II-7 · Septième cahier de la deuxième série · 1901-01-05

librairie des cahiers

Charles Péguy

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Étant donné qu’à partir du quatrième cahier inclus nous avons cessé d’envoyer nos cahiers à tous ceux de nos nouveaux abonnés éventuels qui n’avaient pas accepté nos reçus, André Bourgeois a fait depuis les

Belgique et autres pays. 187 177 67

La baisse brusque de la Belgique et autres pays pour le sixième cahier vient de ce que nos reçus ne nous sont revenus de ces pays qu’après l’envoi du cinquième

Dans les nombres que nous donnons ci-dessus comptent quelques abonnés éventuels. Nous continuons en effet à recenser les citoyens qui dans l’Aurore font publier leur protestation contre l’amnistie scélérate et nous leur envoyons éventuellement nos cahiers. Nous prions ces derniers abonnés éventuels de vouloir bien nous manifester sans retard leurs intentions.

(1) Les Intellectuels devant le socialisme.

septième cahier de la deuxième série Nous supprimons rigoureusement l’envoi des cahiers à tous ceux de nos anciens abonnés qui, n’ayant pas accepté nos reçus de réabonnement, ne nous ont pas au il moins écrit pour nous manifester leurs intentions. Nos finances restent lourdes. Je ne puis en donner l’état aujourd’hui. Le mouvement des fonds, entrées et Ÿ sorties, est si considérable qu’un état de situation, où nous avons commencé la deuxième série, deux méthodes se présentaient : la méthode petite-bourgeoïse , et la méthode révolutionnaire. Sur les quatre cents abonnés fermes que nous avions alors, nous étions assurés que plus de la moitié nous resteraient fidèles. Nous pensions aussi que près de la moitié ne deman- daient qu’à nous quitter. Je ne veux pas faire incidem- À ment l’histoire de nos cahiers. Il y faudra tout un cahier. Cette histoire sera une sérieuse contribution à l’histoire de l’action et de la pensée contemporaine. Je ne puis pourtant pas m’empêcher de dire que si nous n’avions pensé qu’à nos anciens abonnés, fidèles ou non, nous eussions fait beaucoup moins de dépense, mais nous fussions morts peu à peu d’inanition. Je conterai quelque jour comment nous fimes un effort vraiment révolutionnaire pour sortir de nos anciens abonnés, comment cet effort audacieux fut soutenu par une infatigable sûreté d’exécution, comment le public, ou plutôt comment les différents publics répondirent, comment ce lancement devint une enquête véritable. Nous avons donc dépensé beaucoup d’argent, tout en réduisant nos frais au minimum strict. Nous avons ainsi répartis ainsi à peu près : LE cinq à six cents abonnés de propagande %. Dès à présent nos cahiers se suffiraïent à eaxmêmes Fe se suffisant à eux-mêmes, les abonnements de souserip-

  • propagande. Mais nous sommes décidés à épuiser nos Æ ments gratuits. Les pauvres ont droit à l’enseignement

  • dela vérité. Sans commencer incidemment le cahier que je ferai sur l’institution des cahiers, je veux dissiper a hr. mn malentendu. — En quoë, m’a-t-on dit, vos eshiers ne peuvent-ils servir aux institnteurs? — Nos cahiers ne vont pas aux instituteurs. Nos abonnements gratuits ne ee, “ nemenis de propagande ne vont aux répétiteurs etnes “ abonnements ordinaires aux professeurs. Dans Fétat “ présent des institutions et des esprits, nos cahiers ne de à deux ou trois cents personnes, à des instituteurs, à

