Texte sans commentaires. Catalogue analytique sommaire
; ne de paraissant vingt fois par an 8, rue de la Sorbonne, au rez-de-chaussée …
Nous envoyons ce catalogue analytique sommaire à nos abonnés, nous le présentons au public en toute confiance, en toute simplicité.
Parcourant cet énorme catalogue analytique sommaire, nos anciens abonnés reconnaîtront je ne dispas le plan de nos cinq premières séries, mais, ce qui vaut mieux qu’un plan, arrêté, ce quiest d’un autre ordre, ils ressaisiront d’un bref regard le mouvement de nos cahiers, ils en ressaisiront le rythme même, le mouvement intérieur, libre, spontané, plein; ils en ressaisiront l’harmonie du dedans et vraiment la vie intérieure.
Lisant ce catalogue analytique sommaire nos nouveaux abonnés, qui nous demandent souvent des renseignements sur les commencements de nos cahiers, retrouveront, ressaisiront en bref ces commencements, ce départ, qui fut lourd, parce qu’il fallait soulever, remonter tous les courants de toutes les démagogies.
Par les soins de nos amis, par les soins de nos abonnés, par nos soins, ce catalogue analytique sommaire viendra aux mains de personnes qui ne connais-
sent pas nos cahiers, et de personnes qui les connais-
- Aux personnes quinous connaissent malnous demandons instamment de se mettre dans la situation des personnes qui ne nous connaissent pas; nous leur demandons en particulier, au moment où elles ouvrent
; ce catalogue, d’oublier pour un temps le bien que l’on a pu leur dire de nous; rien n’est souvent aussi dangereux pour les intéressés, dans l’esprit des tierces personnes, que les trop pressantes recommandations d’amis communs. 4
Aux personnes qui ne connaissent pas nos cahiers,
nous présentons ce catalogue analytique sommaire ;
| en quelques mots seulement, puisque nous l’avons fait
justement pour éviter les longs discours, les inutiles commentaires, les vaines explications.
A tout honnête homme qui ne connaît pas nos cahiers
nous demandons simplement de lire ce catalogue ana-
lytique sommaire; le lire ; tout uniment ; rien ne vaut,
rien ne remplacera une honnête et simple lecture d’un
texte honnête et simple; nul commentaire, nulle expli-
cation, disons le mot, nul boniment ne vaut près d’un
Non pas que ce catalogue analytique sommaire suflise | à donner de nos cinq premières séries une idée totale ; : il en est une image, en raccourci, et il n’en est évidemment pas la reproduction; nos cinq premières séries peuvent seules donner une idée totale de nos cinq premières séries; j’ai moi-même établi de tous textes ce
catalogue analytique sommaire; j’y ai mis tous mes
soins ; j’y ai passé tout ce que l’on nomme agréablement les loisirs des vacances, ou du moins tout ce que É
l’administration militaire a bien voulu m’en laisser; je 2
m’y suis légèrement fourbu ; j’y ai mis toute mon appli-
cation ; plus que personne aussi j’en connais les défauts;
les dessinateurs ont accoutumé de dire que rien n’est
aussi difficile à faire que les raccourcis ; je m’en suis
aperçu; combien de fois ne me suis-je pas arrêté devant
un aussi énorme entassement de travail, devant des cahiers si pleins que la mise en sommaire ne pouvait plus
fonctionner, que je ne pouvais absolument pas raccourcir, qu’il fallait tout citer, que peu à peu le cahier tout
entier passait dans le catalogue ; je me battais contre
mon texte ; j’en refusais; je n’en voulais pas; et malgré
moi tout entrait.
J’ai fait ce que j’ai pu; pour les cahiers qui admettaient un sommaire, j’ai fait un sommaire; pour les cahiers qui n’admettaient pas un sommaire, comme les u cahiers de lettres ou de philosophie, nous avons donné le commencement, avec rupture brusque, abrupte ; nous avons donné le départ, qui n’est pas tout dans les œuvres, mais qui est important, souvent capital, parce que l’auteur y doit donner le ton; pour les cahiers qui admettaient le sommaire et le commencement, j’ai donné le sommaire et le commencement; pour les cahiers articulés de plusieurs parties, comme les cahiers de plusieurs courriers, nous avons donné autant de commencements.
J’ai fait de mon mieux; on me pardonnera les inévitables imperfections.
les Que tout honnête homme aux mains de qui viendra
ce catalogue le lise donc, sans arrière-pensée, sans
5 pensée antérieure, comme entrée en connaissance.
| Qu’ensuite on s’abonne aux cahiers pour deux ans; il
ù * ne faut pas moins pour savoir ce qu’ils sont; après ces
4 deux ans on pourra les aimer ou ne les aimer pas; on
1 les estimera toujours.
, On saura ce qu’ils sont ; il faut les avoir bonnement
À reçus pendant deux ans pour savoir ce qu’ils sont; nos
à cahiers sont si nouveaux, de toute manière, que l’on es-
à saierait vainement de s’en faire une idée en les compa-
À il rant, en cherchant des rapprochements, des éléments
à de connaissance et de comparaison dans les publica-
| tions antérieures ; on n’arriverait jamais ainsi, par une
| synthèse artificielle et factice, qu’à se représenter du
‘ à nouveau vieux, et faux ; or nos cahiers sont du nouveau
ni, neuf, et vrai ; ils ont cette singulière nouveauté, qu’ils
ke sont vrais ; il ne faut pas dire : ils sont comme ceci et
4 n: comme cela; ils sont mieux que Paul et plus mal que
Pierre, ils ressemblent à Jacques; non, ils sont comme
ils sont ; il faut se faire, pour les lire, ou se refaire une
D âme simple et neuve ; il faut les lire eux-mêmes, pour à 4 eux-mêmes, comme des textes, qu’ils sont, sans penser 4 à mal ; pour lire les cahiers, il faut avoir su oublier “ beaucoup ; il faut avoir oublié beaucoup de l’école, ap- : ; pris un peu de la vie. à Deux années sont nécessaires pour que l’on ait une 5 idée de nos cahiers, une idée juste; nous travaillons à 10 longue échéance;, il n’y a de travail sérieux, et qui ñ rende, que le travail qui se fait à longue échéance; il
est plus que jamais vrai que le temps ne respecte rien
de ce que l’on fait sans lui; qu’on lise donc nos cahiers
sans inquiétude et sans étonnement; la contexture n’ap-
paraît, le rythme ne se dessine qu’après un assez long £ temps; les agités, les aflolés donc, les quotidiens, les “10 éphémères, les gens qui veulent recevoir des opinions toutes faites, pour n’avoir pas à travailler, les malins É et les avantageux, les gens qui veulent parler de tout sans avoir jamais rien appris n’ont rien à gagner avec 4 nous.
Il faut avoir vraiment reçu nos cahiers, bonnement,
toutes les quinzaines, réellement, des mains du facteur, comme un objet de correspondance, à leur date, comme un moyen de communication; il ne faut pas se jeter dessus pour les corroder comme un critique aigre ou pour les dévorer comme un commentateur glouton ; nous ne nous adressons qu’aux honnêtes gens, aux ;
Nous présentons ce catalogue analytique sommaire au public en toute confiance, en toute simplicité, en toute sécurité.
4 4 . 4
antérieures à la fondation des cahiers
drame en trois pièces ; Domrems ; les batailles ; Tiouen ; décembre 1897, un volume grand in octavo de 752 pages ;
PIERRE DELOIRE. — De la Cité Socialiste, — août 1897, éditions de la Revue Socialiste, une piqûre de huit PIERRE BAuDouIN.—Marcel,premier dialogue de la cité harmonieuse, — un volume grand in octavo, 228 pages, juin 1898, éditions de Georges Bellais; deux francs — un beau volume in-12, carré, de 116 pages, avec une lithographie de HENRY DE Groux, dédié à Lucile de Châteaubriand qui mourut d’avoir aimé son frère, épi-
4 sodes l’Échafaudage, la Merveille, sur les routes, la lu
- Détresse ; éditions de Georges Bellais, Paris, hiver 1898, “
4 cahier de 96 pages; épigraphe : Qui perd les yeux perd
4 la beauté de l’Univers et reste semblable à un homme qui ” ‘fi serait enfermé vivant dans un sépulcre où il y aurait | |: mouvement et vie, Léonard de Vinci; dédié à notre | 4 Maître Villiers de l’Isle-Adam; le navire, le magicien, È ; 20 Timor, les ténèbres; Aome — Paris, mars 1898 — L “0 août 1899 ; fini d’imprimer en juin 1900; un frânc
But pour la première fois à Paris, surle théâtre de l’Œuvre,
T4 le 3 mai 1898; la scène se passe dans une Hollande de NE fantaisie, au dix-septième siècle; épigraphe : Je n’ai | ide pas besoin d’espérer pour entreprendre, et de réussir id pour persévérer, Guillaume d’Orange; éditions de la
FN revue d’Art dramatique, achevé d’imprimer le premier
ei août 1898, un volume de 124 pages, in-16, carré;
vs marqué trois francs, ce volume est en voie d’épuise-
be ment; chacun des derniers exemplaires \ sept francs
MEL drame en trois actes, — représenté pour la première fois ‘4 à Paris, sur le théâtre de l’Œuvre, le 21 juin 1899; épits _ graphe : Instituons une fête plus touchante, la fête du Fee malheur. Les esclaves adorent la fortune et le pouvoir. | L Nous, honorons le malheur. Robespierre, 7 mai 1994:
la scène à Paris et en province, en juillet-août 1593; | | éditions de la revue d’Art dramatique, où achevé d”im- te [M primer le 20 octobre 1899, un volume de 92 pages, in-16, …._ marqué trois francs, ce volume est en voie d’épuise- & | Ÿ ; chacun des derniers exemplaires sept francs À …. Romax Rocraxp.— Les Loups, trois actes, — repré- ” “ senté pour la première fois au théâtre de l’Œuvre, le | . 18 mai 1898, sous le titre de Morituri ; épigraphe homo à | ho lupus, la scène à Mayence en 1793, éditions de ? | Georges Bellais, un beau volume grand in octavo, carré, k mue 128 pages, avec une lithographie de Hexry DE Fa: | -Groux, fini d’écrire à Paris fin mars 1898, fini d’im- # | _Jgax Jaurès. — Action Socialiste, première série, Mu — un fort volume in-18, carré, de 560 pages, éditions de : , | Ge orges Bellais, le Socialisme et l’Enseignement, le Dee Socialisme et les Peuples; trois francs cinquante É | (D jeunes amis m’ont demandé la permission de réunir, 3 en un ou plusieurs volumes, un choix de mes articles et 3 discours. Un moment, j’ai hésité. Je craignais qu’on ne vit | là une sorte de préoccupation littéraire peu convenable à | m militant. Et puis, nous avons devant nous tant de travai nous avons si peu fait, qu’il me paraissait dangereux
- dese retourner vers le passé. A quoi bon lier ces pauvres gerbe: quand la moisson commence à peine? Mais ces jeunes gens m’ont dit que publier un volume de propa- | ande, comme on publierait une brochure de propagande,
} k c’était encore agir, et je me suis rendu de bon cœur à leur Ë Ce sont eux qui ont fait tout le travail, le choix et le À classement. Je ne sais même pas, en écrivant cet avanta propos, quels sont les morceaux contenus dans ce volume. 3 Mais ce que je sais bien, c’est que, quelle qu’en soit la date, de * on y retrouvera la même inspiration socialiste. Dès que k ! j’ai cofnmencé à éerire dans les journaux et à parler à la pe Chambre, dès 1886, le socialisme me possédait tout entier, V2 et j’en faisais profession. Je ne dis point cela pour com- ; EU - battre la légende qui fait de moi un centre-gauche converti, AV mais simplement parce que c’est la vérité.
à Mais il est vrai aussi que j’ai adhéré à l’idée socialiste et 4 collectiviste avant d’adhérer au parti socialiste. Je m’imaL ginais que tous les républicains, en poussant à bout l’idée x de République, devaient venir au socialisme. Et il me 0 paraissait plus sage de ne pas créer un groupement sociaLEE liste distinct. C’était une illusion enfantine, et, ce que la 1 vie m’a révélé, ce n’est point l’idée socialiste, c’est la néces- À sité du combat. Si les pages qui suivent pouvaient aider NA les hommes de pensée à devenir des hommes de combat, “3 et à comprendre que la vérité, pour être toute la vérité, y doit s’armer en bataille, les jeunes gens désintéressés et 14 dévoués qui ont pris l’initiative de cette publication d seraient bien payés de leur peine.
0 Le Socialisme et l’Enseignement
- Aux instituteurs et institutrices;
à k L’Organisation de l’Enseignement primaire ;
o à Le Capitalisme, la Classe moyenne et l’Enseignement; ee. : Dans l’Ouest ;
Ex ‘ La Jeunesse pensante et le Peuple;
4 \ L’Idéal de Justice;
#4 L’esprit des paysans ;
La réforme du baccalauréat;
L’action cléricale et l’Enseignement; Au clair de lune; Fin d’année ; Le Pape des ouvriers ; 5 Néant du Catholicisme social; L’Instruction morale à l’école; La Laïcité de l’Enseignement ; ; Les libertés du personnel enseignant. — Interpellation
L’Enseignement laïque et l’enseignement clérical; La crise de l’Université;
Le Socialisme et les Peuples La Loi militaire égale pour tous; En revenant du régiment; Paix et revanche ; ! La Démocratie française en Europe; Nos camarades les socialistes allemands; La Conférence de Berlin; France et Russie; La France et le Socialisme; Armée et diplomatie; è Les marins russes à Paris ; Aux pays annexés ; La guerre de l’Indépendance crétoise ;! L’alliance russe et la réaction; La guerre hispano-américaine ; Fashoda, l’Angleterre et la paix;
LT Premier cahier, du 5 janvier 1900, un cahier jaune
100 Lettre du Provincial; de la Province, jeudi 21 dé-
AU L’affaire Liebknecht : un incident au premier congrès TE Liebknecht ; compte rendu ofliciel de cet incident; docu- | 158 ments : une lettre adressée par Liebknecht au directeur de « 5 la revue die Fackel, supplément à l’ « Affaire » datée de Ex. 1899, 26 octobre 1899; traduction de ces trois articles; la À #4 \ traduction de ces articles dans l’Action française, numéro 10, fs ns du premier décembre 1899 : W. Liebknecht et l’affaire 4 À Dreyfus; un article de la Libre Parole, mardi 5 décembre À 2 ‘na Petite République, lundi 11 décembre, l’article de Liebknecht;
un incident au punch de Saint-Mandé, d’après la Petite : +
République du mardi 12 décembre; explications, deux lettres “4
de Liebknecht, présentées par Gérault-Richard dans la ‘4
Petite République du mercredi 20 décembre; chez Liebknecht, Ne
interview de Liebknecht par M. Marcel Hutin, publiée dans a: pi
l’Écho de Paris du vendredi 22 décembre, l’affaire Dreyfus “
et l’opinion allemande, — si Liebknecht avait été à la place
de M. Méline, — l’A ffaire est terminée, — seul contre tous ; — « chez Liebknecht, deuxième interview du même au même, ÿ
publiée dans l’Écho de Paris du samedi 23 décembre, le Es
parti socialiste français et l’Affaire, le cas de M. Millerand, À
— Liebknecht et Jules Guesde; — une lettre de M. Henri +
Vaugeois, directeur de l’Action française, à l’Echo de Paris; 1
une réponse de Gérault-Richard à M. Henri Vaugeois, dans j
la Petite République du dimanche »% décembre ; chez F
Liebknecht, troisième interview, dans l’Écho de Paris du l
dimanche 24 décembre, Le général Mercier sénateur, — en |
France et en Allemagne, — la situation en Allemagne, — |
Avant la première quinzaine : chronique financière de
l’Aurore: départ de M. Clemenceau; l’affaire Zola, lettres L
de Zola au général de Galliffet et à M. Waldeck-Rousseau, à
la réponse de M. Waldeck-Rousseau; la ligue des Droits
de l’Homme; la grâce de Liard-Courtois, la ligue des Droits ,
de l’Homme et les massacres d’Arménie; de l’affaire :
Dreyfus, une assignation du colonel Picquart, une lettre |
de Philippe, duc d’Orléans, au duc de Luynes, Dampierre,
de Kis-Jenoë, 6 décembre, 9 heures matin; contre les bar-
bares, union populaire contre les courses de taureaux ;
marqué un franc cinquante, ce cahier est en voie ;
d’épuisement; chacun des derniers exemplaires
Deuxième cahier, du 20 janvier 1900, un cahier
jaune de 144 pages :
Du second Provincial; Nyons, 13 janvier 1900:
1 5
= - La préparation du congrès socialiste national : un artielg Fe de Jaurès dans La Petite République du samedi premier pe juillet 1899, Action complète, la conclusion; les Fédérations socialistes du Doubs, du Haut-Rhin, du Jura, de l’Ain et de n! la Côte-d’Or établissent des propositions; texte de ces pro- (4 positions, reproduites et commentées par Jaurès, dans La 5 Petite République du mercredi r2 juillet; une déclaration de Ms Jaurès dans la Petite République du lendemain jeudi 13, ä \ la vraie question ; le manifeste à la France ouvrière et js socialiste communiqué à la presse le même jeudi par le ne Parti Ouvrier Français, le Parti Socialiste Révolutionnaire et l’Alliance Communiste Révolutionnaire texte emprunté à la Petite République du samedi 15; un article de Jaurès à ; en réponse, la lutte de classe, dans la même Petite RépuKe À blique; une lettre du citoyen Carnaud, député, datée de
i Paris le 14 juillet 1899, adressée mon cher Jaurès, reproLe : + duite dans la Petite République du dimanche 16; à la suite
si une lettre du même à Guesde, même date, au citoyen secré- ‘A taire, pour l’intérieur, du Parti ouvrier français, mon cher da Guesde, reproduite à la suite dans la même Petite Répu- \ blique; le même jour Jaurès continue sa réponse : Qui trompe-t-on ? dans la même Petite République; un article de Fournière, premières impressions, dans la Petite Répu- | blique du lundi 17; le même jour Jaurès continue sa réponse: Organisons-nous dans la même Petite République; le lende- ! main Jaurès continue sa réponse : Oui, expliquons-nous, dans la Petite République du mardi 18; cet article contient k une lettre du citoyen Paul Lafargue, datée de Draveil k une rectification de M. Gabriel Bertrand; et une rectification de M. Gabriel Monod dans La Petite République du ; . Travail des enfants, discussion à la Chambre de la pro- ; position de loi, adoptée par le Sénat, portant modification | de la loi du 2 novembre 1892 sur le travail des enfants, des i filles mineures et des femmes dans les établissements . + industriels; séances du mercredi 20 et du jeudi 21 décembre
1899; compte rendu emprunté au Journal ofjiciel; plu- de sieurs discours de M. Vaillant et de M. Millerand, détail à des scrutins pour les députés socialistes; 6 Quinzaine, pour mémoire, un discours de M. Léon Bourgeois, prononcé au Comité d’action pour les réformes républicaines, le mercredi 10 janvier 1900, sous la présidence de M. Mesureur, texte emprunté au Temps du lendemain : le Péril, — la défense de la République, — les élections sénatoriales, — le « Parti sans nom », — l’Armée et la République, — l’élection de Tournon, — le cléricalisme, — contre les congrégations, — la loi sur les Associations, — impôt fidèles à notre drapeau ; — un article de Jaurès dans la Petite République du samedi 13, le discours de M. Bourgeois; marqué un franc cinquante, ce cahier est en voie d’épuisement; chacun des derniers exemplaires Troisième cahier, du 5 février 1900, un cahier jaune Pour et contre le socialisme : la liberté par l’étude, discours prononcé par Anatole France à l’inauguration de l’Émancipation, université populaire du quinzième arrondissement, texte emprunté aux journaux du jeudi 23 novembre; du même, histoire contemporaine, Clopinel, texte emprunté au Figaro du mercredi 3 janvier 1900; du même, histoire contemporaine, après Clopinel, texte emprunté au Figaro du mercredi 10 janvier 1900; en réponse, de M. Jules Roche, contre le Socialisme. — S I. — Le danger, commencement de l’article, texte emprunté au Figaro du vendredi 12 janvier 1900; d’Anatole France, histoire contemporaine, spectacle conso-
ù lant, conclusion de l’article, texte emprunté au Figaro ne. du mercredi 17 janvier 1900; 1164 La préparation du congrès socialiste national, suite : une (4 ra : étude sur Jaurès; documents et renseignements : une lettre 1 du citoyen Calixte Camelle, datée mairie de Bordeaux, br cabinet de l’adjoint, adressée mon cher citoyen Jaurès, 108 dans la Petite République du mardi 18 juillet 1899; une 19 lettre du citoyen Delesalle, adjoint au maire de Lille, HU _ datée de Lille, le 15 juillet 1899, hôtel de ville, cabinet 14 des adjoints, adressée mon cher Jaurès, dans la même 75884 Petite République; démission de Henri Turot de membre Ji du Parti Socialiste Révolutionnaire, par dépêche datée EUR ’ de Saint-Briac, 16 juillet, 2 heures 10 du soir, dans Ÿ la même Petite République; dans la Petite République FR du mercredi 19, Jaurès continue sa réponse, Les responsadi bilités; dans la même Petite République, une lettre du f citoyen docteur Ferroul, datée de Narbonne, 16 juillet D 1899, adressée mon cher Gérault-Richard; ensuite une :Ne lettre du même, député de l’Aude, même date, au citoyen 7 ÿ Guesde, adressée mon cher Guesde; dans la même Petite ti République, les démissions : une lettre de E. Degay, pate datée Paris, 17 juillet 1899, adressée mon cher Landrin, si portant démission de membre du Parti socialiste révo- (43 central; une lettre de Louis Parassols, conseiller muniN cipal de Sainte-Florine, adressée mon cher Landrin, porEM tant démission de membre de la commission administraal tive du Parti socialiste révolutionnaire, à transmettre au 4 comité révolutionnaire central; une lettre de A. Chabo1 seau, adressée cher citoyen Jaurès, portant note de son ii expulsion de la commission administrative du Parti socia14 liste révolutionnaire, expulsion remontant au 27 juin 1899, Ê provoquée par une lettre de lui; dans la même Petite 1 République, une lettre du citoyen Coutant, et la réponse te de Gérault-Richard à Coutant, émancipons-nous; dans la Hi Petite République du jeudi 20, de Gustave Rouanet, une à lettre ouverte au citoyen Bénézech, député de l’Hérault ; Le dans la même Petite République, une protestation de BerFA
nard Cadenat, député, contre le manifeste; une déclaration # du citoyen Pastre, député du Gard, et de son comité, datée ; D du Vigan, 18 juillet, 5 heures 35, soir; une déclaration de LS Maxence Roldes, Montceau-les-Mines, 18 juillet, 3 heures 55, ‘4 soir, adressée au citoyen Jean Jaurès; dans la Petite Répu- à: blique du vendredi 21 juillet, un article de Maxence x Roldes, parlons net; une lettre du citoyen Carnaud, en FA réponse à l’article du citoyen Rouanet, courtloise réponse, Ë adressée mon cher Rouanet; une lettre du citoyen Légitimus, membre du Conseil national du Parti ouvrier fran- çais, député, président du conseil général de la Guadeloupe, datée de Paris, ce 18 juillet 1899, adressée mon cher Gérault; une lettre du citoyen E. Brunellière, datée de Nantes, le 16 juillet 1899, adressée mon cher Jaurès; une s* lettre du citoyen Raymond Lavigne, datée de Bordeaux, $ 18 juillet 1899, adressée mon cher Jaurès; dans la Petite République du dimanche 23, une lettre du citoyen Prosper Ferrero, député de Toulon, datée de Toulon, 20 juillet 1899, adressée mon cher Gérault-Richard; ensuite une lettre du mêre au citoyen Guesde, même date, adressée cher citoyen Guesde; enfin dans La Petite République du j lundi 24 une lettre du citoyen Dufour, conseiller général, député de l’Indre, datée d’Issoudun, le 21 juillet 1899,
Travail des enfants, suite de la discussion, à la Chambre, de la proposition de loi, adoptée par le Sénat, portant modification de la loi du 2 novembre 1892 sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels; suite de la séance du jeudi 21 dé- M. Cadenat; amendement Vaillant; discours de M. Édouard : M. Dejeante; détail des scrutins pour les députés socialistes; ? marqué un franc cinquante, ce cahier est en voie . d’épuisement; chacun des derniers exemplaires
| “+ catalogue analytique sommaire ÿ Quatrième cahier, du 20 février 1900, un cahier : jaune de 72 pages : 3 De la grippe; y La préparation du congrès socialiste national, suite : é Fédération des Travailleurs socialistes de France, déclara2 tion aux membres des diverses organisations socialistes, Fù dans La Petite République du lundi 17 juillet 1899; dans la Ne Petite République du mercredi 19 un article de Fournière, | attitude double ; dans la Petite République du jeudi 0, PNR Fédération des Travailleurs Socialistes de France, Parti ki c . ouvrier socialiste révolutionnaire, Paris, le 18 juillet 1899, si , Union fédérative du centre, une délibération, décision, < déclaration; un appel; dans La même Petite République, Fe une lettre du citoyen Bernard Cadenat, adressée mon ni cher Gérault-Richard ; Secrétariat général du Parti ouvrier 4 socialiste révolutionnaire, une déclaration aux travailleurs ; Va Millerand et les syndicats, adresse de félicitations pour une J satisfaction accordée, datée de Paris, 17 juillet 1899, 4 adressée à monsieur le Ministre du commerce; dans La 5 Petite République du mardi 18 juillet, premières communications de la province; dans la Petite République du vendredi 21 juillet, les États-Généraux du Parti Socialiste ; un article de Gérault-Richard, les États-Généraux du : Parti Socialiste de France; déclaration, communiquée ce à la presse, au Comité national de la Fédération des travailleurs socialistes de France, pour le Conseil national du Parti ouvrier français, pour la Commission admi- © nistrative du Parti socialiste révolutionnaire, et pour le secrétariat de l’Alliance communiste révolutionnaire ; l’article de Gérault-Richard contient cette déclaration ; dans {a même Petite République, un article de Jaurès, vers l’unité; \ une résolution du Parti Ouvrier Socialiste Révolutionnaire, ! Union fédérative du Centre, aux travailleurs; dans La Petite République du jeudi 3 août, une lettre de Baudin, ; datée de Saint-Briac, 31 juillet, adressée mon cher Jaurès;
dans cette lettre une lettre du même Eugène Baudin au “4 citoyen Breton, député de Vierzon, datée Saint-Briac, ct le 16 juillet 1899, adressée mon cher Breton ; dans Fe la Petite République du dimanche 6 août un article E de Jaurès, pour la discussion! dans la même Petite + République une communication du Comité d’entente socia- 4 liste, portant lecture des propositions faites par les diverses organisations au sujet du Congrès général extraordinaire du Parti socialiste, Parti Socialiste Révolutionnaire et Parti Ouvrier Français, Confédération des Socialistes indépen- ; dants, convocation des groupes, ordre du jour du congrès, Fédération des Travailleurs Socialistes de France, Parti Ouvrier Socialiste Révolutionnaire; dans la Petite Répu- 4 blique du jeudi 10 août, une communication du Comité d’entente socialiste: dans la Petite République du samedi 12 août, une communication du Comité d’entente socialiste, portant lecture des propositions faites par le Parti Ouvrier Socialiste Révolutionnaire; dans la Petite République du lundi 21 août, une note du Comité d’entente socialiste; dans la Petite République du mardi 22 août, du Parti Ouvrier Socialiste Révolutionnaire, Secrétariat Général, un manifeste aux travailleurs ; Travail des enfants, suite de la discussion, à la Chambre, de la proposition de loi, adoptée par le Sénat, portant modification de la loi du 2 novembre 1892 sur le travail des
- enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels ; fin de la séance du jeudi 21 décembre; Lemire ; le texte ; amendement des Rotours ; amendement Walter; sur l’article premier; sur l’article deux; sur l’ensemble; détail des scrutins pour les députés socialistes ; marqué o franc 80, ce cahier est en voie d’épuisement; chacun des derniers exemplaires huit francs
le Cinquième cahier, du 5 mars 1900, un cahier jaune F4 È La Consultation internationale ouverte à la Petite RépuA blique sur l’affaire Dreyfus et le cas Millerand : une lettre (sl du citoyen Anseele, député à la Chambre belge, datée de “4 Gand, 14 juillet 99, chambre des représentants, adressée it mon cher Millerand, dans la Petite République du jeudi he | 20 juillet ; dans La même Petite République une citation du dre Vorwaerts et une citation de l’Avanti; dans la Petite RépuGS blique du mercredi 19, une lettre de Hyndman, secrétaire k “4e général de la Social-Democratic-Federation, datée de Lonpe don, 17 juillet 1899, adressée mon cher Gérault-Richard ; L l’+308 une lettre d’un démocrate italien, D’ Napoléon Colajanni, 2% député au Parlement italien, datée de Rome, le 27 juin 1899, SE adressée citoyen Millerand; dans la Petite République du | AE samedi 22 juillet une lettre collective des députés socialistes 4 ° belges à Jaurès, adressée cher ami; dans la Petite RépuRe. blique du jeudi 17 août, une note, consultation internatioLR nale des militants socialistes sur l’affaire Dreyfus et la 15 participation des socialistes au pouvoir en régime bourhe geois : formule de la consultation, liste des consultés; une {4 lettre de Bebel, adressée chers camarades; dans la Petite 1 République du lundi 8 août une adresse des députés fu socialistes italiens à Jaurès, datée de Carpi, 25 août, A signée le secrétaire du groupe parlementaire socialiste ea Alfredo Bertesi; dans la Petite République du jeudi 1 14 septembre la réponse de Henri van Kol {Rienzi), datée B # de Princenhage, 25 août 1899, précédée d’une notice 1 sur l’auteur; dans la Petite République du samedi 16 sep1 tembre, notice, réponse de Auguste Bebel, datée de Berlin, Ya septembre 1899, adressée chers camarades; dans la Petite | 2 République du jeudi 21 septembre, notice, réponse de Fe Émile Vandervelde, datée de Bruxelles, septembre 1899, 14 adressée chers camarades; dans la Petite République du k vendredi 22 septembre, notice, réponse de George Plekha- à nov, datée de Genève, septembre 1899, adressée chers l ; citoyens ; notice, réponse de Pablo Iglesias, datée de
Gérault-Richard et Jaurès ; notice, réponse de Andrea Costa, ie Ÿ datée de Prison de Imola {Italie}, septembre 99, adressée Ne” mes chers amis; dans La Petite République du lundi 25 sep- j tembre, notice, réponse de Enrico Ferri; dans la Petite “i République du mardi 26 septembre, notice, réponse brève $ de Wilhelm Liebknecht, datée de Berlin, septembre 1899, us adressée mes chers amis ; notice, réponse de Louis Ber- 1 trand, datée de Bruxelles, septembre 1899, adressée chers camarades ; dans la Petite République du jeudi 28 sep- F tembre, notice, réponse de Karl Kautsky, datée de Berlin-
Friedenau 12/8 1899, adressée chers camarades ; dans la
- Petite République du vendredi 29 septembre, notice, réponse U
de Édouard Bernstein, datée de London, août 1899, adressée ‘aux citoyens Jean Jaurès et Gérault-Richard, chers ciloyens; notice, réponse de Léon Defuisseaux, datée de Bruxelles, aoûl 1899, adressée chers citoyens ; dans la Petite République du mardi 3 octobre, notice, réponse de Pierre Lavrov, adressée chers camarades, datée de Paris, 14 septembre 1899 ; dans la Petite République du mercredi Î 4 octobre, notice, réponse de Henry Hyndman, datée de Londres, septembre 1899, adressée chers citoyens; dans la Petite République du jeudi 5 octobre, notice, réponse des socialistes danois, intitulée classe ouvrière et bourgeoisie, datée de Copenhague, septembre 1899, donnée par Sigeald i Olsen, P. Knudsen et A.-C. Meyer ; dans la Petite République du vendredi 6 octobre, notice, réponse de Henry Quelch, datée de Londres, septembre, adressée chers camarades ; dans La Petite République du mercredi 11 octobre, ! notice, réponse de Antonio Labriola, datée de Portici
marqué o franc 80o,ce cahier est en voie d’épuisement; chacun des derniers exemplaires huit francs
Sixième cahier, du 20 mars 1900, un cahier jaune
De la grippe ; inclus Prolétariat et science, allocution
2 d’Anatole France, prononcée le dimanche 4 mars pour (4 la fête inaugurale de l’Université populaire Le Réveil des he premier et deuxième arrondissements, texte emprunté 13 5 à la Petite République datée du mardi 6 mars; et : 44 dans la même Petite République un article de Jaurès, 10 La Consultation internationale ouverte à la Petite Répuie blique sur l’A ffaire Dreyfus et le cas Millerand, suite: dans ve la Petite République du dimanche 22 octobre, notice, réponse “ ni de Tom Mann, datée de Londres, septembre 1899, adressée à chers camarades ; notice, réponse de Keir Hardie, datée de de dans la Petite République du samedi 28 octobre, notice, se réponse de Hermann Greulich, datée de Zurich, septembre son 1899, adressée chers camarades ; notice, réponse de Robert M ts Blatchford, datée de Cowes, Hitston Newford Road {ile de nn \ Wight), adressée citoyens ; dans la Petite République du di- ‘AN ki manche29octobre, notice, réponse de Vollmar, adresséechers 10 camarades, datée de Solensass am Walchensee, août 1899; 1594 dans la Petite République du mercredi 15 novembre, notice, AY réponse de Bruno Schoenlank, adressée chers citoyens, pu datée de Leipzig, le 21 août 1899; dans La Petite Répune. blique du dimanche 19 et dans celle du dimanche 26 nodt } vembre, notice, réponse de P.-J. Troelstra ; dans la Petite \ République du samedi 9 décembre, notice, réponse de Paul Le Singer, adressée chers camarades; dans la Petite Répu- | en blique du dimanche 31 décembre, notice, réponse de Belif) fort Bax, adressée chers camarades ; notice, réponse de , : marqué 0 franc 80, ce cahier est en voie d’épuisement; chacun des derniers exemplaires huit francs Fr Septième cahier, du 5 avril 1900, un cahier jaune
Toûjours de la grippe ; Û La dernière préparation et la tenue du congrès socialiste ë national; dernière préparation : La Petite République du PA dimanche 15 octobre publiait du Comité d’entente la cireu- AA laire préparatoire au Congrès général des Organisations a Socialistes Françaises; dans La Petite République du “10 dimanche 22 octobre, une note du Comité d’entente socialiste, congrès général socialiste ; dans la Petite République du vendredi 17 novembre, une note de Jaurès, avant le congrès, introduisant une communication de l”Aggloméra- | tion bordelaise du Parti ouvrier français sur le Congrès général des Organisations socialistes françaises, ordre du jour du congrès, la lutte des classes et la conquête des pouvoirs publics; de l’attitude à prendre par le Parti socia- | liste dans les conflits des diverses fractions bourgeoises, militarisme, cléricalisme, antisémitisme, nationalisme; de l’unité socialiste, ses conditions théoriques et pratiques; ë tenue du congrès, un complément au compte rendu sténographique officiel; dans la Petite République datée du jeudi 7 décembre, une note de Jaurès après son article ; une protestation de députés et de membres du Parti ouvrier français ; Jérôme et Jean Tharaud, la lumière, première partie, le navire ; marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement ; chacun des derniers exemplaires neuf francs Huitième cahier, du 20 avril 1900, un cahier jaune de 72 pages, bon à tirer du mardi 24 avril et du samedi Première annonce, groupe des Étudiants collectivistes de Paris ; plusieurs textes et commentaires; programme du a groupe pour l’année scolaire 1899-1900; tableau de l’emploi | du temps; conférences du groupe; un incident JaurèsSembat; le groupe des Etudiants Collectivistes de Paris et le groupe d’Étudiants Collectivistes de Paris; distinctions;
ni. catalogue analytique sommaire “: Deuxième annonce, conférence de Jean Jaurès sur es l’Art; l’Unité de l’Art, allocution prononcée par 11e Anatole France à la représentation du Théâtre-Civique : donnée à la Porte-Saint-Martin le vendredi 13 avril 1900, É . texte emprunté à la Petite République datée du ï. dimanche 15 ; textes et commentaires; a La Consultation internationale ouverte à la Petite RépuEs blique sur l’affaire Dreyfus et le cas Millerand, suite : dans 18 ; le Socialiste daté dimanche 20-27 août 1899, une lettre de x Liebknecht adressée mes chers amis ; notice inédite, réponse :44 inédite du docteur Charles Schidlowski, adressée chers 110 camarades ; notice inédite, réponse inédite du docteur 3 Jérôme et Jean Tharaud, la lumière, deuxième partie, QE marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement ; É te chacun des derniers exemplaires huit francs Le: Neuvième cahier, du 5 mai 1900, un cahier jaune de De 120 pages, bon à tirer du mardi 8 et du jeudi 10 mai: { Entre deux trains ; ï Le Socialisme et les intellectuels, conférence donnée ‘à par le citoyen Paul Lafargue à l’Hôtel des Sociétés 5 Savantes, 8, rue Danton, le vendredi 23 mars 1900, & sous la présidence du citoyen Vaillant, député de la ù Seine, et sous les auspices du Groupe d’Etudiants DE discours du citoyen Vaillant; conférence du citoyen 4 Lafargue; discussion de la conférence; incidents; compte
Jérôme et Jean Tharaud, la lumière, troisième partie, Timor, et quatrième partie, les ténèbres ; ;
marqué deux francs, ce cahier est en voie d’épuisement ; chacun des derniers exemplaires douze francs
Dixième cahier, du 20 mai 1900, un cahier jaune de 8o pages, bon à tirer du lundi 11 et du mardi
Communications ; dont une rectification du citoyen Rubanovitch, datée de Paris, le 18 mai 1900, adressée de la conférence Lafargue ;
Les Petits Teigneux, documents sur l’attitude prise par le Parti Ouvrier Français envers les Universités Populaires : un article de M. Paul Lafargue dans Le Socialiste, 11 mars 1900, les Universités Populaires; un article de M. Georges Deherme dans La Coopération des Idées, samedi 7 avril 1900, le Correspondant et le Socialiste contre l’Université Populaire; un article du Temps, jeudi 12 avril 1900, rubrique au jour le jour, le projet de loi WaldeckRousseau sur les syndicats et les socialistes, interview de Jules Guesde où se trouve la phrase devenue fameuse : « Les universités populaires, elles ont autant d’importance que l’œuvre des petits teigneux »; un article de Henri Turot dans la Petite République, vendredi 13 avril 1900, Républicains ; une rectification de Jules Guesde à Henri Turot, annoncée, commentée, insérée par Henri Turot dans la Petite République du samedi 14 avril 1900, datée de Paris, le 12 avril 1900, adfessée citoyen Turot, contenant et reproduisant une précédente rectification de Guesde au Temps, elle-même datée de Paris, le 11 avril, adressée M. le directeur du journal le Temps; un article du Temps, vendredi 13 avril 1900, Nouvelles du Jour, enregistrant, reproduisant et commentant la rectification de Guesde ;
4 Socialisme et collectivisme, conférence donnée par le Rte + citoyen Émile Vandervelde, député de Charleroi, pro- \ fesseur à l’Université Nouvelle de Bruxelles, sous la % présidence du citoyen Albert Poulain, député des % Ardennes, le mardi 6 mars, à l’Hôtel des Sociétés à Savantes; texte revu par l’auteur ; à f marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement ; i chacun des derniers exemplaires huit francs ñ Onzième cahier de la première série, un cahier jaune su de 90 pages, bon à tirer du mardi 3 et du mercredi in . Le Socialisme et les Intellectuels, documents : dans Le % Socialiste du 10 juin 1900, une note de Paul Lafargue, Les
Intellectuels ; dans la Petite République du vendredi 15 une
À rectification de Hubert Lagardelle, directeur du Mouvement 2 Socialiste, datée de Paris, le 13 juin 1900, adressée à mon- Ë sieur le secrétaire de rédaction du Socialiste, 5, rue Rodier, 4 Paris, cher citoyen, annoncée dans La Petite République Do par une lettre d’envoi adressée mon cher Gérault; dans la ; Petite République du dimanche 17 une rectification, lettre Fe du citoyen Léon Rémy, 71, rue de Buffon, adressée cama- ; rade, annoncée dans La Petite République par une lettre ù d’envoi adressée mon cher Gérault-Richard ; dans La Petite République du lundi 18 une rectification, réponse au 6 citoyen Lafargue, de Charles Péguy, datée Paris, 19, rue des Fossés-Saint-Jacques, samedi 16 juin 1900, adressée ; monsieur l’administrateur délégué, annoncée dans la Petite & République par une lettre d’envoi adressée citoyen rédac- : teur ; un article du Socialiste, numéro du 2/ juin, un crime d à la Chambre ; à , Comparaison : un article du Parti ouvrier, signé Jean
Allemane, numéro du 3 juin 1900, nouvel effort; et un
. article du Socialiste, numéro du 3 juin, l’affaire Dreyfus,
le nouveau spectre rouge, signé Paul Lafargue ; dans la À Petite République du dimanche 10 un article Basile ;
La Consultation internationale ouverte à la Petite République sur l’affaire Dreyfus et le cas Millerand, fin : notice inédite, réponse inédite de Rosa Luxemburg ; dans la Petite . République du jeudi 3 août 1899, l’article de Jaurès auquel Rosa Luxemburg se réfère dans sa réponse à la consultation internationale, méthode socialiste ;
marqué un franc, ce cahier est complètement épuisé ; en dehors des collections complètes, il n’en reste aucun exemplaire; il n’est donc mis en vente que dans les collections, complètes, de la première série;
Douzième et dernier cahier de la première série, un cahier jaune de 72 pages, bon à tirer du vendredi
marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement; chacun des derniers exemplaires huit francs
La première série complète est en voie d’épuisement ; chacune des dernières collections, complètes, de cette série cent francs
La lettre du Provincial, publiée dans le premier cahier de cette première série, fut republiée en un tirage à part, une piqûre de 1 6 pages, aujourd’hui complètement épuisée, et qui n’est pas même en vente dans les collections, complètes, de la première série.
