VII-8 · Huitième cahier de la septième série · 1906-01-20

Louis de Gonzague (matière éditoriale)

Charles Péguy

Read in English →

Même cahier, page 46, premier paragraphe, c’est é moi qui ai commis la phrase suivante : « Et lui-même = Leconte de Lisle, voici comme on m’écrit qu’il nomme à les sept tragédies de Sophocle : Oidipous-Roi, Oidipous F Vous vous demandez peut-être ce que cette phrase a de si extraordinaire. Et vous me le demandez. Ne vous ; le demandez plus. Je vais vous le dire. Cette phrase a ceci de particulier que les noms de tragédies qui sont è À alignés en italiques forment un total de six, et non Ë point de sept. C’est ici la revanche des méthodes histo- 4 riques. Mon ami, devinant que j’aurais à utiliser ce : renseignement, m’avait de lui-même envoyé à mon labo- à ratoire au dernier moment une carte postale ainsi 4 énoncée : « Leconte de Lisle dans la traduction de } On sait ce que c’est qu’une carte postale. Cette addi- 4 tion à six, qui paraît évidente dans une colonne typo- à graphique, ne me frappa point dans le désarroi manu- L scrit d’une carte postale. Comme j’avais la tête pleine di des sept tragédies de Sophocle, je mis hardiment : Ne voici comme on m’écrit qu’il nomme les sept tragédies 4 de Sophocle. Et voilà ce que c’est que d’être un orgueil- ‘4 leux, et un mauvais, déjà nommé, qui un jour a parlé + È mal contre les méthodes historiques. ; 2 102 30

La carte de mon ami était toute sage et prudente; il ne parlait pas de sept tragédies, lui; mais sachant que je travaillais sur Œdipe roi, il avait commencé de noter à Oidipous-Roi et il avait tranquillement continué. C’est moi qui, la tête pleine de traductions et de transcriptions, et de ce nombre 7, ai tant considéré l’ortho- ÿ graphe que j’en ai oublié le nombre. J’ai joué au naturel cette innocente facétie par laquelle on ne prend plus guère aujourd’hui que les enfants au-dessous de dix ans et les inspecteurs généraux de l’enseignement supé- rieur de l’État : On dit à l’enfant dessus dit, qui peut être un inspecteur en chef de l’enseignement général : Mon ami, comment prononcez-vous sept et trois font onze ? Faut-il aspirer, ou faire la liaison ? Enfin faut-il prononcer sept et trois font honze, ou sept et trois font tonze. Et quand l’autre a fait son choix, honze s’il entend rester peuple, tonze s’il est devenu cuistre, on lui répond doucement : monsieur l’inspecteur, moi je prononce que : sept et trois font dix.

Moi j’avais compté que trois et trois font sept. J’étais d’autant plus sot d’omettre les Trakhiniennes que c’est un des titres de Sophocle transcrits par Leconte de Lisle qui prouvaient le plus pour ce que je m’étais mis en devoir d’avancer : que lui-même Leconte de Lisle, même traducteur, il ne se conforme point jusqu’au bout à sa doctrine. Traduire en effet ai Tozyivat par les Trakhiniennes, c’est s’acharner à transcrire le commencement du mot, la partie que dans les anciennes gram-

maires on nommait le radical, et c’est traduire, au contraire, traduire tout bonnement et tout uniment la fin du mot, la désinence, la terminaison. Aïnsi sa méthode le conduit à ce point : qu’il transcrit le mot

