiel violé, du citoyen fran-
Dur çais; tout citoyen français, à la condition d’of- ï frir certaines garanties, et s’il ne se trouve pas vi dans certaines situations visées par la loi, a le \ droit absolu d’ouvrir une école d’instruction; à ! Madagascar, on le lui refuse net; un exemple ve personnel; que devient, en tout ceci, le droit du citoyen français; il n’est pas admissible qu’un simple arrêté d’un gouverneur puisse supprimer | à ce qui est garanti à tous par la loi; réponse de l’administration ; les indigènes doivent être a considérés comme des mineurs, comme des faide bles; une forme de la protection; le portage ; 1 assimilation singulière ; l’établissement d’un . « contrat de louage »; mêmes hommes ; le pre-
- mier novembre 1903, un article de l’Écho de Ma- à! dagascar, à propos du livre de M. le capitaine Roux, Essai sur le régime et la réglementation du travail à Madagascar; attitude très honorable du général Gallieni; résiste à sollicitations parfois très vives; attaques; mais non raison pour élever interdiction d’un enseignement un peu général à hauteur d’une réforme humanitaire et libératrice; garanties offertes à l’administration; arrêté du 25 janvier; on a procédé par prétérition d’autorisation; ainsi interdiction | obtenue ; obtenue aussi par la voie malgache; | vous pouvez ouvrir une école; vos élèves n’y ; peuvent pas venir; article 45; on retombe sous le jeu de cet article; arbitraire organisé, triomphant, réel; L’article 45 de l’arrêté du 25 janvier 1904; le texte; en intentions; en réalité un régime { d’arbitraire inouï; intentions de l’administration; ce que l’on pouvait faire; on pouvait ae procéder par des mesures générales ; exemples;
de cela, gouvernement et privilège; autre e remarque; aussi et d’abord pour les écoles primaires officielles ; sur toutes absolument; quelle autorité discernera; M. le chef du service de l’enseignement; équité personnelle; mais il est
- dans la situation d’un ministre de l’instruction publique; trop haut et trop loin; s’en rapporter aux fonctionnaires ses subordonnés; ici le danger; confiance de l’administration dans ses agents; critique; je demande si l’on oserait confier un tel pouvoir discrétionnaire à nos préfets de France; et non pas seulement compé- peut-être Français; en tout cas subordonnés
- indigènes; l’ancienne administration malgache; pots-de-vin; un traitemient de faveur; y mettre le prix; marchandages; responsabilités, supé- rieures ; querelles de clans et de castes; vénalité;
la France ; Dans l’arrêté scolaire du 25 janvier, article 56; le texte; immédiatement est refusée à tout blanc, füt-il muni de tous les brevets possibles, l’autorisation de tenir une école primaire; toutes autres écoles, mais non une primaire; pourquoi; on comprend un « statut » indigène, sauf tous les tempéraments justes et nécessaires; sujets et citoyens; l’enseignement de la langue fran- çaise; on décrète qu’il n’y aura pas une seule des écoles primaires où les élèves ne doivent étudier le français; et pour compléter cette mesure on ajoute que les maîtres européens seront soigneusement exclus de cet enseignement; le français qui commence à se répandre dans la colonie; le blanc conserve, en principe, le droit de donner l’enseignement; c’est le Mal163
gache qui n’a pas le droit de le recevoir; mais
instruction primaire permise; obligatoire; la
mesure frappe donc bien le Français parce qu’il
est Français et parce qu’il est breveté; la même