septième cahier de la deuxième série écrites soit à nous soit à M. Émile Boivin, secrétaire . des Journaux pour tous, ont prouvé qu’ils pouvaient lire utilement nos cahiers, ou qui nous étaient recommandés par de sérieuses références. La plupart de nos abonnés gratuits nous assurent que nos cahiers sont beaucoup lus autour d’eux et voyagent en pays abandonnés. Sur demandes fortement motivées, nous avons gardé Décidés que nous sommes à garder toutes nos char- î ges, nous demandons que nos abonnés nous procurent les moyens d’équilibrer nos budgets. Plusieurs de nos abonnés gratuits ont d’eux-mêmes souscrit des abonnements de propagande. Nous nous permettons d’attirer l’attention de nos abonnés gratuits sur leur situation. Nous les prions d’examiner, chacun sous sa responsabilité, s’ils peuvent ou s’ils ne peuvent pas devenir pour huit francs abonnés de propagande. Nous maintenons à deux francs l’abonnement gratuit. Nos anciens abonnés gratuits nous doivent ces deux francs depuis le commencement de janvier, pour la Nos abonnés de propagande n’ont pas tous payé leur abonnement à la deuxième série. Nous prions ceux qui sont en retard de vouloir bien s’acquitter. Un tiers environ de nos abonnés de propagande pourraient souscrire un abonnement ordinaire. Nous nous permettons d’attirer leur attention sur cette situation. Nous les prions d’examiner, chacun sous sa responsabilité, s’ils peuvent ou s’ils ne peuvent pas devenir pour vingt

Cependant nous attirons l’attention de tous nos amis sur l’avantage que nous avons à ce que de nouveaux abonnements de propagande soient souscrits.Sans doute le prix de l’abonnement de propagande est très sensiblement inférieur au prix de revient, mais, les frais gé- néraux, la composition, la correction, la mise en pages, la mise en train demeurant les mêmes, l’introduction de tout nouvel abonnement fait baisser le prix de revient pour chaque exemplaire. Tout industriel et tout commerçant me comprendra. Nous avons donc intérêt financier à ce que nos anciens abonnés nous fassent des ‘ abonnements nouveaux, füt-ce des abonnements de propagande. C’est dire que nous avons le même intérêt à ce que nos abonnés de propagandene se désabonnent pas, sous prétexte que leur abonnement nous était onéreux. Un abonné de propagande qui se désabonne, en faisant monter le prix de revient, nous devient plus onéreux encore.

Quelques abonnés de propagande ont eu la délicatesse de nous dire : Mon cher Péguy, je ne suis pas socialiste. Je ne veux pas rester à charge à une institution socialiste. Je m’en vais. — Pour la raison que j’ai indiquée ils nous laissaient en partant une charge plus lourde. Et ils cédaient à un sentiment mal entendu. Abonnement de propagande ne veut pas dire prix doux pour les amis. Au contraire, et sauf exceptions, nos meilleurs amis nous paient le plus cher. Abonnement de propagande veut dire abonnement pour la propagande, et nous croyons que la propagande s’exerce le plus utilement parmi ceux qui ne sont pas convertis.

septième cahier de la deuxième série Nos abonnés ordinaires n’ont pas tous payé leur abon- nement à la deuxième série. Nous prions ceux qui sont en retard de vouloir bien s’acquitter. Nous avons eu quelques abonnés de souscription à la première série. Nous espérons qu’ils nous continueront leur abonnement. Nous avons peu de ces grands abonne- ments. Depuis que nous sommes institués nous n’avons pas reçu un sou des républicains honnêtes qui subven- . tionnent les autres institutions de propagande républicaine. Je ne ferai pas de démarches. Mais je me per- mets d’attirer sur cette situation l’attention des intéressés, de ceux qui les approchent.

Je répète que je n’admets pas que l’on ne soit pas abonné aux cahiers, quand on le peut. Non pas que j’en veuille aux innombrables citoyens qui ne sont pas abonnés. Mais quelques amis anciens et anciens camarades m’ont dit : Mon cher Péguy nous avons résolu d’ignorer tout à fait tes cahiers. Nous ne t’en gardons pas moins notre vieille amitié. — Cette vieille amitié me sembla de même qualité que la vieille gaieté fran-

Nous savons que beaucoup de personnes lisent nos cahiers de mains en mains, sans s’abonner. Nous nous permettons d’attirer de nouveau leur attention sur ce que cet usage a de parasitaire.