‘18 Premier cahier de la deuxième série, un cahier jaune à W de 76 pages, bon à tirer du jeudi 29 novembre 1900 : SEEN Nos annonces; nos comptes rendus; ER DE École des Hautes Etudes Sociales, école de morale, Lu s école sociale, école de journalisme, 1900-1901, 16, rue “10 de la Sorbonne, à Paris ; programme pour l’année 1900F0 . 1901; extraits des statuts, diplôme de l’école des Hautes à k études sociales ; discours lu par M. Boutroux, président RU du Conseil de direction, épreuves relues sur le texte Ru écrit de M. Boutroux; allocution prononcée par M. DuKi claux, directeur de l’École, compte rendu sténograH phique, M. Duclaux n’a pas revu la sténographie ; — le _ lundi 12 novembre 1900, pour l’inauguration des locaux FL et pour l’oyverture des cours; is marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement; ès chacun des derniers exemplaires douze francs
Deuxième cahier de la deuxième série, un cahier | blanc de 120 pages, fini d’imprimer le 17 décembre 1900:
RENÉ SaLoMé. — Vers l’action; — mars 1897janvier 1898, Saint-Germain-en-Laye; épigraphe : un idéal n’est qu’un pion, Max Stirner ;
Rencontrée à Versailles, chez M. Amédée Violet, vieillard . sceptique et bienveillant, érudit sans gourme, lettré sans cuistrerie et passionné collectionneur d’estampes, — mademoiselle Aurélia Collins m’apparut comme un être d’exception. Belle d’une beauté hautaine et décisive, d’allures viriles, affirmative en ses propos, tout cela non sans grâce . ni finesse, elle s’imposa brusquement à ma curiosité. Mais sa conversation détachée du moi, ne m’apprit rien de son histoire. Quant à M. Violet, je n’osais l’interroger, sufisamment heureux qu’il me laissät, moi chétif, ouvrir ses cartons et feuilleter ses albums, pour compléter la documentation d’un article sur Jacques Callot, — un ramassis de formules que je destinais à une jeune et déjà mourante
11 y a quatre ans, vers la fin de janvier, je retrouvais è M. Violet à la Bibliothèque nationale. Le teint marron, la démarche veule, il avait l’air de ne plus vivre qu’à regret.
Il m’apprit la mort d’Aurélia et me reprocha de n’aller plus
chez lui. J’y fus le dimanche suivant. Heureux d’avoir à qui
parler de la morte, il m’exhiba le volumineux paquet de manuscrits qu’il avait recueillis chez elle. 11 y avait là des
notes, des fragments de journal intime et des lettres.
Bientôt après, j’étais autorisé à lire et à classer ces manuserits. Si j’en publie un certain nombre, à présent que M. Violet n’est plus, c’est que lui-même en a souhaité la publication. Il ne souffrait pas l’idée qu’Aurélia se perdit totalement dans la mort. Aussi joignit-il aux manuscrits une sorte de mémoire, fait de souvenirs personnels, pour
5% combler une lacune du journal. Ce mémoire, mademoiselle
Violet et le graveur Delbove l’ont relu sans y rien changer.
- Les noms propres de personnes sont des noms fictifs que
à marqué deux francs, ce cahier est en voie d’épuisement; chacun des derniers exemplaires douze francs ne < Troisième cahier de la deuxième série, un cahier 4; . jaune de 76 pages, bon à tirer du vendredi 21 décembre
a Pour ma maison; À
3 dimanche 22 juillet 1900, à deux heures, au Théâtre de a É la République, — organisée avec le concours de la Presse 7% socialiste au profit du Congrès international de 1900;
programme ; conférence donnée ce jour par Jean Jaurès,
dl le théâtre social ; (
‘3 A nos anciens et à nos nouveaux abonnés Ki nous ne donnons
1 \ ni un roman de Sienkiewicz Ne ni une cave à liqueurs ul ni un merveilleux écrin V ni la vérité toute faite ee ni des vers de Jean Rameau ) à ni un guide remboursable
ni des vers d’Edmond Rostand ni nos pronostics ni le résultat complet des courses ni un pardessus pour dix francs ni un complet pour seize marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement ; chacun des derniers exemplaires huit francs
Quatrième cahier de la deuxième série, un cahier 4 jaune de 52 pages, bon à tirer du vendredi 18 janvier 1901 :
Hubert Lagardelle. — Zes Intellectuels devant le socialisme, causerie faite au Groupe des Etudiants Collectivistes de Paris le 14 décembre 1900; du même, l’amnistie et les socialistes, article publié dans le Mouvement socialiste du premier janvier 1901 ;
La question du rôle des intellectuels dans le socialisme n’est qu’une partie du problème général de la situation de
. la classe intellectuelle dans la société capitaliste. Si je limite aujourd’hui mes recherches à cette partie, c’est d’abord parce qu’il faudrait, avant de toucher le problème général de la condition des intellectuels, envisager le problème encore plus large de l’évolution des classes moyennes dont lui-même il n’est qu’une part; — c’est ensuite parce que la fonction des intellectuels dans le mouvement socialiste n’a peut-être pas été jusqu’ici délimitée avec méthode et que je crois que nous devons tenter en ce sens un effort sérieux ; — c’est enfin parce que cette question s’est posée récemment en France, et avec quelle force, vous vous le
Je n’ai pas besoin d’attirer spécialement votre attention sur ce dernier point. Vous savez que la crise profonde qui a bouleversé les relations de notre vie nationale a fait
F affluer vers le socialisme, pour des raisons que nous tàche- ; rons de déterminer tout à l’heure, un nombre croissant k d’intellectuels. Et vous savez aussi avec quelle àpreté les MR « anciens » intellectuels de notre parti ont dénoncé la Ë venue de ces hommes nouveaux comme une source de cor- à ruption pour le socialisme. « HR Si ce n’était là qu’une querelle intérieure d”intellectuels, ! nous pourrions les laisser entre eux. Mais, quelque inexacts 4 que soient les termes où il a été formulé, le problème ca s’impose à nous comme ayant un intérêt général et une î 2 Les partis socialistes constitués dans les autres pays pt l’ont trouvé eux aussi, chacun à son heure, sur leur chek: t min. Et si la plupart d’entre eux, il est vrai, l’ont résolu di empiriquement, selon les circonstances du moment, sans “4 s’attarder à l’envisager méthodiquement, il ne s’en est pas te moins imposé à eux. C’est ainsi, pour ne choisir qu’un A1 exemple, que la question des appointements attribués aux K « travailleurs intellectuels » qui sont au service du parti, sat tels que directeurs de journaux et de revues, journa- } listes, députés, employés de toute sorte, a préoccupé beau- F de coup nos camarades allemands. Si le problème aujour4 d’hui se pose avec tant d’acuité chez nous, el sous une ë forme générale qu’il n’a revêtue ainsi nulle part ailleurs, ÿ c’est précisément parce qu’il tient à ce problème encore plus vaste, auquel j’ai fait allusion, de l’évolution des \ classes moyennes, et que ce plus vaste problème intéresse , Mit surtout la France, pays type de la petite bourgeoisie, Vous ) sentez bien, et nous reviendrons longuement sur ce point, que partout où existe un prolétariat nombreux et organisé, ! Û cette question n’a pas pu apparaître avec une telle netteté, | parce que partout le mouvement socialiste a été assez puis- ï sant pour conserver sa pureté, à mesure que la classe lettrée lui a envoyé des recrues nouvelles. Il n’y a eu que ï des espèces particulières à régler, comme la fixation des NT traitements attribués aux intellectuels dans le parti alleKa mand, et le problème n’a pas dù prendre ainsi le caractère KV d’un problème général. Au contraire, en France, la lenteur
de l’évolution industrielle, le faible degré de concentration de la classe ouvrière, les divisions du parti socialiste, le développement rapide de la classe intellectuelle, ont fait se rencontrer les deux mouvements à un moment où le socialisme n’était pas prêt à subir sans danger le contact des
Vous voyez donc, camarades, sous quelle forme en un sens nouvelle parce qu’elle est totale se pose à nous la question du rôle des intellectuels dans le socialisme. Vous vous rendez compte aussi que nos recherches, par leur nouveauté même, courent le risque de rester incomplètes,
| et peut-être infructueuses. Nous tâcherons au moins de dégager, si nous le pouvons, les termes du problème.
| Nous envisagerons d’abord, avant la situation particu-
lière qui concerne la France, la position générale de la
| question. Je veux dire que nous essaierons de déterminer ce qu’il convient d’entendre par socialisme et par intellectuels, de suivre séparément l’évolution de ces deux facteurs
| sociaux, et de rechercher les causes et les résultats de leur
Nous avons laissé à nos explications la forme de la causerie, sous laquelle nous les avons d’abord présentées.
Couverture : Groupe des Étudiants collectivistes de Paris, siège social 23, rue de Pontoise, près le square Monge, publications du groupe ; Jean Jaurès, l’Unité Socialiste ; lire le premier et le quinze de chaque mois le Mouvement Socialiste ; annonce du Mouvement Socialiste ;
marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement ; chacun des derniers exemplaires huit francs
Cinquième cahier de la deuxième série, un cahier jaune de 80 pages, bon à tirer du lundi 28 janvier 1901 :
où il y a des renseignements et des avis de l’administration ;
Pour moi; € Contribution aux Preuves : dans la Petite République du mardi premier janvier 1901, un article de Jaurès, évanouissement; dans la Petite République du samedi 29 décembre une lettre du capitaine Alfred Dreyfus au à / résident du conseil, datée du mercredi 26 décembre 1900, adressée à monsieur le président du conseil, ; signée Alfred Dreyfus; Pierre Félix, Paris 10 janx vier I901I, une contribution aux Preuves; F Lionel Landry, courrier de Chine, un courrier daté ; de Tien-Tsin, 13 novembre 1900 ; un courrier daté de - Quand notre ami Lionel Landry partit volontaire pour ; tenir dans le corps expéditionnaire un emploi de non bel- Ê ligérant, il vint rapidement nous dire adieu. On pouvait ë croire alors que l’expédition ne serait pas ce qu’elle est Au — Je vous nomme, lui dis-je, inspecteur général des à hommes et des événements pour les cahiers. | — J’accepte, Loti fera la littérature et je ferai ce que je Nous publions aujourd’hui les deux premiers courriers : Voici des notes, faites-en ce que vous voudrez. Elles sont exactes autant que je l’ai pu. J’ai supprimé les accusations personnelles que nous ne pouvons peut-être pas nous per-
- mettre. On comprendra, et d’autres diront. à Renouvelez mon abonnement pour mon frère. Faites-moi Ÿ crédit, car je ne me suis pas encore enrichi. Annoncez par-
- tout que, pour éviter toute confusion, et vu l’absence de Se boutique où l’on puisse acheter à peu près honnêtement, | je ne rapporterai rien de Chine. se Je tâcherai de vous écrire à chaque courrier. ,
Couverture : s’abonner aux Pages libres pour les recevoir le samedi et les lire le dimanche ; un dessin de Christophe ;
marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement ; chacun des derniers exemplaires huit francs
Sixième cahier de la deuxième série, un cahier blanc de 180 pages, bon à tirer du jeudi 7 février 1901 :
Danton, trois actes de RomaIN RoLLAND, — datés de le 29 décembre 1900, par le Cercle des Escholiers, et le 30 décembre 1900, par le Théâtre Civique; la scène à Paris, mars-avril 1794; la même pièce épuisée dans les éditions de la revue d’Art dramatique ; aux cahiers fini d’imprimer le samedi 9 février 1901 ;
marqué trois francs, ce cahier sera bientôt en voie dépuisement; chacun des derniers exemplaires sera
Septième cahier de la deuxième série, un cahier jaune
- de 72 pages, bon à tirer du samedi 2 mars 1901 :
Librairie des cahiers ; annonces de librairie :
Pour et contre Diderot, confrontation : dans {a Petite République datée du mardi 3r juillet 1900, discours prononcé par Anatole France le dimanche 29 à la salle Wagram pour la célébration de Diderot, Diderot, ami du peuple ; un article du Socialiste, numéro du 5 août ; citations de d’Alembert ;
Ki Couverture : Librairie des Cahiers ; 3 marqué un franc, ce cahier est complètement épuisé ; PE en dehors des collections complètes, il n’en reste aucun à exemplaire; il n’est donc mis en vente que dans les colh. lections, complètes, de la deuxième série ; HA Huitième cahier de la deuxième série, un cahier blanc JA \ de 108 pages, bon à tirer du jeudi 28 février, fini d’im- von primer du samedi 2 mars 1901 : 4100 Jacques de Boisjoslin et à M. Lucien Lévy-Brulhl ; 119 marqué deux francs, ce cahier est en voie d’épuime 14 sement ; chacun des derniers exemplaires huit francs moi . Neuvième cahier de la deuxième série, un cahier pur jaune de 72 pages, bon à tirer du mardi 19 mars 1901 : 4 Intellectuels et socialisme : une contribution de ‘ M. Paul Mantoux, datée de Paris, ce premier février pe 19017 ; une contribution de M. Charles Guieysse; 4 Librairie des cahiers ; [04 Couverture : Éditions des Cahiers; qi marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement ; ne chacun des derniers exemplaires huit francs
DE du même quelques exemplaires sans couverture, l’un
Dixième cahier de la deuxième série, un cahier jaune de 72 pages, bon à tirer du jeudi 4 avril 1901 :
Pour les étudiants russes ; appel aux étudiants fran- çais ; meeting salle d’Arras, 3, rue d’Arras, le mercredi 27 mars 1901 à huit heures et demie du soir, vote d’une adresse aux camarades russes; comité de solidarité universitaire en faveur des étudiants russes ; la crise des universités russes ;
Aulard, Histoire politique de la Révolution française, République, 1789-1804, extrait de l’avertissement ;
Les Journaux pour tous; e
Société des Visiteurs;
Société nouvelle de librairie et d’édition ; =
Couverture : Annonces des Cahiers ;
marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement ; chacun des derniers exemplaires douse francs
4 Onsième cahier de la deuxième série, un cahier jaune k de 72 pages, bon à tirer du jeudi 25 avril 1901 : 41 Compte rendu de mandat ; ae Librairie des cahiers; ‘ce Collège libre des Sciences sociales, fondé en 1895, Kat sixième année : 1900-1901, rue Danton, à Paris (entrée : He 28, rue Serpente) ; programme des cours ; certificat Re Couverture : la révolution sociale sera morale owelle , 1108 ne sera pas ; Hi: marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement ; ARR chacun des derniers exemplaires douze francs | ï b! Douzième cahier de la deuxième série, un cahier 1 : 18 jaune de vi + 208 pages, bon à tirer du mardi 11 juin, |. 82 fini d’imprimer du jeudi 13 juin 1901: | (1 ANTONIN LAVERGNE. — Jean Coste ou l’instituteur pe de village; — octobre 189/4-juin 1895, Évreux ; ee une préface de l’éditeur ; |: #0 Si nos abonnés veulent bien lire d’un esprit non prévenu, i bi ils verront que l’auteur a très honnêtement mis son ! HA attention à n’exagérer pas. Son œuvre est sobre autant | S2 qu’elle est probe. ‘14 Ceux qui veulent qu’une œuvre d’art soit socialiste, ceux :: qui, avant de jeter les yeux sur le roman qu’on leurenvoie, | FRE se demandent s’il entre ou n’entre pas dans les formules ‘ des docteurs et dans les motions des congrès seront ici |: 16 déçus. Nous les avertissons qu’ils seront toujours déçus par
l’institution de nos cahiers. Justement parce que nous respectons nos convictions, nous éviterons scrupuleusement de demander aux auteurs qui nous font l’amitié d’accepter l’hospitalité de nos cahiers rien qui ressemble à des négociations. Je dirais que l’auteur est un réaliste si ce nom de réaliste n’avait été usurpé par certains faux lyriques d’imagination. , Nous dirons plutôt que l’auteur est un historien, historien de son temps, de sa région, de son pays, de son entourage, de son métier. Primaire, ancien instituteur, de culture pri maire, aujourd’hui professeur d’école normale primaire, il connaît la vie de l’enseignement primaire par cette expé- rience personnelle que rien ne peut remplacer. Les hommes et les institutions dont il nous présente ici l’événement sont des plus importantes pour l’assainissement de la cité. Nous traiterons ailleurs que dans cette préface la grosse question de l’enseignement primaire.Mais déjà tous les honnêtes gens sont assurés qu’un solide rétablissement des instituteurs ferait plus pour les fins qui nous sont communément chères que le vain foisonnement des formules, des programmes et des phrases. marqué trois francs cinquante, ce cahier est complè- tement épuisé; en dehors des collections complètes, il n’en reste aucun exemplaire ; il n’est donc mis en vente que dans les collections, complètes, de la deuxième ANTONIN LAVERGNE. — Jean Coste ou l’Instituteur de Village, — nouvelle édition, Paris, Société d’éditions littéraires et artistiques, librairie Paul Ollendorff, en vente à la librairie des cahiers; un volume in-18 de 316 pages, cartonné, couverture reliée toile de H. Goussé, trois francs cinquante
ss Treizième cahier de la deuxième série, un cahier
À jaune de 72 pages, bon à tirer du samedi 22 juin 1901;
Ÿ un franc
À Librairie des cahiers ;
Compte rendu de mandat ;
A Georges Sorel, quelques mots sur Proudhon; réfé-
Ci Proudhon, La Fédération et l’Unité en Italie, écrit en 1862; ”
54 Proudhon, du principe fédératif et de la nécessité de recon-
ne | È stituer le parti de la Révolution, écrit en 1863; Proudhon, Fr de la justice dans la Révolution et dans l’Église, écrit en
ï À Ludovic Marchand, Jean Grave et Urbain Gohier, dossier, ( daté de Paris, avril 1901; nous avons reçu de Jean Grave A une réponse amicale à cet article, réponse que jusqu’ici
AU nous n’avons pas eu lieu d’insérer;
je Le Palais du Peuple, dossier: un article de M. Gabriel
à Séailles dans La Coopération des idées du samedi 7 juillet
“4 1900, le Palais du Peuple ; une affiche de La Coopération
È des idées, université populaire, apposée au commencement
HS de l’année scolaire 1900-1901; une affiche de la même, même
5 date, pour le Palais du Peuple ; une déclaration publiée
Fi dans la Coopération des idées, même numéro du samedi
à 7 juillet 1900 : Le Palais du Peuple, société anonyme à
il capital variable, constituée légalement à Paris le 14 juin 1900,
né préambule, comité de patronage, conseil d’administration,
i, extraits des statuts; La Coopération des idées du samedi
à 25 mai 1901 publiait le compte rendu de l’assemblée générale
hi ordinaire des actionnaires du Palais du Peuple, tenue le
1 samedi 18 mai, à la Coopération des idées : rapport du Con-
Ra: seil d’administration, extrait, signé pour le Conseil d’admi-
{: : nistration, le dirécteur, Georges Deherme ; une déclaration
publiée dans la Coopération des idées du samedi 15 juin 1901, transformation de la Coopération des idées, signée Georges Deherme ; nous avons reçu de M. Georges Deherme, en ; \ réponse, et en augment, à ce dossier, une lettre amicale, |
- que nous n’avons pas encore eu l’occasion de publier; Quatorsième cahier de la densième série, un cahier jaune de 72 pages, bon à tirer du samedi 6 juillet 1901 ; ! un franc Expuision de Nicolas Paouli, dossier: avertissement ; une lettre de policiers russes, datée de Paris, 15 juin 1901, | adressée monsieur, signée ÆE. Boisselier, Guillaume, un < post-scriptum ; une traduction de la lettre décalquée mentionnée dans cette missive ; du même auteur, dans Le Petit | Sou du samedi 29 juin, une Lettre ouverte au citoyen Jean Jaurès, adressée très honoré citoyen Jaurès, signée un L membre du Parti Ouvrier Démocrate-Socialiste de Russie; dans les journaux du lundi premier juillet, une protestation des réfugiés russes résidant à Paris, réunis le 30 juin, signée” ; pour la réunion, et par ordre : Boris Kritchevsky, E. Rubanovitch, L. Chichko ; Librairie des cahiers ; Léon Deshairs, Boecklin chez les Français ; Louise Lévi, Congrès de Lyon, 26-28 mai 1901, compte Société pour l’enseignement supérieur populaire et l’éducation mutuelle, Société des Universités Populaires, statuts: but et composition de l’Association, administration, comité de propagande, ressources annuelles et fonds de réserve, assemblées générales, démission et radiation, dissolution ;
| Lionel Landry, courrier de Chine, un courrier daté
de Tien-Tsin, 25 février 1901; et un courrier daté de
d Quinzième cahier de la deuxième série, un cahier
S jaune de 72 pages, bon à tirer du mardi 23 juillet 1go1 : Mémoires et dossiers pour les libertés du personnel
, Préface du gérant ; 5
à à Interpellation Lavertujon : discussion au Sénat de l’inter-
pl pellation de M. Lavertujon sur les actes de M. le Préfet
L \ de la Haute-Vienne : MM. Lavertujon, Leygues, ministre
Li. de l’instruction publique et des beaux-arts; Waldeck-
5 J Rousseau, président du conseil, ministre de l’intérieur
ns et des cultes. — Retrait, par M. Lavertujon, de l’ordre du
#0 jour sur son interpellation ; compte rendu dans le Journal
don officiel du mercredi 3 juillet ;
Û Jean Jaurès, Vérité, un article dans la Petite République
À [ du jeudi 11 courant ;
2! Attentats dans l’Yonne; qu’il ne faut jamais se brouiller
x: avec son curé; en avril 1900, la Fédération socialiste de
y l’Yonne fit paraître à Sens un organe hebdomadaire: Le
î Travailleur Socialiste ; l’archiprètre et les conscrits, article
N du Sans-Patrie dans le Travailleur, novembre 1900 ; l’archi-
- prêtre et les conscrits, deuxième article; l’archiprètre et les
! conscrits, troisième article; christianisme et catholicisme ;
à } Varchiprêtre et les conscrits, la troisième de M. l’Archi-
Ê prêtre ; christianisme et catholicisme, suite ; l’archiprêtre et
fa les conscrits, la quatrième et dernière de M. l’Archiprêtre ;
AA lettre ouverte de Sans-Patrie à M. l’Archiprêètre ; christia-
nisme et catholicisme, suite; christianisme el catholicisme, suite et fin; une épigraphe à un article de Sans-Patrie, notre glorieuse armée en Chine ;
j l’affaire du Pioupiou de l Yonne ; une chanson ; les dix commandements du soldat, signés un libéré; le gérant du Pioupiou avait reproduit un article du Sans-Patrie récemment paru dans Le Travailleur : cet article, aux conscrits ; d En outre une rectification au dossier Jean Grave et Urbain Gohier, lettre d’Urbain Gobhier datée de Paris, le 4 juillet 1901, adressée monsieur ; depuis que cette rectification nous fut parvenue, nous avons reçu, et nous n’avons pas encore publié, une lettre de Jean Grave à Ludovic Marchand, où il éclaire plusieurs points du débat ; Couverture : Sanglante bataille socialiste, La corrida de Roubaix, dans le Réveil du Nord, numéro daté du marqué un franc, ce cahier est en voie d’épuisement; chacun des derniers exemplaires huit francs Seisième cahier de la deuxième série, un cahier jaune | de 1v + 212 pages, bon à tirer du mardi 13 août 1901 ; Compte rendu sténographique non officiel de la version française du cinquième congrès socialiste h international tenu à Paris du 23 au 27 septembre
j On a ici le texte même du cinquième congrès socialiste frères, Ssténographes habituels du Parti socialiste français, en avaient établi par nos soins la sténographie.
