I-10 · Dixième cahier de la premier série · 1900-05-20

Communications. Les Petits Teigneux

Charles Péguy

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Le compte rendu sténographique qui a reproduit les quelques paroles que j’ai prononcées à la RRQ Û E
du citoyen Paul Lafargue me fait dire beaucoup d’in- ï. cohérences. Cela ne m’étonne pas : Il y avait tant de . : bruit et d’interruptions que les omissions des sténo- ns graphes étaient inévitables. Je ne m’en plains pas, ul mais il ÿ a une omission qui altère gravement le sens de mes paroles, et je vous serai fort obligé de faire la cor- ne. rection nécessaire dans votre prochain cahier Vous verrez que, dans la bourgeoisie française, il ÿ a cette L #4 er double caractéristique : esprit critique et désir de servir la MS €: Vous trouverez chez les intellectuels de la bourgeoisie à pv ar Ps qui ont pris la défense d’une certaine de servir la cause d’un déshérité. Fr) crue et désie serait tout à fait absurde d’attribuer en bloc à la rgeoisie française, — pins routinière et plus égoïste E à - +-{speut e, Comme classe eles bo PE D peübles — des traits de . urgeoisies des autres qu’à ses transfages, re qui n’appartiennent ni : JÉ

cahier du 20 mai r Rien de bien intéressant à te conter. Navrement des élections municipales, de Paris, qui n’ont pas été une surprise pour moi, mais la réalisation des craintes que f: ue concevoir les renseignements que j’avais et Far esprit des gens que j’avais vus à Pâques, si peu que j’en aie pu voir. Ici nous restons dans le plus vil è mélinisme ; les quelques radicaux du conseil sortant se à sont concentrés avec les sortants mélinistes et ont passé ! en queue de liste, laissant les radicaux qui n’en étaient Ai pas former avec les socialistes, au premier tour, une na liste de défense républicaine qui a recueilli un tiers des ‘à voix, et lâcher les socialistes au second tour, sans récolter d’ailleurs une voix de plus. Puisque je bavarde “à un peu, un petit fait qui montre où en est l’esprit public dans une des réunions organisées par la liste de défense, ï le leader du groupe d’études sociales définit en termes très nets et un peu brusques cette alliance, déclarant qu’ils ne l’avaient faite que parce qu’ils n’étaient pas assez forts pour marcher seuls, qu’ils s’empresseraient de lâcher les radicaux dès qu’il y aurait une force s0D cialiste suffisante. Ce n’a été qu’un cri dans les milieux en l À intelligents et libéraux de Brest: Quel maladroit! quel L”” gaffeur! ça ne se dit pas! — Et le bon Probae, es nous avons été à peu près seuls à le défendre. d Eu Pendant ces mêmes élections, le député radical de ‘ ee: ÿ Brest — qui en réunion m’a fait Pefee d’un pe “ F. Isnard, a trouvé le moyen de se faire déshonorer pie journal méliniste, la Dépêche de avis à ment accusé d’avoir demandé le concours des roy:

pour une sorte de pacte de Bordeaux ; et il nee) ke qu’un démenti tellement ambigu LES PE ! Dernière nouvelle : je compte donner prochainement, 14 comme ton ‘ami Hubert Plantagenet, une conférence [1 publique et populaire sur l’alcoolisme, plus particuliè- ï rement : l’Alcoolisme et l’auvrier. — À ce propos, menu aucun congrès anti-alcoolique, et c’est dommage. » Ce : ; î défaut est voulu : le sixième congrès international anti- : Ë alcoolique — Bruxelles, 1897 — a décidé que le septième aurait lieu — à Paris — en 1899, selon la règle de pério- à Et dicité suivie jusque-là, et non, comme quelques-uns le fa demandaient, en 1900, précisément pour ne pas se perdre dans ces innombrables congrès. Quant aux Congrès d’enseignement secondaire, tu as vü sans doute comme moi : I — que le congrès international officiel a publié son 5 à ? ordre de jour; on y voit anhoncés des rapports de M. H. Bérenger, publiciste, de M. Max Leclerc, publi- : 4 Es ciste, de me Avr, proviseur, etc. Ilest à présumer qu’il à Re lycées The qe nds Professeurs des grands se . : aris, qui dédaignaient nos essais de congrès, 4 mémes qui s’abstenaient des listes dreyfusistes, et qui, sauf quelques exceptions, s’abctt Ra ee des Universités populaires ; : “ya plus qu’à l’organiser. Et dire que j’ai Fine J’ai commencé cette lettre avec le parti Pris de t’écrire une laconique demi: ! l RapuaëËL Marmer he. Je vais mieux. — Dans un de tes cahierstuas pourtant parlé des égards que l’on doit aux malades: sans vouloir Ph insister, un mot de réponse m’aurait fait plaisir dansme Fe convalescence, temps pendant lequel j’ai été presme Ace constamment avec toi, à Je viens de relire ton dernier cahier : j’y trouve bien. La des puérilités ; sauf quelques bonnes pensées de Pierre LAS Baudouin, je crains que tes cahiers continués dans es N° a] conditions ne répondent pas aux promesses. Hoi De à Le Progrès du Loiret (1) a été battu à plate couture Le Progrès du Loiret — je l’annonce aux quelques lecieurs à dinés et attardés qui n’en auraient pas eu connaissance par la. : k renommée universelle — est un journal assez récemment institué seule fin de faire à Orléans et aux environs ce que nousnomimons D, Ê la défense de la République. J’ajoute — à l’usage de ces quelques D à lecteurs ignorants — qu’Orléans est plus que jamais la villeprovi. “0 ciale moyenne ordinaire : les éléments proprement résctousares, A légitimisies, orléanises, comme on dif clérieux de mobsaté ricaux des messieurs prêtres, faux socialisteschrétiens, cf généraux, officiers supérieurs, officiers subalternes, sous-offciers et. nn Re L ra régiments d’artillerle et du dent Annie PTE L , oublier les riz-pain-sel, constituent le noyau ‘de’le’ militante. Autour de ce noyau depuis les Ne tèles démagogiques et toutes les inquiétudes patronales : depuis is. Poe coeur PUS comme is dient copamatipe it DA ARS “ice des affamés que Le nr te D} bons de pain. Je Lt de résonne mie à Contre l’envahissemen e d’animer les bons éléments: 2

dans les élections municipales et je crains que ce ne soit pour lui le coup de la mort. J’en serais tout à fait désolé. i Enfin tout n’est peut-être pas perdu. Nous avons eu hier une conférence de Briat sur les ) bourses du travail. Il y avait environ soixante ouvriers dans notre immense Salle des Fêtes : vois comme c’est Je ne sais si on t’a dit qu’HalmaGrand avait été odieu- +: sement combattu comme dreyfusard. Malheureusement les ouvriers n’ont pas marché pour lui et il a échoué vieax républicains sans épithête. rédig gate la région lui tirent dans le dos. Je ls dans le Socialiste du 8 avril a été surpris de ratltude du Pro one orléanais n’ont guère rades grévistes de Montargis. Certes iret à l’égard des cama- “pour rédacjeur.en chef un sof-disent sai Per nOAdIcal à me indépendant, qui se faufile dans les socialiste on ne peut plus F2 même y fire prévaloir ses idées, Mais le dit journals prod Se profession de socialisme qu’en peti le dit journaliste ne fait guére N’a) fidentielles comme celles qu’il jen comité, ou dans deslettres con SE ce Montargis. Et quand il s’agit de pt vait naguère À un de nos amis de Es Al est du côté des patrons réactonmahre qe rense des travailleurs, 1: FAIR que la Compagnie de Saint-Gobain. Cola ne ionnaires tels à de” au plus s’il connaît et eaux véritables socialistes : en qd ai n° et pratique le socialisme Ju : C’est tout M NE mor g fe, dois encore, ajouter que c’est an Jane Le œ . D ent D ue Hé par les défénsens ve 27e le docteur .| mier a odérés conservateurs clérieur doux PR” de vagues répn- De à avaient poissé pag és, trabissant leurs ctionnaires. Dès le pre4 Ylonnaires. masséez appoint formidable à collègues républicains, é ‘. heureusement. Au’second tour les pi quatre mille voix réac.

