II-13 · Treizième cahier de la deuxième série · 1901-04-05

Librairie des cahiers

Charles Péguy

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André Bourgeois a fait les envois suivants : Dans ces nombres comptent beaucoup d’abonnés éventuels. Nous continuons en effet à recenser dans le Bulletin officiel de la Ligue des Droits de l’Homme les républicains sincères qui fondent à Paris et en province de nouvelles sections, et nous leur envoyons éventuellement nos cahiers. Nous avons commencé à recenser dans la Paix par le Droit les citoyens qui agissent contre la guerre et nous leur envoyons éventuellement nos cahiers. Nous prions tous ces abonnés éventuels de vouloir bien nous manifester sans retard leurs inten- ï Nous avons dû supprimer nos abonnements gratuits (44 (1) Jean Coste ou l’instituteur de village. treisième cahier de la deuxième série Variant de cent cinquante à deux cent cinquante à peu près depuis la fondation de nos cahiers, ils nous coû- taient au moins de deux à trois cents francs par mois.

k Pour nous aider à supporter cette charge, Les Journaux pour tous nous versaient une souscription mensuelle de cinquante francs. Ils ont dû eux-mêmes supprimer cette subvention. Nous avons alors, mais seulement alors, supprimé nos abonnements gratuits.

Nos abonnés gratuits nous étaient devenus chers.

_-Soigneusement recrutés, ils nous lisaient attentivement. Ils faisaient circuler autour d’eux les cahiers. On ne doit donc voir dans la suppression des abonnements gratuits qu’un expédient provisoire où nous sommes contraints par l’excès de la pauvreté. Nous avons vraiment épuisé nos finances et le moment est venu de

ÿ jeter un peu de lest. En maintenant aussi longtemps que nous l’avons fait des abonnements gratuits qui nous étaient aussi onéreux, nous avons vraiment donné tout ce que l’on pouvait nous demander.

Le plus gros avantage que nous puissions désormais faire à nos abonnés pauvres est l’abonnement de propagande, à huit francs. Nous acceptons que ces huit francs soient payés par mensualités de un ou deux francs. Déjà plusieurs de nos anciens abonnés gratuits ! ont souscrit des abonnements de propagande payables par mensualités. Plusieurs de nos anciens abonnés gratuits ont aussi organisé des abonnements collectifs, c’est-à-dire payés-par plusieurs personnes qui s’arrangent entre elles. Autant les groupes sont odieux quand ils sont des rendez-vous de bafouillage, d’envie et d’autorité, autant ils sont précieux quand ils sont des {oyers de travail, de lecture, de liberté.

Nous avons pu reconstituer avec nos retours quelques premières séries complètes. Nous les vendons au prix d’un abonnement ordinaire. Nous ne les vendons qu’à nos abonnés. Dans leur première série les Cahiers de la Quinzaine ont publié un dossier de l’affaire Liebknecht — attitude et intervention de Liebknecht dans l’affaire Dreyfus épuisé s un dossier de la préparation du premier congrès socialiste national, tenu à Paris en décembre 1899 épuisé discussion à la Chambre de la proposition de loi, adoptée par le Sénat, portant modification de la loi du novembre 1892 sur le travail des enfants, des filles k mineures et des femmes dans les établissements industriels, compte rendu sténographique officiel épuisé plusieurs articles, allocutions et discours d’Anatole consultation internationale ouverte à la Petite République sur l’affaire Dreyfus et le cas Millerand dans les cahiers 5, 6, 8, ensemble 3 francs et dans le cahier II épuisé le socialisme et les intellectuels, — conférence faite par M. Paul Lafargue à l’Hôtel des Sociétés Savantes le non reou non mis dans le commerce socialisme et collectivisme, — conférence faite par M. Émile Vandervelde à l’Hôtel des Sociétés Savantes le mardi 6 mars 1900, compte rendu sténographique