Nous avons publié cette sténographie comme les sténographes nous l’ont fournie. M. Hubert Lagardelle a revu le
É > texte. M. Sorel a bien voulu revoir les épreuves et annoter. 13 Mais ils ne se sont proposé que de rester fidèles à la sténoTics graphie, que nous avons voulu éditer en véritables histo11e 4 riens. Pour la même raison nous avons évité de communiER quer aux orateurs la sténographie de leurs discours. Ni Hubert Lagardelle préparait une introduction au compte ‘à ou rendu dont il avait relu le texte. Puis cette introduction dut sa faire un cahier de la troisième série. Finalement elle ne a nous est pas parvenue. RSS M. Sorel avait aussi réservé pour la troisième série les LR quelques réflexions que son travail lui avait suggérées ; 44 nous espérons que ces commentaires trouveront place dans +5 ‘ ses travaux ultérieurs ; ‘1 : Décision du congrès de Londres, 1896 ; invitation au pro- > 150 chain Congrès; à qui faire appel; exclusivement aux . F0 représentanis des groupements qui poursuivent la substite Ne tution de la propriété et de la production socialistes à la Le propriété et à la production capitalistes et qui considèrent Me _ l’action législative et parlementaire comme un des moyens Re _ nécessaires pour arriver à ce but; aux organisations a purement corporatives qui, bien que ne faisant pas de 1 te politique militante, déclarent reconnaître la nécessité de f is l’action législative et parlementaire ; en conséquence les 5 anarchistes sont exclus ; vérification des mandats ; congrès 5e en Allemagne; congrès de Paris; texte proposé par la Qu 4 Social-democratic Federation d’Angleterre ; texte signé par ne Liebknecht, Singer, et beaucoup de délégués allemands, ‘ autrichiens, danois, polonais, hollandais ; les anarchistes 1% et leurs alliés, même s’ils s’appellent communistes antifl parlementaires; d’après Eugène Guérard, les anarchistes L’ et leurs alliés, même s’ils s’appellent communistes anti- . ‘8 Ki parlementaires ou toute autre dénomination ; À : 3488 Préparation du congrès ; le Comité général du Parti ‘7ARE socialiste français adresse en mai 1900 un appel aux orgaEn: . nisations ouvrières et socialistes des deux mondes en vue ne. ; du Congrès international de 1900; texte de cet appel; ‘R adressé Citoyens et camarades ; comité d’entente socialiste,
rence de Bruxelles, 27 et 28 mai 1899; dont décisions ci- | après ; remis pouvoirs au Comité général issu du Congrès des organisations socialistes de décembre 1899 ; fixation du Congrès ; le cinquième en date ; rappel des congrès précé- dents ; bureau permanent; fin 1898 substituer aux camarades allemands; un Congrès politique socialiste; première circulaire ; conférence de Bruxelles ; une difficulté entre le :
- bureau permanent de Londres et le Comité d’entente socialiste ; aplanie par la conférence de Bruxelles ; transmission des pouvoirs; transaction intervenue; résolution de Londres ; résolution de Bruxelles, transactionnelle ; adoption unanime des onze nations représentées ; moins adop- : tion réservée des cinq organisations françaises ; adoption unanime des cinq organisations françaises ; ordre du jour provisoire du Congrès, onze articles; amendement additionnel du Parti Ouvrier Socialiste Révolutionnaire, dont inscription à l’ordre du jour acceptée par six nations sur onze, portant sur la grève générale ; invitation; Convocation du congrès, pour le 23 septembre 1900, salle Wagram, avenue Wagram, dix heures du matin; £ Première journée; séance du dimanche 23 septembre 1900; matin ; réunion de la section française; non sténographiées ; \ . texte établi par Lagardelle sur compte rendu de la Petite | tique officiel et propres notes ; formules abrégées pour les F: différents partis français ; délégués français dix heures un
- quart pour élire bureau; Dubreuilh, secrétaire du Comité À général; Briand; Allemane; en ce temps on nommait À gauche du parti socialiste français l’alliance guesdo-blanquiste, sommairement anti-dreyfusiste ; on nommaïit droite | l’alliance dreyfusiste, indépendants, allemanistes et broussistes ; quand les orateurs de la gauche parlaient, la droite faisait un tumulte épouvantable ; et quand les orateurs de la droite parlaient, la gauche faisait un épouvantable tumulte ; souvent la gauche et la droite ensemble faisaient le même épouvantable tumulte ; Jaurès président ; Allemane assesseur ; Vaillant assesseur, mais refuse de
| 0 prendre place au bureau ; Heppenheimer assesseur; Briand | 11222 secrétaire ; Fribourg ; Journoud; Tanger; parlementa- | 1 émouvant; la section française se rend dans la salle du | Congrès international; onze heures un quart; le bureau ) 0 _ de la section française, Jaurès, Allemane, Heppenheimer, | f “4 Briand, prend place sur l’estrade, congressistes étrangers he applaudissent longuement ; président Jaurès, au nom des ! a socialistes de France, salue délégués du prolétariat socia- à liste de l’univers, ici réunis pour leur cinquième congrès 4 international; bureau du Congrès international constitué pr. pour première séance; dix-sept nationalités; Clara Zetkin 7 traductrice pour l’allemand, Smith traducteur pour l’anglais; En è Furnémont, belge, secrétaire; Jaurès président de la press mière séance allocution; citoyens et camarades de tous les 14 pays ; joie, émotion profondes ; travailleurs organisés de si France; prolétaires de tous les pays ; contre le capitalisme, ps la bestialité chauvine et le délire nationaliste; antago1e nismes de race, universelle paix ; sur controverses ré- ÿ ‘a cemment élevées, discuterons ici, mais saurons aisément | : trouver formules d’accord; nous sommes le parti socialiste, À c’est-à-dire le parti qui, sans dédaigner l’amélioration 1? immédiate et constante de ceux qui travaillent, n’oublie De pas le but final, l’abolition complète du capitalisme et l’éta1 blissement de la propriété collective; donnerons au monde exemple de la paix socialiste ; ah ! citoyens ; laissez-moi; : 2588 au nom de nos camarades de France qui n’ont pas réalisé ! de encore chez eux l’unité complète, l’unité organique dont a tous les autres pays nous ont donné l’exemple, laissez-moi \ 4 exprimer le vœu que l’exemple de la force que donne aux Ÿ partis socialistes des autres pays l’unité organique saura, En par une amicale propagande, nous conseiller l’unité com4 plète, l’unité entre socialistes, pour préparer l’unité entre ‘4 les hommes par la révolution sociale; vifs applaudissements ‘1e et acclamations unanimes ; Singer ; allemand; chargé par A congrès de Mayence venir ici vous souhaiter la bienvenue; 4 apporter salut cordial de vos frères militants de toutes les
races, de toutes les nations ; la démocratie allemande est unanimement convaincue de la nécessité de marcherla main dans la main avec les socialistes prolétaires de tous les pays, pour briser le joug du capitalisme et arriver à l”expropriation économique de la bourgeoisie; précédent rappelé au congrès de Mayence, des anciennes discussions allemandes, aujourd’hui effacées; tous nous sommes d’accord quant au but final; unité socialiste allemande ; force et vitalité uniques de la démocratie allemande ; l’union fait la force; prouvé par l’histoire de la démocratie socialiste allemande; politique coloniale ; le Congrès de Mayence a déclaré que le prolétariat opposerait à la politique de guerre du militarisme et du capitalisme la politique de la paix universelle et de la solidarité internationale; assurance que les mêmes convictions fraternelles qui ont amené l’unité parmi les socialistes allemands amèneront l’unité parmi les socialistes français; et c’est pourquoi je vous invite à crier plus fort et plus haut que jamais en face du monde capitaliste : Vive l’Internationale socialiste! vifs unanime approuver paroles Jaurès et Singer solidarité et opposée à politique impérialiste du gouvernement; pillage armé dans Afrique du Sud; vol à l’intérieur, du capitalisme ; rois non couronnés invisibles; forces concentrées et unies ; Hyndman ; anglais ; aux délégués allemands un mot de sympathie et de condoléance pour la perte qu’ils ont éprouvée et que le prolétariat international a éprouvée en la personne de notre regretté Liebknecht; tous les congressistes se lèvent et approuvent par d’unanimes applaudissements les paroles de notre camarade… Liebknecht vit en ce moment dans celte assemblée; applaudissements; socialistes français, anglais, belges, italiens, ete., envoyons tous notre salut à la veuve de Liebknecht et aux camarades allemands; longue émotion. Tous les délégués sont debout acclamant la mémoire de Liebknecht ; Jaurès; tout le Congrès international socialiste s’associe aux sentiments exprimés par Hyndman; Liebknecht une sorte de sympathie particulière pour la France; tribunal de Leipzig ; socialistes
i français; le Congrès témoigne également toute sa symE pathie aux camarades russes pour cet autre grand militant ir de la Révolution qui s’appelait Pierre Lasroff ; l’assemblée à debout applaudit ; et s’associe enfin au deuil qui a frappé : nos camarades par la perte de la citoyenne Éléonore Marx, ” ! fille de Marx; applaudissements ; tout ce qui atteint la LA famille d’un des grands fondateurs de l’Internationale Ro socialiste, frappe toute la famille socialiste; applaudisseii ments enthousiastes sur tous les bancs; Andrea Costa; Es: italien ; avons vaincu réaction sanglante 1898; bien mérité De” de la liberté ; monarchie italienne heurtée à obstruction ‘A inlassable; appelé au pays; pays accroissant voix et manF2 dats ; attentat de Monza; nous autres, socialistes italiens, F comme l’a montré notre récent Congrès, nous sommes | AT unis; chez nous il peut y avoir des discussions entre nous, 5 Hi . mais grâce à l’unité du parti, il ne peut y avoir de diviWe: sions ; Adler; autrichien; en Autriche une petite Inter- ‘x J nationale; je parle par expérience; ces enseignements, nous Fe) les avons payés de notre sang; le meilleur de notre œuvre AN est dans cette unification du prolétariat; j’espère que ce : 4 Congrès, qui exprimera l’unité de la social-démocratie de “HS tous les pays, sera aussi le point de départ d’un grand et vi irrésistible mouvement pour l’unité intérieure du socia- : 43 lisme français, qui assurera le triomphe du socialisme; 1 longue ovation; Vandervelde ; belge ; nous avons pratiqué 4 \ fraternellement l’union socialiste ; union des premiers chré- me tiens ; « comme ils s’aiment! »; union, force ; notre exemple Fe doit vous servir, camarades français; en 1889, dans la 1 même ville, deux Congrès semblaient ennemis; unité réant lisée l’année suivante ; qu’il me soit permis d’espérer que ! Es Vunité du parti socialiste français soit réalisée prochai-
nement; socialistes français, unissez-vous; en dépit des é apparences, l’union socialiste est en marche chez vous ; les à militants obscurs qui ne se mêlent pas aux polémiques hr entre les écoles la veulent ; les bourgeois de 1793; exhor1 tations ; longs applaudissements; cris de vive l’Unité; ph Jaurès ; donne lecture d’une lettre du camarade Katayama, à éditeur au Japon du Monde socialiste; enthousiasme; Jaurès ; à \ commente; à l’heure même où l’Extrême-Orient est le
théâtre de la guerre, il est consolant de voir que même là, | l’esprit internationaliste s’éveille; Troelstra; hollandais; À
au Congrès de Londres une scission parmi les socialistes hollandais; à l’heure actuelle guéris de la maladie des ;
| individus et de l’influence nuisible de l’esprit sectaire; ils sont unis ; il faut que vous soyez unis, camarades français ;
| l’ennemi est là et vous vous querellez ; crime de lèse-prolé- tariat; prosopopée ; prolétaires, unissez-vous ; Plekhanoff ;
| russe ; intérêts de classe et unité prolétariat russe ; le mot de Jacoby; en Russie mouvement révolutionnaire commencé par étudiants et gens cultivés; continué par ouvriers; non seulement pour émancipation économique de leur classe ; mais pour libération de tous les peuples du knout de la Russie; Kritcheesky ; russe ; flétrir les monstruosités odieuses du tsarisme; adopter deux ordres du jour; textes; l’un, des révolutionnaires polonais, juifs et russes, déportés
| comme militants socialistes par le gouvernement du tsar, dans un des endroits les plus reculés de la Sibérie, ainsi
a que d’habitants de cette localité qui sympathisent avec
| eux, réunis le premier mai 1900, en réunion amicale, au
| jour du Premier Mai; fête de la solidarité internationale
| du prolétariat ; l’autre, de l’organisation ouvrière englobant
des ouvriers de toutes les professions, dans tous les quartiers de Saint-Pétersbourg; Xnudsen ; danois; la révolution
| retentissement ; Daszynski; polonais ; nous voulons la paix
| internationale; unité des prolétaires polonais; mais seu-
lement sous le drapeau du socialisme révolutionnaire ;
4 Nemec; Bohême; si nous ne sommes qu’un petit parti, nous sommes cependant de bons socialistes, comme vous tous, camarades; Furholz ; suisse; nous n’avons pas préci-
| sément, en Suisse, une très forte organisation; peut-être en serait-il autrement, si nous avions été quelque peu persécutés, au lieu d’être en possession de toutes les libertés politiques ; quoi qu’il en soit, le Parti ouvrier suisse donne l’exemple d’une unité parfaite, malgré la différence des langues, des usages, des différents cantons qui composent notre pays; Menander ; suédois; nous espérons aboutir, en Suède, à des résultats importants par le groupement com-
pact de toutes les forces ouvrières et socialistes de notre ra pays; à mesure que progresse l’industrie suédoise, le socialisme croît aussi, parallèlement, et prend place dans ! le grand mouvement socialiste international! Iglesias ; | espagnol; nous devons opposer notre unité à l’unité du M Capital; le capitalisme international cherche à opposer à prolétaires à prolétaires et à les jeter dans des conflits 4 aussi criminels qu’odieux. Vous n’avez pas oublié, cama7 rades, les actes du capitalisme espagnol aux Philippines et F vous voyez ceux du capitalisme anglais en Afrique. Que la classe ouvrière internationalement organisée réponde à ces k Amérique; socialistes américains rôle modeste dans mou- | vement socialiste international; mais appelés aujourd’hui 1 F jouer un des rôles les plus importants ; la concentration Re capitaliste américaine, qui va chercher à lutter contre le ge capitalisme européen et va mettre aux prises les prolétaires “4 d’un pays contre les prolétaires d’un autre pays, nécessite Er l’organisation internationale socialiste qui rappellera aux à 3 ouvriers quels sont leurs devoirs et évitera des luttes hi meurtrières dont les capitalistes seuls bénéficieraient ; idée
socialiste progrès en Amérique; élections de 1876, 46.000 voix
- socialistes ; élections de 1878, 85.000; chiffres montrent 4 qu’avant longtemps plusieurs centaines de mille ouvriers seront rangés sous les drapeaux du socialisme international ; | pendant que Sanial traduit son discours aux délégués È anglais et américains, Lafargue s’élance à la tribune; À aussitôt envahie ; colloque violent avec président; Lafargue j réclame la parole ; accordée ; tumulte indescriptible sur la y lit une protestation de la gauche française ; texte; séance 6 levée ; deux heures et demie; chant de l’Internationale ; Deuxième journée; séance du lundi 24 septembre 1900 ; matin; présidence de Singer; ici commence la sténographie; Singer; bureau définitif ; délégués français ; délégués | aux commissions; Furnémont; proposition adoptée; Singer; deux dépêches; une de Nimes, Maison du Peuple; Hi deuxième, télégramme de Carmaux, militants socialistes;
Fribourg ; proteste contre méthode de travail proposée par le bureau ; Singer ; propose de rejetet la proposition Fribourg; proposition du bureau adoptée à l’unanimité ; qu’à cette heure-là, les camarades français seront arrivés à s’entendre; Furnémont ; grève générale inscrite à l’ordre du jour ; Singer; entendu; pouvons lever séance; Furné- mont ; local fermé, clef refusée, incident Dubreuilh; Dubreuilh ; se récuse sur Boutié; Boutié; s’explique;
Réunion de la section française; Allemane; ouvre la séance; donne la parole à Delory ; Delory; bureau définitif; membres des commissions ; puisque la France a droit à deux membres dans l’un et les autres, propose que chacune des deux fractions françaises désigne l’un des deux membres ; Allemane; allons procéder au vote dans ces conditions ; treize chapeaux; hésitation d’un grand nombre de délégués ; Jaurès; proposition Delory acceptable; s’y rallie très volontiers ; Guesde; une motion de la gauche française; texte; proposition Delory, mais expliquée par un exposé de motifs; Gérault-Richard; boutade; proposition Delory; mais que chacune des deux fractions nomme séparément ses délégués au bureau et aux commissions ; Delory ; nul inconvénient à procéder comme le demande Gérault-Richard ; Jaurès ; adhère à la proposition Delory ; non à la procédure Gérault-Richard, ni aux considérants de Guesde; préfère système Delory pur; Gérault-Richard; explique sa proposition; liste générale soumise à la ratification de toute l’assemblée ; une voix; il n’existe pas de fractions du socialisme français ; Allemane ; met aux voix la proposition Delory, sans modifications; Delory ; nous nous rallions très volontiers, pour en finir, à la proposition Gérault-Richard ; adoptée ; Camélinat ; voter à mains levées ; désignations et votes; deux présidents; vingt-quatre noms, appariés, pour les douze commissions;
Séance de l’après-midi; Singer président; Singer ; satis- F présidents par jour, de nationalités différentes; aujourd’hui Vaillant et lui; Vaillant ; vive la ‘Commune! phrases lon-
10 gues ; oraisons funèbres; notre doyen, celui qui a toujours du. été pour nous tous un modèle et un exemple, notre ami : Liebknecht; nous voulons que les bataillons français luttent
Re à côté des autres, dans l’armée socialiste internationale; ‘#2 aujourd’hui circonstances tout à fait caractéristiques ; | jamais nous n’avons vu la bourgeoisie si bas; jamais le nn: parti socialiste international n’a été aussi puissant, aussi 14 plein de courage qu’à l’heure actuelle; nous devons donc Eu être certains, en acclamant le socialisme international, que Du dans les luttes qui s’engagent, le socialisme triomphera ;
1 à vive la Commune ! à gauche; vive l’unité! à droite ; Singer ; 10 vérification des mandats; par les nationalités respectives;
14 É __ seuls discutés en séance plénière les mandats contestés ;
\ 10 Delory ; rapporteur de la commission de vérification des
‘70 mandats pour la France; Delory ; une réunion de la gauche a ; française ; une proposition; s’en rapporter à la commission - #4 de vérification pour le Congrès national; total des mandats 144 ainsi comptés pour la gauche française; pour la droite fran- . 84 çaise; deux procédures; Briand; ne se présente pas au nom #4 À de la section française tout entière ; ne s’attendaient pas à ‘SR ce que Delory fit un rapport d’ensemble, ni à certaines VA | réserves; il a été décidé dans le sein du Comité général Rat que chaque organisation validerait ses mandats d’une ma-
1108 nière globale; nulles réserves; tous nos mandats sans
{ 1 + exception sont poriés au Congrès international; ils ont été
| 08 acceptés par anticipation, par une décision du Comité géné-
LR ral; Singer; après délibération avec ses camarades du
|iÉ4 bureau, déclare que tous les mandats français ont été
ne - reconnus valables par le Congrès; Singer; en somme, la | 10 délégation allemande comprend cinquante-sept délégués,
108 dont les mandats ont été reconnus valables, vérification
| ii au Congrès international; mandats valables et acceptés par
| ; tous; Pete Curran; la délégation anglaise aurait été beaucoup
‘14 plus nombreuse si le gouvernement n’avait pas dernière-
| ‘Yi ment dissous la Chambre des Communes, et si nous
; Ÿ n’étions, en ce moment, en période d’élections générales;
Fe ceux qui auraient pu être délégués à ce Congrès sont des
4 candidats qui font la guerre contre ia guerre; Karpeles;
4 46
\ pour l’Autriche, c’est la même chose que pour l’Angleterre :
on vient de dissoudre le Parlement; le Parti socialiste doit Fe
se préparer à la campagne électorale qui va bientôt s’ou- Ù : vrir, et il a été dans la nécessité de retenir une certaine partie de ses forces dans le pays; dix délégués; nulle contestation; Enrico Ferri ; en ce qui concerne l’Italie, le Parti socialiste se trouve dans la nécessité de se réorganiser dans tout le pays, après deux ans de réaction sanglante, réac- tionnaire et jésuitique ensuite; c’est pour cette raison que le Parti socialiste italien n’a pu envoyer que dix délégués des groupes politiques; les groupes économiques, les syndicats, en Italie, n’ont pas la liberté d’adhérer au parti socialiste, quoiqu’ils y adhèrent d’âme et de foi; nous avons dans la | délégation : cinq députés au Parlement, cinq autres délé- gués pour les groupes politiques; un pour l’Union socialiste des Italiens en Suisse, et trois autres pour les autres groupes socialistes italiens de Paris, de Nogent et d’Ivry ; en tout, quatorze délégués pour le Parti socialiste italien, qui, lui, est unifié ; Furnémont ; belge; trente-sept délégués ensemble; Danevitch; russes vingt-trois délégués; tous dix-sept validés; trois contestés; non dans les formes prescrites ; vous en avez menti; en outre deux mandats, une citoyenne, vérifiés par la section allemande; Rosa Luxemburg ; douleur ; plaintes de ses camarades contre majorité délégués polonais; scandale; discordes et animosités au sein délégation polonaise; précédents; Zurich 1893 ; Londres 1896 ; dans le mouvement socialiste polonais deux courants; en note, la représentation par nationalités et par langues aux congrès internationaux ; socialistes purement internationalistes; acceptent annexion et ancien partage; socialistes plus ou moins nationalistes ; utopique et fantaisiste reconstitution de la Pologne; le prolétariat n’est pas en état de changer la géographie politique et capitaliste, ni de reconstruire des Etats bourgeois, mais il est contraint de s’organiser sur les bases politiques existantes, créées historiquement, pour réaliser
la conquête du pouvoir socialiste et la République sociale, qui seule pourra délivrer le prolétariat du monde entier;
ñ dans toutes nos rencontres sur le champ des principes et ? des théories, ce sont toujours eux, les socialistes nationaf: listes, qui sont obligés de capituler ; ce sont eux-mêmes : qui se mettent en fuite; battus, ils n’osent plus nous ren- û contrer en plein jour et il ne leur reste comme moyen de É lutte contre nous que l’intrigue et la calomnie; fidèles au A principe de la politique jésuitique, que le but consacre et
légitime les moyens, ils cherchent à nous frapper
‘ dans le dos ; ils cherchent à nous calomnier, disant h que nous sommes au service de la police, les porteparole de la politique germanisatrice du gouvernement; ils grand pour former la majorité et mettre à la porte, de la façon la plus simple et la plus commode, leurs adversaires A politiques; ne s’agit point elle et ses deux amis pos- à sibilité assister aux délibérations du Congrès; elle appar- % 1e tient aussi à la délégation allemande; mais prolétaires fe polonais dépossédés de délégués Haute-Silésie et Varsovie; x frères du monde entier; principes justice honneur socialistes; 11 gorge pleine de larmes obligée dénoncer procédés honteux À gnations ; style oratoire; mauvaise foi; colère de citoyenne; ‘à péroraison ; Singer; donne la parole à Adler; la donnera à É Daszynski; Adler ; au bureau à trancher la question ; sera ; dans le plus large esprit de conciliation; mais au sujet 14 d’une vérification de mandat, la citoyenne Rosa Luxem- | burg a prononcé des paroles que je considère comme À absolument calomnieuses à l’égard de Daszynski et des autres camarades polonais; au nom de la délégation autri- ” chienne, je déclare que c’est toujours de cœur et d’âme que j’ai combattu sur le terrain de l’internationalisme avec les prétendus nationalistes dont on a parlé, qui sont de fidèles compagnons; les différends qui existent entre nos camarades polonais sont des différends de nature essentiellement métaphysique, auxquels, en tant que théoricien, j’attache une réelle importance, mais auxquels, en tant ; qu’hommes d’action, nous ne devons attacher qu’une importance très secondaire; sans me livrer à aucune attaque contre la citoyenne Rosa Luxemburg, je prends de
2,
À toute mon énergie la défense des camarades polonais, auxquels on vient d’adresser l’épithète de nationalistes, ce qui, dans une assemblée de socialistes français, est l’accusation la plus flétrissante que l’on puisse imaginer ; conclusion ; rends, tous Polonais socialistes internationalistes profondément dévoués cause commune ; Daszynski ; veut parler ; Hyndman et les autres délégués anglais protestent contre cette discussion ; Dassynski ; ni attaqué ni injurié fraction adverse; objectivement; nulles phrases; bons internationalistes calomniés; travail de quinze années, incessant, pacifique, avec socialistes de tous les pays; membre du de cette fraction par socialistes plusieurs nationalités ; délé-
| gués anglais reprotestent énergiquement; Hyndman ; qu’on
grès de Londres décidé renvoyät toujours au bureau; Rosa Luxemburg; accepte ; Singer ; entendu ; délégué de la
| tions; délégué de la Suisse; dix délégués ; mandats en règle;
neuf au Congrès de Londres ; malgré récent lock-out ; Van
Kol; hollandais neuf délégués; validés; n’ont pas d’histoire;
de reconstituer, de fond en comble, le mouvement écono-
| mique et syndical sur de véritables bases socialistes ; afin d’être à même de lutter contre la puissance capitaliste qui s’élève en Amérique; mais il paraît qu’il y a une autre organisation qui a pris le nom honoré de la Social-démo-
_ cratie et qui veut se faire représenter ici par des hommes
À qui ont été expulsés du Parti Ouvrier Socialiste ; l’importance de l’unité, en Amérique, est aujourd’hui très grande; les Anglais donnent des marques d’impatience; le Parti Socialiste Américain est un fort parti discipliné, mais où la discipline part d’en bas et s’impose d’elle-même; avant d’admeitre quelqu’un dans le Parti Socialiste, nous nous assurons qu’il a des intentions honnêtes et qu’il est vraiment socialiste; puis, s’il commet un délit quelconque
“a contre le socialisme, par un vote général du Parti, et non AUS par l’action de certains hommes, par le référendum, par 1 be un vote qui s’opère de l’Atlantique au Pacifique et des qe grands lacs du Nord au golfe du Mexique, il peut être défi- | ‘ nitivement exclu; il n’y a pas un homme imbu d’idées | 4 - socialistes sincères qui ait le moindre prétexte pour tâcher | ‘54 ù de former un parti en dehors de ce grand parti ; marques US de vive impatience des délégués anglais ; mais, ainsi que je 1 _ l’indiquais, nous avons été dans l’obligation de répudier |A certaines personnes qui avaient des principes opposés au | e socialisme; Hyndman ; au bureau; Singer ; discussion close; | 20 un seul délégué ; étroitement unis; une voix du P. O.F.; ‘mn même révolutionnaires; délégué Bulgarie; cette année | 3 ES à gais ; délégué de l’Irlande ; trois délégués ; indication d’un 13 grand progrès; pays malheureux, retardataire, agriculture, | Des sans ressources ; délégué de la Norvège; récentes élections { De générales nombre élevé de voix; espérons acquérir quelque LEUR chose esprit pratique et organisation que trouve en Angle- È vi de terre, quelque chose esprit vif et brillant que trouve en 4 1 (XX France; Singer ; un télégramme regrets socialistes roumains; À 1 Jeunes Gardes belges ; quête pour grévistes Giromagny; | 4 ÿ Troisième journée; séance du mardi 25 septembre 1900; LE 1 matin; Andrea Costa président; Hyndman assiste; Furné- 44 mont ; dépêche socialistes hollandais, espagnols; Costa; tous : 1e mandats américains et polonais admis; mise à exécution Ke: décisions Congrès antérieurs; recherche et application des 10 moyens pratiques pour l’entente, l’organisation et l’action 1 bé < internationale des travailleurs et des socialistes; rapporteur Se ; Van Kol; Van Kol; unanimité dans la commission sur prinh cipe utilité inévitable un organe permanent international; Ji ù traduire en actes les résolutions des Congrès ; comme la lutte devient de plus en plus acharnée de la part de l’Interte nationale des capitalistes, il est urgent d’organiser l’Interr WE nationale du prolétariat; agiter les masses profondes ; propa- } 4 gande gigantesque; faire dominer la volonté du prolétariat;
organisation des Congrès; bon travail; facilités aux délé- gués; exécuter les résolutions; formulera ordre du jour des Congrès; demandera rapports, sur chaque question, à j chaque nationalité adhérente ; un secrétaire général salarié; - ; renseignements nécessaires ; code explicatif des résolutions : général questions à l’ordre du jour; ne parlerons plus dans | le vide; mais véritablement œuvre utile; un manifeste sur questions politiques importantes pour mouvement international; toutes mesures action et organisation internationale du prolétariat; sur question théorique, nulle diversité d’opinions; sur pratique, beaucoup discuté; quelques : arguments urgence absolue; n’aura pas le sort Comité général ancienne Internationale; vivons dans des temps très différents; était le rêve de quelques penseurs et non point une réalité vivante; comparaison bizarre; embryon organisation plus puissante que tâcherons créer; résolution
2 formulée à l’unanimité des membres de la première commission; texte; autre comparaison; littérature ; la question d’argent ; longues discussions; dix mille francs ; dix pays; dix pays à huit cents francs; dix pays à deux cents francs; Smith; absolument insuflisant; il faudrait cent mille ou même cinq cent mille; on peut facilement arriver à réunir cette somme; toutes les personnes qui sont socialistes se disent internationalistes ; eh bien, il sufhirait de demander à chaque personne voulant adhérer à une organisation socialiste quelconque de verser avant toute cotisation celle de dix centimes pour le comité international; comme les organisations comprennent déjà en France plusieurs centaines de mille adhérents et comme il y a des millions de socialistes en Europe, avec dix centimes par année et par personne, on arriverait à réunir des sommes considé- rables; Anseele ; ne pas perdre trop de temps; proposition de classement; principe, somme, pays; Wagner; scinder le travail; principe; dix mille francs, trop minime; cent À mille ou cinq cent mille, exagérée; cinquante mille; que chaque organisation vote une somme de tant; Van Xol; on ne peut guère demander un supplément de cotisation à
tous les membres adhérents aux organisations économiques ms et politiques ; je crois qu’en demandant trop on n’obtiendra 6 rien; dix ou douze mille francs seront suflisants; Quelch ; à adopté à l’unanimité; Andrea Costa; proposition Smith; À dix mille francs pour arriver le plus tôt possible à cent mA mille en organisant des cotisations régulières dans les 5 organisations syndicales et politiques socialistes de chaque ‘Ya pays; Hyndman ; chiffre de la commission; toujours loisible Ë augmenter les dépenses si les ressources dépassent les préviF sions; Bonnevial; on arriverait à réunir les sommes de la ne proposition Smith; plus facilement cinquante-deux fois du deux sous que trois francs d’un coup; quêtes; ce serait une f honte de constater que dans le monde entier, socialiste, on À 5 ne peut pas trouver cent mille francs; ce serait un aveu 3 pénible à faire; un délégué; — la clôture;. Enrico Ferri; À président de la première commission; il faut distin-
guer entre les envolées platoniques et les réalisations
Ÿ pratiques ; par caisses nationales; et les dix mille francs 7 demandés deviendront ainsi cinq cent mille francs; ne Wurm; on ne peut pas obliger les différentes nationalités FC à s’engager à fournir une cotisation prévue d’une certaine R manière; on ne peut pas s’engager notamment pour le À compte des syndicats, surtout pour l’Allemagne où les 44 syndicats ne peuvent pas faire action commune avec le à parti politique; il faut voter le principe d’une certaine d somme à fournir par les diverses nationalités; qu’ensuite D J celles-ci soient libres de réclamer de leurs adhérents la F4 , cotisation nécessaire comme elles l’entendront, et de la 1 façon qui conviendra au pays; Van Kol; entendu ; chaque te. nation sera libre de trouver les moyens les plus propres à ‘ procurer l’obole à laquelle elle se sera engagée; dix mille à francs n’engage que les organisations politiques; Andrea A Costa; aux voix proposition commission, à l’unanimité dix À mille francs ; adopté à unanimité; Andrea Costa; où sié- gera le Comité international; yndman; honneur de pro- À poser Maison du Peuple de Bruxelles; Belgique pays neutre 2 facilement accessible à tous ; Maison du Peuple excellente
,
, témoignage de sympathie vaillants camarades belges; Andrea Costa ; par acclamation; adopté par acclamation ; Vandervelde ; au nom de la délégation socialiste, au nom du Parti Ouvrier Belge, je remercie nos camarades de toutes les nationalités du grand témoignage d’estime et de confiance qu’ils viennent d’accorder à leurs compagnons k de lutte de Belgique; l’Internationale existait depuis longtemps déjà dans nos cœurs; pour la première fois, depuis le Congrès de Paris de 1889, nous entrons résolument dans la voie des réalisations pratiques ; nous sortirons de ce Congrès avec la conviction profonde que les liens de sympathie qui existaient déjà entre nous sont devenus maintenant des liens d’organisation; et, puisque le secrétariat de la nouvelle Internationale est fondé, j’aflirme, au nom du Parti Ouvrier Belge tout entier, qu’heureux et fier d’avoir à constituer cette organisation, il apportera devant le Congrès prochain des résultats considérables et qui seront dignes de la grandeur de votre résolution; applaudissements prolongés ; on l’a dit tout à l’heure : la décision qui a été prise ce matin est une décision d’une haute portée; je vous propose de la souligner en criant tous ensemble : vive lInternationale des travailleurs! acclamations unanimes et prolongées; Barrat; au nom de ses amis du P.0.S. R. une proposition; le texte; une grève internationale des baïonnettes; Furnémont ; un scrupule; se demande si les délé- gués ont le mandat ferme de nommer, au nom de leur pays, celui qui les représentera dans organisation internationale; les délégations dans les Congrès sont composées parfois au hasard des circonstances, et les délégués ne représentent pas toujours la pensée exacte et précise des différentes nationalités qui les envoient ; je crois qu’il vaudrait peut-être mieux nommer provisoirement ce bureau et le faire ratifier par les différents partis organisés dans chacun des pays: Andrea Costa; amendement accepté par commission; met aux voix; deux délégués par nationalité, ratification ultérieure; Van Kol; cœurs battent à l’unisson; Chine toutes les nations civilisées dissimulent appétits les plus effrénés sous le masque de l’humanité; au Reichstag