avons à faire volontiers frondeur, indiscipli Orléans !L’ouvrier est IndisCipliné et peu disciplinab] aimant la phrase et les nades à Olivet (2) plus prome- à plus que les conférences, à moins ER c’est par là qu’il faut les attaquer. Ë municipalité n’a pas changé Res. é. Portalis est ire à Le citoyen Camarade, le de uns qu’ils ont rédigée en commun pour nous po rues fe onner acte et constatation de ce que, parmi les citoyens que nous À: 3 (1) Mon vieil ami Pierre Le Febvre entend simplement par ces La en que les ouvriers orléanais manquent de solidarité dans l’ac: 3 ( (2) Je rappelle aux quelques lecteurs qui l’auraient oublié qu’OliLe vet, ainsi mis en cause, est un petit bourg situé sur le Loiret, à quelques kilomètres d’Orléans, au sud environ. Tout ce que les ñ imaginations bourgeoises des Orléanais peuvent supposer de com- modément frais, de commodément agréable, de commodément gentil, ï. comme ils disent, de commodément moyen, de commodément pit- à nn. toresque, de commodément doucereux, de commodément facile, de nd commodément jardiné, de commodément installé, de commodément re borné, de commodément commode a été disposé sur ces bords du ls Loiret par une rivière bourgeoise, par des arbres bourgeois, par Ê Le des propriétaires bourgeois, par des locataires bourgeois, par des %— 0 restaurateurs bourgeois, par des promeneurs bourgeois, par des pécheurs bourgeois, par la nature et l’homme aussi ennuyeusement à bourgeois. Là fut organisé l’horizon fait à souhait pour le plaisir des yeux. Pour ces fantaisies conventionnelles bourgeoises les À Orléanais contemporains ont naguère délaissé les vieux horizons larges et la plane beauté dela Loire ancienne. Or les ouvriers Care » sont encore plus accommodés aux bourgeoiseries d’Olivet que Pa AT. bourgeois de classe, pour ainsi dire. Aucun militant ne me dément! k l’immense majorité des ouvriers orléanais, n0! me. moins bourgeois que les bourgeois, le ner cons pour aller ne 1it, pensent à préparer leurs lignes et ‘enr Mara a Révolution ins pêcher à Olivet, et ne pensent nullement à préparer à bout à fait 4) Sociale. On voit pourtant que cette révolution n’est pa

h organisé par le Groupe des Li! avons nommés, dansant Se De nous avons relaté à la page pr huitième. Le citoyen Camarade ne nous est pas des plus ï ï Monchercamarade nous est particulière- ”. i la rectification comme l dieux. Nous les prions de considérer S’ils nous poursuivaient devant les tribunaux bourgeois pour nous ai ême, il nous serait facile, pour assurer forcer à insérer leur prose même, 1 : s la défense de ces cahiers, de développer les moyens suivants: te if Y’on ne peut en bonne justice bourgeoise assimiler le fait d’avoi injustement oublié ou omis quelqu’un dans une longue énumération au fait d’avoir injustement mis en cause quelqu’un dans quelque , énumération; — et que d’ailleurs les citoyens Poursuivants ont com- “a mis l’inconvenance d’introduire dans la réponse qu’ils nous ont j communiquée des allégations concernant le citoyen Tiers. Nous pré- senterions la bonne foi de ces cahiers, qui serait manifeste. Nous : résumerions le premier moyen en cette formule saisissante : Un oubli involontaire ou même une omission volontairement injuste

  • ° n’est pas égale à une introduction frauduleuse. Nous n’aurions pas même à résumer le second moyen, car les droits du Tiers citoyen sont unanimement sauvegardés. Enfin nous ferions au besoin valoir k ce moyen troisièmé: que la réponse des citoyens poursuivants, composée en sir, qui est le caractère intéressé, dépasserait de beaucoup le sextuple de la longueur de l’article incriminé, — Note de la Ré- Mon cher Péguy, j’ai lu avec beaucoup de plaisir la note que tu as mise ingénieusement sur la couverture du . cahier, page troisième de cette couverture. +” > à pie lautoritaire que nous avons toujours connu. ) LEROY ais il serait équitable d’exercer ton autorité sur toi- F SA Il n’est pas ét us P For que nous n’ayons vu personne le ei saint. Tu avais annoncé à la troisièm ete e au septième cahier que par exception k ru : vacances de Pâques, du lundi 16 au samedi inclus, il y aurait aussi administrati Or le samedi saint étai tration le samedi. Saint était le samedi 14. de Pâques de ceux qui en avaient b 4. Les vacances 1{ lundi 9 au samedi 21, C’est ce de AR allaient du n’est pas ce que tu as dit. Mon camar. A dire. Ce : ! professeur de mathémati me l’a fait remarqué D pis dans les classes delettres, Plains les personnes exactes qui auront eu “a di c’est que j’avais fait de moi-même la ro plutôt qu’ayant commis l’erreur inverse de la tienne “ cs comme il devait ÿ avoir et non comme il y avait. ‘4 aux ton cahier neuvième, page 32, il est question du e samedi 21 juillet 1896. Or il suffit de consulter le calen- pi drier perpétuel de l’almanach Hachette pour s’aperce voir qu’en 1896 le 2r juillet tombait un mardi et que le à samedi était le 25. Lequel des deux doit-on lire ? À la a ; Cela fait mauvais effet, On sent venir la négligence, et l’indifférence à la suite. Si c’est que tu es fatigué, soigneL É toi, comme on dit. Sinon tâche d’avoir quelqu’un qui ( t’enseigne l’almanach. Que faites-vous à Paris-sur-Seine ? Ici nous nous pré- parons tout doucement à la prochaine Saint-Barthélemy. ‘À Aussitôt que les cloches de Saint-Germain-l’Auxerrois à auront commencé à sonner, si mal que soit fait ton x ln service de renseignements, quelque abonné passant sur “4 “e : les quais s’en apercevra bien et t’en informera. D’ailleurs Le: ça se saura: Ça se sait toujours. Aussitôt que les cloches ke à ‘5 de Saint-Germain l’Auxerrois auront ainsi recommencé d à sonner, préviens-nous, et nous verrons Ce que nous a ‘ D Mon cher Péguy, ne penses-tu pas que les à se unicipales, surtout les élections parisiennes, SOR® PRE me UE de matière à ton histoire projetée n’est pas une raison pour que tuajournes les docum ps É Î les renseignements et les commentaires que tu nous d0Ï8 sur ces élections jusqu’aux temps improbables où tu aborderas cette histoire. Quand nous parleras-tu des Que faites-vous à Paris? A Castelréactionnaire nous Ne nous préparons tout doucement à la prochaine Saint- NE Barthélémy. J’ai peur que le gouverneur de Bayonne et le gouverneur de Castelréactionnaire, que nous nommons & ! actuellement des sous-préfets, ne répondent peu hono- è î ! rablement aux envoyés du roy, quand les émissaires débarqueront du train proclamant : Tuez-moi ces héré- 4e tiques. Ils sont tous payés pour livrer la France aux nations de la terre. — Si le gouverneur militaire et le gouverneur civil donnent leur assentiment aux proclamations des envoyés, que nous restera-t-il à tenter? Toi ; 4 d qui es bien avec le Comité général, veux-tu lui demander là-dessus des instructions formelles. Mon cher Péguy nous nous sommes iñaginé pendant l’affairé Dreyfus qu’il i ‘ qui! y avait enfin quelque chose de D ir changé. Je ne suis pas bi ! Pas Dien sûr que nous n’ayons tort. Mais il me semble à Re YOnS pas eu * de changé. L’éminent pe “veau qu’il y a quelque chose ms. frère du banquier I am-Isaac, beau- à saac-Jac i qui + x intelligemment l’histoire de ne . a enseigne si à la Faculté des Lettres de ca °ogie préhistorique n Ferred, qui m’avai ” nversité de Clermont. . ‘ecommencé avant-hier à med pe que peu, a En onner la main, Son cousin <: l

l’émine nt docteur Cohen-Léyy, professeur de lhistoi recommencé à me prêter le bon: reconnu que | Pre le bonjour. A ce signe ai que les antisémites réussiraient à Paris, Cela n’a pas manqué. Que faites-vous là-bas ? Ici nous nous préparons tout oucement à le Saint-Barthélemy. Voici ce que j’ai décidé pour moi-même et aucun général comité ne me

Le 24% août au matin je prierai tous ceux de mes amis, tous ceux de mes camarades, et aussi tous ceux de mes adversaires et de mes ennemis qui sont juifs, et

même les juifs qui me sont indifférents de vouloir di bien se transporter, en masse, dans ma maison familiale,

Lu ‘ sise en campagne, à la Croix des Chaffauds. Excel.

‘3 lente position militaire. Nous commanderons de là une

route nationale, un chemin de grande communication,

un chemin vicinal, un sentier fortement encaissé, la

j berge du canal, une écluse, et la grande bifurcation du

chemin de fer des Pyrénées occidentales. Aussitôt que

be. nous aurons fait connaissance, nous distribuerons les

Di, armes et nous ferons la reconnaissance du terrain.

L Comme officier de réserve — sous-lieutenant d’infan- % A Fe : terie — j’ai chez moi un revolver d’ondonnants, HAS À 1892, arme admirable, et un sabre éminemment he) çais. Au plus fort de l’affaire j’ai acheté deux ? américains Smith et Wesson : ce sont de a. . PT À armes, étrangères, sans doute, mais qu’un noble *? nA ê is de parler ainsi, toutes françaises. ? de fera, s’ilest permis de p or.