treizième cahier _ de la deuxième série Les cahiers épuisés de la première série ne sont plus vendus que dans les quelques collections complètes que nous avons pu reconstituer. Nos collections de la deuxième série sont presque entièrement épuisées. Nous prions instamment ceux de nos abonnés qui auraient des cahiers en double de vouloir bien nous les renvoyer. Réciproquement ceux de nos abonnés quin’auraient pas reçu quelques-uns des cahiers déjà parus feront bien de nous les demander sans aucun Beaucoup de nos amis dévoués se servent de leurs propres exemplaires pour chercher de nouveaux abonnés. Qu’ils n’oublient pas alors de nous demander les exemplaires de remplacement. Nous nous permetk tons de recommander à nos amis d’avoir des collec- tions complètes. Les cahiers qui peuvent aujourd’hui leur sembler oiseux entrent en série tout de même et ceux de nos abonnés qui dans dix ans auront la collec tion complète pourront alors s’apercevoir que les séries n’ont pas été composées au hasard. s Nous devons renoncer à publier en cette fin d’année un index des deux premières séries. Non qu’un index ne soit très utile. Mais nous n’avons pas le temps d’en établir un de si tôt et les séries successives seront si fortement continuées que des index discontinus les représenteraient mal. Nous publierons donc des index à longues périodes, quinquennaux ou décennaux.

  • Jusque-là nous ne ferons que des catalogues. Provisoïi= rement nos abonnés pourront eux-mêmes se composer des index appropriés à leurs besoins. Dans leur deuxième série les Cahiers de la Quinzaine ont publié le programme de l’École des Hautes Études Sociales pour l’année scolaire 1900-1907 épuisé le discours lu par M. Boutroux et l’allocution prononcée par M. Duclaux le lundi 12 novembre 1900, i pour l’inauguration de l’École des Hautes Études René Salomé, — vers l’action 2 francs le théâtre social, — conférence faite par Jaurès le dimanche 22 juillet 1900 au théâtre de la République, avant la représentation de « Mais quelqu’un troubla la fête » épuisé Hubert Lagardelle, — les Intellectuels devant le Lionel Landry, — courriers de Chine épuisé Romain Rolland, — Danton 3 francs les intellectuels devant le socialisme, — réponses de MM. Paul Mantoux et Charles Guieysse au cahier de cahier d’annonces : les journaux pour tous la société des visiteurs le Mouvement Socialiste la Revue d’Art Dramatique ÿ s société nouvelle de librairie et d’édition programme de l’école socialiste pour l’année scolaire 1900-1901 I franc ‘ quelques éléments d’un dossier du récent mouvement pour la liberté en Russie I franc

treizième cahier j de la deuxième série le programme du collège libre des sciences sociales pour l’année scolaire 1900-1901 > I franc k Dans la même série les Cahiers publieront un dossier complet du mouvement russe depuis l’excommunication de Tolstoi le compte rendu sténographique non officiel de la version française du cinquième congrès socialiste international, tenu à Paris du 23 au 27 septembre 1900 Les Cahiers de la Quinzaine ont fait sténographier par les sténographes habituels du Comité général et du Parti socialiste français exactement toutes les paroles Cette sténographie a une incontestable valeur historique a) parce que la plupart des orateurs ont parlé en b) parce que les dévoués traducteurs officiels choisis parmi les délégués ont traduit valablement en français les discours prononcés dans les autres langages. Nous n’avons pas demandé pour ce compte rendu sténographique l’investiture officielle a) parce qu’elle était usurpée pour un compte rendu analytique établi sans la connaissance des textes b) parce que nous ne voulons soumettre à l’autorité de personne, individu ou comité, un texte historique La sténographie établie par les soins des cahiersaété relue par celui des socialistes français qui connaît le mieux le mouvement socialiste international.

Nous la publierons à la fin de cette série en un fort Mais on peut recevoir toutes les publications de la deuxième série en s’abonnant simplement à la a deuxième série des cahiers. Nous servons des abonnements ordinaires et des abonnements de propagande Il voa sans dire qu’il n’y a pas une seule différence de service entre ces deux abonnements. Nous voulons seulement que nos cahiers soient accessibles à tout le monde également. Le prix de nos abonnements ordinaires est à peu près égal au prix de revient; le prix de nos abonnements de propagande est donc très sensiblement inférieur au prix de revient. Nous envoyons éventuellement nos cahiers à qui nous les demande. Les cahiers épuisés de la deuxième série ne sont envoyés qu’aux nouveaux abonnés fermes à la Depuis le premier juin nous n’avons maintenu sur nos listes que s a) les abonnés qui ont payé une somme égale ou supérieure à huit francs pour leur abonnement à la b) les abonnés qui paient régulièrement leur abonnement par mensualités ou fractions. treizième cahier de la deuxième série

Nous tenons gratuitement à la disposition de nos Marcel et Pierre Baudouin : Jeanne d’Arc, drame en

Jérôme et Jean Tharaud : la lumière ; ! .