‘a les socialistes et les crédits maritimes; on leur dit : vous F5 êtes des sans-patrie; vous refusez les millions nécessaires 20 L à la grandeur de l’Allemagne ; les députés socialistes franRU: çais les voteraient!… eh bien! il faut que, dans tous les à bi pays, il y ait une entente interparlementaire, afin que, tou- | dt à jours et partout, la conduite des députés socialistes soit la AE même et qu’ils répondent: pas un sou, pas un soldat! hr, _ même accord durée du travail; économique et politique; “#4 ‘ proposition; adoptée; Vandervelde ; une proposition; réso- à be ‘a lution dont Vinck avait pris initiative au Congrès intercl sf national étudiants socialistes; une bibliothèque du sociaDr lisme ; archives internationales; d’accord avec Ferri, Costa, ; Hyndman, Singer, et, j’en suis convaincu, de nombreux FAGTER amis parmi les camarades français, cette résolution; Re _ Séance de l’après-midi; même bureau; Tessart; seul SN délégué hongrois; ouvriers socialistes aussi pauvres et Du) | persécutés que dans aucun pays; déposé un rapport . Fe * _ imprimé sur mouvement socialiste hongrois; centaines de ect militants fusillés ou encore en prison; fortes amendes; QU situation très difficile; nulle part pauvreté plus écrasante; 40 4 ne pouvons nous engager pour le moment à contribuer aux : frais; conflits au sein du prolétariat lui-même; agents de | 2 division gouvernementaux ; discréditent même le mouveNe * ment à l’étranger; appel plus particulier aux socialistes |A A permanent; Furnémont; une lettre au citoyen Gérault- (4h ) Richard, adressée du club ‘internationaliste de Sydney; | 20 texte de cette lettre; Andrea Costa; un nouveau délégué nu italien; section italienne portée à quinze; Furnémont; il | ne faut pas, en entrant sur ce terrain pratique, qui doit | 14e nous conduire à de nouvelles réalisations, que nous 1e oubliions notre idéal révolutionnaire et que nous oubliions #1 les commémorations qui nous sont sacrées; vendredi pro- {ee * chain au Père-Lachaise, devant le mur des Fédérés; LU couronnes d’immortelles rouges; par souscription intern pe nationale: vive la Commune; Andrea Costa; accepté par 13 * acclamations; Wurm; rapport sur première question ordre
; du jour examinée par deuxième commission législation inter- 4e nationale du travait pañ la limitation de la journée de tra- Le | vail; Wurm ; la commission s’associe à la résolution prise Fa par Congrès précédents; journée légale de huit heures; : mais provisoirement peut légiférer sur journée plus longue; PA par les luttes politiques et syndicales réunies; texte de la # résolution; citoyenne Sits:; pour la limitation légale de la pas de liberté économique du prolétariat; base de toute Fe intellectualité, de tout progrès de la classe ouvrière; toutes les libertés politiques et économiques suivraient ; principe égalité sociale des sexes; protection plus large, plus efficace pour la femme que pour l’homme; parce que la femme se trouve vis-à-vis de l’homme dans une situation à inférieure, quant à sa position légale, elle est plus que l’homme sujette à l’exploitation capitaliste. Par le travail
- Ÿ industriel, en conquérant sa liberté économique, elle a seulement changé de maître : au lieu de la férule du mari, elle | est tombée sous le joug honteux du capitalisme, qui l’ex- | ploite plus durement encore, dans sa modestie et son amour maternel; par une protection législative eflicace, on rendrait la femme consciente de soi-même, de ses devoirs | et de ses droits humains ; plus la protection sera grande, plus la conscience de la femme et la force de remplir tous ses devoirs seront grandes; en demandant la protection de la femme, on n’agit pas seulement dans l’intérêt de la femme, mais dans l’intérêt de la classe ouvrière tout entière, parce qu’on empêche la femme d’entrer en concurrence déloyale avec l’homme; il y a encore une autre question plus importante; il faut craindre que nous ayons besoin d’une autre génération pour que le prolétariat recueille les fruits du mouvement qu’il a commencé contre _ l’exploitation capitaliste; pour qu’il puisse remplir le grand 4 rôle historique de l’émancipation de la classe ouvrière et de toute l’humanité, il faut up prolétariat sain de corps et d’esprit et beau de caractère; or. la femme courbée sousle joug économique et capitaliste ne peut donner naissance à des enfants qui soient forts et prêts pour cette noble lutte; c’est pour cela que nous ne demandons pas seulement la
protection législative au point de vue des heures de travail,
& mais une protection eflicace au point de vue de la liberté syndicale; nous demandons que la loi ne reste pas lettre : morte à cet égard ; ces desiderata ont été déjà énoncés et
votés par plusieurs Congrès nationaux et internationaux ;
A nous demandons leur mise en vigueur, car ils contribue1 ront à la victoire définitive du prolétariat tout entier, en Le assurant la protection de la femme travailleuse; Champy;
par machinisme et science on peut arriver à produire
“à : autant en huit heures qu’en dix heures; de dix à huit, SR comme de douze à dix; grands exemples donnés en plu4 sieurs pays; si même produit moins, tant mieux; dimi- 14 urgentes; encore treize, quatorze et quinze heures; syn- L : dicat; bavardage; en 1870; impatience du public; un sai récent congrès bourgeois; pour la réglementation interF ae nationale du travail; limitation et syndicats; plusieurs délé- ‘4 gués demandent la limitation de la durée des discours; VO minutes; mise aux voix; adoptée à l’unanimité; Andrea Le Costa; met aux voix résolution de la commission ; adoptée YA à l’unanimité; Andrea Costa; Gheude; rapporteur de la À deuxième commission; minimum de salaire; dans les divers 1” pays; discussion commission assez animée; un peu 108 embrouillée; deux courants ; courant anglais pour fixation Fe légale; courant allemand contre fixation légale; ni socialiste ; ni pratiquement possible; d’accord sur formule spé- | ciale; syndicats fortement organisés; autre divergence ; entre majorité et délégués allemands ; nécessités de l’exis- ; tence envisagées de la façon la plus large; moyens doivent k logiquement différer suivant les nations; même régions : diverses d’un même pays; pression sur tous pouvoirs publics; payé directement ; inséré aux cahiers des charges; F texte de la résolution; Molkenbuhr; l’Etat ne peut pas p régler cette question; ni par la voie internationale; le : maximum à Paris pendant la Révolution française; non É: réussi; encore moins en situation de réussir, parce que nous il n’aurions même pas de puissance pour fixer des prix quel- ÿ conques; nous ne pouvons pas arriver à fixer partout à la
fois un salaire minimum, puisque nous ne pouvons pas exercer de pression sur le prix des choses nécessaires; la seule chose que nous -pouvons faire, c’est d’arriver à ce que les organisations syndicales se fassent partout de plus en plus fortes et que les syndicats cherchent à conquérir des conditions de vie et de travail meilleures, et aussi le | salaire le plus élevé possible; camarades anglais résisté et proposé fixer quand même minimum de salaire; mais diffé- rence de pays; impossible uniforme; organisations syndicales puissantes; pression sur toutes administrations; j’ai dit aussi que cette exigence du salaire minimum n’avait pas un caractère socialiste, et la chose peut paraître paradoxale, mais je m’explique: il a été demandé que l’État assure partout un minimum de salaire à ceux qui travaillent. mais nous, nous disons : il ne faut pas seulement assurer un minimum de salaire à ceux qui travaillent, mais aussi un minimum de ressources à ceux qui sont sans travail, à cause du chômage, de la maladie ou des accidents, c’est-à-dire à tous les hommes sans distinction; je dis donc, comme conclusion, que nous ne pouvons pas régler cette question d’une manière internationale; elle peut être réglée tout au plus nationalement, ou par région; je dis en outre que nous pouvons, dans certains cas, par l’action syndicale, imposer des conditions de travail aux + États et aux particuliers; j’indique que les délégués alle-
” mands ont voté contre la résolution de la commission, mais c’est parce qu’il nous en avait été fait une traduction inexacte; maintenant que nous en connaissons le texte vrai, nous nous y rallions tous; c’est donc à l’unanimité . que ce texte est proposé au Congrès; Andrea Costa; aux voix; adopté à l’unanimité; Andrea Costa; délégation russe un nouveau mandat, Rubanovitch; deux télégrammes; socialistes de Hongrie; texte; associations ouvrières de Saône-et-Loire, Gueugnon, le Creusot; une collecte à la Mai; Boemelburg; maintenir décisions Congrès internationaux antérieurs; texte de la résolution; unanimité; outre, deux nationalités ont demandé Fête obligatoire; majorité d’avis impossible; faudrait des organisations syn-
& k dicales ouvrières fortes et bien constituées; une bonne 194 conception de cette manifestation; en attendant, démonset tration plus énergique, plus efficace et plus générale dans 4 tous pays; propagande très active pour la réduction des , | 1 heures de travail ; Journoud; la section française était une 15 ’ des deux qui demandaient un engagement ferme pour Re lobligation; réclamation des cahiers de revendications 5) d d’un peuple à son gouvernement; fête du travail, des tra- ‘a vailleurs ; chaque nation ses revendications les plus légi- “48 times et les plus urgentes, au besoin suffrage universel; 4 sur obligation, récusés, car dans certaines nations le chô- ie DIE mage général, le premier mai, est interdit et comporte cer4e di à taines pénalités; appel vibrant; Andrea Costa; met aux 84 voix; adoptée à l’unanimité; Ellenbogen; troisième com- , RE mission ; question résolue à tous les Congrès antérieurs; un autrefois, du temps des anarchistes et des anciens trade- | ER. unionistes; points acquis; quelques principes fondamentaux; tâche principale rendre le prolétariat conscient de | nt ? ses revendications de classe par un travail lent, patient et We” pénible; nul sentimentalisme; ce travail ferait cesser que0 qi relles personnelles; montrerait nécessité unité de pensée :\08te chez les prolétaires; moyens adaptés aux nationalités; …___ accentuera encore le rôle déjà important des coopératives; |: 20 . processus de développement ; résolution de la commission ; ci texte; unanimité; autre texte; majorité; droit de coalition L ‘3 | pour ouvriers étrangers; Harriman; deux courants améri- | 22000 cains; hors du mouvement syndical américain; dans le | és A mouvement syndical américain; quelle qu’en soit la corne © ruption; Jean Bertrand; une motion d’ordre; résolutions 1 1 \ imprimées et distribuées; une voix; Furnémont ; alors la Den caisse du Congrès; une voix; Andrea Costa; raisonnable, { ‘he mais on n’a pas le sou; une poix ; une quête à la porte; 1108 protestations; Delory;; Andrea Costa; Delory; la presse; | ESS Andrea Costa ; n’accepte pas cette proposition ; si un Con-! 1/30 grès socialiste international n’a pas les moyens de faire in e publier ses résolutions, je vous demande qui est-ce qui le ne. fera; Vandervelde; un de nos camarades français, dévoue- | à 5 ment infatigable connu de tous, à la disposition du Congrès ; :
mais je crois interpréter les sentiments du bureau tout 5 entier en exprimant le regret, qu’alors que dans tous les ER autres pays les frais d’organisation avaient été prévus ue par le Parti national, nous nous soyons trouvés,en France, 70 en présence d’un Comité général que des préoccupations 4 étrangères ont empêché d’agir; une voix; protestation; } Andrea Costa; une proposition qui conciliera tout; de Delory; prêt à remettre entre les mains du bureau, au nom À de la Fédération du Nord, la somme nécessaire pour d* imprimer les résolutions; Andrea Costa; la parole à Ebers; Ebers; protestations contre sévérité de Vandervelde; la question de la publication des résolutions est sans importance, vous le savez bien; Andrea Costa; le bureau se mettra d’accord avec ce camarade français ; Ebers ; ? Quatrième journée; séance du mercredi 26 septembre 1900; matin; président Vandervelde, assisté de Adler ; Vandervelde ; ordre du jour ainsi fixé ; terminer discussion commencée hier; puis discussion rapport neuvième commission alliances politiques et participation éventuelle d’un socialiste à un ministère bourgeois; sur mode de ï votation, bureau unanime; à chacune des nationalités ductiblement divisées en deux fractions, chacune de ces fractions un suffrage; la sanction de ces divisions sera donc de neutraliser dans le vote l’opinion de pareils pays; j’ai le plaisir d’annoncer au Congrès que le Comité géné- ral du Parti socialiste français s’est réuni hier soir et a pris les mesures d’organisation nécessaires pour la bonne marche du Congrès: dans ces conditions, le malentendu qui s’était élevé entre le Comité d’organisation et le bureau, malentendu auquel on aurait grand tort d’attribuer une F7 importance, exagérée, se trouve complètement aplani, et je tiens à dire, au nom de nous tous, que nous n’avons jamais songé à reprocher à nos camarades français un manque de fraternité, mais bien un manque d’organisa- Î tion, qui trouve son excuse dans la difficulté d’organiser hier que manifestation au mur des Fédérés vendredi huit
1 heures et demie; communion de nos sentiments révolu-
tionnaires ; ce rendez-vous groupera certainement militants
Ée ï de toutes les fractions et de toutes les nationalités; Furné- a mont; le secrétaire de la Fédération des travailleurs À socialistes belges se tient à la disposition des délégués des À autres nationalités pour leur fournir des renseignements (4 sur l’industrie textile, les cuirs et peaux, pour l’industrie 34 verrière, etc., afin d’établir des relations internationales à Est cet égard; il s’excuse d’avertir que les renseignements 8 qu’il pourra fournir seront moins intéressants et moins BAUr: complets que ceux qu’il pourra obtenir en échange; les o ouvriers verriers belges soutiennent en ce moment une f grève formidable en faveur du droit de se syndiquer libre- à 4 ment; ils ont épuisé une grande partie de leurs ressources L. et ils demandent que le prolétariat universel leur vienne ‘ +00 en aide dans cette lutte; un télégramme des socialistes ci arméniens résidant à Genève; un autre, des groupements (8 socialistes et des syndicats de Saint-Quentin; Vandervelde; Ê donne la parole au rapporteur de la troisième commission; Ellenbogen; objections délégués français provoquées par
un malentendu; mauvaise traduction du texte allemand;
Me À il faut combiner les différents moyens; action politique, le É suffrage universel et l’organisation de la classe ouvrière en Le groupes politiques, syndicats, coopératives, caisses de bre secours, cercles d’art et d’éducation, etc.; résolution votée par commission à l’unanimité, citoyens français compris, pi et c’est Lafargue qui a fait ressortir qu’il fallait prendre 3 une résolution où il n’y eüt pas de différence d’opinion ; ; quant aux moyens ; remis à la neuvième question; Lafargue; plusieurs sorties; à vous décider sur le texte k seul; commission unanime; non un congrès de principes, i comme la première Internationale; aujourd’hui partis organisés toute Europe et monde entier; en commun points
acquis pour une doctrine générale internationale; d’où
En écarté questions qui divisent; pour vote unanime; écarté question Bernstein; coopération; un membre a dit qu’elle était un moyen d’expropriation capitaliste; eh bien, le Û délégué belge lui a répondu : nous, qui pratiquons la coopération depuis si longtemps avec tant de succès, nous
repoussons cette théorie; ce n’est pas un moyen d’expropriation de la classe capitaliste; c’est simplement un moyen de recrutement socialiste; c’est le moyen d’avoir un budget socialiste au service de la cause; coopératives de consommation et de production; consommation, adopter; production, laisser libres nationalités, parce que dangers ÿ avec six cent et quelques mille francs, on pensait tenir en échec les centaines de millions de Schneider; protestation de Jaurès ; réplique de Lafargue ; bruit; rien d’irritant dans ce débat; je vous rapporte ce qui s’est passé dans la commission pour que nos amis ne craignent pas de voter la résolution proposée, malgré le mot de coopération, qu’ils rejettent comme une duperie, comme un piège tendu aux travailleurs; protestations violentes à droite et sur les bancs de la délégation anglaise; Hyndman; j’ai cédé mon tour de parole au citoyen Lafargue, mais ce n’était pas pour dire cela; nous protestons contre ce discours qui n’a rien à faire ici; appel du Président; bon vouloir; tolérance; orateurs; public; Lafargue; Lafargue; coopératives; un instrument aux mains du Parti socialiste, non un moyen d’émancipation de la classe prolétarienne; coopératives ouvrières, pour réussir, suivre principes société capitaliste, non principes société socialiste; Vandervelde; Congrès paraît unanime pour; orateurs brefs; la clôture; la parole à Kritchevsky; Kritchevsky ; dans commission; pas dit un mot qui puisse nous faire penser que coopératives de production sont un danger; avons exemples coopératives de production vivantes et fortes augmentent force prolétariat et parti socialiste; réintégration, dans la proposition, du but final; Fribourg; ce que Lafargue a dit pour le Creusot absolument inexact; une autre usine pour fabriquer des canons; dans comité d’action chargé cette usine, il y avait des représentants du Parti Ouvrier Français; si duperie, en doit prendre sa part; Vandervelde; mettre aux voix proposition, plus amendement Kritchevsky, ne peut vice de forme; inadmissible; amendement rejeté; Vandervelde; résolution adoptée à l’unanimité moins trois voix;
% Adler préside; Vandervelde rapporteur pour la majorité | TR) velde; le plus objectivement possible résumé du débat et & ji résolutions; projets et résolutions, notamment Jules Guesde, 8 Enrico Ferri, Karl Kautsky; projet de résolution Kautsky Fe a servi de base au débat; deux questions distinctes; 4 alliances et coalitions; participation éventuelle d’un socia- : 1e liste à un gouvernement bourgeois; alliances, débat extré- (1e mement bref; continuation et confirmation discussions L pour texte Parti Ouvrier Français récent congrès d’Ivry; CR lecture du texte; la lutte de classe interdit toute espèce “4 d’alliance; mais elle n’interdit pas les coalitions; mais #80 minima et sanctionnées régulièrement; sans confusion de & programme et de tactique; explication de ce texte; une ANS comparaison de Enrico Ferri; exemples de coalitions jus- : tifiées; en Italie défense de la liberté; en France défense #4 fe des droits de la personnalité humaine; en Belgique le FE suffrage universel; aussi en Autriche; done circonstances LÀ Ci _ nécessairement exceptionnelles et temporaires; deuxième AU question, quant à moi, d’intérêt local et secondaire; si un Le socialiste isolé peut, dans certaines circonstances, entrer HE dans un gouvernement bourgeois; non même unanimité; N 7 r résolution Kautsky;résolution Ferriet Guesde; deuxième, inNN terdiction formelle et absolue ; texte de la première; savante lt consultation théorique d’un des hommes que la socialFt] démocratie s’honore le plus de compter dans ses rangs; : TR question de tactique et non de principe; le Congrès interFRS national n’a point à se prononcer sur ce point; violentes de. protestations à gauche; Vandervelde; défend sa fonction; A suite et fin du texte; que le ministre socialiste reste man4 dataire de son Parti; tout le Parti; amendement Plekhanoff 1138 . et Jaurès; résolution Kautsky, ainsi amendée, dans la comPINS mission votée par vingt-quatre voix contre quatre; grandes 1 ‘ \ nuances d’opinion; sentiment personnel; majorité de la ‘0 majorité; alliances et coalitions ; elles sont toujours un ie mal; mais elles sont parfois un mal nécessaire; ni con1 4 damnation, ni approbation tacites de la tactique suivie par a. certains de nos camarades français; ce que nous dirions
dans un Congrès national français; contre Millerand; pour a Millerand ; le Congrès international n’est pas une Cour de à justice et d’arbitrage, destinée à prononcer des condamna- ” tions, des flétrissures et à lancer des décrets d’excommu- LD nication ; au contraire un rôle de pacification, de conciliation 1h et de tolérance; fermeté inébranlable, questions de principe; liberté complète d’action chacune des nationalités, questions 1 tactiques ; or question accessoire et secondaire; question de tactique et non de principe; sans passion, sans inutile colère; sauf en France, intérêt académique et platonique; ; participation aux fonctions nominatives; or des diffé- rences, mais situations non fondamentalement et essentiellement distinctes; dans un pays de régime démocratique et parlementaire; ministre aussi bien délégué; mais mandataire, contrôlé, soumis à la juridiction du Parti, organisé; un mot de Auer ; mandat toujours révocable ; expédient; grande majorité du parti; gage d’apaisement; par esprit de conciliation résolution Kautsky; question des alliances fondamentale; question de la participation, d’après Jaurès luimême, épisodique ; non importante; le portefeuille socialiste ne pèsera jamais bien lourd dans la balance entre la
- classe ouvrière et la classe capitaliste; le jour où pareille question disparaîtra de l’ordre du jour des Congrès socialistes français, un soulagement pour le prolétariat uni- \ versel ; la lutte de classe bien autre chose que des batailles de couloirs ou des conquêtes de portefeuilles; c’est une lutte de tous les instants, par tous les moyens pacifiques ou révolutionnaires, pour le but final que nous poursuivons tous, et que par l’union intégrale nous saurons un jour réaliser; péroraison; la maison est à moi: c’est à vous Séance de l’après-midi ; même bureau; Vandervelde pré- side; Ferri; officiellement rapporteur de la minorité; facéties; compte rendu commission; participation tout à fait défendue en principe, mais tout à fait permise en tactique ; voté en commission; majorité; puis unanimité défense presque absolue des alliances ; résolution 63 ,
4 Italie, battu au Congrès national de Rome; battu aujourj d’hui; mais tous des socialistes et des frères ; des majo- == rités et des minorités ; ni des vainqueurs, ni des vaincus; si rapporteur de l’unanimité; balancement de la proposi4 tion Kautsky ; état d’âme socialiste; traversons une phase 11 décisive du développement et de l’évolution du grand pr Bebel, participation aux résolutions du Landtag; serait 5 inutile d’avoir fait des milliers de kilomètres pour En, venir à Paris aux assises internationales du socialisme “ 4 ; et pour y prendre une résolution à l’instar de Poncene Pilate qui va se laver les mains…; cas individuel, person138 nel Millerand n’intéresse pas le socialisme international; A4 mais un cas général dont n’est que le symptôme et l’effet; 100 une règle, une boussole pour orienter sa conscience de À ; classe; les cas personnels écartés, la même situation FRE existe partout, Italie moins retentissant; Turati et moi, Fe E comme Jaurès et Guesde, sauf qu’en Italie avons dépassé la : ; phase personnaliste; éloge du Parti Ouvrier Français; mais YPa un peu immobiles certaine formule schématique non ps ‘marxisme théorique mais surtout une interprétation dog- ÊE matique des disciples de Karl Marx ; en France un autre F l courant, tout aussi socialiste ; organisation économique du ‘#3 prolétariat par organisation politique et électorale; droit ; a affaire Dreyfus ; Parti Ouvrier Français contre esprit de de. malonisme; contre-partie ; Jaurès ; consultation internatioLAN nale de La Petite République ; mérites et fautes des deux ; . 8 côtés; sommes des hommes faillibles; union, entente, unité; Dee comparaisons ; métaphores ; la bourgeoisie se défend ne : d’abord par ia raillerïe et la calomnie ; puis par la persé- #4 cution ; enfin par la tentation et l’apprivoisement ; compaHa raison; un mot de Guesde; c’est une crise de croissance du D. parti socialiste international… l’année dernière, Bernstein Le 3 a dit : tout est dans le mouvement, rien n’est dans le but à Lk final ; une autre camarade allemande, Rosa Luxemburg, a ca Ka dit : rien n’est dans le mouvement, tout est dans le but ie final; Liebknecht a dit enfin : l’essentiel, c’est le but final;
mais il faut le mouvement pour s’approcher ; participation Ÿ 1
aux élections du Landtag ; il y a deux ou trois ans défen-
dues ; il y a une quinzaine de jours, à Mayence, Bebel, le ;
frère d’armes de Liebknecht, a proposé une résolution qui pau”
a été approuvée par la majorité, qui non seulement permet, mais rend obligatoire la participation au Landtag ;
ce n’est pas la faute de Jaurès s’il personnifie ce courant du
mouvement pour atteindre le but final; ce n’est pas la
faute de Turati, en Italie, ou de Bebel, en Allemagne : ce
sont les conditions du développement politique et économique de l’Europe contemporaine vis-à-vis du socialisme, |
devenu un jeune homme et à l’égard duquel on change de
tactique et on emploie ce que j’appellerai la tactique du
phagocytisme politique ; on ne peut pas faire de distinction
entre les principes et la tactique ; c’est une vieille distinction scolastique que de séparer la théorie de la pratique ;
esprits positivistes et d’expérience, nous disons que la
théorie n’est que la pratique généralisée et la pratique
n’est que la théorie en action ; le ministre doit personnifier
à la fois la tactique qui se meut et le principe qui s’applique ; il ne faut pas ouvrir la fenêtre après avoir fermé
la porte; tactique prudentielle ; ce sont lisières en caoutchouc; qui jugera les cas où la prudence exige telle ou
telle tactique, alors que la pancarte des principes doit planer au-dessus du monde réel et de la pratique quotidienne?.. je voyage beaucoup en Italie pour la propagande.; eh bien, il arrive que dans tous les villages, dans
toutes les petites villes, où le Parti socialiste est à ses
débuts, la besogne est plus difficile ; il y a là des compagnons qui disent toujours qu’il y a une occasion très
exceptionnelle pour laquelle il faut avoir une tactique
d’alliance et d’union avec les partis bourgeois, parce que,
disent-ils, on se trouve dans un cas exceptionnel… cela
revient, en somme, à dire qu’il est prudent de réserver les
principes pour le ciel et d’appliquer la tactique sur la
terre. ; expérience dangereuse ; l’adjectif s’y trouve, mais
l’adjectif n’empêche pas le substantif ; tout le monde s’accordera à dire que c’est dangereux, mais que l’on a pour se
protéger le courage et la foi socialistes ; la tactique et les
ir principes ne sont que le droit et le revers de la même j 44 médaille; on ne peut pas avoir une tactique bourgeoise 1e ble avec des principes socialistes ; la minorité de la commis- É À sion admet donc la règle de la motion Kautsky ; mais ‘# n’admet pas ses exceptions en caoutchouc, qui ne seront 1560 jamais un obstacle pour que la tactique soit en contradic1 tion avec les principes; la majorité de la commission, se set trouvant dans cet état d’âme qui se reflète dans le monde Ds international, a voté la motion Kautsky ; mais, comme si 1 pie elle avait voté l’usage d’un poison pour l’organisme socia16 liste, elle a tout de suite voté le contrepoison avec la réso- ; ju lution Guesde, qui interdit les alliances ; pourtant, est-ce “ È que la participation d’un ministre à un gouvernement JS bourgeois est possible sans qu’il y ait une coalition avec Re: une fraction bourgeoise ? évidemment non; un socialiste - 4% Ÿ peut devenir maire d’une commune, lorsqu’il y a une sal majorité socialiste dans le conseil communal; il peut EN arriver qu’il soit maire d’une commune et porte-drapeau 2 ae) } du parti socialiste sans qu’il y ait aucune alliance; mais en. pour le ministre, est-ce que cela peut arriver? je crois FAN qu’une fois qu’on admet la possibilité, soit-elle transitoire he et exceptionnelle, de l’entrée d’un ministre socialiste dans ARMES un gouvernement ou d’un maire socialiste dans une :| 2008 municipalité où la majorité ne soit pas socialiste, on , < RP ! vient à contredire le principe de l’interdiction des alliances ‘21 avec une fraction de la bourgeoisie; c’est pour cela Ki 3 el que j’avais proposé, moi, une motion devant le Congrès & STAR _ national de Rome, interdisant d’une façon absolue la parLE ‘4 ticipation au pouvoir politique ou au pouvoir municipal | T9 sans qu’il y ait majorité des socialistes. comme le disait HS notre ami Vandervelde, ce serait le prolétariat qui s’empa4t D ÿ rerait de la maison et qui dirait à la bourgeoisie : allezsi 104 vous-en ! je crois que la parole a trahi la pensée de notre f 15 : ami, qui connaït si bien l’esprit de notre parti socialiste : . k HER j lorsque le prolétariat se sera emparé de la société humaine, ‘1 FR la porte ; le socialisme poursuit la lutte de classe au nom des QE: PA n travailleurs mais pour la rédemption de l’humanité entière! 4 4 fs Vandervelde ; parlé exclusion non société, mais gouverne-
funérailles officielles du roi Humbert; flétri le régicide; K
non associé aux obsèques officielles ; crédits pour l’expé- Li
dition de Chine au Parlement français; Sembat ; Ferri ; sl
entreprise de pillage international; résolution Guesde non M
aussi précise qu’aurait voulu ; résolution d’Ivry assez à
complète ; Ferri; consentement d’un Parti organisé ; unité FA.
socialiste; texte de l’ancienne résolution Ferri ; extrême
défense des libertés publiques ou des principes élémen-
taires de la civilisation contemporaine ; la République,
c’est l’atmosphère libre qui permet à nos poumons socia- ÿ
listes de respirer ; en Italie; interdiction des alliances, avec
permission exceptionnelle et transitoire d’une coalition
pour une extrême défense ; Kautsky conscience socialiste
d’acier ; au prochain Congrès international ferons la balance
des avantages et des inconvénients produits ; principes au
spontanée reviendra aux sources de vie de la doctrine
socialiste, qui ne doit pas se momifier dans certaines
formules schématiques, mais qui doit rester ferme sur le
terrain des principes de la lutte pour le prolétariat et pour
lhumanité; unité française ; fierté joyeuse qui estle propre
de l’âme socialiste ; péroraison; acclamations enthousiastes ; Hyndman; magnifiques discours; mais longues
heures, discours et traductions; non réunion publique,
pour entendre de belle rhétorique; mais pour résoudre,
au nom du prolétariat, un certain nombre de questions
n’engagent que moi; sur alliances électorales, au fond,
quelles que soient formules plus ou moins ingénieuses, :
tout le monde d’accord ; soit même pour conquérir quelque
réforme ouvrière urgente, tous les partis socialistes du
monde pratiquent des alliances ; presque tout le socialisme
international a proclamé que, dans l’affaire Dreyfus, le
prolétariat aurait suivi des conseils funestes si, sous pré-
texte de ne pas confondre son action avec celle de la bourgeoisie, il avait laissé précisément à une action bourgeoise
| 6
ù le monopole et l’honneur exclusif de la bataille contre le 28 mensonge; de même pour la loi Heinse, en Allemagne, les 4 socialistes n’ont pas refusé de défendre la liberté de l’art,
- de la science, de la pensée, d’accord avec les savants et les “s intellectuels de l’Allemagne ; et c’est un honneur pour le 72 prolétariat allemand que, grâce à lui, la patrie allemande te ne devienne pas la patrie d’Attila, mais qu’elle reste la 1 patrie de Goethe! élections au Landtag; participation di4 recte et obligatoire ; coalition électorale italienne; coalition 4 de résistance belge; nous nous épuisons en discussions 6 vaines quand cherchons des formules ingénieuses pour (a dissimuler à demi une pratique universelle du prolétariat; D, une des causes qui contribuent à l’heure présente dans le 4 monde entier au trouble apparent des esprits, c’est quele , ‘4 socialisme, au lieu d’avouer hautement, — puisqu’il n’a que jx les motifs les plus désintéressés et les plus nobles, — la pi tactique qu’il a adoptée, semble embarrassé de son action ; 4 nous vous demandons de dire hautement ce que vous faites ; 4 et maintenant qu’on l’appelle alliance ou qu’on l’appelle Que coalition, — ces subtilités de vocabulaire où se réfugie 18 l’esprit d’intransigeance ne me choquent pas outre me- ‘Ré sure. quand les hommes ne peuvent plus changer les 10 choses, ils changent les mots: et en vérité, l’humanité a
à È si peu de joies innocentes que je me ferais scrupule de lui
‘4 retirer celle-là ; sur la participation, la motion Kautsky , réalise ou exprime un équilibre d’opinion, un peu instable ÈS peut-être, mais qui est le seul possible à l’heure présente ;
- ù au camarade Vandervelde une remarque ; question Millerand purement locale, purement française ; oui, elle ne se #4 pose et même ne peut se poser qu’en France; mais, de ‘0 quelque façon que vous la résolviez, laissez-moi, cama- | rades de tous les pays, regretter qu’elle ne se pose pas chez À les socialistes de tous les pays ; oui, elle est locale ; oui, C4 elle est française, en ce sens que le surcroît de liberté et o de démocratie que l’institution républicaine apporte au ni peuple a mùri la question chez nous avant qu’elle ne soit 14 mûrie chez les autres; je prie nos camarades du dehors, Hs, lorsqu’ils porteront un jugement sur les choses françaises, — di lorsqu’on leur dira, par exemple, que les socialistes ne
doivent pas en France accepter des postes ministériels qui |
leur sont offerts, non pas directement par le prolétariat, ‘
mais par le chef de l’État bourgeois, — je les prie de ne pas
oublier que, chez nous, le chef de l’Etat bourgeois est | électif, et que, par conséquent, les socialistes au Parlement participent à la nomination du chef de l’État. ; interruption Lafargue; Jaurès ; huées comme si étions déjà au Congrès national ; une provocation; réponse; Vandervelde ; je demande aux membres du Congrès qui représente ici le socialisme international, de respecter le grand orateur qui lhonore à cette tribune ; tous le même intérêt solidaire à ce que les deux opinions en présence soient présentées avec toute l’ampleur que ce débat mérite; Jaurès ; question pourra naître partout où à la fois un parti socialiste politiquement puissant et un régime parlementaire effectif ; en Suisse ; en Belgique ; en Angleterre avec un nouveau parti libéral contre impérialisme ; sous sa forme impersonnelle pour des Partis organisés; motion Kautsky laisse juge le Parti socialiste dans le monde de trancher la question en tenant compte chaque fois des intérêts positifs du prolé- tariat, dans une situation politique et sociale déterminée; trop souvent transformé en questions de principe, fondamentales et principielles, des questions qui n’étaient que de tactique; interdit, permet, commande; on se donne ainsi l’apparence d’être infidèle à la lutte de classe, uniquement parce qu’on l’a fait intervenir là où elle n’avait rien à faire; ce à quoi nous oblige la lutte de classe; Robert Owen au Congrès des souverains à Aix-la-Chapelle ; prolétariat majeur pour conduire lui-même ses affaires; c’est pour cela qu’il ne faut pas lui lier les mains par des formules de tactique universelle ; signal et contrôle souverain du Parti organisé; véritable garantie contre les ambitions personnelles; pratique dangereuse de la collaboration gouvernementale du socialisme et de la bourgeoisie ; un commencement d’expropriation politique ; crise si grave de la nation ou de la liberté que la bourgeoisie libérale elle-même reconnaîtra son impuissance à se sauver sans le concours des prolétaires organisés, ou lorsque la force du prolétariat sera telle que son abstention gouver-
| TS catalogue analytique sommaire : [3 nementale créerait un si grand vide que dans ce vide, ‘2 comme dans un abîme, la vie politique du pays dispa- | TAN raîtrait ; Sembat ; rectification à Enrico Ferri sur les députés ‘ 104 français pour l’expédition de Chine; à la tribune du Parle- | FN ment français toutes manifestations nécessaires pour opi152 D nions internationalistes ; délégué par unanimité du groupe UE) socialiste pour protestation contre toute expédition colof We niale et celle-là en particulier ; crédits pour la flotte; jamais |: désunis contre chauvinisme et pour principes internatio4 Pa: nalistes ; proposition au comité international, commission | 700 interparlementaire ; pas un sou, pas un homme pour les | pau folies guerrières; aux étrangers qui se lamentent sur le | 4 spectacle douloureux de nos profondes divisions ; chaque AL fois que le socialisme international aura prononcé, nous , ; W nous inclinerons ; vous ne trouverez en France que des | pee socialistes respectueux de vos décisions; cette docilité vous ._ impose un autre devoir; mais rendez au moins des sen- ‘ à \ tences claires et non pas d’obscurs oracles; commenter le | HER texte ou commenter les considérants ; prenez la responsa- à Men bilité que vous ne pouvez pas éviter ; réduire à des ques1 34 DU tions de tactique, c’est aller contre la réalité des faits; 1 ‘3 répercussions d’un pays dans les autres ; que sera-ce d’un qA We ministre soutenu par le Parti national et autorisé par le 4 LE Congrès international; conclusion; Joindy ; Vandervelde; .
x ts J tolérance mutuelle ; Joindy ; sentiments internationalistes .