Nous ne manquons point de cartouches. Nos hôtes ue

ne ives. Enfin je me suis proc

teront leurs armes respectives. we les meilleures

Ë à prix d’or, et par des amis Comm

une capitulation honorable. Nous taillerons . - tal dans mes murs au dommage de mes tuiles e : S percerons des meurtrières au dommage des 1e sie Nous ferons des épaulements derrière mes vieux abri- cotiers. Nous creuserons des tranchées-abris dans mes ; artichauts. Puis nous guetterons l’ennemi. Et si l’ennemi antisémitique tarde à nous attaquer, nous gagnerons du i pain, nous enrichirons le service commun de nos subsis- tances par le bienheureux travail de la terre. Cela chan- FA k gera quelque peu mes hôtes. Etsi l’ennemi antisémitique b Ft nous attaque, nous ferons la défense, ainsi qu’elle est i prescrite ou recommandée au service en campagne, ÿ aussi longtemps que nous pourrons tenir. Et comme il plait à Zeus hospitalier, je défendrai mes hôtes juifs jusqu’à la mort, in Nous lisons utilement au décret du 28 mai 1895, portant règlement sur le service des armées en campagne (1), J huitième édition annotée et mise à jour : j à Titre quatorse : du combat. — Chapitre premier s Consi- Fe À b>. is générales. — Article 128 : Le combat peut être £° RS AN be ensif ou défensif, mais il a toujours pour but de briser F 2e Ce. par la force la volonté de l’ennemi et de lui imposer la no Seule l’offensive permet d’obtenir des is dé ï re “JR è défensive passive est vouée à : écisifs. La Pr à rejeter absolument, à une défaite certaine ; elle est SN Re » Tout combat est précédé orienter le De ei préliminaires destinés Tant que les avant-garde ses sa liberté d’action. commandement doit tee à es sont en présence, le

ndré des Arts (même maison à ne. militaire, 11, Place naires. ‘e négliger nn peu ces prélimi. Une fois engagé, le Vache $ : la préparation, — l’action décisise achèvement, — q où résulte naturellement Ja répartition des forces, dont le Principe peut se résumer ainsi d Opposer à‘ l’ennemi, Sur tous les points où il montre des hi troupes, le minimum de forces nécessaires pour le contenir . . l’immobiliser et l’user, en le tenant à tout instant sous.lR F. ; menace d’une crise décisive — c’est le combat de Prépara. . Réserver une Partie des forces Pour produire un effort violent et concentré sur le point décisif — est l’acte prin- cipal de la lutte, l’attaque décisive, ! Garder une réserve, tenue soigneusement à l’abri des iv émotions de la lutte, jnsqu’à la solution définitive de l’af. or faire, pour compléter le succès ou limiter l’insuccès — c’est la poursuite à outrance ou le rétablissement de l’ordre, Ces phases n’ont pas toujours la même importance rela- Nous serons sans doute forcés de simplifier un peu ‘ À les pratiques cérémonieuses conseillées par la théorie ; ( mais, devenus par cette action militaire partisans de l’émulation, nous saurons opportunément nous rappeler ñ viction qu’elle troupe engagée doit aller au feu avec la con D— 4 Nous nous conformerons à ces indications plus brèves: j +4 ; laquelle on veut attendre l’adver- À La ligne de défense sur laqu saire peut être renforcée par des travaux de campagne; à C’est bien ce que je disais. LT AN k avoir reconnu la di3 + mais on évitera de l’occuper avant d’avoir … rection de l’attaque. ‘ égés par des échelons Les flancs de cette ligne seront protégés la débordant en arrière, à A qu’ils ne aient appuy in ca me se dérouleront comme dans le com- # bat offensif ; ear si la défensive est destinée à attirer l’ennetpi sur un terrain où l’on eroit pouvoir lutter dans de bonnes conditions, elle doit, comme le combat offensif, avoir pour briser par la force sa volonté. ne Nous briserons ainsi par la force la volonté antisémi- A tique. Mais des’imaginer que je vais recommencer comme il y a deux ans, que je vais aller parles voies publiques donner quelques coups de canne assez inoffensifs et recevoir les coups d’innombrables massues, que je vais É 4:

risquer mes reins, mes épaules et ma tête à l’écrasement : Î mat des cannes plombées, que je vais en un mot m’ex- Au poser au dommage capital pour sauver les binocles accrochés à la devanture de M. Lévy-Keiser ou les chaussures étalées aux devantures de MM. Kahn, Lincoln et compagnie, ou pour garantir le coffre-fort de M. Arthur Mayer, non, mon ami, non, il faut renoncer à cette imagination. Les juifs sont des hommes comme me Ils sont des citoyens français comme nous. Nous 0 W

sT0ns, jusqu’à ce que mort s’ensuive, les garder contre injustice personnelle. Nous devons les garder aussi LUE - contre l’injustice réelle d ue ee, biens d elle dans la limite restreinte où les de ce monde, possédés individuellement m : * + Au delà comencent les régions douteuses où nul ère d : ne doit s’aventnrer, Tous é père de famille Ÿ duction et d’éch ‘7e es grands moyens de pro- D valent pas la peau du vie ndividuellement, ne ux chrétien que je suis. : Ê n cher Péguy, on sentait depuis plus d’ que ça recommençait, T un mois à * Tout y est : vous le savez mi que moi, vous qui demeur Ÿ ez mieux les beaux : €z à Paris, Nous allons revoir aux jours. Les bourgeois et les socialistes ré mentaires ne s’aviseront plus que le ë Rae accueillis dans leurs boutiques y font en ; AD page et Fe andes antisémitiques recommenceraient, je ferai tout Se que je pourrai pour aller vous voir. Nous ne pouvons pas faire défaut à Zola, ni au colonel Picquart. Eux, “ au moins, ils ne sont pas lâches. Tu me tiendras au à Monsieur, — Vous avez vu certainement à l’Exposition à la Frise du Travail, — porte monumentale. Si les reproductions que j’ai sont exactes, c’est une très belle œuvre. Il s’agirait de la faire copier par un scrupuleux et habile dessinateur. Je ne crois pas que l’on puisse utiliser la bi. photographie, puisqu’il s’agit de surfaces courbes. On tirerait de ces dessins deux séries : un très grand for-

Le: mat pour les Sociétés d’Enseignement populaire, qui les +. 0 mettraient aux murs de leurs salles, — etun format plus we, L. petit dont les étudiants orneraient leurs chambres, qui

è leur rappellerait à tout instant ce que nous nommons avec Jaurès l’étrange solidarité du genre humain. sers vous si un tel projet conviendrait à l’Union pour l’Action “ Montpellier, 32, boulevard du Jeu de Paume.

Un professeur de l’enseignement secondaire, Pas ; ! républicain, m’écrit de Paris : ÿ À É Mon cher ami, je ne suis, vous le savez, ni socialiste ni non socialiste. Je crois qu’une seule idée suffit à gui- der les âmes honnêtes, —et il y en a peu, — c’est l’idée l de la Justice. Morale et politique, tout doit reposer sur cette notion. Ajoutez ce moyen : savoir, — autant qu’il j est possible à l’homme de savoir. La science me paraît i donc la seconde et la dernière donnée d’un problème qui ne sera jamais résolu. i Votre langage me semble un peu obscur : j’ai peur que vous n’ayez trop confiance dans des formules et dans

  • des mots. Ce que je reproche au socialisme, c’est qu’il prétend devenir une religion. — Guesde, Lafargue et le père Vaillant me paraissent des pontifes, créateurs d’orthodoxie, J’ai assez des papes, toutes les doxies me sou- lèvent le cœur. Il n’y a pas de dogmes contre la conscience. Je ne veux croire, que ce que je crois. is, hu Il me semble que ces gens-là sont profondément im- ñ “PE J prégnés de ce jésuitisme contre lequel, non seulement œ dé N re tout mon cœur, mais toute ma chair se hérisse. — Du Ea. * ? discours de Lafargue suinte la frayeur d’être remplacé Be es par les intellectuels dans les brancards de la sedia ges- à ar tatoria de son beau-père. s rip ire dre pe archie, dans l’Idée sociaHablé et basses rer tant d’âpreté, nous paraît misé- É maîtres et des de len peu nous tenons à être des sônt trop nue times comme Duclaux j Pôur demander autre es culté il y a à connaître, À n’ont pas encore na e redire, à ceux qui -

en chaut: mais ils prétendent vire à doter, pe eue D 7° is vos cahiers avec beaucoup d’intérêt quand js Communiquent ou discutent les discours des chefs Le E. parti ou des groupes socialistes, ou quand ils publient les opinions des sommités socialistes de tous pays sur Le Fi la justice universelle et sur les droits et devoirs du: . à Je ne comprends toujours pas les divergences d’idées 4 Fa qui éclatent entre les divers groupements dû Parti, et encore moins les discussions qui en résultent. Ë Sont-ce là des subtilités qui échappent aux vulgaires . humains ? ou des contestations sérieuses entre des chefs plus ou moins jaloux les uns des autres et plus oumoins “. intrigants? mais intrigants égoïstes cherchant avant tout à faire leur beurre au nom et à l’abri du proléta- Li x PU riat? — Qu’on les dénonce alors à la vindicte publique Mais ilest aussi très possible de se tromper de bonne foi 1 k Av BL surles moyens que les socialistes doivent. employer pour PAR | arriverà transformer la société actuelle le plus promptement ê 27 possible. Alors pourquoi tant de suspicions et de coups d’épingle de part et d’autre, lorsqu’il faudrait concilier tou: à ki tes les bonnes volontés, cultiver toutes les ‘aspirations, is si tellectuellés ou non, vers un avenir meilleur. Est-ce que le socialisme va tolérer chez lui des subtilités de casuistes + ï : Ÿ min! sur des mots et sur at fomire pour A à ge développer? lui qui est tant de formules pour vi ice, de l’amour et du tra: ne: Ÿ la synthèse de Eu mme étant la meilleure L&