Pierre Baudouin : Marcel, premier dialogue de la Envoyer un franc pour les frais d’envoi. Ÿ

La grosse importance industrielle et commerciale des cahiers qui achèvent la deuxième série nous empêche d’établir pour la fin de ce mois le bilan que nous devons établir. Nous l’établirons pour la fin de l’année scolaire, fin juillet ou commencement d’août. Dès à présent nous pouvons croire que ce bilan ne sera pas mauvais.

  • L’appel très sérieux que nous avons adressé naguère à nos amis et à nos abonnés a eu ce résultat singulier que nos amis et que nos abonnés ont redoublé de zèle efficace pour nous. Aucun ne s’est dit : Puisque ça devient difficile, je m’en vais. Maïs la plupart se sont dit Puisque ça devient difficile, travaillons. Par ce résultat nous avons connu que les froussards vulgaires n’avaient pas attendu ce moment pour nous abandonner.

Nous renouvelons aujourd’hui cet appel et nous ne voulons pas qu’il y ait malentendu sur le sens que . nous lui donnons.

Tout nous fait croire que dès la troisième série les Cahiers se suffiront financièrement à eux-mêmes. Ils vivront par les moyens du bord. J’entends par là que le produit des souscriptions extraordinaires et des souscriptions mensuelles régulières, des abonnements de souscription, des abonnements ordinaires et des abonESS LIBRAIRIE DES CAHIERS

  • nements de propagande, renforcé des bénéfices que nous réalisons dans le commerce de la librairie, cou-

vrira les dépenses. Le progrès de l’abonnement a été merveilleux. Nous avions 263 abonnés fermes à la fin de la première série. Nous en avons aujourd’hui environ 1.200. Nous avons ainsi gagné au moins 1.000 abonnés, puisque nous avons eu au commencement de la

Le taux des abonnements a fort honnêtement pro- à gressé. Nous avons cinq ou six abonnements de souscription, à peu près 600 abonnements ordinaires, à peu près 600 abonnements de propagande. ‘

Les souscriptions mensuelles régulières s’accroissent régulièrement. Les anciennes souscriptions mensuelies se sont maintenues. De nouvelles sont venues. Une vingtaine au moins de nos abonnés se sont mis à nous envoyer régulièrement un, deux, trois, cinq francs par

Des habitudes nouvelles s’introduisent parmi nous. -Un de nos amis russes, l’initiateur des Journaux pour tous, a bien voulu nous acheter plus de cent exemplai-

res du dixième cahier — cahier d’annonces — où il y avait quelques éléments d’un dossier du récent mouve-

ment pour la liberté en Russie. Nous avons envoyé ces exemplaires à des adresses qu’il nous avait données.

Nous espérons que des achats de ce genre se produiront

pour le Jean Coste et pour les prochains cahiers pairs.

Onsait que le prochain cahier sera un dossier aussi

è complet qu’il faudra du mouvement pour la liberté en Russie depuis l’excommunication de Tolstoi.

Mais surtout nous sommes heureux d’annoncer à nos

treizième cahier de la deuxième série véritables amis que la librairie des cahiers sauverasans doute les cahiers, fournira l’appoint indispensable. André Bourgeois me communique les premiers résultats de la librairie. Ces résultats passent mon espé- rance. Et pourtant on m’accuse d’avoir l’espérance La première opération date du 15 février 1907. En 3 mois et demi. . 464 volumes 1.334 francs Les nombres de la première colonne sont ceux des volumes que nous avons achetés chez les éditeurs pour

  • nos abonnés. Les nombres de la deuxième colonne représentent les sommes que nous avons reçues de nos abonnés pour les volumes que nous leur avons vendus. Si l’on veut bien considérer que notre service de librairie commence à peine à fonctionner et qu’il commence fonctionner dans les mois les moins favorables, on sera heureux de ce premier résultat. Un tel commencement nous permet d’espérer que dès la rentrée prochaine, aux bons mois d’octobre, novembre, décembre, janvier, nous ferons beaucoup d’affaires. On sait que les bénéfices de la librairie sont versés intégralement au budget des cahiers. Nous répétons que la librairie des cahiers ne coûte rien aux cahiers que du travail. Dans ces conditions nous pouvons éva-

  • Juer à ‘un cinquième environ du prix de vente le bénéfice introduit. C’est dire que depuis sa fondation la librai- rie des cahiers a rapporté aux cahiers, qui en avaient près la moitié de ce que nous coûte la fabrication d’un Nous prions tous nos abonnés de vouloir bien acheter tous leurs livres à la librairie des cahiers.