FEAR absolus ; ancien débat ; mouvement du prolétariat franER çais pour le ministère Waldeck-Rousseau ; le mot de Auer; ! 0 une opinion individuelle d’un homme qui se rend à un di - poste de combat ; le peuple sentait que l’action était telle1 ment révolutionnaire dans cette intervention qu’il desHN cendait dans la rue pour défendre le ministère et pour HU défendre la République; le prolétariat était avec nous; 4 ni: ! difficulté grande à question purement doctrinale; situations 2:19 40e caoutchouc ; chaque fois que le sentiment humain est l’ENS attaqué, chaque fois que, comme dans l’affaire Dreyfus, LR (QE à laquelle il a été fait allusion, toute une nation se pré- 470 cipite contre un individu pour une question de race, le
propose clôture; une voix; Vandervelde; Guesde parlera Len L
Cinquième journée ; séance du Jeudi 27 septembre 1900; 54
Van Kol; décidé par bureau que travaux Congrès terminés ;t
ce soir; une déclaration des Allemands et des Anglais; Ég
refusent de voter si la traduction des discours n’est pas ‘4
faite dans le silence le plus absolu; date du prochain Con- , d
grès ; Allemands 1905 ; Anglais 1902; Amsterdam ou Vienne; #
au nom du président des syndicats fédérés de l’Allemagne, Pi
il a été fait un rapport sur le mouvement social en Alle- JE
magne ; à la disposition de tousles secrétaires d’organisations an
qui en feront la demande; orateurs dix minutes, rapporteurs +
tendu assez de discours sur la neuvième question; formé ds
une opinion; ne participera plus à la discussion; ne plus ni,
lui traduire discours sur cette question; une voix ; Quelch ;
dans trois ans; manquons d’habitude; Vandervelde; depuis :
1889, tous les deux ans; depuis Londres, malgré nous, trois
ans; aujourd’hui cinq ans; si progression continue; resserrer les liens entre militants de tous les pays; un véritable
désastre pour démocratie socialiste que remettre à cinq ans 9
ces assises fraternelles; Singer; je ne pense pas que les ‘
_ racines de la solidarité du prolétariat mondial soient seulement dans les Congrès internationaux; ces racines sont NE
beaucoup plus fortes, elles sont dans la solidarité de classe,
dans la conscience de classe du prolétariat tout entier; d’un ñ
autre côté, la situation quant aux travaux d’un Congrès
international a beaucoup changé par la résolution même
international et la création d’une commission interparle- ï
mentaire; ces deux organes de l’internationalisme prolétarien vont se charger de beaucoup de travaux qui, jusqu’ici,
étaient l’objet des sessions périodiques du prolétariat
international; étant donnée cette situation, il se produit un
amoindrissement du travail et il n’est plus nécessaire que
les Congrès internationaux siègent aussi souvent qu’autrefois; puis, j’estime qu’il ne peut pas entrer dans la tâche
| 18 |: d’un Congrès international de s’immiscer dans les petits | à ‘#4 détails du mouvement socialiste des différentes nationalités : pe un Congrès international socialiste peut seulement établir He. j les grandes lignes de la marche du prolétariat universel; nes pour ces grandes lignes qu’il s’agit de tracer, il ne parait Fe pas nécessaire de se réunir bien fréquemment. Je fais reste marquer que jusqu’à présent la plupart des Congrès interpou. nationaux ont seulement renouvelé les résolutions qu’on {120 avait déjà votées dans les Congrès précédents ; et cette | Hoi répétition même diminue la valeur de ces résolutions. Il j 4 vaut beaucoup mieux élargir l’espace de temps existant F6 entre les Congrès et prendre des résolutions durables, qui | (+ seront fructueuses pour les travaux du prolétariat;. 12700 sentiments internationalistes du parti allemand; solidarité ï 140 de travaux sérieux; Andrea Costa; appuie proposition ni anglaise; comité international en deux ans tout le temps \ 5 À d’organiser le Congrès; n’y a jamais eu préparation; inter11e nationalisme allemand; Congrès internationaux doivent NP intervenir dans questions nationales; Van Kol; clè- } (3 | ture; Autrichiens et Hollandais; trois ans; deux ans Hal 4 repoussée par vingt-et-une voix contre dix-neuf; trois ans l’ DU adoptée par trente-deux contre huit; Polak; très heureux ré he ; honneur Amsterdam ; bien organiser; bon accueil; PernersTes 74 torfer; Vienne; ce sera plus joyeux; écarterons tracasseries | Qu« |: Vienne inabordable aux délégués russes, police russe en 1 14ve contre police; et en France; Van Kol; aux voix; Hollande | 1 adoptée ; Polak; remerciements; engagements; Van Kol; J 48 ordre du jour; neuvième question; la parole à Guesde ; 1400 Guesde ; la résolution des alliances interdit, au nom de la 1 lutte de classe, toute alliance avec une fraction quelconque | Re de la classe capitaliste; coalitions, sans confusion de pro- \ AR gramme ou de tactique, réduites au minimum; jusqu’à VA élimination complète; examen et approbation des organiNC sations régionales ou nationales auxquelles appartient le | AM groupe engagé; avec Kautsky, avec majorité neuvième comfi At mission, entrée d’un socialiste isolé dans un gouvernement 4e (re bourgeois ne peut être considérée comme le commcenement
de la conquête des pouvoirs publics par le prolétariat orga” ar nisé ; extrême importance, parce qu’au point de vue inter- : SYES national, elle va séparer ce qui doit être séparé : la prise GA du pouvoircentral par le prolétariat,agissantcommeennemi, au et l’aumône d’un portefeuille, acceptée par un socialiste ; la 13 prise du pouvoir ne pourra être confondue avec la mendi- Le cité ministérielle…; avec Kautsky non pas le pouvoir ‘+1 gouvernemental conquis fragmentairement, mais la totalité f du pouvoir central; sinon réformes impuissantes ; jusqu’à e la dictature de classe, devant laquelle n’ont pas reculé les à grands bourgeois révolutionnaires de 1793; avec Kautsky fl contre désorganisation, confusion introduite dans le prolé- à tariat militant par la collaboration socialiste donnée à un 1 1118 gouvernement de classe ennemie; loin de nous rapprocher - du but, cette collaboration nous en éloigne; plus nous avons l’apparence du pouvoir entre des mains socialistes, moins nous avons la réalité de ce pouvoir; au lieu d’être une cause de force pour ceux d’en bas qui luttent, il est une cause extrêmement importants; défaillances non pas seulement nationales ; partout un fléchissement ; le mouvement a perdu première rectification indispensable pour la tactique inter- à nationale du prolétariat; mais non plus avec Kautsky, à ayant condamné théoriquement et expérimentalement le fait nouveau, quelques lignes plus loin en admet la résurrection, conditions quelque peu différentes, comme un accident ; la lutie de classe ne saurait aboutir à la collaboration des classes; ou alors cet accident risquerait d’être mortel pour la classe ouvrière, pour le Parti socialiste, dupe d’une pareïlle réconciliation, même momentanée ; un socialiste, — c’est Liebknecht qui parle, — qui entre dans ÿ un gouvernement bourgeois, cesse, par ce fait même, d’être socialiste ; il peut se croire encore socialiste, ajoutait Liebknecht ; il ne l’est plus, parce que, si on ne peut pas î servir deux maîtres, on peut encore moins servir deux classes aux intérêts aussi antagoniques que le prolétariat d’un côté, la bourgeoisie capitaliste de l’autre ; et on ne peut pas, en un mot, être à la fois l’agent de la conserva-
- 53
ë tion sociale et l’agent de la transformation ou de la Révo0 lution sociale; il y a là une incompatibilité, une contraM, diction que ne fera pas disparaître l’autorisation donnée 1 par un Parti socialiste à un de ses membres d’entrer dans 1 fl un ministère ; la même contradiction, la même incompatiME bilité subsistera ; seulement il y aura quelque chose, je ne sit # dis pas de plus, mais de pis : il y aura la responsabilité po: d’un gouvernement bourgeois qui, avec socialiste ou sans | a à de socialiste, est condamné à faire les affaires de sa classe, ne |: Fos peut pas gérer autrement les sociétés modernes qu’elles ne | ; ‘1 veulent être gérées, étant donnés la texture, le terrain, ai Ë les bases économiques de ces sociétés; et alors, il y aura la :) 24 responsabilité de tous les actes de classe, de tous les crimes Le F de classe de ce gouvernement bourgeois, endossés now 140 plus seulement individuellement par un socialiste égaré ; ‘4 sur les bancs ministériels ; il y aura la responsabilité RE endossée par le Parti socialiste lui-même, c’est-à-dire la “à faillite, la banqueroute, décrétée par lui-même, du Parti ÿ 5 4 socialiste vis-à-vis du prolétariat, qui a eu confiance en lui, LM ; qui a marché derrière lui et qui, encore une fois, les yeux |A ouverts par les éclairs des fusils, comme par des éclairs 74 d’orage, voyant que la chair ouvrière est également meur124 trie, que le prolétariat est également ensanglanté, qu’il y F. À] ait collaboration socialiste ou qu’il y ait un gouvernement Due de classe exclusivement bourgeois, serait épouvanté, a RE écœuré; et qui dit que demain il nous croirait encore !.…. (74 voilà les raisons qui, au point de vue national, excluent, re selon nous, absolument toute participation socialiste à un k 4 gouvernement bourgeois; mais il y a un autre côté, c’est le Ÿ; Ë côté international ; et puisque nous sommes ici des frères 46 internationaux réunis en Congrès, laissez-moi apporter cet pb. argument absolument décisif; vous représentez-vous cette 110 participation socialiste, ce socialiste entré dans un gouverii , nement bourgeois et qui a la responsabilité non seulement EN de la politique bourgeoise intérieure, mais de la politique ‘1 capitaliste à l’extérieur, obligé de déposer des demandes 4 1 de crédits militaires, maritimes, coloniaux, obligé de les De défendre, alors que dans les pays où cette promiscuité ne 114 s’est pas encore produite, lorsque la bourgeoisie impériale
allemande, la bourgeoisie royale italienne, la monarchie constitutionnelle anglaise déposent ces mêmes crédits, les socialistes répondent : vous n’aurez pas un kilo de poudre, + lInternationale que vous êtes en train de créer ici : avec un Millerand prussien, avec un Millerand italien, avec un : Millerand français, avec un Millerand anglais il n’y a plus et nouveau danger sur la route déjà embarrassée du prolé- une commission, ne répondrais pas, malgré notre esprit d’union nationale et internationale, qu’elle serait respectée; proposition de la minorité ; frontière infranchissable ; que les exceptions, à force d’être nombreuses, ne mangent pas la règle ; texte ; les deux champs ; classe ennemie ne l’introduira que dans la mesure de ses intérêts; introduction se retournera contre la classe ouvrière ; frontière ni factice, ni arbitraire; entre fonctions électives et fonctions gouvernementales ; c’est une prime à la trahison que vous aurez donnée; un mauvais esprit nouveau; ministrable accidentellement ; circonstances extraordinaires ; l’idée de devenir ministre s’introduit dans le cerveau des militants d’avant-garde, de ceux qu’on appelle l’État-Major ; ils disent : c’est le Parti qui nous impose cette nouvelle tactique ; alors qu’on était jadis dévoué à son parti jusqu’au mur, jusqu’aux exécutions sommaires, aujourd’hui il faut être dévoué à son Parti jusqu’à l’acceptation d’un portefeuille ; il faut avoir l’héroïsme de retremper le socialisme moderne dans des espérances de portefeuilles ! notre résolution toute espèce de praticabilité; élections politiques différentes des nôtres ; Suisse; fonctions électives ; c’est - l’expropriation du gouvernement bourgeois qui commence; quand vous déléguez un ministre directement, vous commencez la véritable œuvre qui aura à se terminer par la Révolution ; au contraire, le jour où vous acceptez ce que vous devriez prendre, c’est vous qui découvrez votre classe, lui créez des responsabilités devant lesquelles elle a le droit de reculer ; notre motion mise aux voix la première ; vieille méthode ; en dehors de la lutte de classe, il n’y a
(Vl place que pour la duperie, que pour la conservation RL. sociale ; Anseele ; félicité Millerand par télégramme ; non | 127 point pour questions particulières, mais généralement | profits et intérêts nouveaux; motion Kauisky ; vague; (0 fi mais traite situation vague; tactique, nulle règle fixe; 184 4 heureux que le socialisme international ait osé dire devant gl .# le monde que le triomphe de la classe ouvrière sera une 13170 œuvre lente, longue et pénible ; on pouvait croire que nous be: pe ; étions comme l’Église, qui dit: croyez en Dieu, et le reste | ‘18 $ vous sera donné dans le ciel ; — on pouvait croire que nous 118 2168 étions comme la bourgeoisie qui dit : croyez en la liberté | :3 et le reste vous sera donné par surcroît; — et que nous Hi Nr disions : croyez à la Révolution, et le reste vous sera , 4 donné par la suite… eh bien, dès aujourd’hui, le socialisme tot Lt: Le international dit : préparez-vous à la grande journée | 11 finale ; mais entrez dans l’action chaque jour et chaque F0 minute; et ne laissez aucun moyen de propagande sans MPEEe à l’employer ; et d’où vient, je ne dis pas cette nouvelle tacLIST SE tique, mais ce courage et cette franchise ? c’est que nous | 4 de sommes assez forts par le nombre, par la foule qui vient à pi 15 nous, c’est que cette crise de croissance de laquelle nous Fe “ î souffrons, — au lieu de défaillances, dont parlait Guesde 1 tout à l’heure, — nous donne de nouveaux devoirs devant 4 ,5ù le prolétariat, qui a confiance en nous ; JE suis certain que 4 LA la lecture de cette phrase de Kautsky aura été une terrible ve désillusion pour certains de nos amis, qui, prêts à mourir {5 pour la cause, se seront demandé : devrai-je done, moi qui Yu suis prêt aux sacrifices et à l’abnégation, me résigner à LE à devenir membre d’une coopérative ou d’une mutualité sone * cialistes ?.… oui, mes amis! car si la lutte sur les barfs que ricades est héroïque, la lutie de tous les jours, celle Vs pour maintenir la foi et la confiance dans le cœur du A prolétariat, est aussi belle! Delesalle; Anseele; pour que di # ces arrivistes se corrompent et corrompent la foule avec FE eux; honneur à ces révolutionnaires du passé; Cipriani; 152 le coup de fusil devra se faire encore; plus nombreux (XF . seront nos syndicats et nos coopératives, plus nombreux Mi 74 seront nos électeurs et plus approchera la bataille suprême ; \ qui sera meurtrière, parce que le monde exploiteur sentira
que c’est la dernière ; force politique et force économique ; un ministère économique; proteste contre le mot défail- 3 lance; le mouvement socialiste grandit ; si défaillances en ‘4 France, non en Belgique; il faut songer à la pratique ; 4 argent, temps, capacité intellectuelle ; Van Kol; propositions ja de clôture et de suspension; Vaillant ; réponse à Anseele ; la Martinique et Chalon ; dit en somme la même chose que Guesde, mais beaucoup moins bien; Kautsky vient aujourd’hui pour ainsi dire capituler devant Bernstein; nulles circonstances particulières; que le Congrès international parle franchement ; la discorde continuera par le vote de la proposition Xautsky, bien que dans la pensée de Kautsky sa résolution soit nette et favorable à notre thèse ; voter tout d’abord sur la proposition de la minorité ; incident de non traduction en anglais et en allemand; Van Kol; Auer ; compliments et remerciements sel et poivre aux camarades
.. par la force même des choses; nul cas Millerand en Allemagne ; on sait bien pourquoi ; le journalier de Reuter ; si même crise en Allemagne, même action qu’en France, mêmes alliances; nous ne voulons peut-être pas de fauteuil ministé- riel, mais vous pouvez compter sur nous ; si en Allemagne une affaire Dreyfus, intervention; si pour ou contre Loubet, pour Loubet; en Allemagne assentiment du Parti; en France confusion ; vraiment on se demande à qui Millerand eût pu s’adresser pour savoir quelle attitude prendre; un parti fort et unifié; une génération socialiste française à la hauteur; nous ne possédons pas toute la vérité, mais nous aspirons à la vérité; liberté d’action dans les circonstances -
Séance de l’après-midi; même bureau; Andrea Costa ; explications Ferri; motion Ferri au Congrès de Rome repoussée par cent six voix contre soixante-neuf; Ferri;
tions; Costa; Rome autonomie des organisations régio-
nales; aujourd’hui autonomie des organisations nationales
| 74 catalogue analytique sommaire NL: À en matière de tactique; funérailles de Humbert; bruit; Van l 8 Kol; on votera pour majorité ou minorité; Vandervelde ; Dr accepte au nom de la commission; Van Kol; par vingt-neuf ‘ à voix contre neuf, motion Kautsky adoptée ; détail du scru- à K tin ; sur alliances, unanimité; Furnémont; communications { 11 { et télégrammes; Vinck; vœux électoraux les plus chaleu- | reux aux anglais et autrichiens; Vandervelde; appuie; | 40 adopté; Van Kol; cinquième commission ; politique colo- { b \ niale; lui-même rapporteur; question primordiale ; contre 1:11 la politique coloniale capitaliste; vœu que dans tous les Die congrès nationaux; qu’on organise le prolétariat colonial; Hs 1 impérialisme et socialisme ; flotte et militarisme; conflits ‘10 internationaux; capitalisme; quatre cents millions de Chi- : Ke: nois; autre race et autre couleur; crimes coloniaux belges, | he anglais, français, allemands, hollandais; protestation; texte 4 de la résolution; Hyndman; protestation contre guerre Le africaine; haïssons; honte; sympathie à nos camarades : SR hollandais pour ce qui se passe dans l’Afrique du Sud; le ee plus grand pouvoir colonial du monde; trois cent cinquante D. millions d’êtres humains; répudie cette politique; triomphe nee de la force; quelques chiffres ; l’Inde; la population la plus 4 be misérable du monde; d’où nous tirons chaque année trente : millions de livres sterling ; avoir de nouveaux marchés et QUE. saigner à blanc la colonie; pendant vingt ans fait mon Ar EL possible pour écraser cette politique; malheureusement | # nous ne sommes, en Angleterre, qu’un petit groupe; aux | IFR Indes, une dégénérescence plus horrible que la mort; en pr + soixante ans détruit la prospérité des indigènes ; en Chine; En ruiné une civilisation peut-être supérieure à la nôtre;‘avec PE: . Van Kol une résolution ne pas permettre aux nations À 4 européennes de détruire la richesse et la prospérité EURE d’une population coloniale; Quelch; c’est la Hollande qui a 44 le plus colonisé, suivie par l’Angleterre; nulle querelle 1 \ entre les ouvriers anglais et les ouvriers hollandais; guerre 4h africaine en opposition à l’opinion et au désir de la grande véiR majorité de la classe ouvrière anglaise; appel à ce congrès Re pour nous soutenir dans notre protestation contre la
guerre; on dit qu’à l’étranger on n’aime pas l’Angleterre;
eh bien, je suis convaincu que la classe ouvrière du conti- à
nent n’a pas de querelle avec la classe ouvrière anglaise; à
qu’elle se souvient que dans les temps de trouble et de 4
révolution sur le continent, c’est en Angleterre que vien- S
nent les réfugiés politiques de l’Europe; car c’est là qu’ils ul trouvent le meilleur asile; ainsi donc, comme socialistes anglais, nous ne craignons pas de nous rencontrer avec les socialistes du continent; nous savons que ce sont des frères, malgré le langage de la presse capitaliste anglaise; comme Anglais, tout honteux des crimes abominables qui
se sont commis en Afrique du Sud ; et je dois déclarer qu’il
n’y a pas une organisation ouvrière qui ait pris une résolution en faveur de cette guerre; au contraire, non seulement les socialistes, mais un grand nombre d’ouvriers
anglais qui sont simplement des membres de chambres
syndicales ouvrières, ont été unanimes à condamner la
guerre du sud de l’Afrique; créer une presse puissante en
Angleterre; opinion anglaise abusée par une presse qui
appartient aux propriétaires de mines d’or du Transvaal;
la presse est un moyen précieux d’éducation du peuple; il
faut en créer une indépendante du joug capitaliste ; Pete
Curran; comme il n’y a pas eu beaucoup d’orateurs anglais
ayant pris la parole à ce congrès, je crois que c’est
une occasion pour nous de faire acte de présence devant
toute l’Europe et le monde civilisé; je ressens une humiliation profonde de me trouver ici à Paris et d’être membre
d’une nation qui, par sa politique, s’est couverte de honte
devant le monde civilisé; je suis le représentant de cinquante mille ouvriers syndiqués, d’usine; j’ai la même
opinion socialiste que les camarades Hyndman et Quelch ;
mais ces cinquante mille ouvriers ne sont pas tous des
socialistes; ils sont cependant tous opposés à la guerre
dans l’Afrique du Sud, ainsi qu’on l’a déjà dit; nos adversaires, impérialistes, nous ont dit : mais vous gagnerez de
meilleurs salaires, puisqu’il y aura plus de travail, en
raison des nouveaux marchés ouverts. nous, qui avons
des enfants allant à l’école sans avoir les vêtements quileur
sont nécessaires, qui voyons des vieillards mourir faute de
Soins, nous avons répondu : eh bien, si vous voulez faire
|| 408 catalogue analytique sommaire te SA travailler la classe ouvrière, qu’on la fasse travailler chez ‘Me nous ! expansion coloniale, cela veut dire : l’ouvrier tué sur | 10 les champs de bataille, ou taxé et grevé d’impôts formida- | { bles, afin que les capitalistes qui ont des actions dans les | E mines d’or aient les plus gros dividendes; vous avez fait {l 4 } en France la triste expérience de cette expansion; vous DE avez eu un empereur, un Napoléon, qui s’imaginait qu’il } 4 ; allait conquérir le monde… il a été tellement loin qu’il a dû | 19 reculer; eh bien, en Angleterre, nous passons par la même { #8 phase: nous allons trop loin et nous devrons reculer; 1} 4 si vous assistiez aux réunions électorales en Angleterre, ||, 258 vous entendriez presque tous les orateurs chauvins répéter 1150 ce cliché célèbre : le soleil ne se couche jamais sur les posji 1 F sessions de la Grande-Bretagne ! eh bien, moi, je dis:ily l’E a beaucoup d’endroits, sous le drapeau de la Grande- {1100 Bretagne, où le soleil ne luit jamais! Louis Maurice; dire 14 à ‘ aux camarades anglais que dans les Antilles la pensée socia- | a ‘à 1 liste se développe ; prolétariat antillais; unanimité de répro- |: bation ; anglais et français; tendance à s’entendre de plus { 1218 en plus; organisation méthodique de classe du prolétariat
- pee tique bourgeoise coloniale stigmatisée; par acclamations; À | a adopté à l’unanimité par acclamations; Furnémont; deux ni a nouveaux télégrammes; Popovitch, délégué de la Serbie, L)T 4108 retenu en Suisse; ouvriers du port de Bordeaux; une pro14 testation ; Union socialiste révolutionnaire russe ; NarodNE: naja Volia; Rosa Luxemburg; quatrième et cinquième i . ; commissions fusionnées en une seule; militarisme et impé- f al ‘rialisme colonialiste; contre le militarisme; une action per- ] 15 ; manente internationale; au début du mouvement socialiste, gi {4 on supposait généralement que ce serait une vaste crise } Ni: économique qui marquerait le commencement de la fin, la “ Et grande débâcle capitaliste; maintenant cette supposition a 2% beaucoup perdu de probabilité; mais il devient de plus en dt he: plus probable que ce sera au contraire une vaste crise ME 1: politique mondiale qui va sonner l’heure de mort du capita-
Ÿ it lisme; peut-être que notre esclavage sera encore plus long
WE af et plus pénible que nous ne le pensons; Marie Bonnevial ;
offre une gerbe de fleurs à Clara Zetkin; petit compliment; 4 Zetkin ; remerciements ; femmes socialistes allemandes; un Eu ban au camarade Smith; Rosa Luxemburg ; résolution de hi la quatrième commission; texte; trois moyens d’action; la à conférence de la Haye; Volkaert; organisation de la jeu- ‘1 nesse en vue d’une propagande antimilitariste; organisation des Jeunes-Gardes belges; Van Kol; seconde partie ajoutée fa à la résolution ; tsarisme ; peuples polonais et finlandais; . les Boers; les Arméniens; adopté par acclamation; Van Kol; sixième question ; parole à Stoermer, rapporteur de la commission; organisation des travailleurs maritimes; ma- Dr: rins naviguant; industrie des transports; importance ; mauvaises conditions du travail; action législative; syndicats et groupes politiques; ou seuls, ou joints aux transports; Octors; marins; dockers et camionneurs; une fédé- ration régionale, afin que le parti ouvrier dispose de régi- ï ments bien disciplinés; résolutions de la commission ; texte; dix revendications immédiates des marins; cinq ajoutées pour les travailleurs des transports; Van Kol; aux voix; adopté à l’unanimité ; septième question, suffrage universel; parole au citoyen Pernerstorfer, rapporteur; Pernerstorfer ; résolution de la commission; texte; six paragraphes; Van Kol; aux voix; adopté; parole -à Vinck, rapporteur sur la question du socialisme municipal; peu de mots; beaucoup de choses; Vinck; application des principes généraux du socialisme à un domaine déterminé de l’activité politique; non pas réalisation complète de la société collectiviste, mais préparer et faciliter l’avènement de cette société; domaine économique et domaine poli- 6 tique; résolution de la commission ; texte ; Congrès international des conseillers municipaux socialistes; bureau international; Terwagne ; même secrétariat et bureau international; Vinck; d’accord; ainsi amendée, adoptée à l’unanimité; Van Kol; parole au rapporteur onzième commission, trusts; Wibant ; texte du rapport présenté par la commission; unanimité; Van Kol; dernier article à l’ordre du jour question très grave, grève générale, pas beaucoup de temps ; Legien, rapporteur de la majorité,
| dix minutes ; Briand, membre de la minorité, dix minutes ; LE: Legien; discussion n’a pas été longue; parce que la #3 plupart des commissaires étaient des représentants de | pu { syndicats ; opinion faite; échanger respectivement des | 0 vues; autrichiens et allemands résolution de Londres; | 4 majorité de la commission ; combattue par français, italiens,
- et quelques délégués qui ne représentent pas des syndicats ; #] non discutable en ce moment; lorsqu’on veut la bataille, il ! rire faut d’abord commencer par former les bataillons qui 5 pourront y aller; aussi longtemps que le prolétariat ne dis- | sa posera pas de syndicats fortement organisés et nombreux, i à il ne sera souhaitable que dans l’intérêt de la bourgeoisie IE: qu’on déclare la grève générale, parce que cette grève QU générale n’aurait qu’une conséquence, ce serait de livrer le ! 70 prolétariat à la bourgeoisie, qui le fusillerait ou l’affamerait; nl d’un autre côté, la résolution du Congrès de Londres me ‘#4 donne satisfaction, ainsi qu’à la majorité de la commission, 16 parce qu’elle n’exclut point l’idée d’une grève générale ; jun seulement, elle insiste sur les conditions nécessaires et #4 inévitables de cette grève générale, c’est-à-dire sur l’orgaMe nisation syndicale ; en somme, vous, Français et Italiens, 14 qui voulez la grève générale, vous n’avez qu’à commencer }: 1 par former vos bataillons, et les autres nationalités seront ‘1 avec vous; résolution adoptée par la majorité de la com4 nt mission ; texte; Briand; minorité infime; sur le fond de la #7 question pour ainsi dire seul; même la section française i| non unanime; Zévaès fortes réserves; la première place EE dans les préoccupations du prolétariat; discussion plus ii ample; ce qu’au nom de la minorité je suis chargé de ja à reprocher à la motion dela majorité de la commission, c’est | son caractère imprécis et nébuleux : il n’est pas admissible 44] que sur une question de cette gravité, le Congrès internaju tional, par l’organe de ses représentants, ne prenne pas la y] à responsabilité d’un conseil net et précis ; la motion de la sl ‘A majorité ne repousse pas l’idée de la grève générale, mais pl ‘ elle présente son avis de telle sorte qu’on peut dire qu’elle nil & soutient, qu’elle défend le principe de la grève générale de JE la manière dont la corde soutient le pendu… nous voulons 1128 savoir si les représentants du prolétariat sont pour ou
contre l’organisation de la grève générale! moralement le 6 droit de considérer que je représentais le prolétariat syndiqué de ce pays tout entier; dans tous ses Congrès, natio- ‘ naux et internationaux, organisation de la grève générale k votée à la quasi unanimité; en 1892, au Congrès national | des corporations ouvrières françaises, la plupart des guesdistes votèrent la grève générale ; depuis, ils ont eu politi- : quement l’occasion de changer de tactique; mais en tant « que syndiqués, ils avaient formulé sur cette question leur sentiment d’une manière aflirmative; camarades, comment | pourriez-vous rejeter le principe de la grève générale, sans rejeter en même temps l’organisation syndicale tout entière! eh quoi! vous admettez la grève partielle à la base de l’édifice syndical, et au sommet, vous rejetteriez la grève générale ! comment! vous admettez qu’un syndicat s’organise pour engager, par la grève partielle, la lutte contreun patron ou plusieurs; et lorsque la classe ouvrière tout entière aura formé ses revendications d’ensemble, vous n’admettez pas qu’elle recoure à la grève générale contre la classe patronale coalisée ! la grève générale, à mon avis, citoyens, est la prime à l’organisation syndicale, comme la grève partielle est la prime à l’organisation du simple syndicat; mais je ne veux pas me cantonner sur ce terrain étroit de la grève au point de vue économique; et nous, qu’on a représentés comme les modérés, je crois que nous allons devenir les révolutionnaires de cette assemblée ; nous disons ici hautement que nous considérons la grève générale comme le mode de révolution le mieux indiqué… ; une voix : comme un des moyens! Briand; nous le disons franchement : pour nous, la grève générale, ce serait la Révolution, mais une révolution qui donne aux travailleurs plus de garanties que celles du passé ; une révolution faite < par ceux qui sont systématiquement organisés pour encadrer la société de l’avenir ; une révolution qui ne laisse pas à quelques hommes le soin de tirer parti de la victoire; une révolution qui permet au prolétariat, organisé pour cela, de mettre lui-même la main sur les instruments de production et de les garder; ce n’est plus une révolution dans les mots, c’est une révolution dansles choses; ce n’est
: 14e plus une révolution dans les formules, c’est une révolution LES dans les faits; camarades, nous sommes d’accord avec vous ni pour croire qu’à un moment donné, il y aura bataille, — la (l pe bataille finale, disait le camarade Guesde, — et qu’ensuite Rte il y aura la dictature impersonnelle de la classe ouvrière ; | 10 nous le croyons aussi, à la condition que cette dictature | -1n reste impersonnelle! aujourd’hui, camarades, dans l’état Hi nur de concentration des organisations, de centralisation, la AE: É dictature ne serait peut-être pas aussi impersonnelle que | | 488 Hit l’on veut bien le dire; nous avons fait une expérience d’une 5e année qui nous permet d’affirmer que si par exemple le RNE Comité général du parti socialiste français avait été investi | 1 de l’action dictatoriale, ce n’est pas dans les rangs de la ! 1 LG bourgeoisie que, peut-être, il aurait choisi ses premières RARE victimes ; Van Kol ; proteste contre cette attaque, peut avoir [ii HN un caractère personnel ; Briand; notre résolution; ne répuh dions aucun moyen d’action ; acceptons tous; Van XKol; ‘Ft ‘ qu’il achève; Briand; oui; simple regret; résolution bin “EE fédérations autonomes ; un grand nombre de syndicats et | AT ES coopératives ; texte; mise aux voix; majorité adoptée par | 1) F0 vingt-sept voix contre cinq ; détail de la minorité ; Van Kol; 1 | 0e conclusion du Congrès ; notre ordre du jour est épuisé; le Lai FES cinquième Congrès de la démocratie socialiste internajt AR tionale va finir; nous avons passé de nombreuses heures |4l HA 4 ensemble ; de vives discussions ont eu lieu parminous, qui ) À ‘4 pouvaient faire craindre des divisions, mais qui n’ont fi Ie 1 prouvé que la force et l’ardeur de nos convictions ; nous 41 4 avons lutté à visage découvert, parce que nous sommes 411 Sn habitués à la lutte loyale; nous nous sommes exprimés (fi Ut PH avec force, parce qu’il le faut quand on a de fortes et nobles Al A convictions ; quant aux petites divergences d’opinions qui AH ‘4 6 nous séparent, oublions-les ; du reste, elles disparaîtront, FA ‘4 car plus l’évolution économique se fera, plus l’apaisement Je AA viendra de lui-même, et plus nousserons forts pour marcher Fil 2 Ra | à la victoire ! dans trois ans, nous serons heureux de vous | Le | f d h souhaiter la bienvenue dans notre ville d’Amsterdam ; d’ici fi 0 là, chacun de nous aura continué son œuvre de propaji a gande dans son pays respectif: vous, dans la belle France,
camarades français ; nous autres, dans la triste et brumeuse vi Hollande, nous traverserons les prairies, les arides 08 bruyères pour aller porter la bonne parole, qui délivrera à ER un moment donné l’humanité ; dans trois ans donc, nous (410 nous retrouverons plus fortement et plus intimement unis 4 encore et plus décidés que jamais à mener énergiquement la Ja lutte contre les forces ennemies de la société bourgeoise ; AE malgré nos petites dissidences, qui sont déjà oubliées, — 1
- j’en suis convaincu, — qu’un seul cri s’élève, en quittant ce 4 Congrès, au berceau de l’Internationale qu’il a créée : vive ; l’Internationale ! acclamations, cris répétés de : vive l’Inter- à nationale ! le citoyen Beausoleil, délégué français, monte à 1 la tribune et chante les couplets de l’Internationale ; les d congressistes entonnent en chœur le refrain ; la séance est VE
Couverture; annonce; Bibliothèque socialiste de la
Société nouvelle de librairie et d’édition, 17, rue Cujas, Paris; Karl Marx et Frédéric Engels, le Manifeste à Communiste, traduction nouvelle par Charles Andler, avec les articles de Frédéric Engels dans la Réforme,
La deuxième série complète est en voie d’épui- | sement; chacune des dernières collections, ; complètes, de cette série cent francs r
De la deuxième série nous avons formé des collections incomplètes mais continues :
Collections continues, complètes depuis le douzième , cahier, inclus, de la deuxième série, c’est-à-dire compre-
bé nant les douzième, treizième, quatorzième, quinzième, :1ù et seizième cahiers de la deuxième série; ei collections en nombre restreint, chacune de ces collecse tions vingt-cinq francs Le Collections continues, complètes depuis le treizième be 140 cahier, inclus, de la deuxième série, c’est-à-dire compreFES nant les treizième, quatorzième, quinzième, et seizième 4000 cahiers de la deuxième série, 1 collections en nombre restreint, chacune de ces collecLe tions six francs hi La deuxième série, au Provincial, publiée dans le 110 douzième et dernier cahier de la première série, annonHR. çant la deuxième, fut republiée en un tirage à part, une 14 j piqûre de 8 pages, aujourd’hui complètement épuisée, 20 et qui n’est pas même en vente dans les collections, comqi plètes, de la première série. ÿ 111 50
Premier cahier de la troisième série, un cahier jaune É de 72 pages, bon à tirer du mardi premier octobre “34 Compte rendu de congrès; Attentats dans l Yonne, suite : “2% l’affaire du Pioupiou de l’Yonne, \5e Lt une mauvaise affaire pour les ë, A EU 3 où l’administration universitaire, 4 _ ayant cru lever un lièvre, leva un sanglier; inclus un es article de Sans-Patrie dans Le Travailleur socialiste, les TEE droits politiques des fonctionnaires: “4 Cahiers nivernais ; ne”. Couverture; Librairie des Cahiers; ère marqué o franc 60, ce cahier se vend aujourd’hui ue un franc En. 8 4
FL: Deuxième cahier de la troisième série, un cahier 120 jaune de 72 pages, bon à tirer du jeudi 17 octobre | |:0RS laires et le mouvement ouvrier : | KT L’Université populaire institution ouvrière; la lutte | ‘4 de classe pour la liberté; l’Église et les U. P.; JU. P. ue Les intellectuels dans les U. P.; Yenseignement; : | FRE l’éducation artistique; nuit L’avenir des U. P.; - He. Il est fort délicat de parler de l’avenir des U. P. ) 08 Que vont devenir les U. P. qui existent aujourd’hui tant }4 CES à Paris que dans les départements? Un bon nombre mour- | ES ront, c’est certain, soit parce que les ressources financières ï 148 leur manquent et qu’elles ne peuvent payer le loyer du | TR Cercle jugé nécessaire, soit parce que l’influence raisonju LES _nable des intellectuels ne se fait pas sentir. Cela n’a qu’une | il ‘a importance médiocre ici pour nous; examinant la formaht K. tion d’une institution nouvelle dont on commence seuleEL: _ ment à entrevoir le but et les destinées, nous ne pouvons 1.11 T0 nous étonner qu’il y ait eu des erreurs commises dans les jh ï organisations locales, et nous arrêter à les déplorer. ju 14 : Car nous sommes en droit d’aflirmer que l’institution : à Le même durera, parce qu’elle ne vient point du simple FE À : caprice de quelques hommes, parce qu’elle répond à un DE + mouvement historique réel, celui de la classe ouvrière É fÉ 52 montant vers la direction de la société, vers la liberté.