ail — du travail honoré, désiré 00 où modif En conception humaine, urd’hui pour beaucoup, NS il était jadis et est encore aujo: poi j .. i jstianisme, telque l’a conçu l’aristotre î pa me une marque d’infériorité, à ne aies infligée par un Dieu vengeur, plein de “ruse Hs: s. au pauvre bougre qui aima le premier et à tous ses descen: “ on Et les socialistes révolutionnaires, qui veulent au plus vite = Ë s’emparer des pouvoirs publics par la force, sont-ils moins Le. ” raisonnables que les socialistes temporisateurs qui révent ne de conversions générales et. qui attendent que le bourgeois ‘£a leur fasse le sacrifice de tous sés privilèges ? Quel enfantil- È HS ni lage que cet espoir! — Le socialisme a le droit, le devoir d’être lé gouvernement le plus tôt possible, car seul il pourra, É. » il voudra donner aux masses du peuple, ce que la société Fo actuelle ne lui délivrera jamais : l’instruction. ; ; ‘#R } — Non pas l’instruction primaire qui consiste à ne rien sayoir et à faire des pédants, des chauvins, mais l’instruc- FR plus qu’aucun bourgeois ne rêve de donner à son fils — À k r suppression des casernes, des geôles, des désirs de déses- k “UN, pérés par le pouvoir qu’aura chacun de tout posséder, — à Et les frontières s’évanouiront d’elles-mêmes, car les vagues pren neront, et il n’y aura plus que des hommes. — Est-ce une D CT honte que de n’être pas Français, ou Prussien, on Chinois ? non, mais den est une que do ne pas être homme. « 1 at socialiste aurait-il moins le droit de forcer à la cul- ) ne ure intellectuelle, que tous les États SA Pt R è passés et présents, qui ‘4 nt maintenu l’ignorance que par 1 ? L’État bourgeois prépare-t-il mieux le je Er tale ? — du collectivisme que ne le préparerait, tas soci Se va : à

rand, ni Jaurès, ni pose n Lafarge, ni France, ni Mie. sur le socialisme et les nove Jene connais pas lenps idées droit, simple et franc comme la vé que tout ce qui m’est pas n’est pas socialiste, Je réprouve Fe la justice, la”liberté, je réprouve tont: le fatras de nos 1 Scolastique, ainsi que même qui les font et les étudient à ii Han où ceux ne sont d’ailleurs faites qu’au profit de ; ous ni collectivisme supprimant toute Dropeléé is lisme simplifiera tout. Fer Le sie Je crois que vous faites Vos cahiers pour intéresser É ; ses sociales la quantité des intellectuels uen Le apathiques = cela revient au même — qui se confinent ‘1 dans une fonction unique ou dans des devoirs exclusivement Er professionnels. Je communique vos cahiers à mes collègues et amis. — Ce que je ne conçois pas, et ce qui m’atiriste, c’est que les trois quarts des intellectuels, des professeurs et maîtres de l’enseignement, pensent plus à tirer de-leur intelligence un profit immédiat et égoïstement personnel, que de s’en servir pour aider à l’instruction, au bonheur des masses exploitées. — Par intérêt, par peur, ils se dispensent d’enseigner les idées généreuses du socialisme, comme c’est pour leur intérêt pécunier qu’ils donnent des leçons payahtes à ceux-là seuls qui peuvent les payer. Il est donc certain que si le Prolétariat attend que les intellectuels fassent la révolution sociale tant désirée, il aura le temps de peiner ie et de gémir. — Est-ce à dire que tout le corps, enseignant, tous les ouvriers de la pensée soient réactionnaires. —Non; NE Ms mais les jeunes, les célibataires pensent plutôt à jouir, ét ” à les chargés de famille à la fournir de pain. Les ouvriers de LUE L 4 l’esprit s’éveilleront-ils sous l’active propagande quirayonne sur toute la France et le monde civilisé ? Il faut l’espérer. Mais les socialistes révolutionnaires ont bien le droit de , % 00 suspecter la masse des intellectuels, ou du moins d’en sa ter. Que les hommes de bonne foi se groupent sans dis Re tion entre intellectuels et non intellectuels et qu’ils fassen! De la révolution sociale sans ou malgré les autres.

Un instituteur breton écrivait récemment au citoyen il Émile Boivin, secrétaire des Journaux pour tou : J’ai reçu tous vos envois etje voulais vous remercier par- ( L ticulièrement etremercier en particulier les personnes et les 1 i œuvres à qui je les dois. Mais j’ai pensé que toutes ces ŒUr vres étaient les enfants du parti socialiste, et que le parti socialiste tient moins aux remerciements des citoyens qu’à Quelle force ce serait pour le socialisme que d’avoir acquis : le dévouement plus ou moins éclairé de tous les membres j du corps enseignant! — Il faut précipiter l’avènement du socialisme au pouvoir en le faisant connaître, comprendre ä et aimer. — La propagande suffira à cette tâche si elle est , É faite par des hommes d’une vie irréprochable. Elle sera ‘4 peut-être longue, car tous les esprits ne sont pas encore pré- Fi Fe à recevoir la semence d’une justice intégrale et d’une j ne universelle. Il faudra détruire les superstitions et : 1e He “ je travail à nous maîtres d’école, et aux rs. eureusement, quantité de ceux qui ensei- à pu même au nom de l’État républicain, sont encore im “ us de préjugés superstitieux, rie É à la collectivité, s’effraient même one Ils sont tous plus à plai ont cherché ou rêvé une st , surtout ceux qui x et ingrate. Et c’est encore une rai qu’une mission ardue 4 Là contre le découragement et . raison pour les protéger tomber si on les abandonne dans Reea où ils peuvent NES is thiques. sont pas toujours sympa- N à Je vous donnerai ne erai plus loin l’adr. mes collègues que j’ai vus élan le sde et qui ne demandent pas mi es vacances de Pâques des Journaux pour to mieux que de collaborer à l’œuvr fluence sera limitée pis ue seront des auxiliaires dont Fe quelques PART : sa dévoués. — Jajouterai la liste . commune voisin, icipaux de ma comm: p e. Ce sont de braves culti une et d’une cultivateurs, qui aiment

vent de Jeur mi mais qui souvent par ignorance et dont les RE ne Œui’pèchent €R Contradiction avec les princi jee Penéralement républicaine, Ainsi, dans la Commune de Plouéd Premier tour, et les £ Œui restaient de la nie Les ss À Passé au second tour avec 320 voix en moyenne dus à 15 voix à la réaction. Eh bien! quelques-uns de Ceux qui crient Vive la République! confient l’éducation de na n petites filles aux sœurs chrétiennes, alors qu’ils ont à leur ê . service trois écoles publiques et laïques de filles. Eee N’empêchent que nos élections ont considérablement El réussi, puisque. la question de principe a été posée, que nue toute la liste républicaine a été élue, et que les cinq réae. pe 1 tionnaires, — Correspondants des Croix, — qui. faisaient encore partie de l’ancien conseil sont éliminés du nouveau, ni quoique étant plus instruits: que n’importe lequel des der- niers élus ou réélus. L’un d’eux a été maire de la commune ta pendant deux ou trois périodes et a obtenu 150 voix sur si 4go votants et 1,200 inscrits. Constatez que les abstentions ne sont dues qu’à l’absence des électeurs merins, pour la c Mon cher Péguy, tu as passé par lExposition, ou du ‘ °h moins tu as des amis qui ont le temps d’y aller. Jetede mande un renseignement sans importance : Le panorama Marchand que nos amis recommandent si véhémente- ci À ment et si justement à l’indignation des bous citoyens à est-il bien le même que ce Panorama Beer 708 4 x #4 Fe journaux recommandent si chaleureusement à l’admira- comme un insti- f. G) Nous n’entendons pas dense te à vingt-quatre ‘ CN 7 tuteur moyen. Le eg dans le commerce de la Lbtak

. 0 ans, et j’ai été passer quai e circulaire ministérielle m’a rappelé ) 9 rieà Paris. Puis, en 188, un mmerce de la librairie a des grâces. tion et à la visitation des foules. Ou bien ÿ a) un panoram ; rres colo- NE qu’il nous rappelle toutes les atrocités des gue ñ niales, de nos guerres coloniales. Sur ce panorama, per , à à fois enguirlandé de têtes coupées, s’exerceraient les in- ; dignations socialistes et révolutionnaires de nos amis et Me de nos camarades les rédacteurs, en particulier d citoyen Gérault-Richard et de M. Urbain Gohier; (Es nl b) un panorama Marchand non seulement inoffensif, mais agréable, bon enfant, amusant et passionnant qui se ne nous rappellerait plus que les gloires victorieuses et 1. 4. les victoires glorieuses. Gloire et victoire! Victoire et Fe ‘à tion. Atlantique et Océan Indien. Je lis en effet dans D‘ l’Aurore du dimañche 3 juin, au beau milieu de la pre- “ mière page, au milieu des Échos et Nouvelles, cette os pas chercher d’autre cause au succès toujours croissant’ du Panorama Marchand, où l’on voit revivre de si saisis- + ang sante façon les épisodes de la mission Congo-Ni à Le ? se 4 l’arës, c’est par la merveilleuse reconstitution de De son féerique décor qu’elle triomphe. : N à annonce : que: à l’Exposition, cette Panorama dans lequel 1 ÿ i nes de la vie africaine e peintre Castellani a reproduit des visiteurs désireux de ira toujours au Trocadéro scè- D rendre com de nombreux PE l te comment les officiers colo- Fe i

nisent et civilisent. C’est Fu rendue avec une vie, un De scène de mœurs, une Jecon de ch, ris, une a dle choses de la réalité, Vigueur donnant l’impression Fes deuxième et dernier panorama Marchand, dif. .” ©à Premier, s’exercerait l’inventive écon nos camarades, 1 in Omie de » les administrateurs économes, É | S’il en est ainsi, Monsieur, si les deux panoramas hi Sont pas le même, c’est bien. Ÿ ne Sinon, je suis moins étonné que le nationëlisme et Je Militarisme nous mangent comme ils font. Le J’étais moins embarrassé pour le panorama de Madais gascar. Quand j ai lu dans la’Petite République daiée L . du lundi 7 mai, Paraissant par conséquent le matin des élections, premier tour, toujours sous la rubrique: à l’Exposition Hier, à deux heures, inauguration, avec le plus grand succès, du à Panorama de Madagascar, au Trocadéro, sous la présidence de M. Decrais, ministre des colonies, assisté de MM. Galliéni et Charles M. Louis Tinayre, auteur du Panorama, donnait lui-même la description de ses différents tableaux qui ont obtenu un vif succès, Le Panorama sera ouvert au public dés aujourd’hui dimanche; Le, nul doute que la foule ne se presse devant cette œuvre très intéresFE sante qui retrace les principaux événements de cette campagne de à ge Le: si bête que je sois, je n’ai nullement hésité à m’aper: L , cevoir que c’était bien là, exécutée à peine habilement, l’annonce offensive, beaucoup plus fructieuse que la fade annonce louangeuse. Heureuse combinaison qui permet d’attirer du peuple à un spectacle immonde en sauvant l’honneur quotidien. : À Quand je dis que ce spectacle est immonde, ce Me pas que je l’aie vu, puisque je réside à cent einqr