par un bout, qu’il traduit le mot, le même mot, pa V’autre bout. Et s’il ne traduisait pas, s’il transcrivait cette déclinaison, comment nous la ferait-il prononcer? 14 Car nous touchons par là, nous parvenons à ce cas ‘34 maximum, à ce cas éminent, à ce cas particulièrement à aigu : que pour les mêmes lettres, pour les mêmes syl- “4 labes son système, sa méthode le conduit à spéculer « sur ce malentendu : qu’il adopte une orthographe, une F5 écriture telle que l’écriture de la syllabe est transcrite. ” et que la prononciation de la même syllabe est traduite. É Quand on traduit ou plutôt quand on transcrit ai Moïpeu M , par les Moires, et qu’ensuite on fait rimer Moires par 4 exemple avec noires, — on pourrait le faire même % rimer avec le nom commun des moires, — on joue, on 4 spécule vraiment sur l’écriture et sur la prononciation Es du mot les Moires. On fait presque littéralement un A calembour, entre l’écriture et la prononciation d’un même mot, de la même syllabe, entre l’écriture, qui Ÿ affecte d’être transcription pure, et la prononciation, ; qui est, sournoisement, édition, traduction ordinaire. 4 Je reviens, malgré moi, à cette question du prix de la Vie heureuse, et plus généralement à toute cette n question des prix littéraires. C’est une des questions où 4 lhypocrisie moderne se donne le plus généreusement F libre cours. Des hommes qui commettent journellement n les infamies les plus basses pour gagner quelques sales ne. G sous chez les plus infâmes éditeurs, — et ils ne peuvent 11 le faire qu’en ayant un public, en obtenant un public, ils ne peuvent le faire qu’en apportant un public à cet 4 éditeur, c’est-à-dire en flattant dans ses ignominies les > plus basses le public le plus bête et le plus bas que l’on

ait jamais connu, — de tels hommes ne manquent jamais de faire les mijaurées en parlant des prix litté- raires, et d’invoquer à ce propos la bien connue dignité de l’art. C’est tout ce qu’ils ont retenu de leur maître et de leur père Zola, qui eut un acte de courage inoublia- « ble, — civique, — mais qui n’avait atteint des tirages de cent mille, de cent vingt mille, et même de cent quarante mille, que parce que sous le nom de naturalisme ses volumes étaient pleins, plus ou moins consciemment, des plus basses grossièretés. Pour moi je suis de ceux qui applaudissent entièrement et sans aucune réserve à de telles désignations, et à de telles institutions, pourvu qu’elles fassent de telles désignations. De telles désignations sont également honorables, et pour la compagnie qui en est l’auteur, et pour l’homme qui en est l’objet. Quand une compagnie fait de telles désignations, elle justifie son institution, son existence, elle se justifie, elle se prouve entièrement. Elle se justifie d’être. Il ne faut pas discuter abstraitement, il ne s’agit pas de Savoir en théorie aprioristique si telle ou telle Académie | vaut mieux ou si ce ne serait pas telle ou telle institu- tion. En fait c’est l’institution qui aura le mieux choisi, v et le plus constamment, qui sera la meilleure, et qui aura eu raison. Supposez que la Vie heureuse fasse pendant plusieurs années des choix aussi marqués. IL est évident que par ces choix mêmes cette institution non seulement se justifierait mais au bout de très peu de temps qu’elle se glorifierait. Elle se donnerait une véritable, une légitime autorité morale.

J’ajoute que mes renseignements particuliers me permettent d’affirmer que l’administration de la Vie heureuse à été dans l’administration de son choix et dans