Mais l’expérience et le calcul ont démontré que la principale force de nos cahiers leur viendrait des souscriptions mensuelles. Nous avons tous des budgets mensuels. Nous devons constituer aux cahiers un budget mensuel régulier. Quand je fondai les cahiers, plusieurs amis anciens me dirent : Mon cher Péguy nous refusons formellement de t’accorder aucuns subsides, car ce serait encourager une institution qui ne peut durer. Ce serait mal administrer nos finances, et te servir de mauvaise amitié. — Aujourd’hui que nos cahiers non seulement durent mais sont de toutes les institutions socialistes, révolutionnaires, libertaires, libérales, républicaines, la ÿ plus viable — avec Pages libres — je prie formellement ces quelques anciens amis de vouloir bien nous dire nettement s’ils entendent garder la même attitude. J’avoue que j’ai toujours mieux aimé la simple amitié de ces amis anciens et nouveaux, qui, au lieu de faire leurs maîtres d’école, vinrent bonnement au secours de toutes leurs forces. Les cahiers ont vécu par eux. Ils ont fait l’appoint indispensable. Je ne ferai aucun tort à nos confrères en affirmant que jusqu’ici aucune revue socialiste ou libertaire, que pas une seule publication socialiste ou libertaire n’a vécu de ses abonnements. Toute publication socialiste ou libertaire qui vit a derrière elle ou des affaires, bonnes ou mauvaises, propres ou non, ou des libéralités individuelles ou collectives, ou la générosité d’un capitaliste honnête ou non, ou la générosité d’un groupe. Nos cahiers ont derrière eux un syndicat d’amitiés. Plusieurs de nos amis, pauvres, ont versé régulièrement et versent au budget des cahiers des mensualités de un — deux — trois — cinq — huit — dix — vingt — et vingt-cinq francs. Si l’on veut bien penser que ces sommes considérables sont prélevées sur des traitements de professeurs, de répétiteurs, d’étudiants, sur des bourses de licence ou d’agrégation, sur le produit deleçons particulières, on admettra qu’un

septième cahier de la deuxième série n dévouement si parfaitement administré donne aux l. cahiers une force unique. Malheureusement ces dévouements ne sont pas assez nombreux. Nos amis immédiats finiraient par succomber sous la charge librement assumée. Je demande instamment qu’il se révèle des vocations amies. Dansun personnel aussi nombreux, parmi douze cents abonnés fermes, il est impossible qu’il ne se lève pas une centaine . environ de syndicataires. Plusieurs de nos nouveaux abonnés ont eu d’eux-mêmes cette intention. D’autant plus que cette souscription se confond au besoin avec l’abonnement. Des abonnés gratuits, des abonnés de propagande, des abonnés ordinaires nous ont écrit Monsieur je suis trop pauvre pour vous envoyer d’un coup huit ou vingt francs. Mais si vous le voulez je vous enverrai un franc — ou deux francs — tous les mois. Non seulement nous le voulons bien, mais nous aimons beaucoup ces abonnements. Plusieurs amis anciens et anciens camarades m’ont dit : Je suis partagé entre trente-six institutions. Il n’y a pas de raisons pour que je fasse pour les cahiers plus que pour n’importe quelle institution. — Je crois au contraire que mes camarades et mes amis doivent donner plus aux cahiers. Il faut que chaque institution ait pour la nourrir et pour la protéger un entourage d’amis personnels. Quand je demande que les amis des cahiers fassent plus pour les cahiers, je sous-entends que les amis de Guieysse fassent plus pour Pages libres, les amis de Lagardelle plus pour le Mouvement Socialiste, et les amis de Vaughan plus pour l’Aurore, et ainsi de suite. Il est indispensable que chaque institution libre ait un entourage d’amis consciencieux, et que

ces amis soient assurés qu’une souscription mensuelle régulière à une publication soignée est d’une action plus efficace à beaucoup près qu’une accumulation de

ceux de nos abonnés qui nous ont demandé comment se partager entre les institutions libres nous donnerons dans le neuvième cahier des indications utiles.

On r’attend pas que je présente incidemment la justification des cahiers. Chacun des reproches que l’on nous à faits demanderait au moins un cahier. Nous respectons nos abonnés : jamais nous ne traiterons en cinq sec les questions importantes. L’introduction des romans, poèmes et drames, le choix des documents et contributions, les annonces, les communications, les conférences demanderaient des cahiers entiers. D’ailleurs nous ne voulons pas employer tous nos cahiers démontrer que nos cahiers ont raison. Nous aimons mieux vivre, agir, produire. Je ne retiens qu’un point plusieurs de nos abonnés nous avaient demandé que nos cahiers devinssent un peu plus primaires. Nous les renvoyons à Pages libres. L’institution de cette revue hebdomadaire nous permet de continuer à travailler exactement dans le sens où nous avons commencé. Nous sommes heureux d’annoncer à nos abonnés que Pages libres a passé récemment ses 1100 abonnés, qu’il reçoit un abonnement régulièrement et rapidement croissant, qu’il aura bientôt passé les cahiers même, et que dès lors il sera la première des revues libres pour le nombre des abonnements.