Fe i sait d’avance que lieues de votre Exposition. Mais on st ! c’est immonde. Pre D la Au moment où je t’envoie, je reçois l’Écho de se Semaine, revue qui nous est chère pour beaucoup raisons. C’est le numéro du © J - met trouver « quelques-uns des dioramas qui ie pee le panorama si intéressant qué M. Louis Ta : è peint et qui trouve un si grand succès près des Meeues “ de l’Exposition ». Cinq reproductions : batailles et 4 F morts; je ne sais quelle dangereuse poétisation d’une épouvantable campagne ; et une exécution des Sakalaves +1 propos de Aurore, toi qui es à Paris, es-tu assuré LE ! que tu suis bien, que tu entends bien, que tu possèdes $ te bien l’action d’Urbain Gohier. Moi je n’y entends plus se rien. Fait-il de la provocation sincère ou de la provoca- a tion littéraire ? Distingue-til bien de la vérité polémique, nt laquelle n’est pas de la vérité, la vérité historique, 4248 laquelle est la vérité? N’estil pas conduit quelquefois par ses métaphores et par ses comparaisons. N’est-il pas séduit quelquefois par l’activité de la phrase. Ne con- L 2 2 fond-il pas souvent les plans d’expression, qui ne sont pas moins importants en littérature que les plans de de conscience en psychologie? Quand il dit que M. Wal- ME: deck-Roussean est l’avocat du pape, ou l’avocat d’Eifrel, D En c’est ee mais d’une vérité un peu moins essentielle Je : e par laquelle M. le général Mercier est le bour- à +. Le de six mille etun hommes. L’honorable à . deck-Rousseau n’est Pas uniment, uniquement avocat du pape et l’avocat d’Eiffel. J’ai peur qu’il nv ait là quelque effet de litté , sut li. Han ‘8 de littérature. L’auteur serait-il dupe H » 6n vérité, de la fausse méthode qui consiste à 5 è

sa das VA plateau toutes les faiblesses an moins

  • d’un ministère, sans jamai “ de la déf dis Présenter les ‘éléments er ane M. Urbain Gohier ne sa} Plus que pré. ‘4 senter l’accusation toujours et ne Présenter jamai je. défense est le caractère essentiel de l’antidreyfusarg L- Quand on dit que M. Waldeck-Rousseau trahit du h, matin au soir la République, on entend ce mot redon. “ N he de trahison en un sens un peu Particulier, assez ÿ “1 différent de celui où nous avons dit Pendant trois ans ‘ ‘4 que M. Méline et M. Hanotaux trahissaient la Répu- ( blique et la France, Comment veut-on que le bon peuple 1 4 loyal s’il mettait un lexique et des notes à ses articles, Étant donnée la situation récente et présente, M. Ur. bain Gohier ne me semble Pas moins éloigné de la vérité dans le sens de l’excessive sévérité patronale que Jaurès: n’en est éloigné dans le sens de l’indulgence. Zola et Francis de Pressensé ont tenu la droite vérité, avec leur entourage habituel toujours diminué. ln: M. Gohier dit qu’il est fatigué. Qu’il se repose, Il a . combattu assez animeusement depuis le commencement pour avoir et droit à quelque repos et besoin de quelque ‘1, A Par télégramme réponse à Marc Meunier. À dre DIT é tout

Sans renoncer à l’intention que nous avons de présen- ter plus tard à nos lecteurs les documents et les rensei- “1 gnements que nous aurohs recueillis sur le Parti Ouvrier Français et sur son histoire contemporaine et l’E récente, il nous semble que nous pouvons donner dès à ] présent quelques documents qui forment un petit : Î Le Socialiste du 11 mars 1900 publiait cet article en : : È pousse des universités populaires depui La à ñ : puis quelque huit ä ge à les arrondissements de Paris autonome. Leur nombre est déjà si considé rt que les figurants des cirques, ve + dos Mau qu’ainsi ‘des uns aux autres, le même pétnoline déecratit sn nr gnant. Le plan d’études? mais il n° ensei- TE par des représentations na e à de sua Patte thropiques, de récitations, de chants He scours philan- D À à une ou deux séances de science am neue. cos Vie spr , “à ? savants pour de vrai; puis arrivent les fenseures een listes plus ou moins jeunes, les ue farceurs, les mora- Ke les aspirants à la politique Atérateurs sans lecteurs, D: aurès est d , : public. siasmé de ans l’enthousiasme; il est touj anti ce que font les philanthr jours enthou4 à à dans la Petite République, s opes. Il me prend as ans une conférence au Grou: pe ne nommer, parce it sur lé Socialisme et les = Ke étudiants collecti- | ntellectuels, je m’étais Permis de ne pas prendr k de la bourgeoisie libérale « On Cette dernière marotte y a des socialistes qui voient que t, écrit Jaurès, qu’il lique de la bourgeoisie et un encore un calcul machiavé. Es dans les universités PR les trayaillents soient les interprétations venimenses non 0 due lument résolus à continuer letre e NOUS sommes abgo. é tuelle, qui est la conditi nee ee alor intel Que voulez-vous, Jaurès, les marxistes ont le cerve à mal fait; ou, du moins, différemment organisé Vi: HET eRn Les œuvres des philan rpenlséque le voue: À œuvres des philanthropes ne leur disent rien de bon. Ils F SPAM LS ces messieurs aimeraient à voir les ouvriers se fi sser de l’étude du socialisme, qui est la véritable k Gi la seule préparation intellectuelle à la Révolution, pour s’occuper de questions scientifiques qu’ils n’ont ni le temps, à ni les moyens d’approfondir, pour s’avachir avec la littéra ture décadente de cette seconde moitié du siècle et pour s’empoisonner avec la morale .et l’économie bourgeoises. ‘2 #4 Mais les universités populaires flamberont comme feu de ‘ L Un ouvrier qui a appartenu successivement à notre orgs- ! nisation et à celle des blanquistes, est venu, il y à trois h. semaines, me demander nos brachurés et nos publications pour la bibliothèque d’une université populaire, dont ilest à un des fondateurs. Ce citoyen, très au courant des théories de N° marxistes, et resté de cœur et d’intelligence avec nous, 0”) “a malgré son retrait de la vie politique active, me parla du LUE % Q profond étonnement des bourgeois avec qui il venaiten contact, quand ils rencontraient des ouvriers raisonnant sur les questions sociales et rétorquant leurs arguments: À Var. A on dirait qu’ils se croient d’une autre espèce, æquis Ÿ 7. 3 pensent que les ouvriers sont des brates àfacæhumane, privés « du bien de l’intelligence », selon le mot de Dent avaient pour Vaillant, Guesde et les militants MAarxs” L Un mme mener que le cation de Lanrgue ste elle était si éveillée que, pour ne pas les En re soutenait pas de leur autorité les idées qu’il él . ; É 13 contre eux. Ce socialiste, qui $€ plaignait amèremen les A à bêtises d’avant 1848, que les conférenciers débitaient sur no: Laämennais, la morale et autres sujets d’intérêt aussi palpi- LÉ tant et qui venait chercher nos publications socialistes ÿ i ‘ comme un contre-poison, n’a pas osé demander ni à Guesde, à ni à Vaillant, ni à moi, d’aller faire une conférence dans da son université populaire. Nous ferions déguerpir les phi- ASE Le socialisme, non émasculé par les intellectuels et les :° Fe intégralistes, est banni des universités populaires. in Que les bourgeois qui s’intéressent aux universités popu- de in laîres en aient conscience ou non, ce mouvement est un ii ni - (: i “l essai de captation intellectuelle de la classe ouvrière, et Le une tentative pour donner à l’idéologie bourgeoise une D 1} nouvelle prise sur le cerveau ouvrier. ES i L M. Anatole France est philosophiquement une des têtes : L 2 les plus émancipées de la bourgeoisie, et son esprit est gé- à Fees salue l’a prouvé sa noble et courageuse con- . … duite dans l’affaire Dreyfus; cependant, dans son discours a na des premier et deuxième arron- ni à nts, que reproduit la Petite Républi i no la vieille balançoire de la libre a, pee pren D « Si l’on réfléchit, dit-il, sur les misè : ; +4 F des cavernes jusqu’à Ru pe 4 VA blé la malheureuse humanité, on s, Ont acca- £ on jours la canse dans uné fauss n en trouve presque touLi € lausse interprétation dl ne mènes de la natur nt les phéno- À Ie théologiques qui. donnent de l’umivér le ces doctrines atroce ef stnpide, Une mauvaise ph: vers une explication nn, “7 ‘| vaise morale, et cest assez physique produit une mau- ne. des générations humaines “prie durant des siècles, Fe oufrances et de désolation. » dans un à @). Nous avons re pi à page 17. La cifation 4e, dut Cetis allocution au si Depuis un siècle, les sci pie fentes Fr AT le développement n’a tion du monde, et cependant dat 7 rar clé La contep. laient Socrate et Platon, aux débuts ps nage que formuindividuelle et de la démocratie bour, aq ce Propriété core, et ce sont les intellectuels, He de Rennes k es qui sont les soutiens de l’oppression ea. philosophe de cabinet qui n’est e jamais préoccupé de rechercher les moteurs réels des sociétés humaines ; on s’explique donc pourquoi il at. x tribue à des doctrines théologiques les souffrances et les dégradations qui blessent son esprit et révoltent son cœur; ! mais, dût Jaurès m’accuser d’interprétations venimeuses, je me vois forcé de déclarer à M. Anatole France que là n’est pas la cause du mal et que tant que la propriété individuelle subsistera, les intellectuels, qu’ils appartiennent au politique, continueront à fabriquer des systèmes de morale, de philosophie et de politique pour cacher aux opprimés la cause véritable de leurs misères; et les universités popu- ! br. laires sont une tentative pour les détourner desa recherche: à Le. ce n’est pas la première. Le: Il y a quelques années, quand le socialisme commençait D LA “ : à s’emparer des masses ouvrières, le clergé crut qu’en le pe de falsifiant, il lui servirait d’instrument pour reconquérir sur | le populaire son antique influence : le pape écrivit sa meuse encyclique; des curés et des évêques de re ae normal que les patrons catholiques devaient ut à dé trouvèrent que 25 francs par semaine devait se pot ‘3 minimum. d’une famille de cinq membres, don! _. db. d vailleraient ; les évêques lancèrent dans les es La is ques les abbés faméliques. Le socialisme me Dole , Alors intervinrent les philanthropes de ne Olitiques, i l’Académie des sciences morales tp tique et de Beaulieu : ils voulurent ayant à leur té : 1s des écoles afin de les con s’assurer les jeunes intellectuels