L’U. P. évoluera ; elle achèvera de perdre les caractères \10) que lui a donnés la bourgeoisie; elle s’adaptera mieux à qu’aujourd’hui au mode de la vie ouvrière. Comment? } L’expérience seule nous le montrera, et pour cette évolution nt interviendront un grand nombre de facteurs dont quel- ‘a ques-uns seulement ont été cités ici. On sait l’état lamentable du Parti socialiste aujourd’hui, sa poursuite d’une à unité étroite, pour laquelle les individus les meilleurs comme les pires dépensent leurs forces, l’immoralité fla- à grante de la presse que lit la classe ouvrière; on sait aussi les tendances fédéralistes qui commencent à faire leur apparition, l’idée qui vient d’unir les institutions ouvrières k d’une même ville, d’une même région, et la fondation de É journaux ouvriers locaux. On comprend que la lutte qui { se manifeste là entre la centralisation et le fédéralisme, les vilenies des centralisateurs et les gaucheries et maladresses des fédéralistes, auront une influence considérable sur le 3 développement et l’évolution des U. P. Vouloir en effet soustraire les U. P. aux influences diverses qui se manifestent dans le mouvement ouvrier, ce serait folie, Ce serait aussi une erreur grave, une faute lourde. Il faut que, au risque d’y périr, les diverses U. P. jouent leur rôle; que, au risque de se corrompre, elles cherchent à influer sur le développement des autres institutions ouvrières, politiques ou économiques. L’on a dit qu’au moment où il a fallu maintenir les principes de justice et de liberté individuelle, les intellectuels sont sortis de leur « tour d’ivoire », et l’on a conçu de grandes espé- rances de leur participation à la vie publique; il ne faudrait t pas que les U. P. devinssent des tours nouvelles où des hommes de la classe ouvrière s’enfermeraient avec des intel- = lectuels. Qu’au moment de leur naissance, leur vie soit tout intérieure, c’est nécessaire; mais, quand elles sont grandissantes, elles doivent témoigner de leur force en intervenant partout où il faut maintenir les principes de justice et de liberté, elles doivent avoir une vie extérieure; sans quoi, elles ne mériteraient aucun intérêt. Dans les départements, il semble bien qu’elles commencent à jouer ce rôle; à Paris, elles ont su aflirmer en plu89
ei sieurs occasions leur force extérieure (campagne contre
- l’emploi du blanc de céruse, mouvement de sympathie vers
4 f les étudiants russes…).
D. Pour agir ainsi extérieurement, elles ont à envisager Ts quels liens les uniront entre elles, quels liens les uniront
aux autres institutions ouvrières.
ne. Entre elles, une vaste fédération est impossible, car
124 fédérer un aussi grand nombre d’organisations éparses es aboutirait, soit à une centralisation mauvaise dont Paris 1% seul profiterait, soit à une union tellement läche qu’elle
A serait sans utilité. Ce qui semble devoir se faire, ce sont 5 des fédérations régionales (dont une pour le département
En: de la Seine); on conçoit les U. P. de villes voisines s’unis- ä * sant utilement, travaillant ensemble à des fondations É Ke. Œd’U. P. dans les centres intermédiaires, organisant des À tournées dans les campagnes, se prêtant leurs conférenciers,
Ko À Paris, la fédération pourra se faire assez rapidement, (ER dès que chaque U. P. aura résolu pour elle-même la quesDe tion budgétaire. Dans certaine région provinciale, elle se
1% Pour l’œuvre de consolidation des U. P., par la fédération, es, et par tout autre moyen, il y a une Société qui peut rendre D; des services, c’est la Société des Universités Populaires.
d. Elle s’est fondée au moment où la bourgeoisie s’était rapLà prochée de la classe ouvrière, et elle n’a réuni que des
1 4 individualités bourgeoises ; elle ne doit donc point inter-
F venir directement dans la conduite des U. P., lesquelles
4 sont ouvrières. Mais précisément parce qu’elle réunit des
14 gens qui aiment la liberté pour elle-même, et veulent que
& la classe ouvrière conquière son émancipation, elle peut
{| jouer, vis-à-vis de l’ensemble des U. P., le rôle que j’aiattri-
1 bué aux intellectuels isolés vis-à-vis de chaque U. P. : un
‘4 Que la Société des U. P., sans prétendre à aucune direc-
pre tion précise et immédiate, aide les U. P. de toutes les
| j manières utiles : qu’elle réunisse les forces intellectuelles pour les faire pénétrer dans la classe ouvrière, tout en
Si laissant celle-ci maîtresse de ses destinées et de ses insti- |
tutions. Voilà ce qu’elle peut et doit faire, sans réunir autour d’elle, étroitement, organiquement, les U. P. institutions ouvrières.
Quant aux liens qui pourront et devront exister entre une U. P. et les autres institutions ouvrières de la même localité, il est prématuré d’en parler, car nous ne possédons que peu de données expérimentales; il ne nous suflit pas de savoir que plusieurs Bourses du Travail ont fondé des U. P., et qu’une Coopérative loge une U. P.
Et sur quoi il importe avant tout d’insister aujourd’hui, c’est sur ceci que parce que l’U. P. est l’institution la plus récente et la plus faible aujourd’hui, il n’y a aucune raison cependant pour qu’elle se soumette aux autres institutions politiques et économiques. Elle a comme but essentiel de maintenir le principe de liberté au milieu des événements divers qui marquent la lutte de classe; et travaillant pour sa part à développer la conscience ouvrière, son besoin paraît être de rappeler que l’union de toutes les forces peut et doit se faire sans servitudes nouvelles, que l’ordre et la méthode peuvent et doivent s’établir sans créer de nouvelles hiérarchies sociales, et que si dans le grand mouvement d”émancipation de la classe ouvrière, celle-ci perd un seul instant le souci de la liberté, le mouvement n’aboutira
au commencement du même cahier, Charles Péguy, |
‘Ily a deux enseignements, et il n’y a que deux ensei- à gnements. Si nous conservons les dénominations usuelles, et nous pouvons provisoirement les conserver, il y a et il n’y a de fondés en raison et de distincts que l’enseignement supérieur et l’enseignement primaire. L’enseignement secondaire, qui est socialement si considérable, n’existe, en raison, que parce qu’il fait la préparation de l’enseignement supérieur et la continuation, ou l’achèvement, de l’enseignement primaire.
L’enseignement supérieur, entendu à peu près au sens
T4 usuel, commande l’enseignement primaire, et à plus forte 4 raison l’enseignement secondaire, qui fait le trait d’union. 4 Et de l’enseignement primaire à l’enseignement supérieur, “1 en passant par l’enseignement secondaire, il n’y a pas Re continuité, progrès continu, mais conversion et révolution, RE Étant donné que tout enseignement tend à communiquer RS de la connaissance à des élèves, on peut nommer enseignement supérieur celui qui fait passer avant tout la consine, dération de la connaissance, et enseignement primaire ci a celui qui fait passer avant tout la considération des ‘TS élèves. L’enseignement secondaire est le trait d’union $ È parce que, tout en formant des élèves, il commence D”: à leur enseigner à faire avancer la connaissance hu- ” 0 L’enseignement supérieur ne reçoit aucun commande714 ment ; il se commande lui-même ; ou plutôt il n’est comRe mandé que par le réel dont il cherche la connaissance LE philosophie et dans les sciences ; à la limite, et rigoureu- ‘Tu Ù sement, il n’a pas à se préoccuper des élèves. Il ne tend qu’à 14 ‘ faire avancer la connaissance que l’humanité peut avoir du | mure ; réel proposé à son enquête. Le professeur à l’École des RE Hautes-Études ou au Collège de France poursuit pour sa DRE. part la perpétuelle et l’universelle investigation de l’humaa LA nité sur le réel proposé à cette investigation. Il ne court 1100 pas après les élèves. Ils viennent à lui, comme au Dieu {15:52 d’Aristote, suivent son cours, l’entendent de leur mieux, LEE + travaillent, au besoin se préparent à l’écouter. Normale- : 11228 ment il n’a pas à se préoccuper de leur insuffisance. Mais : ER c’est à eux d’y pourvoir. Parlant rigoureusement on peut que dire qu’ils sont faits pour le cours, et que le cours n’est pas ARE fait pour eux, puisqu’il est fait pour l’objet du cours. | RE Ainsi quand M. Vidal de la Blache fait un cours d’enseiHet. gnement supérieur sur le système orographique de l’Europe, 13 € il ne s’agit pas que des élèves donnés trouvent le cours | 1370 agréable, commode, utile, facile; mais il s’agit, absolument, fi RRQ” que le professeur prononce la connaissance la plus exacte 11100 qu’il pourra, scientifiquement, géographiquement, des hauji D 92 è
teurs européennes réelles. Quand un philologue fait une 14 leçon d’enseignement supérieur sur un texte ancien, il ne 8 s’agit absolument que de reconstituer et d’interpréter, le (54 plus exactement que l’on pourra, l’ancien texte réel. Enfin ‘à quand un philosophe, historien, fait un cours d’enseigne- js ment supérieur sur la philosophie d’Épicure, il ne s’agit, 4 absolument, que de reconstituer et d’interpréter, le plus 0 exactement que l’on pourra, la philosophie réelle d’Épicure. à C’est aux élèves à s’être mis d’eux-mêmes et d’avance en “ mesure d’écouter ces cours. Il faut qu’ils aient d’avance appris la technique, le vocabulaire, la géologie, la cosmo- 2 graphie, la physique et la chimie générale, assez d’histoire 1 naturelle, assez d’histoire. Il faut qu’ils aient appris la ta grammaire, le vocabulaire, la métrique. Il faut qu’ils sa- $ chent le grec, et au moins un peu l’histoire de la philosophie Entendons-nous, et ne laissons pas prétexte à la parodie. L’enseignement supérieur n’est pas celui qui ferait exprès d’être inintelligible à son auditoire. Il ne méprise pas ses élèves. IL s’efforce de se faire écouter, de se faire entendre. Mais telle n’est pas sa fin essentielle. Sa fin essentielle est de contribuer à la philosophie et à la science humaine. Il travaille sous l’aspect de l’humanité. Que le professeur, en sauvegardant l’entièreté de la philosophie et l’entièreté de la science, les rende intelligibles à l’auditoire qui lui est donné, c’est affaire à lui comme artiste, mais nous réservons, dans ce raisonnement et dans ce classe- ; ment schématique, la considération de l’art et des moyens. Nous n’examinons que les intentions et les volontés. f L’intention de l’enseignement supérieur est philosophique | et scientifique. Le meilleur enseignement supérieur est SA celui qui fait la meilleure philosophie et la meilleure Le meilleur enseignement primaire est celui qui fait les meilleurs élèves. L’enseignement primaire commence par être intelligible. Son intention est pédagogique. Il travaille sous l’aspect des hommes. Il veut former des hommes et des citoyens. Nous savons que la distinction que nous voulons établir
ë ; est schématique. Mais nous ne croyons pas qu’elle en soit U moins profonde. Nous savons que de l’enseignement priRE maire à l’enseignement supérieur, en passant par l’ensei- @ gnement secondaire, de l’alphabet au laboratoire, et de à l’instituteur au professeur, s’étagent les innombrables D. | nuances de l’art et de la vie. Mais nous croyons aussi que 2 lapparente continuité, que la continuité organique réelle x de ces nuances recouvre une réelle rupture logique, morale, KL: et peut-être métaphysique. Dans la vie de tout homme 4 intéressant, et à s’en tenir aux fonctions de la connaissance, 1} l’histoire de la pédagogie nous connaissons qu’il s’en faut VMS de beaucoup que les meilleurs élèves soient devenus les 4 meilleurs philosophes et les meilleurs savants. Par l’histoire s de la philosophie et des sciences nous connaissons que
beaucoup de bons philosophes et beaucoup de bons sayants
FE n’avaient pas été de bons élèves. Et ceux qui furent de E* bons élèves et puis qui devinrent de bons philosophes et A de bons savants, ce fut par des qualités fort différentes, ‘4 sinon contraires. Il y a l’enfance et l’adolescence, où l’on LÉ: est élève ; et il y a l’âge adulte, où l’on est homme, savant . 13 ou philosophe. Il y a, pour passer du premier âge au si deuxième, une révolution mentale aussi, crise intellectuelle Ke et morale, conversion, changement de regard. Un élève est “si normalement un enfant puis un adolescent que l’on cultive 4 et qui lui-même se cultive de plus en plus, de mieux en 6 mieux. Un adulte, un homme cultive la philosophie ou la da seience. Eu égard aux fonctions de la connaissance, il ne 4 se cultive plus que pour l’objet de son investigation. 4 Je crois que l’on avancerait beaucoup vers la solution de % problèmes importants si l’on introduisait dans la recherche 4 la nouvelle considération de l’enseignement supérieur et de ; l’enseignement primaire ainsi distingués, si on se deman- ‘# dait à chaque instant ce qui dans l’enseignement est fait h * pour l’élève, et ce qui est fait pour l’objet de la science et & pour l’objet de la philosophie. Les deux intentions se comfe battent souvent. L’Université de l’État, dont quelques radiKe caux veulent nous faire un monopole infaillible, et qui 102 ressemble tant à l’Église d’État, a beaucoup retardé, beau4 mir
coup faussé le passage de l’enseignement primaire à l’ensei- : gnement supérieur en instituant des examens et concours ÿ tardifs, comme l’agrégation. Si les Facultés et l’Ecole nor- 1 male réussissent assez souvent à donner de bons résultats, dE à former des esprits libres, c’est que la plupart des profes- dre seurs et maîtres de conférences réagissent tant qu’ils peuvent contre l’institution, réduisent tant qu’ils peuvent le bachotage, introduisent tant qu’ils peuvent le véritable tra- | vail de lettres, de science, de philosophie. Beaucoup de problèmes seraient éclairés si l’on commen- çait par se demander expressément ce que l’on veut faire pour l’élève et ce que l’on veut faire pour l’objet : ainsi l’organisation de l’enseignement primaire, laïque ; l’élimination de l’enseignement congréganiste ; la composition des programmes; la succession des études; le monopole universitaire; la succession des examens et concours; le fédéralisme universitaire ; l’enseignement littéraire et l’enseignement scientifique; l’enseignement classique et l’enseignement romantique; l’enseignement par l’antique et l’enseignement par le moderne; l’enseignement par le fran- çais et l’enseignement par les étrangers; l’enseignement par les maîtres, et l’enseignement par les camarades, et l’enseignement’ par les amis, et l’enseignement par soimême; l’enseignement par l’émulation et l’enseignement sans émulation ; les méthodes; l’utilisation ou la suppression des grandes Écoles militaires et universitaires; la neutralité; l’extension universitaire; l’internat, l’externat ou la famille. On s’apercevrait ainsi que parmi les difficultés qui mettent si heureusement en fuite les snobs antérieurs, outre les difficultés économiques, politiques, sociales qui sont 3 généralement indiquées, les Universités populaires présentent la difficulté pédagogique suivante : il faut qu’elles fassent de l’enseignement primaire à des’auditeurs qui ont déjà reçu l’enseignement supérieur de la vie même. Ailleurs les hommes reçoivent l’enseignement primaire pendant l’enfance et l’adolescence, puis ils passent normalement à l’enseignement supérieur, s’ils y passent. Mais dans les Universités populaires les auditeurs qui reçoivent
0 ‘ un enseignement primaire ne sont plus pour la plupart des 4 HR Ÿ enfants ni des adolescents; ils sont des adultes, souvent y] 30 des vieillards. Ils ont tous recu le maître enseignement de % M ù la vie. Et ils ont presque tous reçu le maître enseignement ‘4 ‘# A de la pauvreté. Ils en savent, en un sens, autant que leurs 4:18 instituteurs et professeurs, ils connaissent comme eux le à 10 monde et le réel s’ils ont connu eux-mêmes l’amour et ei 0 à Dans les écoles primaires l’instituteur a sur l’élève cet (17 2 ‘0 avantage que son avance de savoir est doublée, autorisée à] A par une avance de vie. Dans l’université populaire l’insti- É, pas À tuteur, le professeur a l’avance de savoir, mais il n’a plus { # (Si Pavance de vie. Même il peut avoir un certain retard de ki] Eur vie. L’ouvrier et le paysan, s’ils ont été plus malheureux, Ha plus pauvres, peuvent avoir une connaissance plus âpre, à 1 plus profonde, plus valable de la vie. Ainsi l’université à LR populaire cumule avec les difficultés pédagogiques de l’en- #01 seignement primaire, avec les difficultés de l’enseignement k non supérieur, des difficultés propres. | 4 1 D Beaucoup de questions seraient éclairées, en dehors des ! A ‘2 | Ÿ questions étroitement universitaires, si l’on introduisait HR dans la recherche la distinction de l’enseignement primaire 14 a et de l’enseignement supérieur, car on doit considérer ‘: Ci {4 beaucoup de questions, au moins en partie, sous l’aspect |: #81 de l’enseignement : la presse, les journaux, cahiers et ; 1 152 revues; les romans feuilletons; les annonces; les polé- À DE e miques; le théâtre; les campagnes électorales; les livres; ici 54) la politique; les affiches. | HR te Nous examinerons modestement ces questions dans les de ë Un: cahiers à mesure que nous le pourrons. Nous n’introduite rons aujourd’hui la distinction de l’enseignement primaire JR D et de l’enseignement supérieur que pour demander non ne No: pas l’indulgence mais la patience de nos nouveaux abonnés (Me. Je n’ai jamais dit, mais je puis dire, à présent que nous M: Pa avons défini les mots, que nos cahiers font de l’enseigneOR ment supérieur. Que nous y réussissions plus ou moins, il ne it | appartient à l’événement de le dire. Mais telles sont nos
intentions. Nous tâchons de faire pour la préparation de fi ‘4 la révolution sociale, au sens où nous l’entendons, exacte- ‘# ment ce que l’enseignement supérieur fait pour l’orographie F5 de l’Europe, le texte ancien, ou la philosophie d’Épicure. sl Nous publions vraiment ce que nous croyons la vérité, Li sans faveur et sans défaveur, sans accommodation, facilité, “ ni agrément. 4 Nous croyons qu’il est indispensable que cet enseigne- F4 ment supérieur soit produit quelque part. Dans la crois- , sante mêlée des mensonges démagogiques, il est indispen- ! sable qu’un périodique publie librement tout ce qu’il peut pe de vérité libre, sans aucun souci de partialité, sans aucun R: 4 souci de basse utilisation, — sans aucun souci d’enseigne- à ment primaire, de mise à la portée. ï La génération pour qui nous travaillons ne vaut pas la génération précédente. Sachons le dire. Sachons le lui | dire. Les républicains de la veille, qui nous préparèrent la République, si mal, sous l’Empire, étaient en présence ! d’un public beaucoup plus intelligent, et plus travailleur que nous. J’ai connu dans mon enfance plusieurs de ces vieux républicains de province, ouvriers ou très petits patrons. Ces hommes lisaient beaucoup, attentivement, avec zèle, avec persévérance. Ils travaillaient. Leurs auteurs, un peu inégaux, ne les valaient pas toujours, et ne méritaient pas toujours ce zèle. C’étaient Michelet, Thiers, Louis Blanc. Ces républicains se passionnaient pour ! l’histoire de la Révolution et de l’Empire. Ils s’efforçaient. | Us travaillaient. Si la présente République n’est pas plus habitable, ce n’est nullement de leur faute, mais cela tient 2 au bourgeoisement, ou à l”embourgeoisement de leurs chefs. Ë Nous auteurs, éditeurs et gérants, nous sommes aujour- | d’hui moins favorisés. On ne lit plus. Non seulement le public est mauvais, mais il n’y a plus de public, Pour des ; causes que nous examinerons plus tard, en particulier par Ê l’invasion de la pédagogie d’agrément, ou pédagogie complaisante, l’ancien public s’est désagrégé. Le nouveau public est à faire. Nous nous y employons autant que nous le pouvons, sans aucune servilité ni complaisance. Que
! PES nos abonnés nous y aident. Au moment où nous publions fl ce deuxième cahier, nous ne pouvons encore savoir COmia bien la troisième série sera lue. Nous recevons le témoi4? 4 gnage et la preuve d’amitiés profondes. Si ce mouvement | 4 continue constant, nous aurons avancé d’un pas dans cette pe é œuvre indispensable préliminaire : obtenir qu’un public 14 libre soutienne et lise un périodique libre. Hi du même cahier, neuf exemplaires sans couverture ; À # après l’épuisement prochain des autres exemplaires, 408 seront vendus l’un cinq francs 1 20 Troisième cahier de la troisième série, un cahier : AS jaune de 72 pages, bon à tirer du samedi 26 octobre 4 7h Beaucoup d’obscurités sont jetées sur la question du do- : maine ecclésiastique par suite de l’habitude que l’on a % prise de le confondre avec le domaine des particuliers; et Fi ” cette confusion tient à l’emploi de la fiction de la personne LE civile. Cette fiction est née des convenances de la procé- 4 dure romaine et elle ne correspond à aucune notion philocl sophique adéquate. Il est à remarquer que depuis assez à # longtemps les ordres religieux ne sollicitent plus guère 5h cette faveur, qui n’est pas nécessaire pour leur fonctionneg ment. « Que vous importe, disent les moines, notre système M d’administration intérieure ? La loi aurait raison de nous 1e imposer l’obligation d’avoir une personnalité civile si nous à à n’avions pas de représentants solvables, qui prennent 1 | toutes les responsabilités qui peuvent se présenter. Si nous 4 causons des dommages, il faut que nous puissions être ÿ 4 poursuivis et qu’on puisse faire exécuter les jugements. La 50 54 4 7 98 .
question est de savoir si, en fait, nos représentants donnent ï toute garantie aux gens qui peuvent avoir à plaider contre À nous. Nous sommes exposés à être quelquefois trompés ’ par nos hommes de confiance; mais nous nous contentons : de cette situation. » Pourquoi donc fait-on des lois sur les associations religieuses, si celles-ci se contentent du régime du droit Avant la Révolution le problème de la mainmorte se posait surtout au point de vue agronomique ; on observait sur la couverture, quatrième page, une rectification de notre collaborateur mademoiselle Louise Lévi; du même cahier, vingt et un exemplaires sans couverture ; après l’épuisement prochain desautresexemplaires, seront vendus l’un cinq francs Quatrième cahier de la troisième série, un cahier jaune de cv + 276 pages, fini d’imprimer du jeudi Introduction, question de méthode, datée de Paris, Vous m’avez demandé de réunir pour les Cahiers de la : Quinzaine les études socialistes que j’ai publiées ces derniers mois dans la Petite République ; vous vous proposez d’adresser un exemplaire de ce volume à chacun de vos abonnés. Je me réjouis d’entrer ainsi en communication directe avec des esprits libres, habitués à la critique indépendante et probe. Bien que ces articles n’eussent point été destinés, d’abord, à paraître en volume, je n’ai point serupule à les reproduire sous cette forme : car je n’ai jamais considéré \
|à l’article de journal comme une œuvre hâtive et superf-
- cielle; et j’y mets, par respect pour le prolétariat qui lit (SE FM les journaux socialistes, toute ma conscience d’écrivain. | 54 Je n’ai pas besoin d’avertir qu’ils ne prétendent pas épui- {2 Ne ser les sujets qu’ils traitent. Ils ne sont, évidemment, qu’un PIDR fragment, ou plutôt une préparation d’une œuvre plus FER 4 vaste, plus dogmatique et plus documentée, où je voudrais | Le NS définir exactement ce qu’est, au début du vingtième siècle, ï 1 le socialisme, sa conception, sa méthode et son prografînme. | 1à \ Mais, déjà, les études ici rassemblées touchent, avec une . 4 suflisante précision et une suflisante étendue, à des proAE Le Le blèmes de la plus haute importance et qui pressent notre } HS parti. Il est très divisé à l’heure présente, et vous m’accu1% 4 seriez, sans doute, d’avoir la folie « de l’unité mystique », ls si je disais que ces divisions sont superficielles. Je ne les KÈ L Mn crois pas irréductibles, mais elles tiennent à de graves dis- | 780 sentiments, ou au moins à de graves malentendus sur les Fe: méthodes. C’est la croissance même de notre parti, c’est la U ‘410 puissance grandissante de notre idée, — pardonnez-moi a) ‘# | cette rechute d’optimisme, — qui ont créé le dissentiment, PA nl en nous posant à tous la question de méthode. Commentse 4 AA réalisera le socialisme? Voilà un problème que nous ne h He: pouvons pas éluder : et c’est l’éluder que d’y faire des ré- ù h$ de. ponses incertaines et vagues. Ou encore, c’est se tromper |: TE soi-même, que de répéter, en 1901, les réponses que firent, 4 il y a un demi-siècle, nos aînés et nos maîtres. }: MY Fi j Il y à un fait incontestable, et qui domine tout. C’est que (F4 ‘a science. Les ouvriers, les salariés, plus nombreux, plus ci di groupés, ont maintenant un idéal. Ils ne veulent pas seu- ANT EUR Je m’arrête, mon cher Péguy, en me félicitant une fois APS Va de plus, quelles que soïent nos divergences en bien des it | RUES questions ou à raison de ces divergences mêmes, d’être en L I communication directe de pensée avec les libres esprits que k votre initiative et votre critique toujours en éveil ont pe groupés autour des Cahiers de la Quinzaine.