l’administration de la récompense consécutive d’une M discrétion parfaite et de la meilleure bonne tenue. Er C’est un procédé qui a son prix, quand tant d’entre- 4 prises et d’institutions officielles courent elles-mêmes après la réclame et la manifestation. Il ne faut point É oublier que le commencement de tout ceci a été simple- L ment que madame de Broutelles avait lu le Jean- - Christophe dans l’exemplaire que lui avait prêté un PE. ami; que ni Rolland ni nous ses éditeurs n’avons point 8 fait même un semblant de démarche. Cette spontanéité # de celui qui a la charge et la responsabilité de choisir et d’attribuer m’enchante. Cette histoire invraisem- L blable m’enchante comme une histoire du temps passé. 4 Elle est vraie, pourtant. Et elle est présente. Je ne sais pas si elle est unique. Mais je crois bien que bien peu 4 de désignations académiques et littéraires pourraient en dire autant, pourraient sortir une histoire naïve À comme celle-ci. 3 On ne doit pas moins en féliciter l’auteur. C’est ici la F question même du principe qui se pose, du principe en $ vertu duquel fonctionnent de telles institutions. Puisque 5 nous n’avons plus les pensions du roi et puisque les “3 pensions de la République, devenues les sinécures de 4 l’État et les faveurs du gouvernement, s’égarent on ne 4 sait sur quelles têtes, ou plutôt on sait trop sur qui, ‘À notamment sur la horde innombrable et famélique des s. sociologues, il est bon, et l’on doit se féliciter sans au- À cune réserve et sans aucune arrière-pensée que des institutions particulières, que des initiatives privées 7 maintiennent ou restituent parmi nous quelques traces “À de ces anciennes mœurs. Quand on pense qu’un prix de : 3 cinq mille francs peut représenter douze ou seize mois 7 2

de sécurité pour le travail en repos et pour le loisir : calme d’un honnête homme et d’un homme qui a fait ses preuves qu’il savait travailler, et que par consé- quent nous pouvons devoir à ce prix une œuvre de plus ou deux, on se prend à respecter comme il convient l’attribution d’un tel prix.

D’ailleurs il faut se méfier comme du feu de ces hommes qui affectent d’ignorer, ou de mépriser les questions d’argent. Tout homme qui vit a des questions d’argent, puisque tout homme qui vit a un budget : un budget individuel ou un budget de famille, et un budget de citoyen, riche, misérable, ou pauvre.

C’estici une des fausses politesses bourgeoïses les plus dégoûtantes, une des hypocrisies modernes et mondaines les plus véritablement révoltantes. Tout le monde a son budget. Tout homme a un budget, particulier, privé, public. Et loin de les en blämer on doit approuver, hautement, les hommes d’initiative et de travail qui en outre ont un budget d’entreprise ou budget industriel. Être honnête homme, ce n’est point ne pas être mêlé, comme on dit, aux questions d’argent; car on y est toujours mêlé; ce n’est point n’avoir pas de budget; car on en a toujours un. C’est simplement être honnête dans l’administration de son budget. Du budget que l’on a ou du budget que l’on s’est fait.

Une vraie coquille. — Enfin dans ce même cahier, page 88, ligne troisième, un très grand nombre de personnes ont remarqué, au premier coup d’œil, — car les coquilles paraissent de préférence en belle place, naissent et prospèrent aux pages qui s’ouvrent d’elles-mêmes quand on ouvre le cahier, — que le m initial de mili-

taire a été violemment ou insidieusement reporté sur LS force. On doit penser qu’une aussi grosse coquille ne 4 nous aurait point échappé, ni à Payen ni à moi. Eten À effet, me reportant au dossier de la fabrication de ce % cahier, je constate que cette faute n’existait ni en pla- à cards, ni en mise, ni en tierce, qu’elle n’existait ainsi À à aucun degré, dans aucune des épreuves successives, 1 par où nous sommes obligés de passer, qui défont les ! yeux des misérables fonctionnaires, enfin qu’elle n’exis- 3 tait pas dans ce bon à tirer définitif après lequel, toute LE la cause étant entendue, les machines roulent. Ainsi ; elle n’existait point au moment où l’irrévocable va com- À mencer. Je ne veux point rechercher pour établir les 4 responsabilités ni ce qu’on nomme les fautes lourdes. 4 Quand un tel crime a été commis, le plus sûr est de ne À pas faire d’enquête. Tous les gouvernements le savent ; bien. Et c’est alors qu’il faut qu’un silence éternel cache Ë ce souvenir. On obtient généralement ce silence en ;