de êcher la fondation des cités . Or ouvrières et d’autres ŒUVrEs #; radis, mais de bons re- Fa ils ne devaient pas Re cinq pour cent au leu de é are du cinq pour cent aus sa = à présentent avec leur orviétan et: leur onguent chlorofor L’ouvrier mal nourri, que dix et onze heures d’atelier épuisent, ne peut avoir qu’une très petite somme Su i gie de reste pour organiser des syndicats, des coopérativ es à l des groupes politiques et socialistes ; rien donc ne éerait La plus profitable à la classe capitaliste que d’entrainer les su militants des syndicats et des organisations socialistes à F4 i absorber ce faible résidu d’énergie intellectuelle dans des aol études scientifiques, littéraires et autres. Il n’y a qu’une science que les travailleurs doivent acqué- + 1 rir, même en se serrant le ventre, même en prenant sur leur sommeil, c’est le socialisme, la seule science dont l’application supprimera leurs misères et leurs souffrances et ouvrira les portes d’un monde où tous les êtres humains pourront librement développer leurs facultés physiques et Dans la Coopération des idées (1) du samedi 7 avril hp suivant, M. G. Deherme publiait cet article : nm Le Correspondant et le Socialiste contre l’Université populaire M. H. Delorme signe, dans le une fielleuse chronique su 1 vspoRdant du 10 mars, que sur la Coopération des idées (D £a Coopération des idées, journal tion sociales, Palais du Pen de Thés Populaire d’éducation et d’aclaires, Bourses du Travel . tre Populaire, Universités Popu- J Secours Mutuels, donnait pré Nr ns Syndicats, Sociét és de ! méro 1 de sa cinquième année en jé d samedi 7 avril 1900 le nuVeau format. Elle Paraît cahier du ‘ comme une injure, — ee Jnbin à son ae de entre rait sans doute que je lais in à gage des jésuites, espé: mensonges. serais passer ses saletés et çes avait le droit si réacti à. catholique convaincu, de dire sa gr sincère et A — sur notre œuvre d’émancipation me) sévèrement même pas le droit de mentir à tant la PPS le il n’avait Le son âme obscure d’écornifl page et de calomnier ce que prendre, ifleur de sacristie ne saurait comie Ce qui fait la force, la vitali É 4 Idées, c’est qu’elle s’est fondée pa Eten “ uns à ï f -dessus d’eux, et qu’elle marche ue liberté vers la justice, son idéal, à a i les plumitifs pouvaient la montrer inféodée, au service ! € y hires des passions du moment, ce serait la diminuer

ps de ES Et l’on pourrait prolonger encore quelque 1 4 a période actuelle d’exploitation, de chantage, de aute noce et de basses pratiques, qui est toute l’existence de cette espèce. a. Mais les faits sont là. Nos programmes mensuels de conLe à ” férences sont là. Nos écrits sont là. Nos actes disent “0 clairemént nos intentions claires. — nice Qu’à cela ne tienne. Tout le monde ne peut en avoir conD naissance. Et M. Delorme s’est dit : « Nos vieilles crapules de commanditaires nous en sauront gré et nos bons nigauds ù Ce mot historique était de circonstance : Il évoquait les trucs qu’il fallait. se M. Delorme sait que la Coopération des Idées a sept ? a années d’existence, mais il dira qu’elle est née de l’affaire be 7. présent le samedi en un format de petit journal et se vend cinq centimes. Rédaction et administration à Paris, 157, faubourg Saint- Î Antoine. — Abonnement : un an, trois francs. me Nous rappelons que le Socialiste, Organe Central du Parti red Français, a sa rédaction et sôn administration à Paris, 5, rue Ro ne Administrateur-délégué : Jean-Bertrand: Abonnement pour ur ni six franes. Le Socialiste est dans sa seizième année. Forma très petit journal. Paraît le dimanche. tronquant des tex es. u ï etils faciles pour de telles consciences — de ses amis, € dé ss citera les noms des conférenciers juifs et REF ë il oubliera les autres. Il dira que M. Sabatier, oye ; o pe Faculté de théologie protestante, que je n’ai je MA Le n’a jamais fait partie de la Coopération des Idées, en est’un pu des fondateurs. VE à Il écrira : « Un aven, surpris à son fondateur, nous laissait d entrevoir la cause efliciente de ce mouvement : « L’Affaire À Ÿ » Dreyfus a montré à beaucoup de personnes la nécessité À à » urgente d’entreprendre l’éducation populaire. » b ST È Cette phrase est bien de moi; mais j’ajoutais ceci que M. À 4: Delorme omet de citer et qui complète le sens que j’enten- à dais donner : « C’est peut-être ce qui a facilité notre tâche, EF E mais cela ne l’a pas créée, — et cela ne la limite point. » ner. C’est done que notre action est vraiment ce qu’elle dit et ne veut être, puisqu’on n’y peut contredire qu’en dénaturant la vérité. ! ns mots ne changent point les choses. Le même esprit implique nécessairement les mêmes procédés tortueux et mesquins. Les guesdistes, plus dupes des mot - être plus sincères : mais là n° Rp pu . À res : mais là n’est pas la question. Pour la Te - ême raison, ils ne peuvent accepter l’éducati : For € iè ; é pter l’éducation populaire : a lumière qu’elle fait, et Paction énergique qu’elle détermi ; “16 pour la réalisation immédiate d’une société meill ee A, à: M. Paul Lafargue, qui nous : LEUEC, ANTE), Ÿ à a ; sera toujours très utile, écri x ceci contre les Universités P. i NE Dee mars: « Le socialisme re laires, dans Le Socialiste du > ax et les intégralistes, est bent D ia perds intellectuels « 11 dit’encore : « On n’a pas osé d niversités Populaires, » Fe à Vaillant, ni à moi, d’aller n cermander, ni à Guesde, ni ferions déguerpir les Ras ne conférence. Nous j trompé. ropes. » M. Lafargue s’est Nous avons osé. Aussi lu $on ar ticle, je lui ai écrit pour l’inviter à que MM. Guesde et Valse Ha Songe 865 idées, ing OSé! — On ne m’a pas ré ms e sont eux qui n’ont pas Ainsi, ce n’était av Pondu. (1) à était qu’une factique de M Paul nous y habituerons — Bout ont. aul Lafargne — ce qui le gène : comme il dit « ts . Comme il peut CXamen que son coreligionnaire du libre comme lui, et po ë : 1Lréprouve lectuel. Pour la même raison de deSpotisme intel. d Le Temps du jeudi 12 avril publiait sous la rubrique Au jour le jour, et sous le titre : Le projet de loi Waldeck-Rousseau sur les syndicats et les Socialistes,

} l’article suivant que nous reproduisons pour mémoire l et en lui en laissant toute la responsabilité (2), n’ayant “ pu assister en personne à l’entretien ici rapporté il Nous avons publié dernièrement l’opinion de quelques Es. intéressés sur le projet de loi Waldeck-Rousseau, accordant Fes aux syndicats la personnalité civile. Notre enquête n’a