_ Préface, république et socialisme, datée du 13 oc- D: Il y a onze ans, au moment où la démocratie socialiste A allemande élaborait son programme, le projet de pro- FU _ gramme qui devait être bientôt adopté à Erfurt fut soumis He. à Engels, l’ami survivant de Marx. Engels fit de graves 8 trouvait timide, inconsistante et inefficace. On parle, disait- 2174 il, de suffrage universel direct, de referendum et d’initia- dr. ‘ | tive populaire. Mais à quoi cela peut-il servir tant que la “#18 Constitution même de l’Allemagne est absolutiste, et tant 10 que l’Allemagne, morcelée en petits Etats où domine 0 la volonté des princes, n’offre pas à la volonté de la nation ., nl: un champ libre et uni ? Comment peut-on, avec une 4 ‘à pareille Constitution politique, espérer un passage régulier Ç À | et tranquille du capitalisme au socialisme ? D. Ici je cite textuellement, d’après la lettre de Engels qui ‘4 vient d’être trouvée dans les papiers de Liebknecht et que ” h publie la revue de Kautsky, la Neue Zeit : #4 Études socialistes, le mouvement rural: lentes Fa
rités révolutionnaires; paroles de Liebknecht; Liebknecht et la tactique; « élargir, non resserrer »; le % socialisme et les privilégiés; les raisons de majorité ; 13 grève générale et révolution; 4 De la propriété individuelle; les radicaux et la pro- ré F priété individuelle ; propriété individuelle et code bour- a geois; la propriété individuelle et l’impôt; la propriété k | individuelle et le droit successoral ; la Révolution fran- 1
! çaise et le droit successoral; la propriété individuelle 1 et les lois bourgeoises d’expropriation; la propriété individuelle et les sociétés de commerce; propriété individuelle et sociétés anonymes ; à au commencement de ce cahier, Charles Péguy, averRU tissement, de la raison; 4 Avant qu’on étudie à leur tour ces études,-avant qu’on à y soit même introduit par l’auteur, il est indispensable k que l’on soit averti que l’auteur n’y fait appel qu’à la rai- ! son. Cela est indispensable en un temps où la raison a ÿ 1008 presque autant que jamais des ennemis, qui sont dangeME. reux, où elle a plus que jamais des faux amis, qui sont à W plus dangereux. On doit nommer ennemis de la raison « 1 les déments qui exercent leur démence contre la raison. 4 à Et on doit nommer les faux amis de la raison les déments LA: qui veulent que la raison procède par les voies de la dE } La raison ne procède pas par la voie de l’autorité. a « Comme elle n’admet de celui qui enseigne aucune intimi04 . ! : f à dation, chantage ni menace, comme elle ne reçoit aucun ! % exercice de force, aucun excès de pouvoir, aucun pouvoir, à M commandement, abus ni coup d’État, elle ne suppose de Re celui qui est enseigné aucune làcheté. C’est donc trahir la LE raison, c’est faire déraisonner la raison que de vouloir a assurer le triomphe de la raison par les moyens de à l’autorité. f La raison ne procède pas de l’autorité gouvernementale. C’est donc trahir la raison que de vouloir assurer le à triomphe de la raison par des moyens gouvernementaux. \ C’est manquer à la raison que de vouloir établir un gouvernement de la raison. Il ne peut y avoir, il ne doit y à avoir ni ministère, ni préfecture, ni sous-préfecture de la k raison, ni consulat ni proconsulat de la raison. La raison \ ne peut pas, la raison ne doit pas commander au nom
- d’un gouvernement. Faire ou laisser opérer par un préfet des perquisitions dans la chambre d’une institutrice, quand
4 4
même le préfet serait un préfet républicain, quand même ; l’institutrice ne serait pas une institutrice républicaine, ce k n’est pas attenter à la liberté seulement, c’est attenter à la Ÿ raison. La raison ne demande pas, la raison ne veut pas, la raison n’accepte pas qu’on la défende ou qu’on la soutienne ou qu’on agisse en son nom par les moyens de l’autorité gouvernementale. En aucun sens la raison n’est la raison d’État. Toute raison d’État est une usurpation déloyale de l’autorité sur la raison, une contrefaçon, une En particulier la raison ne proeède pas de l’autorité mili- - taire. Elle ignore totalement l’obéissance passive. C’est trahir la raison que de vouloir assurer la victoire de la ; raison par la discipline qui fait la force principale des armées. C’est faire déraisonner la raison que de l’enseigner par les moyens militaires. La raison ne demande pas, n’accepte pas l’obéissance. On ne commande pas au nom aucune armée de la raison, aucuns soldats de la raison, et parler proprement, aucune guerre de la raison, aucune campagne, aucune expédition. La raison ne fait pas la guerre à la déraison. Elle réduit tant qu’elle peut la déraison par des moyens qui ne sont pas les moyens de la guerre, puisqu’ils sont les moyens de la raison. La raison ne donne pas des assauts ; elle ne forme pas des colonnes d’attaque; elle n’enlève pas des positions; elle ne force pas des passages; elle ne fait pas des entrées solennelles; ni elle ne couche comme le vainqueur militaire sur le champ de bataille. ÿ La raison ne procède pas de l’autorité religieuse. Il fallait | une insanité inouie pour oser instituer le culte de la déesse Raison. Et si l’on peut excuser une insanité dans un temps d’affolement, déclarons-le haut : la froide répétition politique de cette insanité, la commémoration concertée de cette insanité constitue l’indice non marqué, ce cahier n’est pas mis dans le com- , merce; il n’est donc mis en vente que dans les collec103 .
++ tions complètes de la troisième série; nous mettons en
- vente à la librairie des cahiers : À Ollendorff, un volume in-18 de Lxxvi+276 pages; q L’avertissement que l’on a pu lire dans le quatrième j cahier de la troisième série n’a pas été réimprimé dans
l’édition Ollendorff;
Cinquième cahier de la troisième série, un cahier -
jaune de 72 pages, bon à tirer du jeudi 19 décembre
; GEORGES DELAHACHE. — Juifs ; — introduction du : Le mémoire que l’on va lire a été publié pour la pres à mière fois chez Ollendorff, en 1901. L’auteur l’avait écrit en | 5 1900, quand l’affaire battait son plein, quand elle finissait ? en effet. L’auteur est un Juif. Il a même un beau nom juif. È Mais il a dù garder ici un pseudonyme habituel. A Cette seconde édition est complètement refondue. Mais nous n’avons pas pu lui enlever cette marque particulière d’une affaire qui reste ineffaçable, et qui dans la mémoire i de l’humanité sera grande longtemps après que les Etats- d | Majors constitués pour elle et par elle auront fini de se ‘ décomposer. Les dreyfusards modestes, qui forment le : ; fond de nos abonnés, seront heureux de retrouver pour une q | heure un certain ton que nous avons pensé qui serait | éternel, et qui date aujourd’hui déjà. À Le mémoire de M. Delahache est préalable, en ce sens À qu’il déblaie le terrain. Au cœur de l’affaire, sous la x poussée des haines antisémitiques, nous répondions victo- à à) rieusement, par défi ou sincèrement, qu’il n’y a pas de 1
question juive. On risque toujours de dire une bêtise Ÿ quand on prétend qu’il n’y a pas une question. C’est la & ” question qui manque le moins. Nous nous en sommes < aperçus depuis. Des déchirements douloureux, des défec- a tions lâches, des injures graves, — et, au contraire, des set dévouements tenaces, des amitiés fidèles nous ont avertis | qu’il y a une question juive, et sans doute plusieurs questions juives. Le mémoire de M. Delahache déblaie cette question. IL 1300 repousse les gros arguments ou les grosses calomnies antisémitiques. Il présente les premiers arguments des Juifs. Il est ainsi d’une utilité première. Ce mémoire surprendra les personnes habituées à traiter les questions en partant de certains postulats, de certains dogmes, de certains mots. L’auteur n’a pas transféré dans le réel un judaïsme ou un internationalisme formel. Au contraire il est parti d’un réel qu’il connaît bien. C’est pour cela que son étude ne cadre ni avec les programmes des partis politiques, ni avec les programmes des partis intellectuels. — Car il y a des partis intellectuels, qui ont de dans le même cahier, l’affaire Hervé; plusieurs articles de Hervé : à bas la guerre; nos intérêts en Chine; au conseil général de l’Yonne; à quoi servent les armées permanentes; deux cas de refus de service militaire en Cahiers de la Quinzaine, 8, rue de la Sorbonne Nous avons des abonnés communs. L’un d’eux hésite à s’abonner à la troisième série des cahiers, qu’il aime beaucoup, parce que les cahiers, dit-il, ne lui profitent qu’à lui seul. Vous le connaissez ; nous le nommerons pour la commodité du réeit le docteur Durand: médecin dans un petit village de la Brie, abonné à ‘‘ Pages libres”, il est venu
‘4 vous voir au 16 de la rue de la Sorbonne, où nous | demeurions. Dans le petit village où il exerce, parmi les paysans, les cahiers n’intéressent rigoureusement que lui. 14 Est-ce ue raison pour qu’il interrompe un abonnement | commencé au cours de la deuxième série ? J’ai peur qu’il ne
; s’abuse, comme la plupart de nos amis communs, sur l’ex- à tension possible de la véritable propagande.
s. Que dans un petit village il y ait un homme à qui les cahiers profitent, c’est un résultat que ma modestie trouve | déjà considérable. Et s’il y avait beaucoup de villages où ; les cahiers profiteraient même à un seul homme, un tel 4 résultat passerait nos espérances d’aujourd’hui. Enfin si Fe: nos cahiers étaient brusquement lus dans tous les villages L de France, nous commencerions à nous méfier, nous , $ serions les premiers à nous méfier, parce que ce serait sans
doute que nous aurions dit des bêtises. Et non seulement 4 nous aurions de la méfiance, mais nous aurions peur, que mn? cette soudaine réussite universelle ne devint dangereuse ‘4e pour la liberté, pour la variété de l’esprit français.
; à Laissons désormais ces rêves de despotisme déguisés.
ea Renonçons à tenter le coup de la grâce. Reconnaissons que
4 la conversion soudaine en masse est dans le temps présent
É toujours grossière et causée par des malentendus. Sachons é que la propagande est soumise aux lois ordinaires du È travail, que l’on n’a rien sans peine, — etsans peine lente.
Sachons que la formation d’un esprit n’est pas l’applif cation d’une étiquette. Habituons-nous à cette idée que à d’avoir contribué à former un seul esprit dans le monde
est un résultat déjà considérable. Nous ne sommes pas des grands capitalistes d’esprits et de consciences. Nous ne sommes pas des grands propriétaires d’hommes. Sachons . procéder par élaboration laborieusement lente. Sachons l nous adresser aux esprits individuels, aux consciences per-
h Notre abonné commun ne peut donner ses cahiers à lire { aux paysans. D’abordil peut, il doit leur donner à lire le : Jean Coste. Il a pu leur donner à lire les Courriers de
Chine, l’histoire d’Hervé, le Danton même, en les y aidant beaucoup. Il peut leur donner à Kre nos Mémoires et
Dossiers. Je m’en tiens à ces quelques exemples, ne voulant é pas refaire ici mon catalogue. à. Mais je veux pénétrer avec lui au cœur du débat. Je sais Gel qu’en effet la plupart de nos cahiers ne lui servent qu’à lui, Fn en ce sens que seul dans son village il peut les lire. Et je Î maintiens que ces cahiers à extension limitée ne sont pas LÉ - Quand un instituteur a mis son brevet supérieur par ie dessus son brevet simple, quand un professeur a mis son à agrégation par dessus sa licence, la première fois qu’il se s trouve devant un auditoire non figuré d’élèves, il com- à mence un nouvel apprentissage, l’apprentissage de la k réalité. Quand ensuite il continue son métier, tout le : monde sait qu’il faut qu’il se rafraîchisse perpétuellement L lesprit. On aura beau avoir été reçu premier au brevet supérieur; on aura beau avoir amplement passé l’agré- gation; même on aura beau avoir scrupuleusement pré- paré ses programmes : celui qui vivrait toute sa vie sur sa première préparation professionnelle, celui qui referait perpétuellement les mêmes leçons, qui resservirait perpé- tuellement les mêmes cours, les mêmes notes, quand même ces cours à l’origine auraient été les cours des meilleurs maîtres, celui-là ferait bientôt des leçons de plus en plus C’est la condition même et la loi de la liberté que l’esprit ne puisse pas se répéter identiquement, que: toujours il faut qu’il se transforme, s’élabore, se recommence, que la simple stagnation pour lui soit déjà de la dégénération. L’esprit vivant obéit ainsi à la loi générale de la vie. L’esprit ne peut pas échapper à la loi de la vie; et l’enseignement ne peut pas échapper aux lois de l’esprit. Mais parmi tous les enseignements s’il y en a un quine puisse pas échapper aux lois générales de l’esprit, c’est bien cet enseignement dont la matière est la variable humanité. Qu’un professeur de mathématiques se tienne assez mal au courant, c’est moins grave. Mais qu’un instituteur d’action ne se renouvelle pas régulièrement, cela est inadmissible. Je vais plus loin : n’y aurait-il pas quelque orgueil, —
venu du catholicisme ? — à nous imaginer que nous . pouvons enseigner le prochain sans commencer par nous enseigner nous-mêmes, cultiver le voisin sans avoir comx mencé par nous cultiver nous-mêmes, apprendre au concitoyen sans avoir commencé par nous avoir appris à nous- | mêmes. C’est une illusion dangereuse que de croire que at l’on peut publier sans recevoir, écrire sans lire, parler sans écouter, produire sans se nourrir, donner de soi sans Tout ce que nous savons, au contraire, de biologie et en < particulier de psychologie tend à nous démontrer, à nous | confirmer ce que le simple raisonnement faisait prévoir, re que la perpétuelle déperdition de la vie et du travail exige : \ une réparation perpétuelle. On ne peut pas faire une leçon : | même honnête si on n’y pense pas d’avance, à chaque fois. R Nous savons tous que les professeurs honnêtes préparent, à au moins en ce sens, toutes leurs leçons. Mieux vaut une leçon moyenne, exprès préparée, qu’une ancienne leçon meilleure, que l’on sert sans la penser. Mais la préparation ; est rigoureusement indispensable quand on veut parler au 1 À peuple, parce que cet auditoire est nouveau pour nous.Les : Fa plus compétents, parce qu’ils sont les plus honnêtes, F éprouvent le besoin de se repréparer ainsi. Ni M. Gustave ; Lanson ne parlerait de Corneille, ni M. Gabriel Monod des k | croisades, ni M. Duclaux de la rage, dans n’importe quelle ? 1 Université populaire, sans y avoir pensé. Nous savons tous # é comme est désagréable, dans une leçon qu’on écoute, la & lecture de vieilles notes, et comme elles y font l’effet d’un 1 La réparation organique, la reconstitution mentale est B: surtout nécessaire pour ceux de nous qui vivent isolés. ( Dans les compagnies la conversation communique déjà les : éléments d’une réparation automatique inaperçue. Mais È c’est justement parce que le docteur Durand n’a personne à à qui, autour de lui, communiquer les cahiers, que je connais # qu’il n’a personne aussi, autour de lui, de qui recevoir ce | qui pourrait provisoirement lui tenir lieu des cahiers. Je le lui demande en toute sincérité: a-t-il reçu dans les années j de son apprentissage un enseignement assez vaste, assez ÿ
surabondant, assez éternel, et pour tout dire assez sur- : humain, ou a-t-il en soi-même une source originelle assez # redondante, assez surhumaine aussi, pour parler utilement ” Se aux paysans, aux ouvriers sans garder par l’intermédiaire L de nos cahiers communication et causerie avec vous et : L . avec M. Sorel, avec Antonin Lavergne ou Romain Rolland, 3 avec Lagardelle ou Bernard Lazare, avec Deshairs ou : Lionel Landry, avec Jean Deck ou Pierre Quillard, avec Jaurès ou les adversaires de Jaurès. Il ne faut pas qu’il y ait de malentendu parmi nous sur ce qu’ily a d’urgent. Ce qu’il y a d’urgent, c’est de savoir ce que l’on dit. Ne recommençons pas le bourgeois pressé qui crie à son cocher: Allons, roulez, cocher, ventre à terre. — Mais monsieur, où allons-nous ? — Roulez, roulez toujours, nous verrons tout à l’heure, je vous le dirai enroute. Ce qu’il y a d’urgent, c’est de prendre son temps, c’est de ne pas bafouiller, de réfléchir, de penser, de voir, de prévoir. Ce qu’il y a d’urgent, c’est de faire une heure de métaphysique et deux heures de morale par semaine. C’est de faire des retraites sur soi-même, avant et après de parler aux paysans. Savoir ce que l’on dit, savoir ce que l’on fait, savoir où l’on va. Tourner sa langue avant de s’en servir. Se cultiver l’esprit, pour qu’il rapporte, parce qu’il faut parler pour dire, et non pas dire pour parler. Il ne faut pas qu’il y ait de malentendu parmi nous sur ce qui est bourgeois. Ne faisons pas de fausse économie. Évitons les épargnes fausses, qui reviennent cher. Ne pas # lire avant de parler, pour gagner du temps, ne pas acheter le livre de fond pour gagner de l’argent à la brochure de propagande, c’est mal administrer son temps, c’est mal _ administrer sa finance. Au fond c’est faire un mauvais calcul. N’éliminons pas le trois cinquante. N’oublions pas qu’un sou de journal par jour fait dix-huit francs vingt- : cinq au bout de l’année. Surtout ne laissons pas dire que les livres sérieux ne sont bons que pour les bourgeois, car alors, mon cher docteur, il faudrait être bourgeois, vu que l’humanité n’est pas faite afin de réaliser le socialisme, et que c’est nous au contraire qui faisons le socialisme afin de réaliser l’humanité.
Je ne crois plus, mon cher docteur, aux hommes pressés. Tous les affairés, tous les affolés, tous les rapides que j’ai connus n’ont jamais rien produit à ma connaissance ; mais ; il m’a été donné d’approcher quelques-uns des hommes qui produisent le plus de travail ouvrable. Soyez assuré, docteur, qu’ils ne courent pas au pas gymnastique. Pour m’en tenir aux mêmes exemples, M. Lanson parle avec douceur et lenteur, M. Gabriel Monod avec lenteur et gravité, M. Duclaux, s’il parle un peu vite, c’est son débit naturel, et non pour se dispenser de penser à ce qu’il dit Surtout évitons de laisser croire que l’art, la philosophie et la science est faite pour les bourgeoïs, et que la seule propagande est faite pour les socialistes. Avant de propagander, il faut savoir un peu ce que l’on propagandera. Si nous laissons aux bourgeois tout le travail supérieur de l’humanité, ce travail sera fait bourgeoisement, c’est-à-dire mal, ét nous n’aurons gardé pour nous qu’un travail décaF pité. L’intérêt commun de l’humanité laborieuse et de É l’opérariat humain exige au contraire que ce soient les socialistes qui fassent, tant qu’ils peuvent, le travail supé- rieur de l’humanité. : Il faut donc justement que ce soit nous qui lisions les documents, les études et contributions, les œuvres qui à ennuieraient les paysans et les ouvriers. Si les seuls bourgeois les lisent, outre qu’ils n’en seront pas bons lecteurs, comme ils garderont pour eux ce qu’ils auront lu, rien de ce qu’il y a de mieux dans l’humanité ne passe aux | paysans, aux ouvriers. Si nous lisons, nous, il en passera toujours quelque bien. Ne croyons pas que la seule trans- ; cription, le seul décalque des connaissances ait des | résultats. Ayons l’esprit plus libre. Il n’est pas indispensable que la connaissance reçue ait son application immé- diate. La nourriture de l’esprit est à plus longue échéance. Elle est aussi à élaboration plus souple. Il ne s’agit pas qu’on reçoive en son esprit des connaissances d’art, de philosophie ou de science, et qu’on les transvase, toutes crues, + dans l’esprit du paysan. Ni les opérations de la vie corporelle, ni à plus forte raison les opérations de la vie men- | tale ne sont aussi grossières. Un élément reçu ne ressortira ,
que dans quinze ans, et quand il ressortira, qui le recon- 5 naîtrait ? L’esprit l’a décanté, analysé, composé, travaillé, filtré, parce que l’esprit vit. Nous avons eu par les soins de Léon Deshairs une photographie de Tolstoi et Gorki se promenant ensemble à Tasnaia Poliana; cette photographie a été prise par une des filles de Tolstoi; elle a été communiquée à Deshairs par le docteur Schlepianoff ; nous l’avons fait reproduire à trois cents exemplaires ; nous la vendons Sixième cahier de la troisième série, un cahier jaune de 72 pages, bon à tirer du samedi 28 décembre 1901; un franc Jean HuGues.— La Grève, — trois actes, pièce repré- sentée pour la première fois le samedi 3 novembre 1900, sur la scène de l’Émancipation, Université populaire du quinzième arrondissement, datée de Paris, août 1900 ; les rôles ont tous été tenus par des ouvriers ; dédiée à l’ouvrier Jean Allemane ; dans le même cahier, introduction du gérant ; La pièce que l’on va lire pouvait agréablement se - nommer La Grève des Forgerons. On eût ainsi réhabilité un titre que M. François Coppée a fortement compromis. L’auteur, qui est un homme sérieux, s’est refusé cette fantaisie. Il a gardé le titre simple et général. Il a gardé le En un temps où l’on veut nous faire accroire que le romantisme est plus avancé que le classique, nous devons en effet noter que cette pièce particulièrement contemporaine est exactement classique. J’entends par là que l’auteur
1 N n’a rien fait pour épater le bourgeois. Les personnages viennent quand ils ont à venir, et non quand ils ont à faire Re un effet de venue; ils parlent pour dire, agissent pour 4 faire, paraissent comme ils sont, ils ne paradent ni ne ni : déclament ni ne posent; ils ne quêtent pas l’applaudisLes sement ; tout se passe, en un sens, comme si le spectateur ë n’était pas là. : Je ne veux pas entrer incidemment dans le grand débat “5 , romantique bourgeois. Mais dans les limites où l’on va Ve nous poser le problème, si l’on veut accabler pour les #3 à besoins de la politique Racine sous Hugo, Andromaque É sous Hernani, et Phèdre sous Ruy Blas, nous en tenant Le donc aux tragédies classiques françaises et aux drames # 4 romantiques en français, nous devons constater que le ee classique se connaît à sa sincérité, le romantique à son insincérité laborieuse. Au moins en ce sens, la Grève est nr proprement classique. Ce qui fait le classique n’est pas la ‘ matière traitée, ce n’est pas le génie ou le talent, c’est la Eee forme d’art. Jean Hugues a traité un sujet que Racine ou ’. : Molière n’avaient pas accoutumé de traiter. Mais sa forme Et dramatique est la forme de Racine et la forme de Molière. = Comme eux il est simple, comme eux il est général, comme = eux il est sincère, comme eux il évite les confusions, 4 ; comme eux il s’en tient à quelques personnages, parce | Re. qu’aussitôt après on ne sait plus ce que l’on dit. | À La preuve que la Grève est bien faite, classique, sincère, 3
- c’est que tous les problèmes aujourd’hui posés de la grève F À à réelle se posent aussi bien de la grève ainsi représentée. 1 rs Les trois actes que l’on va lire ne composent pas une pièce 4 & à thèse. Ils ne présentent que le perpétuel thème de la à Le texte était difficile à établir. Il est évident que pour M : la représentation les personnages doivent parler ouvrier 4 à et paysan. Nous n’avons altéré le français de la typogra : phie que dans la mesure où cela était indispensable. Iy : aurait une espèce d’affectation à traduire en typographie toutes les nuances du parler populaire quand il ne s’agit F.
pas de patois proprement dits. Les altérations typogra- a phiques sont beaucoup plus désagréables au regard que D. les altérations ou les aliénations parlées ne sont désa- je gréables à l’ouie. Les acteurs feront le nécessaire. Ils : obtiendront un parler populaire non pas en vulgarisant le parler littéraire, mais en imitant le parler populaire ï lui-même. | Une lettre de Maurice Bouchor ; L’affaire Téry ; une lettre à M. Gustave Téry, datée Cahiers de la Quinsaine, 16, rue de la Sorbonne, au second, dimanche 24 mars 1901, adressée mon cher Septième cahier de la troisième série, un cahier jaune de 72 pages, bon à tirer du jeudi 16 janvier 1902 ; M. Gustave Téry, — polémiques et dossiers ; une réponse de Gustave Téry ; réponses particulières à M. Gustave Téry ; une lettre de M. Gallouédec, datée mercredi soir, 8 janvier 1902, adressée mon cher Gustave Hervé, l’Anniversaire de Wagram, article incriminé, publié dans le Travailleur Socialiste de l’Yonne, é numéro du samedi 20 juillet 1901; à nos amis de l’Yonne, article publié dans le même journal, numéro du samedi Félicien Challaye, Courrier d’Indo-Chine; un courrier _ daté de novembre 1901 ; un deuxième courrier daté de
marqué un franc, ce cahier est complètement épuisé ; : en dehors des collections complètes, il n’en reste aucun : exemplaire; il n’est donc mis en vente que dans les
collections, complètes, de la troisième série ; | Huitième cahier de la troisième série, un cahier jaune de 116 pages, bon à tirer du jeudi 13 février 1902;
BERNARD-LAZARE. — ZL’oppression des Juifs dans
d l’Europe orientale, — les Juifs en Roumanie, — daté ‘
x Il y a seulement trente-cinq ans que, dans l’Europe occi-
| dentale, les Juifs ont été émancipés complètement. Si, la
première, en France, l’Assemblée constituante avait, le 27 septembre 1791, proclamé cette libération et fait un citoyen de l’esclave séculaire, ses droits ne furent définitivement reconnus qu’en 1860 en Angleterre, en 1864 en en 1867 en Autriche-Hongrie. La conception théologique du déicide condamné à un éternel servage avait disparu pour faire place à une conception du droit indépendante des catégories religieuses, mais ce n’avait pas été sans résistance, et, en Allemagne, par exemple, de 1820 à 1850, on voulait éloigner les Juifs des fonctions de l’État, celui-ci | étant considéré comme fondamentalement chrétien.
Dès lors, et par le fait même de cette transformation, l’idée qu’on se faisait du Juif changea. Jusqu’alors, ce que l’Église appelait son obstinatio le mettait en dehors de la cité du Christ; désormais, dans cette Europe moderne qui se constituait sur le principe des nationalités, on le considérera comme un étranger, sans que, pourtant, le point de vue du théologien ait disparu, bien au contraire, mais il n’est plus exposé ouvertement. Si la pensée de la réaction .
cléricale est la reconstitution de l’État chrétien, elle la dissimule sous un traditionalisme national qui, moins brutalement choquant, est susceptible de rallier un plus VE grand nombre d’adhérents. Le fait n’en subsiste pas moins, et il apparaît d’une façon manifeste dans l’antisémitisme contemporain. En quoi celui-ci diffère de l’ancien antisémitisme, c’est ce qu’il convient d’examiner brièvement. Avant l’émancipation, l’antisémitisme était surtout juridique. Les Juifs étaient soumis à une législation issue du droit romain que l’Église avait, en le modifiant, selon les : circonstances et la qualité de ceux auxquels on pouvait l’appliquer, imposé primitivement au monde barbare, et = dont les nations modernes avaient hérité. D’abord strictement renfermé sur le terrain de la controverse religieuse, l’antisémitisme scripturaire s’était élargi. À mesure que se formait dans les sociétés chrétiennes une classe moyenne nationale, il était devenu son auxiliaire dans la lutte entreprise quand, dès sa formation, elle était entrée en concurrence avec les Juifs, en partie détenteurs, dans des organisations agricoles, du rôle d’intermédiaires aussi bien que de celui d’artisans. Puis, cet antisémitisme scripturaire qui n’avait fait pendant des siècles que corroborer ou justifier la législation, et, en certains cas, l’avait amenée à préciser certains points de détail, avait à peu près disparu, la victoire étant gagnée. Ses quelques représentants au dix-huitième siècle lui avaient donné pour ainsi dire un é: caractère historique ou récapitulatif. Les pamphlets se comptent, il n’en paraît plus en France, et le plus haineux de ceux qui se publient en Allemagne, Le Judaïsme dévoilé, d’Eisenmenger, fut interdit par l’empereur Léopold II, sans qu’aucune protestation se produisit. Du reste, depuis le seizième siècle, depuis Reuchlin combattant contre les dominicains, les Juifs avaient trouvé des défenseurs, des apologistes même, et le mouvement qui devait aboutir, à la veille de la Révolution, aux écrits de Mirabeau et de Grégoire en faveur de l’émancipation des Juifs, avait eu de Pendant la première moitié du dix-neuvième siècle, l’an115
$ tisémitisme doctrinaire se réveilla. Le Juif libéré devint ee pour l’Église le symbole de sa défaite, elle affecta de l’en tenir pour responsable, alors que son rôle dans la bataille avait été nul, et c’est par lui, qu’à plusieurs reprises, elle entama la lutte contre l’État laïque. À dater de ce moment, Ë l’antisémitisme a un but : faire revivre, en l’adaptant aux ee nécessités présentes, l’ancienne législation restrictive contre 1 les Juifs. Si ceux qui le professent nient être poussés par un sentiment d’hostilité envers la foi juive, et s’il est vrai < que désormais les causes religieuses sont subordonnées aux causes économiques, alors qu’elles les dominaient jadis, à seules ces causes religieuses, en ravivant la force encore
à vivace des préjugés vieux de deux mille ans, peuvent
SR exaspérer les raisons tirées de la concurrence ou du pro- 2
L tectionnisme chauvin. Seules, elles seraient capables de . faire aboutir l’antisémitisme théorique en le traduisant en
Ë loi. L’Europe occidentale verra-t-elle un tel recul? Il est Ë
bavaroise adopter par 77 voix contre 51 la proposition
3 d’un député du centre catholique, limitant le nombre des ? juges israélites en Bavière. C’est là un fait isolé, ce n’en
‘4 est pas moins un symptôme, et nous avons sous les yeux |
Ë l’exemple de ce que peut produire le système quand il est È
= rigoureusement appliqué. Dans deux pays de l’Europe ;
orientale, le droit en est encore à ce stade de son dévelop- F
$ pement où on ne le sépare pas d’une religion déterminée ; à
dans deux pays, le Juif est placé encore sous le régime des $
; lois d’exception : ce sont la Russie et la Roumanie. Dans 4
le premier, il est vrai, la liberté n’est pas, et le droit est $
nié tous les jours ; dans le second, la liberté est inscrite #
dans la Constitution avec le droit pour tous, sans di- à
stinction de croyances, et c’est à l’aide d’un artifice que le 4
Juif est frappé. C’est dans ces deux pays que je veux mon- à
trer la condition des Israélites, leur état économique, tel 4
que l’ont amené leurs coutumes religieuses, leur vie sociale Ç
et la situation juridique où ils ont été et sont toujours À
placés. J’examinerai ensuite les solutions à apporter et s’il #
en est qui soient indépendantes des changements à opérer ”+
dans l’état politique et économique de ces pays mêmes. Ê
dans le même cahier, Georges Sorel et Charles Péguy, £ Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura pas d’imitateur. Je vais montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature et : cet homme c’est moi : Je me suis rappelé ces paroles de Rousseau en lisant Jean Coste ; ce livre appartient au genre littéraire inauguré par les Confessions, genre qui n’est pas limité à des autobiographies. Je ne suis pas surpris que des éditeurs habitués aux romans écrits pour les gens du monde aient mal reçu le manuscrit de M. Lavergne. Ils ne sont pas très nombreux les lettrés qui sont capables de s’intéresser aux aveux de la misère humaine. Nos romanciers en renom placent, d’ordinaire, leurs fables dans un milieu tout artificiel ; leurs personnages sont habitués à ne jamais vivre que pour la représentation ; singes et perroquets se meuvent au gré du caprice de l’imagination de leur créateur, qui souvent, pour se donner encore plus de liberté, en font des Ici tout est sincère et véridique; point de tirades corné- liennes débitées par des guignols. Jean Coste est trop pauvre et trop malheureux pour pouvoir être un stoïcien et un révolté, ce luxe est permis seulement aux riches: (1) tous les jours ne voyons-nous pas avec quelle simplicité les petites gens quittent la vie sans songer à rien briser dans ce monde qui a été si mauvais ! Quand on habite un hôtel somptueux et qu’on écrit sur un bureau chargé d’œuvres d’art on peut trouver Jean Coste faible ; moi je trouve qu’il est homme. Je trouve admirable la scène qui suit la conférence pédagogique : d’abcrd des plaintes banales et abstraites ; mais après que Jean a révélé à ses collègues la profondeur de leur misère, tous deviennent songeurs ; « aucune lueur de () Lire les revues anarchico-littéraires qui paraissaient il y a
| révolte ne brillait plus dans les yeux et les dos courbés 1 semblaient ployer sous le poids ». | Je crois que les camarades apprécieront la vérité d’une situation de ce genre, que des lettrés corrompus par la vie | mondaine comprendront mal. La civilisation organise tout 1 un système de ruses pour nous empêcher de regarder en nous-mêmes ; mais à l’épreuve de la pauvreté, tout cet échafaudage tombe en miettes ; le premier contact de la misère nous ouvre la mystérieuse cachette de l’âme; si Rousseau a été si pénétrant et a découvert ce qu’il appe-
lait la nature, c’est que son génie avait été aiguisé par une
à vie toujours voisine de la misère. Que d’hommes de talent se sont éteints quand ils ont participé aux mensonges | _ conventionnels de la société bourgeoise ? E= La force intérieure de l’homme se mesure dans les crises - . où il se trouve seul en présence de lui-même, au moment où il connaît tout ce qu’a d’horrible et d’inexorable l’existence. Un faible cherche à se cacher la vue du calice: il 4 ferme les yeux ou s’étourdit de paroles vengeresses ; le fort : descend jusqu’au fond de lui-même et se demande : « Quel F est mon droit? » Acculé aux dernières détresses, Jean Coste dit : « Ai-je le droit de disposer de la vie des miens? » Question terrible qui a fait trembler d’effroi plus d’un malheureux résolu à se délivrer d’un fardeau trop lourd. Ceux qui ont connu des mères ayant passé par ces angoisses, savent seuls ce que renferme d’héroïsme l’âme | de notre pauvre instituteur ; car il faut un courage, qui dépasse celui des héros cornéliens, pour subir les impurs É contacts de certaines misères, quand aucune illusion ne , vous dissimule plus la fatalité de la vie. | Mais « l’affreuse pensée », comme dit M. Lavergne, reviendra et alors ? L’habitude des humiliations produit une déchéance progressive de la volonté même chez les plus fortement trempés, et l’expérience nous apprend que ë si certaines voies se descendent rapidement, il n’est pas aisé de les remonter. Peu de gens croient à la possibilité de relever la femme tombée ; chez elle l’humiliation a fini par éteindre toute volonté, elle est comme un automate. Peut- être Jean rencontrera-t-il un aide avant que la force lui
manque : le hasard est grand maître en ce monde: il y a à des braves gens, malheureusement leur puissance est le L plus souvent irop faible, et l’auteur nous l’apprend luimême dans l’épisode du curé.
Bien des fois l’instituteur et sa femme envient le sort du paysan et de l’ouvrier, qui ne sont pas des naufragés comme eux. Écrasé par ses maïtres, jalousé par des travailleurs qui sont plus heureux que lui, l’instituteur de village a reçu pour tout viatique une instruction qui le rend particulièrement sensible à la souffrance !