administration, qui ferme maintenant les écoles
primaires aux maîtres européens et brevetés,
est la même qui a forcé, il y a quelques années,
de maîtres européens et brevetés; mécanisme
de cette autorisation, encouragement, contrat,
; résiliation, interdiction; accord était contes-
ne table; droit absola et imprescriptible; principes;
préoccupations tout à fait empiriques; article 44
| de l’arrêté; texte; je ne veux pas en avoir pour
6 À moi; donc je défends aux autres d’en avoir;
commandement; manque; pour une simple
É insuflisance budgétaire, notre droit public est
LA Place importante; grand intérêt, commercial d et industriel, que les indigènes possèdent un au certain usage pratique du français; rapports à
plus faciles avec les colons etles fonctionnaires ;
entrer dans nos administrations ; élite, capable de lire nos livres ; orientation générale ; effort
du gouvernement général; enseignement du
français dans toutes les écoles supérieures de
remplacement ; immédiat; même, extension con-
sidérable ; administration; commerce; mais
faut-il enseigner universellement le français ;
tions » du 15 juin 1903 ; historique de l’ense-
gnement dans la colonie; enseignement du
français ; circulaire du 5 octobre 1896; circulaire
du 11 novembre 1896 ; arrêté du 2 janvier 1897;
circulaire et arrêté du 16 avril 1899 et programme
d’enseignement du 26 juillet 1899 ; circulaire et arrêté du 25 mars 1901; cet enseignement, confié à des indigènes, ne peut pas être bien donné ; résultats; quelques-uns bien, parler convenablement; la plupart, même parmi les meilleurs ; fort mal; souvent un vocabulaire ramassé un peu partout; influences militaires ; prononciation souvent vicieuse; les élèves exagèrent les défauts des maîtres ; lois phonétiques; un « sabir » malgache; ce que l’on trouve au principal kiosque de Tananarive, annonce au * Journal Officiel de Madagascar, numéro du 24 juin dernier; le Journal; revues graves; choses quelconques ; pornographies ; une repré-
; times du français ; mais diffusion administrative d’un patois informe et barbare; les « déclassés »; dangers du baragouinage français ; employé d’administration; interprète; la centralisation à outrance; elle existe pour Tananarive comme pour Paris ; elle existait de temps immé- morial pour les habitants de l’Imérina ; afflux incessant des Hovas à Tananarive ;
XII. — Pour la langue malgache. — 24 juillet . . 96
Justement pour que les idées essentielles à notre peuple pénètrent peu à peu les indigènes, et pour qu’ils soient tous capables d’être, un jour ou l’autre, des hommes véritables et des citoyens normaux; comment s’acquièrent des idées; dans la propre langue de ceux qui les acquièrent; laissant de côté l’élite; écoles primaires de la campagne; maîtres indigènes; enseignement du français souvent une caricature; nulle valeur éducative ; même un excellent élève; deux ou trois cents mots; quelques phrases usuelles ; pure instruction verbale; des mots; par suite tout le reste mal appris; temps .
| pris sur le reste; connaissances réelles et magie verbale; paroles d’un Anglais à des chefs indi- | gènes de Brass, à l’embouchure du Niger; de la | faute à l’enseignement de l’anglais; ces paroles | s’appliquent fort bien à Madagascar; culture | pénétrante et non civilisation de placage; un | mot de Michel Bréal ; XIV. — Fagots et Fagots. — 31 juillet… . ro2 L’arrêté du 25 janvier 1904; article 3; obligation; texte; ce que c’est qu’un « € faritany »; .