Le révélé que les sentiments des militants de la cause syndi-

VA. 4 cale, et nous avons trouvé parmi eux une majorité hostile

ï , À au projet. Cela n’implique nullement que la plupart des

syndicats repoussent les libertés que M. Waldeck-Rousseau

veut leur accorder, car s’il y a, à la Bourse du travail, cent

d% syndicats à tendances socialistes, qui agissent beaucoup,

ie 1) A peu près de même on avait offert

sine au Collège libre des Sciences Sociales. Il re fie 2 (2) Cependant nous avons demandé à marins ns To diet cé Guesde ce que l’on pouvait penser de cette in Aie pra

de Guesde, Pons ni D itnes Guesde est un caractère et ce

pant d’un geste ingrat : Les Univer: NET es petits teigneuz,

importantes que l’œuvre des petits tei ee avec un froncement des narines méprisantes.

soutiennent les grèves, Las Fe vie calme, tran- Es deux cents qui vivent PAU dans les locaux généreusement En quille, un peu égoïste M ie de Paris. re induit à recueillir l’avis en la matière des docteurs du Li socialisme, autrement dit des chefs d’écoles socialistes. ä ga L’opinion de M. Jaurès nous était connue. Le leader des An socialistes indépendants, en plusieurs articles parus dans 1 Î la Petite République, s’est montré un partisan résolu du LE 15 î Les exploités s’aperçoivent de plus en plus, a-t-il sa écrit, que, s’il est nécessaire d’affirmer et de propager Ë te l’idéal souverain d’expropriation et de communisme, il ne suffit pas de prononcer des formules générales pour . ie abolir la société capitaliste; il faut encore accroître si bien, dans cette société même, la force et l’action du prolétariat, que le pouvoir lui devienne enfin accessible. Il y a des distances sociales où les coups ne portent L! même pas; et quand l’abîme qui sépare la puissance capitaliste de la faiblesse ouvrière est presque démesuré, vs vaines menaces et les vaines prophéties lan- ù, çées d’un bord à l’autre tombent dans le vide. “7 y aura donc nécessairement une période d’organi- Le. sation économique et de croissance juridique du prolé- tariat qui précédera l’entière réalisation socialiste. Or Qt le syndicat ouvrier est li Le instrument décisif de progrès > ù paratoire où il sembl Re its périnds pre entrions. nn: symptômes, que nous de Passant à l’étude des dispositions criti édération des Bourses du travail, M PRE re par la »M.-Jaurès explique pour-

Quoi, à son avis, le nouveau proi ‘ snce syndicale, Même si la ca su Aceroltre la puis. sl être dangereuse, dit-il, il serait Due ge rm ereinle devait A.) la refuser, car « la clas Lan EUX Encore de il 4 se ouvrière roclamerait ainsi F “ae qu’elle a besoin d’être sous ren des ru ns “onrBcoises. D ailleurs, quelqu’un peut-il décider d’avance qu’il sera toujours mauvais aux syndicats ouvriers de se sans réserve « l’article qui permet au Syndicat ouvrier de ie contracter au nom de ses membres, en lui permettant de ñ défendre en justice ce ‘contrat collectif ». M. Jaurès voit à même dans cette disposition un acheminement au syndicat obligatoire : « Ainsi se prépare peu à peu, dit-il, le droit nouveau qui substituera, à l’action isolée et dispersée des ouvriers, l’action d’ensemble de la classe ouvrière, » Le droit qu’aura le syndicat ouvrier de mettre en interdit un patron qui n’applique pas, après les avoir acceptées, les conditions il du travail fixées par le syndicat, remplit d’aise l’ancien député dé Carmaux : « Légaliser la mise en interdit, c’est donc obliger, si l’on veut être logique, à légaliser l’action ÿ du syndicat contre les non-syndiqués. On sera forcément j. conduit de l’un à l’autre. » Ainsi prédit M. Jaurès. ‘32 En somme, il se félicite du projet de loi et le salue comme L 4 une première étape dans la voie socialiste. A Karl Marx dans l’élaboration du programme Re le chef incontesté du « parti ouvrier français » pat Re ie; qui, fondé-par ui A £a rien ases T GAP” 00 Nous sommes allé lui demander son opinion. ne ie Guesde occupe, dans le fond de Montrouge, w M. Jules Gues AA te Er de uffre depuis modeste appartement au cinquième étage. Il ‘ pce deux mois d’une cruelle maladie Ep se AS Ut free Tes + elfe, ses disciples vont tenir an gnie au « maître », faire sa 10 À homme au1 dictée, prendre ses ordres pour l’action, Û

toritaire est chéri de son parti. Ce Los + HT ae discipliné, a d’ailleurs quelque chose de familial. Cor ie FEI A ment à ce qui existe dans certaines autres sectes socia s! À Ë A+ on y vénère les hommes intelligents de la famille mr tt qu’on déteste ceux des écoles voisines. Les sentiments de 4. plus pure solidarité animent les affiliés les uns envers les 4 [ 3 autres. C’est un parti politique doublé d’unefranc-maçonnerie et l’exemple n’est pas rare de militants qui, ennemis (1) nn d’une subvention légère fournie par teurs camarades, sont partis pour la conquête d’une ville, ont végété d’abord en vendant des journaux, puis ont prospéré et ont conquis à ‘# ë la fois une situation politique et commerciale. Le maire & À d’une grande ville du Nord est un de ces exemples vivants. LE À Dès que nous eùmes exposé à M. Jules Guesde l’objet de - FE notre visite, il se souleva légèrement et d’une voix forte : $ Je suis absolument de l’avis de la Fédération des ( 4 bourses du travail, dit-il. Le projet Waldeck-Rousseau est une duperie pour la classe ouvrière. M. Waldeck- Me Roussean est dans son rôle de défenseur de la bour- L geoisie, et je comprends cela. Mais je m’étonne qu’il y ai des socialistes pour l’approuver. En effet, ce projet, « ei est voté, ne peut que diviser la cla:se ouvrière, et “4 Fe trouve la preuve dans l’exposé même des motifs. n L us pas que le président du conseil nous prend tre. IL s’explique, il suffit de savoir lire pour NT eu syndicat, absorbé par ses soucis commerci A” à” abandonnerait la défense des intérêt erciaux, ER répond : tout syndicat qui aband 18 corporatifs et il rie andonne les intérêts géné- SE &ù me permets de coni spirituel typo, qui devait d effet qu’ils ont prêté : pro- j pod Roi res Benjamin La mise celui ! er. que le Benjamin ait semblé La fl raux de la corporati Ni On voit surgir devant lui der l’expérience l’a constaté. Hobes 4! est bien cela! Vous voyez qu’il sac: ll classe ouvrière. Qu’est-ce Pre CE de divise a commerce ? C’est, en réalité, une société coopérati k la loi n’innove pas; il toui P rative, et 31 & toujours été permis aux ou. vriers de faire du commerce sous cette forme. D’autre part, qu’est-ce qu’un syndicat? C’est un groupement qui a pour but la défense des intérêts Corporatifs, autre. ‘4 ment dit la lutte contre le Patronat. Ces deux sortes d’organisations fonctionnent. L’expérience à démontré à M. Waldeck-Rousseau que les chambres syndicales à ouvrières sont dangereuses pour la bourgeoisie; tandis ‘4 que les coopératives ne le sont pas. Le problème con- siste donc à transformer les syndicats en coopératives. Et le défenseur du patronat le résout dans son projet ‘1 de loi. C’est très simple, mais les véritables socialistes Di. ne s’y laisseront pas prendre. “os — Pourtant, hasardons-nous, ne croyez-vous pas que An 4 le contraire pourrait se produire et que ce: projet est susceptible de réaliser l’unité ouvrière en attirant les Ÿ ouvriers dans les syndicats dont ils retireraient plus de 4 — Où sont-ils ces profits, ces avantages? Je ne les LT” vois pas. à Nous soumettons alors à M. Guesde certaines sr ‘ de M. Jaurès, Comme il ferait de châteaux de caries, ‘4 semble les démolir une à une de son geste menaçant Ah! oui, c’est un acheminement au syndicat toire, dites-vous. Elle est bien bonne! Le se î. ë nu, Li gatoire doit produire l’unité de la corp