Il y a pour nous tout avantage à cette opération.

Nous avons pour nos cahiers un personnel et des frais généraux. Sans augmenter ni ce personnel ni ces frais généraux nous pouvons faire la commission detousles livres pour tous nos abonnés. Le personnel en fonctions est librement et entièrement dévoué aux cahiers. L’administrateur ponctuel qui a si parfaitement orga- î nisé l’administration de nos éditions a non moins ponctuellement organisé l’administration de la librairie. Nous recevons sans frais les abonnements à toutes les repues. Et cette opération nous est fort avantageuse. Nous faisons dans nos bureaux les plus fortes réductions usuelles, c’est-à-dire que nous y vendons les livres exactement aux prix de l’Odéon. Nous envoyons franco à domicile à Paris aux mêmes

Nous envoyons franco à domicile en province et l’étranger aux prix marqués pour toute commande Nous envoyons franco à domicile en province avec treizième cahier de la deuxième série les plus fortes réductions usuelles, c’est-à-dire exac- ES tement aux prix de l”Odéon, pour toute commande égale ou supérieure à onze francs. Notre service de librairie est rigoureusement réservé à nos abonnés. N’ayant aucune avance, nous ne pouvons opérer qu’au e comptant ou sur provision déposée. ’ Nos abonnés de Paris, de la province ou de l’étranger qui veulent recevoir leurs livres franco à domicile n’ont qu’à envoyer à M. André Bourgeois l’énoncé de la commande. Les livres français partiront par le courrier du même jour. Les livres étrangers partiront par un courrier de la même semaine. , Ceux de nos abonnés qui ont l’intention de nous faire de fortes commandes peuvent déposer à M. André Bourgeois des sommes qui sont ainsi en compte courant. Ils n’ont plus qu’à nous envoyer leurs commandes sur carte postale. Nos factures portent le décompte Pour nous faciliter le travail, nous demandons à nos abonnés de nous envoyer des feuilles ou des fiches de Pour leur faciliter certain choix, nous annonçons les nouveautés. Nous ne pouvons pas penser à faire l’annonce des nouveautés spéciales. Mais sur les milliers de livres qui paraissent dans l’année il y en a une cin- quantaine au plus que tout honnête homme et toute honnête société doit avoir dans sa bibliothèque. Nous annonçons ces honnêtes livres, non pas en les jugeant et en les absolvant, mais en disant en bref, du mieux que nous pouvons, toutes les fois que nous le pouvons, 4

ce qu’il y a dedans. C’est dire que nous procédons le plus souvent par voie de citations, tables et résumés. Nous attirons l’attention de nos abonnés sur ce qu’il y aurait de parasitaire à commander ailleurs que chez nous les livres qu’ils n’auraient connus que par nous. Comme les livres les meilleurs ne sont pas les plus i connus, nous prions instamment ceux de nos abonnés qui découvriraient des livres de vouloir bien nous faire part de leurs découvertes. Nous avons d’avance dans nos bureaux tous les livres que nous annonçons. Nous avons en deux heures les livres français. Nous avons dans la semaine les livres Ceux de nos abonnés qui demeurent à Paris nous feront plaisir en venant acheter leurs livres dans nos bureaux. Notre situation est centrale, en ce sens que nous sommes à cinq minutes, et moins, de l’Odéon. Nous prions ceux de nos abonnés qui auraient l’intention de nous acheter des livres pour les vacances de 3 ï vouloir bien nous les commander avant la fin de juillet. Il est indispensable que le personnel des cahiers prenne un mois et demi de vacances, du lundi premier juillet Nous sommes heureux surtout de fournir aux biblio- k thèques. Nous ne saurions trop engager nos amis perdus des campagnes et des petites villes à fonder sans formalités des bibliothèques. Autant les groupes parloirs parlementaires sont vains, autant les sociétés de lecture sont eflicaces, pourvu qu’on y lise. Nous fournissons toutes espèces de livres, non seule13

treizième cahier de la deuxième série ment de littérature, mais de sciences, droit, médecine, et ainsi de suite.