disant que c’est un accident de tirage. È Pourtant, et sans chercher à établir de vaines res- ; ; ponsabilités individuelles, je suis bien forcé de m’aper- 1 cevoir que cette fois le bénéfice de la faute revient tout entière encore au personnel ouvrier. Payen et moi nous ; nous étions conjurés ici pour donner bon à tirer un 1 texte propre. Cette ligne était marquée seulement à 1 réespacer, parce que les espaces étaient un peu inéga- à lement réparties. Donc il faut qu’en la réespaçant le Ée corrigeur ait mal remis ses espaces, coupant mal ses ; mots. Et il faut que le reviseur ait seulement revisé les 4 espacements marqués, au lieu de lire et de revisertoute n la ligne, comme c’est un principe, une règle, un moyen | ; de contrôle formellement recommandé, prescrit même (re

dans l’art de la typographie. Car une fois que le corri-

geur à touché à une ligne, on n’a plus aucune sécurité pour aucune partie, pour aucun élément de cette ligne, et la ligne tou! entière est sujette à revision.

4 Cette règle essentielle n’avait pas été appliquée dans l’espèce. On me pardonnera d’entrer dans ces détails de fabrication industrielle, dans ces détails de métier. Et si on ne me le pardonne pas j’en prendrai mon parti aisément. Et si on ne me le pardonne pas cela me sera

bien égal. Et quand je dis qu’on me le pardonnera, ou quand je demande qu’on me le pardonne, c’est une façon de causer, et encore une politesse, car je sais au

contraire que nous ne valons rien, au contraire, et que

nous ne faisons rien @e bon que par notre métier, par

le ministère de notre métier, par le métier que chacun

nous faisons.

3 Ce métier, cet art de typographie, cet art et métier entre tous nous donne un exemple, éminent, une repré- sentation, et comme un schème, un symbole de l’imperfection originelle et comme essentielle de tout travail

humain. Et comment nous ne parvenons jamais, comment

nous ne pourrons jamais atteindre qu’à des fractions

; de fractions de certitude et de sécurité. Nous auteurs

nous commençons par faire dans la copie un certain nombre de fautes. Peu ou beaucoup, et tous les degrés

intercalaires, selon ce que nous savons, et surtout selon

ce que nous sommes. Pour la consolation des hérétiques

je dois dire ici qu’il résulte d’une expérience de sept

années, commencée même avant, qu’il n’y a pas un seul

des auteurs qui veulent bien collaborer avec nous qui sache l’orthographe, j’entends qui la sache exactement

et pleinement. Mais que les hérétiques ne se hâtent

É pas de raison pour que les auteurs et généralement les : hommes soient plus forts ailleurs qu’ils ne le sont dans de , cette maison. Je ne connais pas un homme qui ne soit contraint de temps en temps, füt-ce de loin en loin, WE = d’aller demander une consultation quasi gratuite à ces vieil ami le seul inépuisable que nous nommons Le petit ne

; Larousse. En vente à la librairie des cahiers. #4

Je ne connais point d’homme qui dans cet ordre, qui £ $ représente pour moi tous les autres ordres, puisse pré. tendre à une certitude, à une sécurité hermétique. Ily + a toujours quelque fuite. Le total se partagetoujoursen. =

RE: deux parties, l’entier se partage toujours en deux frac tions dont l’une, plus ou moins grande, est celle dela. 2 sécurité, dont l’autre plus où moins petite, mais réelle =. toujours et toujours positive, constitue le domaine de

Nul homme n’est sans érreur, nul homme n’est sans faute, sans quelque faute industrielle. Apportantila. copie aux compositeurs, nous partons donc d’une cer-! De taine proportion, initiale, d’une certaine fraction, d’un 5%

certain pour cent de fautes. Les compositeurs travaillent

x sur cette certaine fraction, partent de cette certaine proportion, de ce certain pour cent. Ils corrigent naturel-. RS lement quelques fautes, mais, quand même ils s’y appli.