) obligation parcellaire; les diplômes; la « cote d’amour »; un moyen détourné d’établir le monopole; en face de la réalité; la plupart des
ï écoles oflicielles un seul maître; éloignement des écoles oflicielles; dispersion de la population scolaire; dispersion des petites écoles; obligation tout simplement inscrite sur le papier; laïcisations de plusieurs sortes; celle que ; nous nous représentons en France; une autre qui n’en serait que la caricature; un prétexte avancé par les ennemis de la culture;
XV. — Pour les écoles laïques. — 5 août… . 107 Un malentendu qui serait infiniment désagréable ; nul bluff; non pas détruire ce qui est, mais construire quelque chose de positif et de bon; ni tracasseries ni vexations; droits des Français; droits des indigènes; bonne volonté; mais garanties suffisantes; de deux sortes; première, que la conscience des familles malgaches soit absolument respectée; contre la fort sévères; arrêté du 25 janvier dernier, article 7; texte; dans les écoles gouvernementales ; mêmes incidents particuliers ; à Tananarive on affecte d’organiser, dans certaines écoles officielles, à l’heure même des services religieux,
4 ‘des réunions pour les élèves; non pas exercices
- scolaires proprement dits ; mais intention visible e et les Malgaches ne se font aucune illusion; une À réclamation portée devant le général Gallieni; réponse du général; un Malgache comprend . parfaitement; conférence oflicielle; et les
- maîtres ; une alternative réelle; une alternative réelle entre institutions particulières, oui; mais alternative non réelle entre institutions particulières et institution d’État, entre les religions particulières et une irréligion d’État; Louis XIV; qui sont les vrais adversaires de l’école laïque ; ; Dans le Journal Officiel de Madagascar, numéro du 18 juillet 1903, un récit; le 13 courant, invité par les membres de la secte dissidente Tranozozoro, le gouverneur général a inauguré la nouvelle école créée par eux dans leur du gouverneur général; point de départ d’évé- nements qui risqueront d’être graves; à l’heure actuelle nulle importance numérique; dissidents ; inconduite ; ce qui importe au gouvernement, fidélité française; mais ici non pas seulementneutralité bienveillante ; encouragement ; un télégramme oflicieux ; tout le droit commun ; nulle faveur ; faute politique; l’idée de race; une démagogie de race; disloquer les Églises mixtes ; une sorte de patriotisme malgache; un patriotisme à forme ecclésiastique; un centre de polarisation; consciences nationales ; réfé- rence à l’Afrique australe ; dissidences ; motifs disciplinaires ; il y a une vingtaine d’années ; aujourd’hui l’Éthiopianisme ; première période revendiquer pour les noirs la direction exclusive de leur Église; « les Églises noires aux noirs! »; un noir d’Amérique, Turner;un noir d’Afrique,
_ enseignement à Madagascar l Dwane ; du Cap au Zambèze; infiltrations partout; une tournure sociale ; orgueil ethnique; dissidences ecclésiastiques ; un moyen de cristallisation ; un danger politique; journaux anglais ; « l’Afrique aux Africains »; la race anglosaxonne et la race hollandaise réconciliées ; indigènes intelligents hostiles à cet antagonisme; legrand journal indigène l’Imvo ;Jabavu; Lettre de M. Groult, directeur de l’École £ normale de Mahazoarivo (mission protestante Datée de Mahazoarivo, le 30 juin 1904 ; arrivée à Paris le 27 juillet ; c’est avant tout l’instruction professionnelle qu’il faut donner à ce j Observations de M. André Chazel, ancien élève de la Faculté des Lettres de Paris; chargé par la Mission protestante française de créer, sous le nom d’école Paul Minault, un petit établissement d’instruction supérieure, — c’est-à- dire supérieure à l’enseignement primaire et professionnel, — qui aurait été destiné à une élite très restreinte; observations rédigées pour les personnes qui s’intéressaient à cette création; tentative pédagogique interdite par l’administration ; observations qu’il faut relire en entier sur le caractère des Malgaches et la pédagogie qui leur convient ; sur ce que l’auteur et ses commettants se proposaient de faire ;
Ill. — Arrété organisant le service de l’enseignement des indigènes à Madagascar … … . 133 Arrêté du 25 janvier 1904, texte complet, emprunté au Journal Officiel de Madagascar et rales ; de l’enseignement officiel ; des établissements d’enseignement ofliciel; de la neutralité religieuse ; des écoles formant le degré supé- rieur de l’enseignement ; écoles régionales ; écoles professionnelles de jeunes filles ; écoles primaires rurales; du personnel enseignant des écoles primaires, titres de capacité; traitement et avantages accordés aux instituteurs officiels; des inspecteurs indigènes ; enseignement privé ;