Nous avons fourni ou nous fournirons à plusieurs universitaires, bibliothèques scolaires. On a bien voulu nous demander quelquefois conseil pour la constitution même de ces bibliothèques, pour le choix des livres, étant donné un crédit de tant. Nous avons ainsi été conduits à dresser des listes que nous communi- quons sur demande. Ce travail sera poussé, complété dans la troisième série de nos cahiers.

Étant donné qu’il existe une institution pernicieuse nommée la distribution des prix, mieux vaut y distribuer des bons livres que des mauvais. Nous sommes en état de vendre et au besoin d’indiquer ces bons

Je prie instamment ceux de nos abonnés qui demeu- rent en province et qui passeront à Paris pendant les vacances de vouloir bien venir me voir. Je serai aux cahiers le jeudi de deux à cinq. Un entretien sérieux vaut mieux qu’un an de correspondance. : Nous prions ceux de nos abonnés qui ne changent de résidence que pour la durée des vacances de vouloir bien ne nous demander aucun changement d’adresse. Nous les prions qu’ils donnent chez eux les instructions pour que les cahiers suivent.

Vient de paraître chez Fasquelle, éditeur, en un ‘ volume de la Bibliothèque Charpentier. Pris dans nos bureaux ou franco Franco à domicile en province ou à l’étranger : AS Seul ou dans une commande inférieure Dans une commande égale ou supérieure Les anciens dreyfusards voudront avoir ce livre. L’auteur le présente ainsi Je raconte uniquement dans ces pages ma vie pendant les cinq années où j’ai été retranché du monde des Les événements qui se sont déroulés autour du procès de 1894 et dans les années suivantes, en France, me sont restés inconnus jusqu’au procès de Rennes.

treizième cahier r 5 de la deuxième sé Pour ces raisons nous pouvons croire que nos cahiers vivront dès la troisième série et que l’amortissement de la dette initiale pourra commencer peu après. Il n’en reste pas moins cette dette. J’en donnerai une idée en disant que le déficit n’existerait pas a) si nous n’avions jamais servi d’abonnements b) si nous avions fondé la librairie des cahiers en même temps que les cahiers; ÿ c) si nous n’avions pas eu à faire le lancement de la Je dirai ailleurs ou j’ai dit ? a) pourquoi nous avons servi des abonnements b) pourquoi nous n’avons pas fondé la librairie des cahiers en même temps que les cahiers; c) pourquoi nous avons fait le lancement de la Provisoirement il suffit que l’on sache a) que nous ne servons plus d’abonnements gratuits ; É b) que la librairie des cahiers marche bien c) que nous n’aurons plus jamais à faire un grand Il reste qu’il ya pour le présentun déficit, pourlequelje me suis engagé corps et biens. Je demande s’il est juste qu’on m’en laisse porter toute la responsabilité jusqu’à l’amortissement. Tel est le sens exact de l’appel que j’adresse pour la dernière fois aux amis de ces cahiers. Je ne veux apitoyer personne. Je n’ai à demander . aucune charité. Je ne dirai pas qu’il s’agit de la vie de nos cahiers. Le moment est passé où l’on avait à se demander si les cahiers vivraient ou si l’on réussirait à les tuer. Il ne s’agit plus que de me laisser ou de ne me laisser pas, au commencement d’une entreprise pertinace, la responsabilité d’assez gros engagements. Comptons sur nous-mêmes, en attendant que les sur nous pauvres. Que nos amis pauvres nous envoient régulièrement un ou deux francs par mois. Plusieurs ont déjà commencé. Que nos amis plus pauvres se mettent plusieurs ensemble et souscrivent des abonnements collectifs ou des souscriptions mensuelles collectives. On nous dit que nos cahiers circulent beaucoup. La simple probité demande que tous ceux qui nous lisent contribuent quelque peu à nous rémunérer. On ne peut demander que nos cahiers travaillent pour un salaire de famine. Toutes les fois que dans les campagnes et dans les villes de province nos cahiers sont lus en com- : L