Le paysan avec son lopin de terre, l’artisan avec son modeste outillage, l”ouvrier de fabrique compris dans un syndicat ne sont pas des isolés; ils tiennent par un lien très réel aux bases économiques de la vie; on peut dire d’eux qu’ils ont un état juridique dans le monde de la production, mais que peut un pauvre diable dont le sort dépend tout entier de la bienveillance de chefs, gens médiocres, qui ont la tête pleine de préoccupations pour leur propre avancement ? Il n’est qu’un être passif, ballotté au gré de la tempête, sans force économique et partant sans droit, il est comme un hors-la-loi.
Ce livre nous fournit un autre enseignement tout aussi important que le précédent. Jean Coste ne trouve point auprès de lui la compagne qui pourrait lui permettre de vaincre, si quelque jour une occasion favorable se présentait. Louise est bien gentille ; mais ce ne sont pas les gentillesses qui sont capables de donner à l’homme la force dont il a besoin. Malheur à celui qui, trompé par une
amourette, n’a pas rencontré la femme forte qui aurait dû lui révéler sa destinée et lui donner du cœur dans les jours de défaillance ! C’est dans l’amour d’une pareille compagne que s’engendre l’âme des hommes qui triompheront de tous les obstacles.
J’espère que ce livre, qui est plus qu’un beau livre, sera lu et apprécié comme il le mérite. Si les Universités populaires sont bonnes à quelque chose, qu’elles l’expliquent et en fassent ressortir les enseignements pratiques.
À Tout dans Jean Coste est sincère et vrai. Il serait vain de disputer si les misères de grand seigneur annoncées dans . les récitations de Corneille, sincères et vraies, sont pires que les misères misérables d’un Jean Coste. Les misères humaines sont misérables toutes. Il est vrai que les pauvres | et que les malheureux conduisent leur souffrance et ne se | révoltent pas. Ils n’ont pas la fierté stoïcienne; ils ne sont ; pas durs ; les pauvres sont mous. Ils ne peuvent se payer L la révolte, ce luxe n’est permis qu’aux riches. Les seuls Ë guesdistes peuvent s’imaginer, inertes, que de l’excès de la 4 misère, de l’excès de la dépression, peut sortir le sursaut ka - de révolte. Les seuls guesdistes peuvent s’imaginer, reli-
gieux, que de l’excès de l’inanition peut sortir, par miracle,
Fr de la réparation. F Je ne sais si on entre bien dans le sens des œuvres en Le opposant les héros obscurs aux héros cornéliens, en les 4 eomparant aux héros cornéliens, en mesurant leur supé- ’ riorite. Toutes les misères humaines exigent du courage, a. et je ne serais pas étonné que dans la pensée des grands Fr poètes classiques les grands personnages fussent les repré- 5 sentants éminents de toute l’humanité. Ainsi Polyeucte ts représenterait éminemment tous les martyrs obscurs, les
- Horaces les soldats obscurs, le Cid les guerriers, et Chimène nu un très grand nombre de personnes. J’entends-par là qu’au F lieu de s’opposer aux modestes ou aux humbles, les à grands personnages cornéliens les représentent sur un plan 4 éminent. C’est pour des raisons d’art, et non pour des a causes de matière sociale, qu’ils sont éminents. Ils ne sont : E pas d’une classe éminente, mais ils sont toute l’humanité considérée sur un plan éminent, comme le roi représentait 1 De le royaume. À 58 En ce sens les grands stoïciens et les grands révoltés re- V f présenteraient éminemment, ou tragiquement, les modestes + et les humbles. S’il y avait contrariété des personnages Ÿ à cornéliens aux hommes ordinaires, il nous serait impos- ? sible de nous retrouver en eux. Mais parce qu’ils sont nos 2 4 représentants éminents, nous nous reconnaissOnS en eux, 4 Ke Je n’opposerai donc pas la misère d’un Jean Coste aux
misères cornéliennes, la misère misérable d’un Jean Coste de aux misères de grand seigneur, mais, en art, la grande k misère misérable d’un Jean Coste et la grande misère misérable des cornéliens seront deux coupes, selon deux * plans différents parallèles, de la grande misère misérable humaine, l’une sur le plan de la grandeur classique, dutragique, la deuxième sur le plan du roman contemporain, du sérieux. Les revues anarchico-littéraires sont ici hors de cause, parce qu’elles ne sont d’aucun art ni d’aucune réalité. Les cornéliens ne sont pas des riches. Ils sont des grands. C’est faire un contresens que de les vouloir attribuer à une classe sociale. C’est en morale qu’ils sont caractérisés. Il n’y a vraiment rien de commun entre les cornéliens et les anarchico-littéraires. Les cornéliens partent sans rien casser. Polyeucte. Polyeucte a brisé les images des faux dieux par manifestation de vie nouvelle, non pour tragiquer sa mort. Quand il meurt, quel admirable détachement. Comme ilse détache de la grandeur tragique même. Les vers de comédie arrivent au seuil de la mort, au testament. Il est vrai que pour l’analyse du monde matériel, mental, moral, pour l’analyse de la société, la pauvreté vaut au moins le génie. À la plupart des grands théoriciens socialistes, il a manqué d’être pauvres. L’usure des talents par la société bourgeoise est peut-être l’usure la plus grave qu’il y ait eu depuisle commencement de l’humanité. Je ne crois pas que l’on puisse reprocher à Louise d’être comme elle est. Elle est exactement en femme ce que Jean est en homme. Elle conduit en femme sa misère de femme. Ses maladies, sa faiblesse, ne sont pas accidentelles, mais socialement, physiquement, moralement déterminées. Il s fallait, ayant les parents qu’elle a, dans la ville où elle est, qu’elle fût petite ouvrière; il fallait que son métier lui ruinât la santé ; il fallait que le mariage l’achevat. C’est la grande beauté, c’est la grande réalité de ce livre que les misères n’y sont pas artificieuses, mais qu’elles se commandent mutuellement, qu’elles se tiennent comme les . pièces d’un enfer bien fait.
J’ai lu le livre attentivement une fois en copie et trois
| fois en épreuves : je n’ai pas pu trouver le joint par où
passer. Le cercle est serré de coins et de nœuds. Notre ami
Pierre-Félix, ému profondément à la simple lecture, m’a
dit : Je me suis défendu; j’ai voulu savoir si on pouvait
s’en tirer ; jai relu exprès pour trouver le défaut. Un seul
détail m’a paru douteux ; j’entends par là qu’il donx nait jeu à deux effets au lieu d’un, que l’un des deux
était contraire à Coste, que le second pouvait ne lui être
pas contraire.
f On a dit : C’est trop noir; ce n’est pas l’instiluteur de
î village. Il est vrai que ce n’est pas l’instituteur moyen de
village. Mais l’auteur n’a jamais dit que ce füt l’instituteur
moyen. Avec une rare probité il nous a rappelé, aussi ,
- souvent qu’il était nécessaire, quelle est dans le personnel primaire exactement la proportion de Jean Coste. Il n’a | jamais prétendu nous montrer qu’une vérité d’exception,
- et par un singulier retour il rejoint ici le grand Corneille, qui nous a si souvent proposé des vérités d’exception. Lavergne ici nous propose une histoire vraie d’exception. Et non seulement cela, mais il nous avertit honnêtement : qu’elle est une histoire d’exception. Cette exception est | nombreuse. L’auteur nous dit de quel nombre, et en quelle 3 proportion. Tout au long du roman il compare son Coste
Dans la conférence académique en particulier, nous
voyons combien d’instituteurs sont comme Jean Coste, combien sont un peu mieux, combien ordinaires, combien
Pour ces raisons et sous ces conditions, je maintiens que ce livre est profondément réaliste. On m’a dit : Parmi tant de misères humaines, ouvrières, paysannes, agraires, popu-
è laires, votre Coste ne m’intéresse pas. IL y a d’autres malheureux. Il croit qu’il n’y a que lui. — Je n’ai jamais dit que Coste füt aimable. J’ai dit qu’il était malheureux. Et je maintiens que le roman est profondément réaliste. Cet accaparement de sollicitude pour soi est peut-être la marque la plus profondément empreinte de la misère la plus basse.
Neuvième cahier de la troisième série, un cahier blanc de 36 pages, papier fort, bon à tirer du samedi 22, fini d’imprimer du mardi 25 février 1902; . un franc
Tozrsror. — Une lettre inédite, adressée à Romain Rolland, datée du 7 octobre 188 7, adressée à monsieur Romain Rolland, Cher frère ! écrite en français, signée
une introduction de Romain Rolland ;
La lettre que nous publions ici pour la première fois date d’un temps déjà ancien, où Tolstoy n’avait encore écrit aucun de ses grands ouvrages sur l’art ou plutôt contre l’art, qu’il considère dans son ensemble comme un vaste système de corruption, un culte du plaisir, une superstition intéressée de l’élite européenne dans la jouissance égoïste.
Mais si, en 1887, ni La Sonate à Kreutzer, ni Qu’est-ce que l’Art ? n’avaient paru, la violente antipathie de Tolstoy pour l’art moderne n’en perçait pas moins au travers de tous ses écrits.
J’aimais profondément, — comme je n’ai jamais cessé d’aimer, — Tolstoy. Depuis deux ou trois ans, je vivais enveloppé de l’atmosphère de sa pensée; j’étais certainement plus familier avec ses créations, avec la Guerre et la Paix, Anna Karénine et la Mort d’Ivan Iliütch, qu’avec aucune des grandes œuvres françaises. La bonté, l’intelligence, l”absolue vérité de ce grand homme, en faisaient pour moi le guide le plus sûr dans l’anarchie morale de notre temps.
Mais, d’autre part, j’aimais l’art avec passion ; depuis l’enfance, je me nourrissais d’art, surtout de musique; je n’aurais pu m’en passer; je puis dire que la musique me semblait un aliment aussi indispensable à ma vie que le pain. — Aussi, combien fus-je troublé, en lisant chez celui que j’étais habitué à respecter et à croire, ces violentes
invectives contre l’immoralité de l’art! Je sentais bien 4 pourtant que rien n’était plus pur que l’impression qui | vient de l’œuvre d’un grand artiste. Dans une symphonie de Beethoven, ou un tableau de Rembrandt, on puise non : seulement l’oubli de l’égoïsme, mais la force d’intelligence ; et de bonté, qui ruisselle de ces grands cœurs. Tolstoy parlait de la corruption de l’art, qui déprave et qui isole
les hommes. Où m’étais-je mieux retrempé, où avais-je
. mieux fraternisé avec les hommes, que dans les émotions : communes d’un (Œdipe-Roi, ou de la Symphonie avec ‘ô chœurs ? Mais je me défiais de moi-même, et j’avais une à angoisse profonde à l’idée que je perdais peut-être 13 ma vie, qui commençait, au service d’une cause mau- ï vaise, quand mon désir était de la rendre utile aux J’écrivis à Tolstoy. II me répondit le 4 octobre 1887. — 2 * Sa lettre n’a pas besoin de commentaires. Elle reflète la 1 3 tranquille et limpide lumière de son àme, — cette âme où $ à tout est raison et charité. Elle est écrite avec la bonhomie = évangélique de cet artiste, insoucieux du style, uniquement 4 occupé de se faire bien comprendre, ne craignant point | £ de répéter sa pensée jusqu’à ce qu’elle soit enfoncée dans |
- l’esprit. On entend sa parole familière : il n’écrit point, À e il cause. Je tiens seulement à dire combien je me sens aujour- £ : TR d’hui, — bien plus encore qu’au moment où je reçus É cette lettre, — pleinement d’accord avec sa pensée. Si je k. regrette que Tolstoy se soit trompé souvent dans l’ap- È % préciation de tel ou tel grand homme, comme Beethoven 6 ou Wagner, qu’il a eu le tort de juger sans les connaître, ou du moins sans les connaître suffisamment, — si je re- : ”. grette aussi qu’il ait jugé de l’art français d’après une poignée de décadents ridicules (à de très rares exceptions près), — ce qui s’explique d’ailleurs par le fait qu’il était assassiné de leurs poèmes prétentieux et de leurs revues à malsaines, — en revanche, je trouve son jugement général È sur l’art d’une vérité absolue. Oui, « Les produits de la vraie science et du vrai art sont les produits du sacrifice et non des avantages matériels ».
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— Et ce n’est pas seulement la morale, c’est l’art même qui : a intérêt à ce que l’art ne soit plus la propriété d’une < caste sociale privilégiée. Artiste, je suis le premier à appe- : ler de mes vœux le moment où l’art rentrera dans la masse S commune de la nation, dépouillé de ses privilèges, de ses pensions, de ses décorations, de sa gloire officielle. Je lappelle, au node la dignité de l’art, que souillent les milliers : de parasites qui vivent honteusement à ses dépens. L’art ne doit pas être une carrière, il doit être une vocation. « Za vocation ne peut être connue et prouvée que par le sacrifice que fait le savant et l’artiste de son repos et de son bien- être pour suivre sa vocation. » — Or dans la civilisation actuelle, il n’y a que les artistes vraiment grands, qui fassent de réels sacrifices ; ils sont les seuls qui se heurtent à de rudes obstacles, parce qu’ils sont les seuls qui se refusent à vendre leur pensée, et à se prostituer pour le plaisir de la clientèle corrompue qui paye ses pourvoyeurs de débauches intellectuelles. En supprimant les privilèges de l’art, en augmentant les difficultés de son accès, il n’est donc pas à craindre qu’on fasse souffrir davantage les vrais _ artistes; on n’écartera que la multitude des fainéants qui se
- font intellectuels pour s’éloigner du peuple, et pour éviter des travaux plus pénibles. Le monde n’a pas besoin, bon an mal an, des dix mille _ œuyres d’art (ou prétendues telles) des Salons de Paris, de ses centaines de pièces de théâtre, de ses milliers de romans. Il a besoin de trois ou quatre génies par siècle, et d’un peuple où soit répandue la raison, la bonté, et le sens des belles choses, — un peuple qui ait un cœur sain, une intelligence saine, un regard sain, qui sache voir, sentir, comprendre tout ce qu’il y a de beau et de bon dans le monde, et qui travaille à en orner la vie. | Il ne me déplairait pas, je l’avoue, qu’on pût obliger les artistes à rentrer dans la condition commune, qu’on parvint à répartir entre tous les hommes sans exception la somme de travail manuel, nécessaire à soutenir et à entretenir l’édifice social. Partagée entre tous, elle ne serait pas assez écrasante pour empêcher les vrais artistes de faire leur art par surcroît ; mais elle suflirait à enlever aux faux
artistes tout désir de prendre sur leurs heures de loisir pour se livrer à une occupation intellectuelle, — Et combien l’art y gagnerait en santé ! Goethe a dit quelque part : « À force d’écrire ou de lire ; des livres, on devient soi-même un livre. » — Le caractère factice, morbide, étiolé de notre art d’aujourd’hui, vient de ce qu’il n’a plus de racines dans la vie de la terre; il n’est : plus l’œuvre d’hommes vivants, mais de fantômes d’hommes,
- d’ombres d’êtres, de larves, nourries de mots, de couleurs de tableaux, de sons d’instruments de musique, d’extraits de sensations. — Combien de vrais artistes ont dù déjà, doivent encore, pour ne pas vendre leur art, vivre d’un autre métier intellectuel à côté de leur art ! Et combien ce métier intellectuel est plus gênant pour l’imagination créa- ‘ trice, qu’un travail manuel, qui fatigue le corps, mais laisse 4 l’esprit plus libre ! 4 | Mais la beauté du travail artistique n’y perdra-t-elle point? L’art n’est-il pas exclusif? Accepte-t-il de se partager avec # : quoi que ce soit? Et n”a-t-il pas besoin de l’entière propriété de ses journées, de toute la vie? — Mais, je le demande à tout artiste de bonne foi : « Produit-on beau- É coup plus lorsqu’on a toute la journée libre, que lorsqu’on À n’a que deux heures par jour ? » J’ai souvent fait pour moi Ë l’expérience du contraire. La gêne n’est pas inutile à l’es- ï prit. Une liberté trop grande est mauvaise inspiratrice; elle : porte la pensée à l’apathie et à l’indifférence. L’homme a besoin d’aiguillons. Si sa vie n’était pas si courte, il ne se à hâterait pas tant de vivre. S’il se sent enfermé dans la limite étroite des heures, il en agira avec plus de passion. Le génie veut l’obstacle, et l’obstacle fait le génie. — Quant S aux talents, nous n’en avons que trop. Notre civilisation : pue de talents, d’ailleurs parfaitement inutiles, voire parfaitement nuisibles. Quand la plus grande partie d’entre eux disparaîtrait, quand il y aurait moins de peintres, moins de musiciens, moins d’écrivains, moins de critiques, moins de pianistes, moins de cabotins, et moins de journa- 6 listes, — ce ne serait pas un grand mal, mais un très grand » bonheur. Et même quand l’art y perdrait en correction, en style, en perfection technique, je ne m’en soucierais guère
s’il gagnaït en énergie morale et en santé. — Il y a des jours où je songe sans aucune indignation à l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie. Que nous fait ce passé mort qui nous écrase, et cet échafaudage de sciences, d’arts, de civilisations, entassés sur la vie? Qui nous en débarrassera ? « La première science du monde est la science de vivre de manière à faire le moins de mal possible et le plus de bien possible. Le premier art du monde est l’art de savoir éviter le mal et de produire le bien avec le moins d’efforts possible. » un avertissement de Charles Péguy, daté de Paris, Les dépêches, pour la seconde fois, nous rassurent tour à tour et nous inquiètent sur la santé de Tolstoi. Nous ne pouvons aujourd’hui considérer l’ensemble de sa vie et l’ensemble de son œuvre, l’ensemble de son action. Mais nous ne pouvons laisser passer sans protester l’incroyable détournement que l’on a fait, en France, du retentissement de cette action. Non seulement les snobs, qui sont en un sensles parasites politiques de l’art, comme les politiciens et comme les politiques sont au même sens les parasites snobs de l’action, non seulement les snobs ont trouvé ingénieux, fabriquant des contrefaçons et des malfaçons d’art, d’opposer aux véritables œuvres, qui elles-mêmes sont les critiques les plus fortes et les ennemies les plus redoutées de ces contrefaçons, la critique ennemie de Tolstoi, comme si la critique de Tolstoi, discutable quand elle veut tomber sur les œuvres véritables, ne retombait pas toute toujours de tout son poids sur les contrefaçons; mais les politiques ont trouvé ingénieux d’utiliser Tolstoi aux fins de leur fausse propagande. Si Tolstoi était né parmi nous, il n’eùt pas eu de plus grands ennemis que le troupeau des snobs tolstoïsants. Mais si ce grand chrétien était né parmi nous, il n’aurait
pas de plus grands ennemis, de détracteurs plus acharnés, d’envieux plus mangeurs que la foule de nos démagogues , Il est permis d’être antichrétien, et je crois bien qu’en un sens nous sommes inchrétiens. Mais c’est par un singulier malentendu, criminel s’il est volontaire, et singulièrement J plat s’il est inconscient, c’est par un contresens inouï, redou- È table en tout cas, voulu ou non voulu, et bête surtout, que L nos antimilitaristes militaristes, nos anticléricaux clérica- 1 listes, nos démocrates autoritaires vont chercher dans Tolstoi des excitations qui n’y sont pas, vont voler dans D | Tolstoi des encouragements qui ne sont pas faits pour eux, En | des exhortations chrétiennes, et qui ne sont pas faites pour à Si ce grand chrétien était né parmi nous, si nous avions 1 sur nous l’inépuisable poussée de son génie, si dans nos affaires mêmes, au cœur de nos passions, dans nos peines et F dans nos misères nous avions non pas son intervention = lointaine et traduite, mais son intervention immédiate, mais 4 sa présence même, la présence de son amour et la présence 3 de sa charité, par dessus tout si nous avions parmi nos 1 Ÿ luttes et parmi les haines et parmi les envies et la ; jalousie envieuse la présence encombrante, la présence 2 réelle de sa paix réelle, de sa paix morale, de sa paix avertie, 4 de sa paix première, antérieure, savante et naïve, désa- RS. busée mais pleine et grosse d’espoir, si Tolstoi vivait à Paris, allait se promener au Luxembourg, avait affaire à la 3
- Chambre et au Sénat, comme il aurait affaire à Antoine et 1 à Mounet-Sully, d’abord nous saurions ce qu’est un chré- E: j tien véritable, et nous saurions que c’est beaucoup plus fort É que monseigneur l’archevêque de Paris, et nous saurions 4 que ça ne se mange pas aussi facilement dans les banquets à __: gras des vendredis redevenus saints, mais il n’aurait pas 2 d’ennemis plus ennemis que ceux de nos Français qui se réclament le plus de lui, pour la critique sociale et pour la È Les Russes ne s’y sont pas trompés. Quand l’année der- à nière l’excommunication de Tolstoi eut donné le signal d’un É- mouvement pour la liberté en Russie et que je tâchai de a
faire avec certains Russes réfugiés à Paris ce cahier que la j mauvaise foi des auteurs éventuels rendit impossible, je $ croyais que les Russes révolutionnaires avaient pour Tolstoi au moins du respect. Je fus étonné quand j’entendis comme ils en parlaient, et surtout comme ils s’en taisaient.
On ne peut pas décortiquer un homme. On n’a pas le droit de le désosser. Toute la morale et tout le progrès des sciences naturelles va contre un tel jeu d’hypothèse. Le christianisme est au fond de Tolstoi. C’en est la charpente et la moelle. Écarteler cet homme, tronquer sa pensée, distribuer ses actes, pour usurper ceux qui nous plaisent ou que l’on croit qui nous flattent, c’est mentir à la morale, c’est mentir à la science, mentir à l’histoire. C’est un amusement faux, c’est un jeu déloyal.
Quand un grand chrétien nous oppose toute la grande
- blancheur de la charité chrétienne, ce n’est pas en lui coupant des pans de robe que nous lui donnerons la réponse attendue. C’est nous-même en dressant, face à la charité blanche, toute la saine santé de la solidarité que
$ nous aimons. Cela est difficile. Mais cela vaut. Et ce qui ne vaut pas, c’est de se déguiser en cordicole pour espionner les misérables cordicoles.
Ce ne sont ni les cabotinages, ni les grouillements de basfonds qui décideront de l’humanité. Les débats ne se poursuivent efficaces que dans les hauteurs. Celle des deux qui
| en définitive sera capable de réaliser le monde le meilleur, | de la charité chrétienne ou de la solidarité moderne, celle donc qui vaudra le mieux, sera celle aussi qui vaudra le plus.
Nous avons conservé serupulèusement l’orthographe de la lettre, écrite en français par Tolstoÿ. J’espère qu’on ne songera pas à sourire de quelques fautes de style, mais qu’on trouvera dans ces gaucheries mêmes quelque chose de
“ touchant, à la pensée de ce vieux grand homme, qui s’applique laborieusement pour répondre, dans une langue étrangère, à un petit Français dans la détresse. Pour moi,
voici bien longtemps que j’ai reçu cette lettre; mais j’en garde à celui qui l’écrivit, aussi vive qu’au premier jour, | ma reconnaissance de tout cœur pour sa bonté paternelle. Dixième cahier de la troisième série, un cahier jaune E de 48 pages, bon à tirer du jeudi 27 février 1902; il un franc F les Universités Populaires, 1900-1901, I. — Paris 4 et banlieue ; ee | Les notices que nous publions dans ce Bulletin ont été À | rédigées par les secrétaires des U. P. qu’elles concernent ; L. elles constituent par leur seule réunion un document pré- 2 cieux sur le développement général des U. P. et sur la vie 4 propre de chacune d’elles. ñ Après l’inauguration brillante de la Coopération des ‘3 Idées, quand on vit surgir spontanément dans les divers 3 quartiers de Paris des groupements où se mêlaient les noms #4 de travailleurs manuels et de travailleurs intellectuels, on 4 put craindre qu’il n’y eût là qu’un engouement, une mode 4 passagère. Les jours d’orage amènent des éclosions sou- à daines de mouches bourdonnantes qui disparaissent avec : les derniers roulements du tonnerre. Il n’en fut rien. Les e gens à qui la peur pour un instant donna l’illusion d’être 3 généreux se retirent, ferment leur bourse, remettent leur +4 espoir dans la platitude qui décourage l’insolence : on se passe d’eux. Les U. P. ont continué de se multiplier à 6 Paris, en province ; elles ont duré et elles vivent. A l’in- 4 verse des patronages, que créent et dirigent des bourgeois 5 avisés ou bienfaisants, beaucoup doivent leur naissance à des ouvriers qui sollicitent les intellectuels de venir parmi 4 eux et d’y prendre la parole. Le besoin senti crée ainsi l’organe qui doit le satisfaire et qu’il modifiera. 4
Il ne faut pas imaginer d’ailleurs que les U. P. soient toutes conçues sur un type uniforme; elles sont très diverses, s’adaptent aux circonstances et au milieu, elles aux exigences de ceux qui les fréquentent ; les unes ont un local à elles où elles tiennent leurs réunions et donnent leurs conférences ; les autres reçoivent l’hospitalité de la Bourse du Travail, d’une Coopérative, obtiennent la disposition d’une salle de mairie, d’un préau d’école; il en est de nomades qui se transportent dans la ville d’un faubourg à l’autre, qui hors de la ville vont dans des villages voisins, dans des centres ouvriers, étendant dans la mesure de leurs forces le cercle de leur action. Ainsi, à considérer les U. P. du dehors, dans leurs ressources, dans leur organisation, dans leurs procédés, il n’est rien de plus divers; chacune naît de l’initiative de ses propres membres; chacune est autonome, se donne ses lois, s’adapte aux besoins de la région, au degré de culture des habitants. Par elles quelque chose se fait en dehors de l’État, sans son concours, sans son appui, sans la tyrannie aussi d’une autorité centrale qui tend à tout uniformiser.
Mais ces groupements multiples, dont chacun jouit de sa pleine indépendance, qui semblent s’ignorer, ne sont pas, à dire vrai, étrangers les uns aux autres; tous se sentent liés par un lien qui, pour être moral, n’en est pas moins fort. Les U. P. de Paris et de la banlieue ne sont pas fédé- rées, rattachées à un même organe central qui coordonnerait leur action ; mais elles se connaissent et librement au siège de la société des U. P., mettent en commun leurs expériences, discutent leurs intérêts, parfois prennent des décisions, organisent une fête comme celle que nous donnons le 2 mars en l’honneur de Victor Hugo. Par tout le pays, de Lille à Marseille et à Montpellier, des amis inconnus savent qu’ils travaillent à une même œuvre. Le sentiment de cette coopération soutient les courages. Dans l’ordre des choses morales, on est tenté souvent de désespérer; les faits immatériels échappent à la mesure; chacun a la conscience de pouvoir bien peu, mais le
grand effort qu’il accomplit, le petit résultat qu’il obtient | s se multiplie par des millions d’efforts et de résultats sem- | blables : l’avenir fera le total du bien réalisé. | L’U. P. n’est pas figée dans une forme invariable, elle se | modifie selon les besoins auxquels elle doit s’adapter, elle -4 est quelque chose de souple, de mobile et de vivant; mais, ; quelque forme qu’elle revête, un même esprit la crée et ; l’anime. Si elle vit, si elle résiste aux causes de dissolution . qui la menacent, — manque de ressources, sectarisme, nn | exploitation par les politiciens, — c’est, comme je l’ai dit ; déjà, qu’elle n’est pas seulement « l’extension universi- $ taire », une concurrence aux cours d’adultes, des pro grammes, des cours, des discours et des examens; c’est ? 4 qu’elle marque un moment de l’évolution normale de notre démocratie, c’est que, dans la pensée de l’ouvrier, elle doit B: aider à la fin qui seule vraiment l’intéresse et le passionne, | À je veux dire à son émancipation économique. 1 Il semble que le peuple se décide à sortir de la période 4? de l’attente et du rêve pour entrer dans celle de la pensée claire et de l’action positive. Les travailleurs appellent à 4? ; eux ceux qui savent, parce qu’ils pressentent dans la |! science une force dont ils ne peuvent se passer. Les intel. lectuels répondent à cet appel. Ils vont au peuple sincè- n |! rement, sans arrière-pensée, parce que, eux aussi, Ont ] besoin de lui, parce qu’ils veulent lui confier ce qu’ils ont de plus précieux, les biens sans lesquels il ne vaudrait M |
- de monstrueux à entretenir de parti-pris, au sein d’une société, une armée de barbares qui peut l’emporter d’assaut dans un jour de fureur et d’ivresse. Pour sauver de la # civilisation ce qui pour eux vraiment la constitue, tout ce que l’homme a ajouté d’humaäin à la nature, l’art, la science, la moralité, la grande œuvre collective de tous ceux qui depuis des siècles travaillent et pensent, ils la mettent sous la sauvegarde du peuple, en s’efforçant de lui en donner l’intelligence et l’amour. Ainsi se scelle la liance du travail qui réussira sans doute un jour à suborF donner les forces qui l’exploitent et l’oppriment. Ë L’esprit des U. P. répond à ce qu’attendent d’elles ceux
qui les fréquentent, c’est un esprit positif et laïque. La curiosité ne se porte pas d’abord sur l’inconnaissable. On se refuse aux dogmes qui ne reposent que sur l’autorité de ceux qui les aflirment, on entend ne se soumettre qu’à la
raison; on exige des faits ou des preuves. Le peuple découvre ce que Bacon proclama dès le seizième siècle, que la science est puissance, qu’il faut savoir pour prévoir | et pour pouvoir. Il en vient à comprendre le danger de prendre ce qu’on désire pour ce qui est, il voit que toute .action sur la nature suppose l’intelligence des lois nécessaires qui déterminent le possible, et il demande à la science ce qu’elle seule peut donner, la méthode qui permet _ d’accorder l’effort aux lois des choses. La nature est une machine redoutable qui broie les ignorants et les maladroits, mais qui porte ceux qui savent prendre la direction de ses forces et les faire concourir dans le sens même où ils veulent aller. L’ouvrier n’accumule pas des connaissances pour le plaisir ou pour la gloire, il demande à la science une éducation de l’esprit et de la volonté, des vertus intellectuelles, et des vérités qui éclairent la route — où il veut marcher; il ne sépare pas la pensée de l’action. L’U. P. n’est pas un accident, une fantaisie aimable de bourgeois philanthropes, elle est l’œuvre des travailleurs eux-mêmes, elle répond à une orientation nouvelle de leur pensée. En même temps que les U. P., se multiplient les groupements corporatifs, les coopératives de consommation, de production, toutes les œuvres de solidarité sociale et d”émancipation réelle qui préparent l’avenir au lieu de l’attendre passivement. Il semble que l’ère des Apocalypses soit close, que l’on soit las: de faire lever l’image de la Jérusalem terrestre dans le fracas des mots sonores, dans la fumée des pipes et les vapeurs de l’alcool, au moment même où les corps s’intoxiquent, où les nerfs se détraquent, où l’homme détruit dans son intelligence et _ dans sa volonté les instruments nécessaires de sa délivrance et justifie son esclavage. Les travailleurs en ont assez d’attendre le grand jour, où le Messie, qui s’appelle aujourd’hui la Révolution, fera pour eux par un miracle soudain ce qu’ils n’auront pas su faire eux-mêmes; ils
découvrent l’illusion de cette providence sans Dieu que l’on charge de produire des effets sans cause. Ils veulent commencer quelque chose, se mettre à l’œuvre sur des points multiples, sérier les questions et les efforts; ils calculent leurs forces, ils tiennent compte des résistances; ils s’instruisent au contact des faits, ils apprennent que ces 4 faits ont des lois qu’on ne viole pas impunément, et ils + veulent la science qui permet l’action efficace. D’ailleurs ils ne renient ni ne trahissent leur foi ancienne, ils ne à renoncent à aucune de leurs espérances, ils passent seulement du rêve à la science et à l’action, de l’utopie à 4 l’idéal, s’il est vrai que l’idéal soit l’idée conçue dans son j rapport au possible, c’est-à-dire aux conditions qui per- É mettent de la réaliser. 3 Le peuple ne demande pas aux intellectuels un idéal Er demande une méthode et des moyens d’action. Grande “Æ serait l’illusion de ceux qui iraient lui parler du besoin de # croire et d’espérer : il croit et il espère. Mais il refuse de “ transporter désormais ses croyances et ses espérances E dans l’au-delà des paradis inaccessibles, dont la vaine pro- fs messe a bercé sa misère, alors qu’il désespérait d’y appor- 1 ter d’autres remèdes. Sa foi le laisse sur la terre; c’est sur E | la terre qu’il veut agir, c’est la vie présente qu’il veut ke meilleure et il met sa confiance dans les progrès de la E | ; science et de la puissance humaines. Il se refuse à une pré- D I tendue unité des esprits, achetée aux dépens du libre | examen et de la raison critique, fondée sur des dogmes qui ù échappant au contrôle de tous nos moyens de connaître ne 4 | peuvent être que décrétés par une autorité infaillible. IL 4. sait qu’on sacrifie toutes les libertés dans la liberté de | penser, et il n’est pas tourmenté par la soif des béatitudes 3 | éternelles qu’on lui offre généreusement. Habitué à ne À devoir qu’à lui-même son pain quotidien, il prend pour EE fl sa part la tâche qu’aucun Dieu ne s’est encore soucié d’ac- D: | complir, la justice dans les rapports des hommes. Pour n | accomplir cette tâche, il n’a que faire de théologie, de n : métaphysique, de foi aveugle, il a besoin d’une intelligence & | lucide et d’une volonté ferme, des méthodes et des connais- |