partir du 10 mars nous ferons présenter des reçus par la poste à ceux de nos abonnés qui ne nous auront pas manifesté leurs intentions. Nos reçus sont en géné-

septième cahier de la deuxième série ral calculés de manière que nos abonnés de propagande paient leur abonnement en trois ou quatre mensualités de deux ou trois francs, et que nos abonnés ordinaires paient le leur en quatre mensualités de huit, quatre, 4 quatre et quatre francs. Nous ne faisons d’exceptions que pour ceux de nos abonnés que nous connaissons Enfin nous fondons La librairie des cahiers, c’est-à-dire que nous faisons pour nos abonnés la commission de tous les livres. Nous réservons rigoureusement ce service à nos abonnés. Nous avons en librairie une puissance d’achat assez considérable. Nous n’avons plus aucune raison de porter cl ailleurs les avantages de cette clientèle. Nos cahiers ont besoin d’argent. Nous devons leur donner tout l’argent que nous pouvons. Les bénéfices de la librairie seront versés intégralement au budget des cahiers. Nous donnerons dans le neuvième cahier tous les renseignements nécessaires sur le fonctionnement de cette librairie. Le huitième cahier sera le Bacchus de notre ami Lionel Landry. Nos abonnés savent que notre ami est en Chine. Je lui avais promis de lui faire une édition rouge et noire, comparable à de belles éditions anglaises qu’il aime. Je ne puis tenir cette promesse. Il me pardonnera. Nous avons dû corriger les épreuves sans lui. De grosses difficultés d’orthographe se présentaient pour les noms propres. Il fallait passer des noms grecs aux noms français par des variations voulues. Nous avons fait pour le mieux. -

Un des beaux livres du monde est le roman de Tristan et Iseut comme l’a reconstitué M. Joseph Bédier. L’auteur clôt son travail par cette présentation Seigneurs, les bons trouvères d’antan, Béroul, Thomas de Bretagne, et monseigneur Eilhart et maître Gottfried, ont conté ce conte pour tous ceux qui aiment, non pour les autres. Ils vous mandent par moi leur salut. Ils saluent ceux qui sont pensifs et ceux qui sont heureux, les mécontents et les désireux, ceux qui sont joyeux et ceux qui sont troublés, tous les amants. Puissent-ils trouver ici consola- . tion contre l’inconstance, contre l’injustice, contre le dépit, contre la peine, contre tous les maux

Pris dans nos bureaux ou franco Franco à domicile en province ou à l’étranger Seul ou dans une commande inférieure Dans une commande égale ou supérieure

Vient de paraitre chez Calmann Lévy, éditeur

Pris dans nos bureaux ou franco Franco à domicile en province ou à l’étranger Seul ou dans une commande inférieure Dans une commande égale ou supérieure La série de l’histoire contemporaine est ainsi I. — L’Orme du Mail. Les quatre volumes, dans nos bureaux ou franco

Vient de paraître chez Fasquelle, éditeur, dans la La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera.

Je crois nécessaire de recueillir, dans ce volume, les quelques articles que j’ai publiés sur l’affaire Dreyfus, pendant une période de trois ans, de décembre 1897 à décembre 1900, au fur et à mesure que les événements se sont déroulés. Lorsqu’un écrivain a porté des jugements et pris des responsabilités, dans une affaire de cette gravité et de cette ampleur, le strict devoir est pour lui de mettre sous les yeux du public l’ensemble de son rôle, les documents authentiques, sur lesquels il sera permis seulement de le juger. Et, si justice ne lui est pas rendue aujourd’hui, il pourra dès lors attendre en paix, demain aura tout le dossier qui devra suflire faire la vérité un jour.