  • mun, que nos lecteurs s’entendent pour s’abonner et pour souscrire en commun, sans aucunes formalités. Æ Outre qu’elle produit beaucoup plus, la souscription mensuelle régulière a cet avantage moral incomparable qu’elle demande au souscripteur une attention constante, une activité maintenue, un effort soutenu. L’ou- k vrier, l’employé, le professeur, le répétiteur, l’institu__ teur qui pense à nous au commencement de chaque mois nous console plus que tout des anciens lâchages Des amis nous demandent parfois pourquoi nous composons les cahiers de telle ou telle manière. Ils treizième cahier de la deuxième série pensent bien que nous avons nos raisons. Ils nous les demandent. Nous ne pouvons les donner dans les cahiers mêmes. Les cahiers doivent démontrer leur vie en vivant et non par une encombrante énumération des raisons qu’ils ont de vivre, — et de vivre ainsi. Je ferai donc un mémoire, qui ne sera pas publié dans les séries des cahiers, où je donnerai ces raisons. Nous prions ceux de nos abonnés qui vont en vacan- ces de vouloir bien nous chercher des abonnements dans les régions qu’ils n’ont pas encore épuisées. notre connaissance et parmi les républicains il a été commis Cette année au moins quatre tentatives de la première contre les Cahiers de la Quinzaine; la deuxième contre la Coopération des idées; la troisième contre les Temps nouveaux; 4 la quatrième contre le Mouvement Socialiste. ÿ Je me permets de nommer ici boycottage l’affamement concerté de camarades faibles par des camarades forts. “E Pour des raisons que nous donnerons ailleurs, nous sommes résolus à ne pas publier dans les séries de nos cahiers le dossier du boycottage que nous subissons. Nous publierons le dossier du boycottag’e exercé contre le Mouvement Socialiste quand nous publierons un ou plusieurs comptes rendus que nous avons du congrès Nous publions aujourd’hui un dossier du boycottage exercé contre les Temps nouveaux et un dossier de la Coopération des idées. g.

Nous lisons dans le Socialiste, organe central du Parti ouvrier français, numéro du 9-16 juin : Le Orléans. — Le citoyen Lucien Roland, membre du Conseil national, a fait, au groupe d’études sociales, une _causerie sur la situation du parti socialiste en France. Après cette causerie, il a été donné lecture d’un factum dans lequel un nommé Péguy essaie de faire de l’esprit en critiquant les membres du groupe d’études sociales d’Orléans. L’ordre du jour suivant, proposé, à été voté à l’unanimité Les membres du groupe d’études sociales, après avoir ae pris connaissance d’une publication quelconque où un M. Charles Péguy donne libre cours à sa méchanceté en critiquant d’une manière stupide les militants, déclarent n’attacher aucune importance à ces cancans, félicitent le Parti Ouvrier français d’avoir été, en ces derniers temps, le gardien fidèle du véritable socialisme et aflirment que le citoyen Roland a toujours rempli fidèlement les différents mandats qui lui ont été confiés dans les Congrès. Le groupe décide, en outre, de soutenir aux prochaines élections législatives, une candidature nettement socialiste et révolutionnaire.

nous à SIg na sumé de tout que fut Proud pas avoir limit sg dhon de pet de le comprend . les lecteurs des aises de sa fargue, dit M. invité les filles d sur son tombeau servateurs et r Si Proudhon est En jetant les yeux s spécial pour le socialisme ! fait bourgeois, d’aprés c Nous avons reçu cette lettre : : Ÿ x . PARIS C’est moi qui ai rendu n. Téléphone 801-04 tration de la Société Nouvelle du roman de M. Lavergne. Je suis obligé d’opposer un démenti catégorique aux propos que vous Veuillez insérer cette lettre dans votre prochain cahier. De Je prépare un mémoire pour assurer définitivement ma défense personnelle et celle des cahiers. F à Ce mémoire ne sera pas publié dans les séries des Ceux de nos abonnés qui suivent nos indications se sont abonnés à la Bibliothèque Socialiste commencée par la Société Nouvelle de librairie et d’édition, publi cation momentanément suspendue. Ils ont donc en mains le Proudhon de M. Hubert Bourgin.