de vous démontrer que le projet Li Sentone à L M1 amènera la division. Avec le syndicat obligatoire, l’ou- 4) vrier serait membre d’une corporation, ORNE 2 ot + j’ citoyen d’une ville. La majorité déciderait et I individu x hi devrait s’incliner. Les conditions du travail délibérées Li par le syndicat seraient obligatoires pour vous Où ë k voyez-vous cela dans ledit projet? Il accorde, dit-on, le droit au syndicat de contracter au nom de ses mem- D bres. Mais il l’a toujours eu ce droit, quand le patron a LE À bien voulu. Ce sera dans l’avenir comme dans le passé, TA! puisque cette clause est soumise à l’agrément patronal. +41 Certains socialistes prétendent que ce projet oblige le 6 ne patron à reconnaître officiellement le syndicat. Qu’est-ce 4: HE que cela veut dire? Iln’y a pas d’article qui contraigne É fi le patron à traiter avec le syndicat. Alors, nous som- D’U mes en face de mots vides de sens. Le grand argument est que le syndicat peut intervenir en justice pour un de ses membres, quand l’exercite des droits reconnus par la loi sera méconnu; par exemple, quand un ouvrier aura été congédié parce qu’il est syn- ÿ: 00 diqué ou quand les conditions du travail arrêtées entre PP pus? le syndicat et le patron auront été violées par ce der- ; he nier. La belle affaire! Jamais un Patron n’a renvoyé un L: 2% PS donnant comme motif son affiliation au di. syndicat; il est si facile de trouver d’autres rét £ RS - Quant à la violation des conditions du ue ete vail les syndicats n’ont Pas attendu cette loi Re de leurs conseils et de leurs deniers les ee Par les patrons ou les compagni camarades lésés “ des travailleurs des ne témoin le syndicat vice de contentieux. 6 1er qui a tout un ser. £e que je vois bien dans ce cas, c’est la sponsabilité nouvelle du syndicat, Si cès, le patron se payera sur ses bie il perd son pro. meubles, tandis qu’à l S biens, meublesetim. ses membres devant la justice, pe peut soutenir Le risque rien. Ce, personnellement ilne e B, M. Waldeck-Rousseau sauvegarde suriont Les droits des non syndiqués dans son projet, puisqu’il lique les ri 1 » Puisqu’il ap4 phqu sé rigueurs des articles 414 et 415 du Code pénal au syndiqué qui serait tenté d’obliger po à trer dans le syndicat. En définitive, conclut M. Jules Guesde, ce projet est mauvais, mauvais comme toute œuvre bourgeoise et résolument nous le combattons. . Au reste, M. Jules Guesde condamne, au nom du dogme, be. bien d’autres choses que les socialistes indépendants, ses alliés d’hier, soutiennent, Il ne peut admettre que des somt cialistes se rendent solidaires d’un ministre appartenant un gouvernement bourgeois, ce ministre eût-il été des leurs. Fa tte . Il leur reproche de n’avoir pas eu l’énergie de rompre, à comme il l’a fait, avec M. Millerand : « Ils voient mainte- à nant, dit-il en parlant d’eux, où les conduit leur pusillani- Ê l ze mité. Mais il est trop tard, ils sont pris dans l’engrenage, Ne a & et, après la loi sur le travail des enfants, les voilà con: traints à baptiser socialiste le projet de M. Waldeknn . Rousseau. » : : Ed M. Jules Gugsde en éprouve de la peine, car il y a parmi ns ces socialistes des gens qui ont un passé révolutiqnnai Enfin, la bourgeoisie a toujours été maligne, 5 tactique est savante et diverse; elle les a conquis, ils sont perdus à pour la cause. Ils vont maintenant, aux sn f S lageoises comme le papillon à la flamme. Ce sont des lon |. teurs et des professeurs d’universités populaires” 4 te ae iversités populaires nous étonnf ee. Ce mépris envers les univer Pp re

tn peu. Nous en faisons la remarque. M ds nous répond d’un ton de souverain mépris : Ê

— Les universités populaires, elles ont PERS Ro portance que l’œuvre des petits teigneux. C’est avec pareilles inventions qu’on amuse le peuple. : . — Pourtant n’est-il pas nécessaire d’instruire le peuple se et ne faut-il pas former d’abord des esprits émancipés, sr des républicains. We

M. Guesde nous arrête. ; En — Nous ne sommes pas, dit-il brusquement, des ré- KE publicains, nous sommes des socialistes! 1l

Et cette boutade met fin à notre entretien. — M. G. “ La Petite République du vendredi 13 publiait sous ce titre, Républicains, l’article suivant ; Le Le citoÿen Jules Guesde, interviewé par un rédacteur du Temps, s est expliqué sur la loi des syndicats, sur la parti- TS, cipation d’un socialiste au ministère Waldeck-Rousseau, et à +, DR À sur l’égarement de quelques-uns d’entre nous. Fe # P Enfin, la bourgeoisie a toujours été maligne, Pas ,“é”olutionnaire. et diverse ; elle les a conquis, ils so alien, Sa tactique est savante “JR maintenant aux amusettes bo “2 perdus pour la cause. Ils vont Eee flamme. Ce sont des fondateurs ses comme le papillon à la populaires! et des professeurs d’universités Nous en faisons la rainone nn | Populaires nous étonne un peu. de souverain mépris : + %. Jules Guesde nous répond d’un ton tance que. l’œuvre Fe me ont autant d’impor- ! reilles inventj Igneux. C’est av l

— Pourtant n’est-il é La ne faut-il pas fo: A d’instruire le peuple et ” : P rmer d’abord des es pra cons républicains… Pris émancipés, des “4 M. Guesde nous arrête, : ï si : pas, dit-il brusquement, des républi ES cains, nous sommes des socialistes ! É. Et cette boutade met fin à notre entretien. Hélas, cette boutade, comme dit le Temps, est une parole à que nous avons souvent entendue, (r) et il nous est cruel de fl constater que là encore nous sommes en désaceord avec le Hu citoyen Guesde et ses amis. Nous proclamons, nous autres, notre foi républicaine et socialiste; nous sommes persuadés que la forme républi- caine est nécessaire au développement normal des doctrines è socialistes, et, si pou démocratique que soit la République bourgeoise, nous entendons la défendre contre les menées de. cléricales et monarchistes, et nous avons consciemce de mieux servir le prolétariat qu’en risquant de le livrer Le tous les périls d’une réaction triomphante. V7 Le Quant aux universités populaires, nous voulons y consaDAT À crer tous nos efforts. É Le plus grand, je pourrais dire le seul obstacle que nous Ÿ trouvons dans notre propagande, c’est l’ignorance des à Pr masses populaires, ignorance cyniquement exploitée par le nn . patronat, par les riches et les puissants du jour. be F -fs Et chaque fois que nous faisons pénétrer, grâce à de précieux concours, un peu de lumière et un peu de vérité Fe. F dans des cerveaux qui somnolent, dans des consciences ne obscures, nous croyons avoir fait œuvre socialiste. ï ie xd … Adversaires résolus du dogme tyrannique et mn aveugle, c’est à la raison que nous voulons nous mr Et je prétends que l’instituteur qui Lens k L l’enfant fait autant pour le triomphe de nos idées 4° ji fs () IL est incontestable que cetie parole est où

ÿ F ïl crée Un groupe, une propagandiste le plus actif lorsqu’il crée groupe, A À Instruire le peuple, c’est la tâche la plus urgente qui ris s’impose à qui veut l’émanciper. Henri TuroT LA La Petite République du samedi 14 publiait la rectification suivante : Fil Je reçois du citoyen Jules Guesde la lettre suivante que D ÿ nous nous empressons de publier. cé peut être certain, d’ailleurs, que s’il avait donné à sa di réponse un plus grand développement, il aurait trouvé ici # fi la plus large hospitalité. #4: D’autant qu’il eût été intéressant de connaître les résultats Fi de l’inventaire dont il réclame le bénéfice et que nous ur € serions tout à fait enchantés de voir dissiper complètement la fâcheuse impression qu’a pu produire sur beaucoup de socialistes les paroles qui lui furent attribuées par le ei rédacteur du Temps. La lettre ci-jointe que j’ai adressée dès mercredi soir À s au pe le Temps est une réponse suffisante à votre ï. JT y article de ce matin pour que je me borne à vous en e où demander l’insertion. a à” Salutations. Juzes Guespe ‘4 Ni dant, je ne nat ten nie foi de votre correspon- f: taire les paroles éR ue cs bénéfice d’inven- notamment en ce du conter 1 Temps de ce soir, hL e les éléments de division LA !

il uvri re que Contient le projet de loi VW :. Millerand, les universités populair 1 -Waldeck. k F pe du vendredi 13 avril, dans ses Nouvelles du our, enregistrait la rectification de Guesde i A propos de l’interview que nous avons publiée, hier, fi À nous recevons de M. Jules Guesde la lettre suivante Paris, le 11 avril, Monsieur le directeur du journal le Temps. Sans mettre en doute la bonne foi de votre collaborateur, je ne ù puis accepter que sous bénéfice d’inventaire les paroles que me prête le Temps de ce soir, inexactes (1) notamment en ce qui con- ë cerne les éléments de division ouvrière que contient le projet de loi ê Waldeck-Millerand, les universités populaires et la « boutade » de “ Nous maintenons l’exactitude des paroles que nous avons 9 % prétées à M. Jules Guesde, notamment en ce qui concerne les universités populaires et la « boutade » de la fin. ns.” à En ce qui concerne les éléments de division ouvrière contenus, d’après M. Jules Guesde, dans le projet de loi ù Waldeck-Rousseau, nous ne croyons pas avoir trahi le sens de ses paroles. ï era que larectification insérée à la Petite Républig fil ne comporte pas ce

T’ayant communiqué la conférence du citoyen Lafar- ù gue, je suis heureux de pouvoir te communiquer la du conférence donnée par le citoyen Émile Vandervelde, sel député de Charleroi, professeur à l’Université Nouvelle Ed j de Bruxelles, sous la présidence du citoyen Albert Pou- 1 41 lain, député des Ardennes, le mardi 6 mars, à l’Hôtel FER € des Sociétés Savantes. En effet, s’il convient que le Mouvement te communique les conférences pour ainsi dire particulières, spéciales et régionales, il convient ‘à que les cahiers te communiquent cette conférence géné- rale, représentative et pour ainsi dire schématique.

Sténographiée par les frères Corcos, la conférence de

Vandervelde appartenait au Groupe des Étudiants Col-

lectivistes et le Groupe l’avait déjà donnée pour l’édi- us 7x b, de à notre camarade Jacques, libraire éditeur, 97, bou- fe É< kr evard Arago, Paris. Celui-ci a bien voulu nous la A Aussitôt que ce cahier aura été imprimé, Ha. at

  • de Vandervelde sera tirée à part et parai- -Jù à « ra Chez Jacque do rons. ‘es en une brochure que nous annonce- D. ec Le texte a été revu ’ par l’auteur une rédaction définitive, FE Al Amndn