Cependant, je ne me suis pas hâté de publier ce volume. D’abord, je voulais que le dossier fût complet, qu’une période bien nette de l’affaire se trouvât terminée septième cahier de la deuxième série et il m’a donc fallu attendre que la loi d’amnistie vint clore cette période, en guise de dénouement tout au moins temporaire. Ensuite, il me répugnait beaucoup qu’on pût me croire avide d’une publicité ou d’un gain quelconque, dans une question de lutte sociale, où l’homme de lettres, l’homme de métier tenait absolument à ne toucher aucun droit. J’ai refusé toutes les offres, je n’ai écrit ni romans ni drames, et peut-être voudra-t-on bien ne pas m’accuser d’avoir battu monnaie avec cette histoire si poignante, dont l’humanité entière a été

Pour plus tard, mon intention est d’utiliser, en deux œuvres, les notes que j’ai prises. Je voudrais, sous le titre : « Impressions d’audiences », conter mes procès, dire toutes les monstrueuses choses et les étranges figures qui ont défilé devant moi, à Paris et à Versailles. Et je voudrais, sous le titre : « Pages d’exil », conter mes onze mois d’Angleterre, les échos tragiques qui retentissaient en moi, à chaque dépêche désastreuse de

j France, tout ce qui s”évoquait loin de la patrie, les faits et les personnages, dans la complète solitude où je m’étais muré. Mais ce sont des désirs, des projets simplement, et il est bien possible que ni les circonsiances ni la vie ne me permettent de les réaliser.

D’ailleurs, ce ne serait pas là une histoire de l’affaire Dreyfus, car ma conviction est que cette histoire ne saurait être écrite aujourd’hui, parmi les passions actuelles, sans les documents qui nous manquent encore. Il y faudra du recul, il y faudra surtoùt l’étude désintéressée des pièces dont l’immense dossier se prépare. Et je voudrais uniquement apporter ma con tribution à ce dossier, laisser mon témoignage, dire ce

l’affaire où j’ai agi.

En attendant, je me contente donc de réunir dans ce volume les articles déjà publiés. Je n’en ai naturellement pas changé un mot, les laissant avec leurs répétitions, avec leur forme dure et lâchée de pages écrites à la volée souvent, en une heure de fièvre. J’ai cru seulement devoir les accompagner, aux versos des faux titres, de petites notes, où j’ai donné les quelques explications nécessaires, pour les relier tous, en les remettant dans les circonstances qui m’ont amené à les écrire. De cette façon, l’ordre chronologique est indiqué, les articles reprennent leur place à la suite des grandes secousses de l’affaire, l’ensemble en apparaît nettement, dans sa logique, malgré les longs silences où je me suis enfermé.

Et, je le répète, ces articles ne sont eux-mêmes qu’une contribution au dossier en formation de l’affaire Dreyfus, les quelques documents de mon action personnelle, dont j’ai tenu à laisser le recueil à l’Histoire,

à la Justice de demain.

Paris, le premier février 1901

M. Scheurer-Kestner, article paru dans le Figaro du

Le Syndicat, dans le Figaro du premier décembre

Procès-Verbal, dans le Figaro du 5 décembre 1897;

Lettre à la jeunesse, brochure publiée le 14 décembre

septième cahier de la deuxième série Lettre à la France, brochure publiée le 6 janvier 1898; Lettre à M. Félix Faure, président de la République, publiée dans l’Aurore du 13 janvier 1898; Déclaration au jury, lue le 21 février 1898 devant la cour d’assises de la Seine, et publiée dans l’Aurore du Lettre à M. Brisson, président du conseil des ministres, publiée dans l’Aurore du 16 juillet 1808; Justice, article publié dans l’Aurore du 5 juin 1899;

Cinquième acte, publié dans l’Aurore du 12 septembre 1899;

Lettre à Madame Alfred Dreyfus, publiée dans l’Aurore du 29 septembre 1899;

Lettre au Sénat, publiée dans !’ Aurore du 29 mai 1900;

Lettre à M. Émile Loubet, président de la République, publiée dans l’Aurore du 22 décembre 1900;

Mon père, François Zola, quatre articles publiés dans l’Aurore du 28 mai 1898, des 23, 24 et 31 janvier

La préface du volume a été publiée dans l’Aurore du samedi 16 février 1901.

Pris dans nos bureaux ou franco Franco à domicile en province ou à l’étranger : . Seul ou dans une commande inférieure Dans une commande égale ou supérieure

Cette confrontation devait passer dans la première série. Nos anciens abonnés la placeront avec les discours et les allocutions d’ Anatole France que nous avons

  • publiés l’année dernière.