queraient, — et ils ne s’y appliquent point, et en effet. :5 ce n’est pas leur office, en fait ce n’est aucunement leur. 3 Le métier, — quand même ils s’y appliqueraient ilsne pourraient jamais en corriger eux-mêmes qu’un certain 2 2 nombre, une certaine fraction, une certaine proportion, un certain pour cent. Et comme eux-mêmes ils retra

vaillent sur tout l’ensemble, puisqu’ils ont à compose |

  • tout l’ensemble, ils commettent sur tout cet ensemble : leur pour cent propre et humain de fautes, qui sont des fautes de composition. Ainsi toute opération qui consiste CORRE e corriger les fautes commises, de degré en degré ne ss peut jamais donner que des proportions de proportions, À des pour cent de pour cent, des fractions de fractions. é -Je veux dire que dans cette sorte d’opération tout degré c. ultérieur et supérieur de lopération ne peut jamais | rendre, ne rend jamais qu’une fraction d’erreurs, en . re -mettant tout pour le mieux, une fraction du résidu Ex d’erreurs qui demeurait au degré précédent, au degré antérieur et inférieur. Elle ne parvient jamais au zéro, ? 3 elle ne rend jamais le zéro d’erreurs. Et toute opération

au contraire qui consiste à pouvoir commettre des fautes

s* porte au contraire sur tout l’ensemble du‘travail. Elle fait donc à chaque fois fonctionner un pour cent ?

d’ensemble, de cet ensemble, calculé sur tout cet É Je n’insisterais point tant sur cette analyse du travail

“industriel et sur cette théorie de la quantité de l’erreur

ee dans le travail industriel, je n’insisterais pas tant sur ces infirmités humaines, si toute la sociologie et toute

Jhistoire moderne; dans leur obscure et trouble et plus ; 3 « ou moins inconsciente métaphysique, ne reposaient sur | E ce postulat profondément inavoué, que le travail humain A 7 donne des sécurités hermétiques, des certitudes méta-

physiquement ‘absolues et totales. Par où je vois bien

ra que j’ai eu tort d’entrer incidemment dans un aussi

æ grave débat, que j’aurais mieux fait de me taire, et ÿ Pe qu’il.faut réserver toutes ces recherches, toutes ces

5 études préparatoires pour la préparation de la thèse

que je me suis permis d’annoncer.

Les suppliants parallèles. — Dans le Matin daté du Ë mercredi 13 décembre 1905 et paraissant ce même jour, il a paru un entretien avec Gapon, plus ou moins 2 : authentique, et peut-être plus ou moins suspect, mais : qui présente avec une partie de ce que j’ai dit générale F ment de la prétendue révolution russe et particulière ment de la situation de Gapone, et notamment de la situation de Gapone auprès des révolutionnaires, des … ee. rapprochements à faire et même des coïncidences telles … que je suis forcé de rappeler que les cahiers étant un périodique broché, généralement assez épais, le cahier qui tombe chez nos abonnés le samedi matin pour le lendemain dimanche est généralement fini d’écrire le ne. dimanche précédent, qu’il est généralement fini d’im- 0 primer ou pour le moins donné bon à tirer le mardi, comme le portent nos indications de date, qu’il est œ généralement rendu chez le brocheur le mercredi matin, 210 et qu’il en part généralement le jeudi soir pour ceux de < nos abonnés qui demeurent dans les pays les plus éloi- ‘4 gnés. Ce qui revient à dire, une fois de plus, que nous sommes des cahiers de la quinzaine, et non pas des : à Au demeurant, il faut avouer que le cas du prêtre Gapone est très singulier. Mais qu’est-ce qui n’est pas D. singulier, pour nous Occidentaux, pour nous Français, 4 dans tout ce qui vient non seulement du mouvement 7 russe, de ce mouvement russe, mais généralement * de tout le caractère et de toute la vie de ce peuple.